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Représentations du jeu d'échecs en littérature, au cinéma ou dans les Arts ...la suite par DDTM le  [Aller à la fin] | Actualités |
la suite ....


DDTM, le
le fil précédent :
https://www.france-echecs.com/article.php?art=20141027185857210


J'ai mentionné une nouvelle d'Isaac Asimov intitulée "Une curieuse omission" .
Elle traite non pas d'Alice au Pays des Merveilles, mais de sa suite ,"De l'autre côté du miroir", où il est effectivement question des Echecs.
Il s'avère que dans les aventures d'Alice, Lewis Carrol fait intervenir toutes les pièces d'échecs, sauf le Fou (la curieuse omission).
Il semble que l'auteur ne voulait pas froisser l'Eglise : en effet , le Fou en anglais est l'Evêque (Bishop) !


Kosmo, le
Ah, Asimov... Plus de 25 ans que j'ai lu la majorité des nouvelles et romans, et ce commentaire de supergogol m'a remis en mémoire le roman "Cailloux dans le ciel" ("Pebble in the sky", 1950), lu dans sa traduction chez J'ai Lu.
L'histoire reprend en une partie d'Échecs dans le texte, en expliquant verbalement les déplacements de façon précise, ce qui m'a permis de la noter en notation algébrique au fur et à mesure de ma lecture, et ensuite de la rejouer (je dois encore avoir la feuille dans mes archives de parties!)
Je découvre qu'il y a une page wikipedia dédiée avec des infos intéressantes:
https://fr.wikipedia.org/wiki/Cailloux_dans_le_ciel


Krusti, le
Intéressantes ces informations concernant ces textes d'Asimov que je ne connais pas.
Je serais bien tenté d'aller y jeter un œil si je n'avais pas fait la douloureuse expérience récente qui est celle d'avoir voulu renouer avec une de mes grandes passions de jeunesse à savoir précisément la SF.
J'avais littéralement dévoré le cycle de fondation pour ne parler donc que d'Asimov et pour une raison indépendante du jeu j'ai voulu il y a peu commencer une relecture... mais au bout de 70 pages l'ouvrage m'est tombé des mains.
Je n'ai rien retrouvé de la magie initiale.
Bref.
Dans la fiche Wiki de "Cailloux dans le ciel" je lis que la partie en question est reprise d'une partie entre Boris Verlinsky et Grigory Levenfish à Moscou en 1924.

Levenfish... jamais ce nom ne m'est apparu autant que ces derniers temps.
Anecdote.
Le nom de Levenfish apparait aussi dans la série The Queen's Gambit. Dans la traduction Gallmeister (éditeur qui se pique de reprendre les traductions et dont j'ai déjà via un autre exemple frappant montré les limites sur un autre post) la formulation vaut le détour.
En effet dans la version initiale de l'ouvrage Walter Tevis écrit (Chapitre I page 14 aux éditions Vintage books A division of penguin Random House LLC New York) "He played the Levenfish Variation".
La traduction en 10/18 de 1983 se contente d'un précis "Il jouait la variante Levenfish" mais chez Galmestier... roulements de tambour... nous avons page 32 "Il joua la variante Lavendish""


Chemtov, le
Pas mal ! Un croisement d'un Cavendish et d'un Levenfish ? On a évité la variante du GM Fishenchips...


pour ceux que cela intéresse, vous pouvez télécharger "Cailloux dans le ciel " en version française, format PDF

sur le site sciarium.com

l'inscription est rapide et gratuite et sans malware !

cordialement


Meteore, le
C'est un peu comme 2001....qui est subjugant quand on est adolescent au début des années 1970....et qui a un peu perdu de sa magie aujourd'hui...je parle plus du film de kubrick que du livre...

