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Ce match de 1978 entre Karpov et Kortchnoij fut le premier tournoi d'échecs que j'ai suivi dans ma vie...grace aux coupures de divers journaux quotidiens qui publiaient alors les parties...( pas d'internet à l'époque)
J'en ai gardé l'image d'un match (ou d'un combat ?) Extraordinaire où les deux joueurs étaient capables de gagner une partie à tour de rôle...et oû même les parties nulles étaient un vrai combat.
Karpov était désigné comme le favori par la presse, et pourtant Kortchnoij a montré qu'il était le candidat le plus dangereux pour lui ravir la couronne mondiale.
Un match extraordinaire en intensité et en incertitudes...
Seuls les affrontements qui allaient survenir quelques années plus tard entre Karpov et Kasparov ont pu éclipser l'intensité dramatique de ce match de 1978 à Baguio.
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Si un mot devait définir une rencontre de cette importance (Baguio 1978) pour le commun des mortels c'est celui de transfuge. Autant 1972 illustre le combat Est-Ouest autant Baguio 1978 restera comme le match de l'Urss contre sa dissidence.
Comme mise en bouche j'extrais ce passage de l'excellent article d'Europe échecs.:
1976 : Le temps de l’exil
À la fin de l’année 1974, il rencontre Karpov en finale des Candidats à Moscou. Le match est dramatique et, après sa courte défaite (11,5-12,5), Korchnoï affirmera que ce match a été faussé et qu’il est victime d’une véritable « conspiration nationale ». D’esprit frondeur, il avait déjà maintes fois critiqué les prix insuffisants dans les tournois soviétiques, la surveillance à laquelle les joueurs soviétiques se rendant à l’étranger étaient soumis, il n’avait jamais caché son admiration pour Fischer... Cette fois, il est violemment pris à partie par la presse qui l’accuse de manquer de sportivité et d’être mauvais perdant. Cela s’accompagne de mesures concrètes : réduction de salaire, et il sera rayé pendant un an des compétitions internationales. Il sait maintenant que son avenir est ailleurs. Fin 1975, il joue à Hastings et il en profite pour emmener des livres d’échecs auxquels il tient et des albums de photos, qu’il fait parvenir à Sosonko, maintenant fixé aux Pays-Bas. En juillet 1976, à l’issue du tournoi IBM qu’il remporte à Amsterdam, il se rend dans un commissariat de police et demande l’asile politique. Une page est tournée.
On pourra également écouter avec profit cette émission de Radio Classique.
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C'est malheureux à dire mais environ 75% des maches soviétiques (dans mon esprit implique deux soviétiques sur le territoire soviétique) étaient "faussés".
Il était par exemple interdit de gagner contre Karpov. Donc en 1974 Viktor Lvovitch n'avait tout simplement pas le droit de gagner. Mais la nuance est que les deux joueurs, au moment du match, ne savaient pas que Fischer allait "abandonner" le titre. Donc de facto Karpov et Kortchnoi jouaient en fait pour le titre mondial sans le savoir. Et donc Kortchnoi a bien perdu 3X la finale, en 1974, 1978 et 1981. Ce qui a fait dire ensuite à Kortchnoi : " Si j'avais su, j'aurais joué "autrement " sous entendu, contrairement à Bronstein contre Botvinnik, je n'aurais pas respecté les instructions et j'aurais tenté ma chance.
Et comme il a estimé qu'il n'avait pas pu "défendre correctement ses couleurs" il a décidé de "partir" à l'étranger ! On connait la suite.
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C’est un match culte, marqué par la parapsychologie !
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Oui, selon moi beaucoup plus intense que 1972 car Karpov ET Kortchnoi ont "déployé' beaucoup efforts pour tenter de déstabiliser l'adversaire.
Et puis 5-5 avant la dernière partie alors qu'à Reykjavik, Spassky avait rendu les armes depuis un moment. On connait l'histoire mais franchement Karpov devait pas être super à l'aise avant la dernière partie.
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A noter que la femme et le fis de Kortchnoï sont retenus en URSS depuis déjà un moment et bien sûr durant le match.
On a du mal à imaginer un tel scénario aujourd'hui. (Remarque en direction des centaines de jeunes francophones qui visitent ce site et lisent ce fil avec espoir et curiosité).
A côté de ces aspects tragiques, ou en dépit, le livre de Hartston ne manque pas d'évoquer quelques éléments sinon comiques du moins relativement légers au regard du reste comme :"Korchnoi avait eu l'intention de demeurer stoïquement assis lors de la cérémonie officielle d'ouverture, tandis que retentirait l'hymne national soviétique. L’exécution de ce téméraire projet lui fut épargnée; l'orchestre joua par erreur l'Internationale". Page 65
18 Juillet 1978 Partie 1.
Kortchnoi a les Blancs.
1. c4 Nf6 2. Nc3 e6 3. Nf3 d5 4. d4 Be7 5. Bg5 h6 6. Bh4 O-O 7. e3 b6 8. Rc1 Bb7 9. Bd3 dxc4 10. Bxc4 Nbd7 11. O-O c5 12. dxc5 Nxc5 13. Qe2 a6 14. Rfd1 Qe8 15. a3 Nfe4 16. Nxe4 Nxe4 17. Bxe7 Qxe7 18. Nd4 Rfc8 1/2-1/2
Début décevant à tout point de vue. d'aprés W.R. Hatston pouvons-nous en dire autant 48 ans après ?