Barry Lindon à moins vieilli


Krusti, le
Me rendant en métro vers Malakoff pour participer au 18° Open International je poursuivais ma lecture de Lucien Leuwen quand je tombe, 2° partie au milieu du chapitre 39, sur (Dialogue entre le père de Lucien et son fils sur sa future situation, le père parle...) :
...
- Il n'y a que deux choses sur lesquelles on n'ait pas encore trouvé le moyen d'être hypocrite: amuser quelqu'un dans la conversation, et gagner une bataille. Du reste, ne parlons pas de Napoléon. Laissez le sens moral à la porte en entrant au ministère, comme de sont temps on laissait l'amour de la patrie en entrant dans sa garde. Voulez-vous être un joueur d'échecs pendant dix-huit mois et n'être rebuté par aucune affaire d'argent ? Le sang seul vous arrêterait ?
- Oui, mon père.
- Eh-bien ! N'en parlons plus.

....
Note 1 ce n'est pas une afféterie du Krusti d'inscrire ici joueur d'échecs en italique c'est ainsi dans le texte et sans que l'appareil critique, pourtant riche, n'en précise l'explication.
Note 2 pour Meteore: Barry Lindon, chef d’œuvre ultime, indémodable et sublime. J'en ai la larme à l’œil à chaque fois que je le revois... ému presque autant que quand je vois filer une victoire après avoir connu une position à +5. Mais n'en parlons plus.


Krusti, le
Je me demande ce que ça donne...
Londres, 1589. Elizabeth Ire règne sur une nation qui se remet de ses blessures, dues aux querelles politiques et religieuses. La souveraine peut compter sur L’Echiquier du Roi. Fondé en 1196 par Richard Cœur de Lion, ce service entièrement dévoué à la Couronne règle ses affaires secrètes. Lorsque débute l’histoire, il est dirigé par sir Francis Drake, le flamboyant corsaire.

Depuis quelques temps, une série de meurtres frappe Londres. Ils se caractérisent par une mise en scène très élaborée. Un juriste est retrouvé avec le visage couvert de guêpes. Un collecteur d’impôts est dévoré par trois chiens qui semblent n’en faire qu’un, tel Cerbère. Francis Drake comprend très vite que toutes les victimes travaillent pour la maison royale. Plus étonnant, les meurtres correspondent aux châtiments décrits dans L’Enfer de Dante. Craignant une menace pour la reine, le corsaire décide d’enquêter en compagnie d’un assistant haut en couleurs, le poète et dramaturge Christopher Marlowe.

Une pièce au rythme mêlant action, suspense et humour, hommage au Nom de la Rose et aux Trois Mousquetaires.


https://www.franceculture.fr/emissions/fictions-samedi-noir/lechiquier-du-roi-de-xavier-maumejean


Chemtov, le
Alors ? qu'est-ce que cela a donné ? Cela parle un peu d'échecs ?

Cet ''Echiquier du Roi'' m'a fait penser au ''Chancelier de l'Echiquier'' et à l' ''Exchequer of pleas'' ( ''Cour de l'Échiquier'' ) de nos amis britanniques. Et puis, en digressant encore davantage, j'ai vu cette nuit un merveilleux ''Grand Echiquier'' ( égal aux précédents ). Quel moment de bonheur !
Les Echecs y sont absents, mais le titre est à la hauteur du remarquable contenu de l'émission ( ou l'inverse ).


Krusti, le
La pièce audio que j'évoquais le 03/05/2022 09:56 de mon point de vue ne tient pas ses promesses.
Le projet était intéressant (thriller convoquant des éléments de La divine comédie de Dante) mais l'interprétation et la réalisation laissent vraiment à désirer.
Les échecs sont par deux fois (début et fin) évoqués mais de manière extrêmement brève (et pas désagréable si on aime les clins d’œil) et tout à fait anecdotique.

Sinon ils sont de retour, les échecs, chez Stendhal. Je termine la lecture de Lucien Leuwen et comme pour la fois précédente, il s'agit d'une "relation" entre Lucien et une de ses rencontres. Là aussi c'est tout à fait anecdotique.
C'est dans l'un des derniers chapitre.


Krusti, le
C'est dans l'un des derniers chapitres. (pardon)


Avis sur le livre "Grands maitres des échecs ; 50 destins extraordinaires" .

Je sais bien que l'on a déjà parlé de ce livre sur le forum, mais je n'arrive pas à retrouver dans quel fil de messages.

j'ai donc reçu hier ce livre que je viens de terminer.
Mon avis est mitigé je l'avoue .

Le livre inspire confiance grâce à la qualité de fabrication :reliure avec épaisse couverture rigide, et plus de 310 pages , avec un poids conséquent.

(rappel livre paru en 2021 chez EPA , prix 24.95 euros)

Le contenu est intéressant, le choix des 50 grands maitres retenu quelquefois surprenant ( je ne connaissais pas du tout Koltanowski !) .

Le plus agaçant et décevant pour moi est lié à l'aspect " artistique " des illustrations du livre :

De nombreuses photos noir et blanc historiques sont littéralement massacrées par des superpositions de grands bandeaux rouge foncé et de gros cercles jaunes n au point de nuire gravement à la visualisation des photos !

Je n'arrive pas à comprendre ce qui a pu passer par la tête du responsable de ce massacre ( est-ce Simon Bertrand lui même ? ) : s'est-il entrainé dans sa jeunesse à Taguer et défigurer les Wagons tous neufs de la RATP ou les couloirs du métro parisien ??

Il y a aussi les dessins des portraits de GMI par le dessinateur Igor Hofbauer : il a vraiment un style particulier, mais certains joueurs célèbres sont carrément non-reconnaissables de mon point de vue : certains ressemblent davantage à des membres de la famille des Simpson !



Sinon il y a tout de même de magnifiques photos couleur pleine page de certains joueurs ou joueuses , par exemple Hou Hifan, Judith Polgar, mais aussi Karpov jeune, Fischer, Kortchnoij, ....et en noir et blanc : Rubinstein, Keres, Bronstein souriant en réfléchissant à une position, un surprenant portrait de Morphy....


Pour ce qui du texte relatif aux portraits c'est très bon, un style simple, des anecdotes nombreuses, un cadre historique, l'essentiel est dit en 2 ou 3 pages par joueur.


En conclusion, un livre intéressant , recommandable , hélas desservi par des choix artistiques douteux.


Chemtov, le
Il semble effectivement que la FIDE ait décerné un titre de grand maître ''honoraire'' à Koltanowski ( un demi-siècle après ses meilleurs résultats ). Peut-être pour deux tournois joués en 1934 et 1935. Autrement, on ne trouve pas grand chose de lui. Je n'ai jamais entendu parler de lui comme d'un ''grand maître''. Il avait fait nulle contre notre vieux champion du club, Gaston Wolf, lors d'une tournée de son équipe à Strasbourg dans les années cinquante. Mais il était cité alors comme un simple ''maître''.


Reyes, le
Colle,Edgar - Koltanowski,George, Belgium (3), 17.11.1925 Gambit Dame [D67]
https://www.europe-echecs.com/art/l-ombre-de-reti-5888.html

Alekhine était incontestablement la grande vedette du tournoi et Tartakover raconta cet anecdote à son sujet :
Dans un petit restaurant il fut défié pour jouer une partie par un inconnu.
Alekhine accepta et, au début de la partie avant de jouer son premier coup, il enleva la tour du côté de la Dame.

Son adversaire répliqua fièrement :
« Mais, Monsieur vous ne pouvez faire cela, vous ne me connaissez même pas ? »

« C’est vrai. » répondit Alekhine avant d’ajouter calmement :
« C’est justement parce que je ne vous connais pas que je peux vous rendre une tour ! »
(Rapporté par G. Koltanowski)


Chemtov, le
Très bel article et contribution des deux Georges (B.et K.) Où j'apprends quelque chose... sur la Défense Stein/Hollandaise d'origine... alsacienne !