A noter également que dans son commentaire (diag) il évoque: " Au cours de leur rencontre de 1974 Karpov avait opté dans cette position pour 3... b6, se proposant de jouer une Ouest-Indienne. Il se fie aujourd'hui à la solidité éprouvée du Gambit de la Dame".

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Il n'y avait pas de streaming sur internet pour ce match mais un récapitulatif sur la télévision nationale française le soir (assez tardivement)
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On n'en trouve hélas aucune trace sur Ina Madelen.
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Je reviens à la première et passionnante partie du livre qui constitue une présentation générale et qui contient les biographies des 2 protagonistes.
Anecdote concernant Karpov lorsqu'il était junior.
Sa première participation à un tournoi à l'étranger...à Triniec, en Tchécoslovaquie... Une fois sur place, Karpov et Kupreitchik constatèrent qu'il y avait erreur; il ne s'agissait pas d'un tournoi junior.... Karpov gagna neuf parties, en annula quatre et s'adjugea la première place avec un point et demi d'écart. Début saisissant, préfigurant l'avenir.
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Cf DocteurPipo, le 30/07/2026 17:00
C’est un match culte, marqué par la parapsychologie !
C'est en fin de match le deuxième terme, après dissidence, qui me semble en effet estampiller durablement cet évènement.
On le verra au fur et à mesure mais des lunettes noires, du yaourt, du maitre de l’hypnose d'AK et des gourous de VK il naitra une farce qui apparaitra d'autant plus sinistre qu'elle s'adossera à des destins individuels sérieusement cabossés.
J'entrais en Terminale à l'époque et tout comme la rencontre de 1972, à distance des 64 cases (je parle là du grand public qui ne joue pas ou peu, en tous cas pour celui qui m'entoure, mes parents etc) ce match laissera quand même un drôle d'arrière-goût mais nous y reviendrons j'imagine.
Curieusement je m'aperçois qu'à l'époque j'étais beaucoup plus intrigué par les à côtés des pgn ce qui a pour effet de me mettre aujourd'hui en position de quasi-découvrir les rondes (j’exagère un peu mais à peine).
Qu'écrivait-on dans Le Monde le 18 Juillet 1978 ? C'est Jacques Sauvageot aujourd'hui disparu qui s'y collait dans un article intitulé "Deux rois pour une couronne."
On pouvait y lire:
Avant même le début de la rencontre. Kortchnoi redoute quelque arme secrète, se défie des rayons magnétiques et du K.G.B. Il voudrait voir Batourinski, le chef de la délégation soviétique, - pendu, noyé, écartelé " Les Russes, eux, sont venus pour voir gagner leur champion et disputeront chaque point du règlement On ne sait pas encore, par exemple, sous quel emblème jouera Kortchnoi, qui veut adopter soit le drapeau suisse - mais il n'est pas citoyen helvétique, soit le drapeau soviétique à condition qu'on y inscrive : " Je me suis enfui " On vient d'apprendre qu'un laborieux compromis aurait décidé la... suppression des deux drapeaux.
L'excellente série "The Americans" (tirée de faits réels) que j'ai déjà évoqué sur ce forum illustre parfaitement ce que pouvait concrètement mettre en œuvre le pouvoir soviétique. On ne pouvait donc que prendre au sérieux tous les avertissements.
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Des années après Je me demande toujours si Kortchnoij et Karpov croyaient réellement à ces histoires de parapsychologie et de rayons invisibles ou bien s'ils faisaient semblant d'y croire pour agacer leur adversaire...
Il est certain que si l'on est agacé, par une chose quelconque, un fauteuil qui grince, une ampoule qui clignote, un spectateur avec son paquet de chips , une mouche qui vole autour de vos oreilles, etc etc , vous pouvez manquer de concentration devant l'échiquier et faire une bourde ...
C'est simplement de la psychologie , sans para....
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Je préfère quand même le cht 84-85 inégalé depuis. Même si 72 a été surtout médiatisé.
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Un sympathique intervenant lassé (comme on le comprend) de l'ambiance je le cite "délétère" qui règne ici me signale par un autre canal une bande déssinée toute entière tournée vers Baguio 1978 !!!.
Qu'il soit infiniment remercié ! J'ai hâte d'en prendre connaissance.
Sinon concernant ce qu'il est convenu d'appeler le match de 1974 (entre ces 2 K) une anecdote (difficile à vérifier comme tant de choses autour de ces rencontres...) cette fois-ci à base du combo chemise/cravate dont j'ignorais tout est narré page 53 par W.R. H
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Dans son "Karpov-Kortchnoi : Championnat du monde 1978" page 10 on appréciera le clin d’œil du journaliste de Nice-Matin, Jacques Negro en direction de son confrère du Monde Jacques Sauvageot mentionné plus haut.
Quand je dis on appréciera c'est bien sûr sous réserve que l'on prenne plaisir à constater l'existence d'une presse diversifiée et que l'on ne sombre pas dans des travers rances, nauséabonds et simplificateurs.
20 Juillet 1978 Partie 2.
Karpov a les Blancs. Partie espagnole. Nulle sur proposition de Karpov.
1. e4 e5 2. Nf3 Nc6 3. Bb5 a6 4. Ba4 Nf6 5. O-O Nxe4
6. d4 b5 7. Bb3 d5 8. dxe5 Be6 9. c3 Bc5 10. Nbd2 O-O
11. Bc2 Bf5 12. Nb3 Bg4 13. Nxc5 Nxc5 14. Re1 d4 15. h3 Bh5
16. cxd4 Bxf3 17. Qxf3 Nxd4 18. Qc3 Qd5 19. Be3 Nxc2 20. Qxc2 Nd3
21. Red1 Rfd8 22. Qxc7 Qxe5 23. Qxe5 Nxe5 24. b3 f6 25. Bb6 Rxd1+
26. Rxd1 Rc8 27. Rd2 h5 28. Be3 Kf7 29. f4 1/2-1/2
Hartston dans l'un de ses commentaires nous dira Nouvelle nullité relativement rapide, mais plus intéressante que la précédente...
mais tournons-nous vers Jacques Negro pour l'introduction à l'affaire du Yaourt.
Position du diagramme 22. Dxc7 joué:
C'est ici que se passe le fameux incident du pot de yaourt apporté à A. Karpov, la secrétaire de V. Kortchnoi, Mme Petra Leuwerik, voulant y voir un message codé émanant de la délégation soviétique, ce qui amena l'arbitre à réglementer la distribution des vivres. A. Karpov fut autorisé à recevoir à 19h30 les jours de jeu un yaourt de couleur violette. Tout changement de couleur devait être précisé par écrit...
Post-Scriptum.
J'ai en main la fameuse BD elle date de Septembre 2025 et c'est en fait une adpatation du roman de Javier Cosnava "33 años en prisión" non traduit en français. Baguio 1978 est central mais vient en appui et/ou complément d'autres histoires ou d'autres facettes. Un retour plus circonstancié après lecture...

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Ref Krusti : j'ai beaucoup apprécié de lire les comptes rendus du match de Baguio dans le quotidien Le Monde, je dois même avoir gardé quelques articles quelque part chez moi...
J'ai été lecteur régulier de ce journal pendant plusieurs très longues années (>20) ...lorsque ses journalistes qui y écrivaient des articles d'opinion ou des analyses sociétales étaient des professionnels compétents et démocrates. Il me semble que ce n'est plus le cas actuellement.
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Votre itinéraire personnel vers les extrêmes ne m'intéresse pas.
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@Krusti
Tu as conscience que à chaque fois que tu ramène ta (framboise) fraise tu t'enfonces ?
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Vous débarquez comme ça, avec votre compte anonyme, sur un fil qui ne vous comptait pas comme intervenant, avec une histoire à base de fruits rouges à laquelle je ne comprends rien et au global pour me manquer de respect.
On est où ?
Vous avez clairement de la chance que le forum ne soit plus (du tout) modéré.
Si en m'enfonçant je m'éloigne (de fait) de vos hors sujets échiquéens alors je vais continuer à creuser, et avec la foi du charbonnier.
Ici on parle de Baguio 78.
La BD vers laquelle je me suis dirigé enthousiaste me laisse tout de même un goût amer. Le graphisme est vraiment pas mal (hors les visages ce qui est un gros problème).
Le texte, l'histoire, les scenarios... on va dire la dimension policière qui se greffe sur le match (pour lequel l'auteur respecte beaucoup la réalité allant jusqu'à utiliser les vrais noms propres, quelques vraies séquences...) pouvait convenir même si je la trouve bien tarabiscotée mais il y a vraiment des moments gênants comme les 3 cases du coït des deux agents de la CIA amants d'un soir.
Donc je suis pour ma part perplexe.
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"au global pour me manquer de respect."
Ne fais pas aux autres ...
==> Krusti, le 07/08/2026 12:59
"Votre itinéraire personnel vers les extrêmes ne m'intéresse pas." <==
Tu accuses une personne d'être extrémiste et tu t'étonnes de te prendre un retour de baton.
Maintenant j'arrète parceque je sais que c'est en pure perte.
Donc je te laisse le mot de la fin 😉
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En effet, ces trois cases me laissent perplexe.
D'abord, l'information donnée dans la deuxième se déduit directement de celle de la première. J'ose espérer qu'une agente de la CIA serait plus efficace dans sa transmission d'information.
Ensuite, reconnaissons-le, dire le texte du phylactère de la troisième case à son partenaire garantit de lui faire penser à Lulu.
Dommage, je trouve que ça gâche la relation. Celle dépeinte dans les cases certes, mais aussi celle du bédéaste à saon lecteur·ice.
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A son retour (" Dis... quand reviendras-tu ? Dis... au moins le sais-tu ? ") le modérateur va halluciner...
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Ce n’est pas « le modérateur », Chemtov, c’est Conchita Hystérique, sa métaphore amusante dont on trouvera des fils entiers expliquant qu’elle n’est ni raciste, ni sexiste, ni autre chose (j’avoue que le nom en -iste du biais consistant à réduire les supposés problèmes psychologiques des femmes à leur utérus en dépit de toute science m’échappe, temporairement je l’espère). Je suppose donc, pour continuer dans la même veine hautement respectueuse et amusante, qu’entre deux siestas, elle est partie préparer la paella pour ses 17 enfants qu’elle emmènera à la corrida après la messe. Olé !
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@Chemtov
"Au printemps, tu verras, je serai de retour. "
Gardons espoir et montrons-nous patients.
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Les 3 secondants de Korchnoi :
Keene, Stean et Murey
Aucune connexion entre Lombardy et Korchnoi
On peut mettre Petra et les deux hindoux comme secondants ? :)
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Nous sommes le 22 Juillet 1978 Partie 3
C'est un premier tournant du match si l'on peut dire.
Les commentateurs s'accordent pour dire que c'est Kortchnoï qui est le premier a être passé tout prés de la victoire.
Pour W.R H "Karpov s'étant montré plutôt négligent dans l'ouverture, le challenger obtint une imposante position d'attaque"
pour Jacques Negro
"Aprés ces trois parties, on peut considérer que le challenger paraît beaucoup plus à l'aise, et il est certain qu'étant donné la différence d'âge, V. Kortchnoi ne peut pas espérer gagner le match que par un départ fougueux, car le temps travaille contre lui"
Kortchnoi (nulle avec les Blancs sur sa proposition) dans une Nimzo-Indienne
1. c4 Nf6 2. d4 e6 3. Nc3 Bb4 4. e3 c5 5. Nge2 cxd4 6. exd4 d5 7. c5 Ne4 8. Bd2 Nxd2 9. Qxd2 a5 10. a3 Bxc3 11. Nxc3 Bd7 12. Bd3 a4 13. O-O O-O 14. f4 g6 15. Kh1 Nc6 16. Bc2 Ne7 17. Rae1 b6 18. Rf3 Re8 19. Rfe3 Bc6 20. cxb6 Qxb6 21. g4 Qc7 22. f5 exf5 23. gxf5 Qd6 24. Rh3 Nxf5 25. Bxf5 gxf5 26. Rg1+ Kh8 27. Rh6 Re6 28. Rxe6 Qxe6 29. Qg5 Qg6 30. Qh4 Qe6 1/2-1/2
Diagramme position 21 g4! joué.
(Il est amusant de constater qu'en passant cette partie à la moulinette de Stockfish 18 (de Lichess) on obtient un calme quasi plat de bout en bout)

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Petit retour sur l'épisode du yaourt à travers le Monde en date du 22 Juillet mais qui évoque donc la ronde 2.
Ceux qui veulent tirer des conclusions de la rapidité avc laquelle Victor Kortchnoï, habituellement plutôt lent, a joué les quatorze premiers coups de la deuxième partie de sa rencontre avec Anatoli Karpov auraient dû consulter la grande Encyclopédie des ouvertures. Le chapitre C 82, qui analyse cette variante de la partie espagnole, est rédigé par… Victor Kortchnoï !
Cette deuxième partie, à nouveau nulle, a été plus animée que la précédente, car Kortchnoï a choisi au quatorzième coup une variante peu explorée. Rapidement, cependant, les échanges de pièces ont simplifié la position.
La rencontre a été marquée par un incident qui témoigne de la suspicion et de la tension. Un yaourt ayant été apporté à Karpov vers la fin de la partie, Kortchnoï, dans une protestation officielle, se demande s'il ne s'agit pas d'un code pour enjoindre, par exemple, à son adversaire de proposer la nullité. L'arbitre de la rencontre, le grand maître international allemand Lothar Schmid, a traité cette protestation de " plaisanterie ".
On peut s'étonner de l'utilisation de ce terme lorsque l'on sait qu'à la suite de cette plaisanterie un protocole va être mis en place pour la distribution des yaourts en direction de Karpov.
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Je suis un peu étonné avec ce ''plutôt négligent dans l'ouverture'', de Hartston. Car, il me semble que la seule erreur noire de la partie (en plus non décelée dans l'Informateur 26/1978) n'apparait qu'au 21ème coup (=diagramme).
C'est curieux, l'Informateur de l'époque, en ce qui concerne l'ouverture, indique 9...a5N (pour novost / novelty / neuerung / innovation / novedad / etc...)
Mais on peut trouver aujourd'hui deux parties jouées antérieurement, en 1975, avec ce coup 9...a5, par... Balashov ! (Secondant de Karpov)
Ensuite le coup deviendra standard avec plusieurs lignes théoriques liées.
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Sur le coup 9... a5 (diagramme a5 joué) le commentaire de J. Negro commence par :"Une nouveuté de A.Karpov (ou de ses analystes) qui ne va pas se révéler heureuse."

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Ah... Il explique pourquoi ? Une nulle avec les noirs, pas trop longue, une seule faute d'après Stockfish. Aucune, à l'époque, d'après le GM et ex-candidat Miroslav Filip. Negro en savait-il davantage ?
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Krusti, merci pour ce post intéressant, j'ai le livre de Korchnoi sur le sujet (le jeu de la destruction), et je suis passionné sur la Ruy Lopez Ouverte (j'ai commencé à écrire un livre dessus), je vais bientôt contribuer sur ce post. Dans votre message en italique de 20h30 ça vient du Monde ou de vous? Où peut-on trouver vos sources? Ça m'intéresse.
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Italique et/ou gras cela ne vient jamais de moi.
@Chemtov oui et voilà ce qu'il développe.
Les Noirs veulent bloquer ainsi la majorité de pions blancs à l'aile Dame sans trop simplifier la position. La théorie préfère la contre-attaque immédiate de l'avant-poste blanc: 9... b6 10. a3 Bxc3 11. Nxc3 bxc5 12. Bb5+ Bd7 13. dxc5 a5 14. Rc1 a4 15. c6 Bxc6 16. Nxd5 Qxd5 17. Qxd5 exd5 18. Bxc6+ Nxc6 19. Txc6 et la position s'oriente vers la nullité.
Naturellement, 9... e5? ne donne rien. Avec un bon jeu pour les blancs.
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Sur l'épisode du Yaourt, VK Himself dans son autobiographie "Le jeu de la destruction" (1981): Je crois que la chose la plus désagréable qui aurait pu advenir aux soviétiques aurait été l'interception de leur yoghourt à fin d'analyse chimique.
Avant d'ouvrir la question du "Doping"
Addendum
Le Naturellement, 9... e5? ne donne rien. Avec un bon jeu pour les blancs. est complété par 9... e5 10. a3 Bxc3 11. Nxc3 Nc6 12. Be2 Qf6 13. Rd1 O-O 14. O-O
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@Krusti : Merci pour la suite. Ben... voilà... c'est pourquoi il faut toujours se méfier des livres et commentaires des journalistes plutôt que ceux des grands maîtres. Par rapport à ''la théorie préfère'', cela me rappelle une anecdote sur Tal (je ne sais pas si elle est véridique) à qui l'on demandait si un coup, d'une de ses parties, était ''théorique''. Il avait répondu dans l'affirmative. Ajoutant, face à l'étonnement du public, ''et bien, oui, il est théorique... Je viens de le jouer''.
On pourrait dire la même chose de 9...a5, de Karpov et Bagirov. Cette demi-innovation (demi, car déjà jouée deux fois par Bagirov en 1975) est d'ailleurs devenue le coup principal dans l'Encyclopédie des ouvertures 1991 (9...b6 relégué seulement dans les notes).
Aujourd'hui, je ne sais pas.
9...a5 est devenu par la suite l'arme de beaucoup de forts grands maîtres (Gheorghiu, Torre, Yusupov, Yudasin, Vaisser, Portisch, Seirawan, Short, Khalifman, Ivanchuk)
Par ailleurs, je ne comprends rien à la suite avec e5 (12.Fe2 ? Mais Cxd4 -+).
Il y a aussi une histoire intéressante à raconter sur l'imprécision (ou pas) de Karpov, avec le coup 11...Fd7 à la place de l'immédiat 11...a4.
A suivre...
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il est vrai que la notion de "coup théorique" si on y réfléchit bien, ne veut pas dire grand chose....
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Pour moi coup théorique = coup publié dans une source échiquéenne, livre, revue, etc. Nouveauté théorique = joué en correspondance pour la première fois ou par un (si possible fort) joueur en partie "officielle", si possible en lente. Mais maintenant il y a potentiellement des centaines voire des milliers de nouveautés non encore jouées, déjà trouvées ou pas encore, par un humain même amateur, à l'aide du module.
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@Arkhein : dans l'acception classique il me semble que dans "coup théorique" il y a également l'idée de coup considéré comme bon, ou du moins ne dégradant pas la position?
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@ArKheiN : Publié, mais surtout analysé. Or, à l'époque, il y avait très peu d'informations qui circulaient dans le grand public. La preuve, 9...a5 avait été joué deux fois auparavant par le secondant de Karpov. Et ces deux parties étaient passées inaperçues, alors qu'elles avaient été jouées lors de grands événements (le Mémorial Capablanca pour l'une, où Balashov avait terminé second, et le zonal de Vinius, pour l'autre, tournoi encore plus fort, remporté par Balashov et trois autres joueurs ex aequo).
Dans les années 70-80, la théorie publiée et analysée avait donc toujours pas mal de retard. Après, il y avait le bouche-à-oreille et des partages d'informations qui favorisaient bien sûr les joueurs des grandes nations échiquéennes (pas comme la France !). Des champions comme Karpov et Korchnoi devaient disposer d'informations beaucoup plus importantes que celles des ouvrages théoriques et des dernières analyses publiées dans des revues.
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Vraiment intéressant ces enrichissements autour de la théorie du coup 9... a5
Nous sommes le 25 Juillet 1978 Partie 4
Nulle rapide (1h40 d’après JN).
Répétition jusqu’au 14° coup des blancs de la deuxième partie.
Dans la position du diagramme Kortchnoi ne joue pas (plus) d4 mais opte pour 14… Fh5.
Hartston précise que «…14… Fh5 est gratifié par Korchnoi lui-même d’un point d’interrogation dans l’Encyclopédie des Ouvertures »
Ce qui dit beaucoup de l'évolution (et de la publicité) de la théorie de l'époque (cf supra) .
1.e4 e5 2.Cf3 Cc6 3.Fb5 a6 4.Fa4 Cf6 5.0–0 Cxe4 6.d4 b5 7.Fb3 d5 8.dxe5 Fe6 9.c3 Fc5 10.Cbd2 0–0 11.Fc2 Ff5 12.Cb3 Fg4 13.Cxc5 Cxc5 14.Te1 Fh5 15.h3 Te8 16.Ff4 Ce6 17.Fd2 Cc5 18.Ff4 Ce6 19.Fd2 ½–½

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Dans le Monde du 26 Juillet on pouvait lire le sobre :
"Le Soviétique Anatoly Karpov, champion du monde, et son challenger Victor Kortchnoi sont convenus mardi de la nullité au bout de dix-neuf coups lors de la quatrième partie du championnat du monde.
Les trois premières parties s'étaient également conclues par la nullité.".
Suivre à distance, jamais en temps réel, ces parties étaient vraiment une sinécure pour initiés...
"Vivement le Minitel" nous disions-nous à l'époque.
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Juste un petit retour sur la Nimzo précédente. Il y a un autre moment intéressant sur le plan de la ''théorie''. Karpov inverse les coups 11...Fd7 et 11...a4. Ce qui est noté partout comme une imprécision. En effet, d'après tout le monde (y compris Stockfish), Korchnoi aurait pu jouer alors 12.b3. Mais Karpov a-t-il joué avec ''négligence'' (lu précédemment) de manière imprécise ? J'en doute.
Je pense que Balashov et Karpov avaient une préparation pour cette variante inédite. Il faut noter que Stockfish, qui évalue la position à +0,6, ne montre rien de spécial au bout d'une dizaine de coups (pas de plan blanc bien méchant, pas d'amélioration de la position).
Mais on ne saura jamais. Il n'y a jamais eu de partie jouée (du moins dans les bases) avec 11...Fd7 et 12.b3. En revanche, il y a un intéressant développement à l'histoire de 11...Fd7 préféré à 11...a4.
Si Karpov ne joue pas a4 direct, c'est peut-être parce qu'il redoutait 11...a4 12.Cxa4 Txa4 13.Fb5+ Fd7 14.Fxa4 Fxa4.
Voilà qui semble certes naïf, car l'ami Stockfish bondit à -1,1. Cependant, Karpov a peut-être douté de la facilité à jouer une telle position. Et il n'avait peut-être pas envie d'être le premier cobaye pour cette expérience.
En fait, il a fallu attendre 40 ans (1978-2018) pour trouver un expérimentateur audacieux ! Et le courageux volontaire a été bien remercié puisqu'il s'est payé le scalp d'Ivantchuk (encore plus de 2700 à l'époque).
Sandipan,C (2579) - Ivanchuk,V (2726) [E42]
Gibraltar Masters 16th Caleta (6), 28.01.2018
1.d4 Nf6 2.c4 e6 3.Nc3 Bb4 4.e3 c5 5.Nge2 cxd4 6.exd4 d5 7.c5 Ne4 8.Bd2 Nxd2 9.Qxd2 a5 10.a3 Bxc3 11.Nxc3 a4 12.Nxa4!? Rxa4 13.Bb5+ Bd7 14.Bxa4 Bxa4 15.Qb4 Qd7 16.0–0 Qb5? Probably played on general grounds as he wanted to keep the king in the centre in the ensuing endgame. Unfortunately for him it fails due to tactical reasons 17.b3! Qxb4 18.axb4 Bb5 19.Ra7 Bxf1 20.Rxb7! Nc6 21.Kxf1 0–0?? 22.b5 Na5 23.Rc7 1–0
Dans l'analyse complète et détaillée de la partie, les commentateurs indiens expliquent la différence entre les évaluations des modules et les difficultés pratiques à résoudre une position. Même en connaissance de cause (évaluation défavorable des modules), le chenapan Sandipan a choisi le risque. Il faut noter que la bonne ligne des noirs n'est pas facile. Il s'agit de 16...0-0 (au lieu de Db5) 17.Tfe1 e5!!
Bref... derrière chacune de ces parties de Championnat du Monde, il y a beaucoup de travail, de réflexion et d'analyses. Et nous n'en voyons que la surface. Le ''produit fini'' qui nous parvient ne nous permet souvent pas de savoir et de juger toute l'histoire de la partie.
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Autre sujet. Dans la partie suivante (Espagnole ouverte), le coup 14...Fh5 semble se prendre une mauvaise note, un point d'interrogation. Mais Hartston ne fait que citer la référence de l'Encyclopédie C (la page validée par Korchnoi).
Et Korchnoi n'est pas bête. Il ne joue pas exprès un mauvais coup.
Entre temps, la référence de l'Encyclopédie C, Bronstein-Flohr 1947 (avec le fameux Fh5) avait du être replacée sous le microscope, avec une étude un peu plus précise. C'est ce que montre (de nouveau) le GM Filip dans l'informateur de l'époque, signalant un meilleur coup noir au bout d'une suite tactique. Et ainsi 14...h5 n'a plus de point d'interrogation et la suite litigieuse donne l'égalité.
Avec l'approbation de Stockfish, presque cinquante plus tard.
(86818) Bronstein,D - Flohr,S [C82]
URS-ch13 Final Moscow (11), 06.06.1944
1.e4 e5 2.Cf3 Cc6 3.Fb5 a6 4.Fa4 Cf6 5.0–0 Cxe4 6.d4 b5 7.Fb3 d5 8.dxe5 Fe6 9.c3 Fc5 10.Cbd2 0–0 11.Fc2 Ff5 12.Cb3 Fg4 13.Cxc5 Cxc5 14.Te1 Fh5 15.Fg5 16.Dxf3 Dxg5 17.Dxd5
Et maintenant au lieu de 17...Cd7 (?), peut venir 17...Tae8 ! Réhabilitant 14...Fh5.
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"...derrière chacune de ces parties de Championnat du Monde, il y a beaucoup de travail, de réflexion et d'analyses. Et nous n'en voyons que la surface.
Oui et nous trouverons parfois les preuves palpables de cela à différents moments dans le match.
Cette formulation peut d'ailleurs également coller à une œuvre d'art. L'émerveillement au cœur de la chapelle Sixtine d'un historien de l'art peut égaler (en un sens et avec quelques nuances et même si je n'y crois pas toujours) celui d'un profane tout comme un 1600 peut s'éblouir (en un sens et avec quelques nuances) d'une partie de Grand-Maître comme le ferait un autre grand-Maitre.
Pourtant dans les deux cas l'un ne voit pas tout ce que l'autre voit.
Sinon concernant le 14... Fh5 de l'espagnole précédent Hartston n'est à mon avis pas dupe. Mais j'ai volontairement coupé son commentaire.
Je le livre dans sa totalité.
14... Fh5 !?
Réussir à surprendre deux fois le champion du Monde à partir de la même position ne constitue pas une mince performance, et montre combien était profonde la préparation du challenger sur cette variante. Le plus étonnant est que 14... Fh5 est gratifié d'un etc Je n'y vois pas un étonnement benêt et naïf.
Jacques Negro, lui, nous propose
V. Kortchnoi renonce sans doute à 14...d4 joué dans la deuxième partie pour ne pas donner à son jeune rival l'occasion d'utiliser le résultat des analyses que son camp n'a pas manqué de faire
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Ah... d'accord. Il était indiqué 14.Fh5!? (=intéressant).
J'avais mal compris. Sans la première phrase de Hartston, la seconde semblait dire tout autre chose.
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Je comprends.
En fait dans la partie apparaît le !? mais dans le commentaire (et donc mon propos du 22/08/2026 15:13) il n'apparaît pas.
Je m'en souviendrai
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J'ai retrouvé dans ma bibliothèque
le petit livre écrit en allemand par Sergiu Samarian sur le championnat du monde 1978 entre "Karpow - Kortschnoi" . (Editeur Schachverlag 1978)
A propos de la partie numéro 4 , au 14eme coup blanc Te1 , l'auteur signale une partie de 1975 entre Klowan et Semenjuk du championnat soviétique, qui a continué par 14... Te8 ; 15 Ff4 Fh5 ; 16 Dd2 Ff3 ; 17 gxf3 Dd7.
Le coup 14... Fh5 joué par Kortchnoij est commenté par une partie de Bronstein vs Flohr , Moscou 1944 avec 15 Fg5! Ff3 ; 16 Df3 Dg5 ; 17 Dd5 avec avantage blanc.
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@thierrycatalan: voir Chemtov, le 23/08/2026 14:50 pour 14...Fh5.
Le coup 14...Te8 était le coup le plus joué. Déjà en 1947, dans Euwe-Eliskases, mais aussi dans Fischer-Larsen 1966. Cette partie est commentée par Larsen lui-même dans le livre sur la Piatogorsky Cup et il reprend le commentaire erroné sur 14...Fh5 supposé faux, à tort.
Il existe aussi plusieurs parties de joueurs français comme Robatsch-Zinser (14...Te8 15.Ff4 d4) ou Reshewsky-Boutteville (14...Te8 15.Ff4 Ce6)
Je ne sais pas pourquoi Samarian a choisi la partie Klowan-Semenjuk plutôt qu'une autre pour citer Te8. Peut-être parce que les noirs ont joué Fh5 au coup suivant (14...Te8 15.Ff4 Fh5)
Petite larme à l'oeil à la mention de ''Monsieur'' Samarian que j'ai bien connu et qui était un grand personnage des échecs (entraîneur, écrivain, traducteur, interprète, etc...). Il était d'origine roumaine, mais il vivait près de Heidelberg et tenait aussi la grande librairie d'échecs qui s'y trouvait.
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@Bibifoc:
Aux 3 secondants de Korchnoi, on peut ajouter Panno arrivé en cours de route dont l'aide fut très utile selon lui, alors que Keene lui causait plus de tracas que d'aide.
Il avait essayé d'engager Lombardy, mais tel que j'interprète le livre de Korchnoi "le jeu de la destruction", c'est pour Karpov que Lombardy aurait été intéressé de travailler.
Dans ce livre on apprend aussi tous les membres soviétiques de l'équipe de Karpov.
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Korchnoi dans son livre:
"La troisième partie fut beaucoup plus riche en intensité que les deux premières. Il faut savoir que Karpov souffre d'insuffisance dans la connaissance et l'interprétation des répertoires d'ouvertures, ce qui se vérifia à plusieurs reprises au cours du match. Mais dans la troisième partie, mon adversaire utilisa une ouverture différente et passa beaucoup de temps à établir la position de ses pièces noires à l'aile Dame. Dans le même temps, mes Blancs obtenaient un grand avantage au centre et à l'aile Roi. Les Noirs durent subir une forte attaque. Le milieu de partie fut atteint dans une configuration où l'attaque énergique était nécessaire sous peine d'envisager une défaite possible, ce qui ne convenait pas à mon style de jeu. Au moment décisif, je ne parvins pas à trouver la suite la plus forte, et Karpov réussit à établir une défense d'égalisation.
Dans la quatrième partie, j'employai une autre idée forte de Stean et j'égalisai le jeu sans difficultés: le champion du Monde proposa la nullité par répétition des coups. J'aurais pu continuer le combat car ma position bénéficiait d'un léger avantage. Mais je l'estimai insuffisant pour le gain attendu et acceptai la nullité."
On apprend aussi que c'est lors de la 4ème partie que M. Zoukhar est apparu pour fixer Korchnoi tel un robot.
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Nous sommes les 27, 28 et 31 Juillet. Partie 5
Hartston introduit son propos Cette partie devait être en fin de compte la plus longue qui ait jamais été jouée dans un match de Championnat du Monde en effet ce record ne sera battu que bien des années après (Carlsen Nepo 2021 Dubaï).
Kortchnoï a les blancs.
1. c4 Nf6 2. d4 e6 3. Nc3 Bb4 4. e3 c5 5. Nge2 d5 6. a3 Bxc3+ 7. Nxc3 cxd4 8. exd4 dxc4 9. Bxc4 Nc6 10. Be3 O-O 11. O-O b6 12. Qd3 Bb7 13. Rad1 h6 14. f3 Ne7 15. Bf2 Nfd5 16. Ba2 Nf4 17. Qd2 Nfg6 18. Bb1 Qd7 19. h4 Rfd8 20. h5 Nf8 21. Bh4 f6 22. Ne4 Nd5 23. g4 Rac8 24. Bg3 Ba6 25. Rfe1 Rc6 26. Rc1 Ne7 27. Rxc6 Qxc6 28. Ba2 Qd7 29. Nd6 Bb7 30. Nxb7 Qxb7 31. Qe3 Kh8 32. Rc1 Nd5 33. Qe4 Qd7 34. Bb1 Qb5 35. b4 Qd7 36. Qd3 Qe7 37. Kf2 f5 38. gxf5 exf5 39. Re1 Qf6 40. Be5 Qh4+ 41. Bg3 Qf6 42. Rh1 Nh7 43. Be5 Qg5 44. Qxf5 Qd2+ 45. Kg3 Nhf6 46. Rg1 Re8 47. Be4 Ne7 48. Qh3 Rc8 49. Kh4 Rc1 50. Qg3 Rxg1 51. Qxg1 Kg8 52. Qg3 Kf7 53. Bg6+ Ke6 54. Qh3+ Kd5 55. Be4+ Nxe4 56. fxe4+ Kxe4 57. Qg4+ Kd3 58. Qf3+ Qe3 59. Kg4 Qxf3+ 60. Kxf3 g6 61. Bd6 Nf5 62. Kf4 Nh4 63. Kg4 gxh5+ 64. Kxh4 Kxd4 65. Bb8 a5 66. Bd6 Kc4 67. Kxh5 a4 68. Kxh6 Kb3 69. b5 Kc4 70. Kg5 Kxb5 71. Kf5 Ka6 72. Ke6 Ka7 73. Kd7 Kb7 74. Be7 Ka7 75. Kc7 Ka8 76. Bd6 Ka7 77. Kc8 Ka6 78. Kb8 b5 79. Bb4 Kb6 80. Kc8 Kc6 81. Kd8 Kd5 82. Ke7 Ke5 83. Kf7 Kd5 84. Kf6 Kd4 85. Ke6 Ke4 86. Bf8 Kd4 87. Kd6 Ke4 88. Bg7 Kf4 89. Ke6 Kf3 90. Ke5 Kg4 91. Bf6 Kh5 92. Kf5 Kh6 93. Bd4 Kh7 94. Kf6 Kh6 95. Be3+ Kh5 96. Kf5 Kh4 97. Bd2 Kg3 98. Bg5 Kf3 99. Bf4 Kg2 100. Bd6 Kf3 101. Bh2 Kg2 102. Bc7 Kf3 103. Bd6 Ke3 104. Ke5 Kf3 105. Kd5 Kg4 106. Kc5 Kf5 107. Kxb5 Ke6 108. Kc6 Kf6 109. Kd7 Kf7 110. Be7 Kg8 111. Ke6 Kg7 112. Bc5 Kg8 113. Kf6 Kh7 114. Kf7 Kh8 115. Bd4+ Kh7 116. Bb2 Kh6 117. Kg8 Kg6 118. Bg7 Kf5 119. Kf7 Kg5 120. Bb2 Kh6 121. Bc1+ Kh7 122. Bd2 Kh8 123. Bc3+ Kh7 124. Bg7 1/2-1/2
Diagramme au 55° coup Kortchnoï loupe le gain en (zeitnot apparemment) en jouant 55.Fe4+ alors que 55.Fe7+ suivi d'un mat en 7 (d’après la machine)
Qu'en dit le quotidien Le Monde dans la foulée ?
La cinquième partie du championnat du monde, ajournée dans une position favorable à Victor Kortchnoï, a été reprise vendredi, à Baguio (Philippines). Elle est à nouveau ajournée après quatre-vingt-onze coups et onze heures de jeu (cinq jeudi et six vendredi).
On croyait fermement que le premier point serait marqué, après quatre parties nulles, mais, surpris par le coup qu'Anatoly Karpov avait placé sous enveloppe, Kortchnoï s'est trouvé, une fois de plus, en zeitnot (manque de temps) et n'aperçut pas, au cinquante-cinquième coup, le mouvement tout simple Ff7 qui lui assurait une victoire facile.
Après avoir immédiatement donné un cavalier contre un fou et récupéré un pion, Karpov a forcé les échanges et, redoutable finaliste, est probablement assuré désormais d'obtenir la nullité. On ne voit pas comment Kortchnoï, qui ne peut prendre les deux pions noirs qu'avec son roi, empêchera Karpov de placer son roi en a8, où il sera inévitablement pat, position dans laquelle on ne peut bouger sans se mettre en échec, ce qui est un cas de nullité.
Un des assistants de Kortchnoï, le Britannique Keene, a déclaré : " C'est une fin ridicule ; Kortchnoï essaie de rendre fou Karpov. "
La partie - une des plus longues de l'histoire des championnats du monde - reprendra dimanche.

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L'un des moments qui continue de me fasciner aujourd'hui est l'ajournement dans la position du diagramme ci-dessous.
Les blancs viennent de jouer 42.Th1
Le coup mis sous enveloppe 42...Cf8-h7 commenté ainsi par J. Negro Un coup que personne n'avait envisagé dans le camp de V. Kortchnoi ni parmi les grands maîtres présents au centre de presse, qui n'avaient retenu que 42...Ce6 ou 42...Dg5, interdisant 43.Fh4 à cause de 43...Dxh5

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