La dénomination ''Début Colle'' est cependant un peu bizarre ici puisque le ''Système Colle'', slave inversée (la pauvre...) est toujours vu avec c3. Là, dans ce match, Colle a pourtant toujours joué c4. Il obtient ainsi, par interversion de coups des positions de slaves assez classiques (D12).

Sur le titre de GM de Koltanowski ( remarque de Renan ) : rien dans le pavé de Nicolas Giffard ( Nouveau Guide Des Echecs 2009 ). Le maître américano-belge reste simple MI.


Dans l'excellent livre de WASNAIR et JADOUL, "Histoire des Maîtres Belges", il n'y a pas de trace de titre de GMI pour Koltanowski.

Celui-ci s'est surtout fait connaître comme un grand spécialiste du jeu à l'aveugle. Il bénéficiait d'une prodigieuse mémoire (il parlait 7 langues!)
A partir des années 30, il parcourt le monde pour réaliser ces parties simultanées à l'aveugle.
Il battra le record du monde le 20 Sept. 1937 à Edimbourg en jouant 34 parties ! (34+,10=)
En 1950 , il fera mieux avec 50 parties (43+, 5=, 2-), puis, en 1960 à San Francisco, 56 parties ! (50+ 6= )
Ces grands concurrents dans cette spécialité ,d'abord Alekhine, puis Najdorf et Flesch lui reprocheront la faiblesse de ses adversaires...

Auteur d'une trentaine d'ouvrages sur les Echecs, il terminera sa carrière aux Etats-Unis, dont il devint l'un des joueurs en 52 à Helsinki, puis capitaine lors des Olympides de Lugano 68 , Siegen 70, et Nice 1974.

Il y obtint la médaille d'or du mérite par la FIDE. Puis il devint Président de la Fédération des USA, de 1975 à 1978, essayant vainement de "résoudre " l'énigme FISCHER


Comme Supergogol, je connaissais Koltanowki pour ses performances à l'aveugle, que Bronstein évoque dans l'apprenti sorcier. Je me méfie toutefois des éloges sur la mémoire ou sur la polyglossie de tel ou tel joueur.

Je me rappelle avoir lu par exemple des sources sur Zukertort, décrit comme parlant une dizaine de langues, pianiste et médecin émérite et même excellent tireur (!).

D'autres sources semblent plutôt retenir la thèse d'un affabulateur s'attribuant tous les talents, ce qui semble quand même plus réaliste.

J'ignore si les historiens ont tranché la question, je ne me rappelle pas avoir vu Winter écrire là dessus, mais il y aurait sans doute un travail à faire là dessus.


Julo62, le
Koltanowski, soit un belge originaire d'Europe Centrale, ça fait déjà 2 bonnes raisons d'être au delà de la moyenne concernant les langues parlées.

Encore aujourd'hui, nos amis belges francophones parlent tous le néerlandais, quasiment tous l'anglais, et assez souvent l'allemand.
Nous n'avons pas tous la (mal)chance de vivre dans un pays où une seule langue est officielle et où tout y est traduit/doublé.


En Europe Centrale, au début du XXe siècle, pour une partie de la population, parler allemand, hongrois, une langue slave (tchèque, russe, ou polonais), et yiddish, c'était relativement courant.


Si on ajoute à ça que les compétences cognitives pour l'apprentissage des langues et celles pour être un (très) bon joueur d'échecs sont les mêmes, je mets une petite pièce que, parfois, les notices biographiques impressionnantes des joueurs d'échecs sont vraisemblables^^

(Petit avis inepte sur la question^^)


D'accord avec toi Julo62, parler plusieurs langues est relativement courant en Europe Centrale et en Europe de l'est, mais de là à parler 7 langues... Et ne parlons même pas d'une dizaine.

Même Tartacover, qui a vécu dans deux empires avant de vivre en France (Russe et Austro-Hongrois), n'en parlait apparemment "que" trois : Français, Allemand, Yiddish.

J'ai quand même du mal à croire que l'ami Koltanowski, avec tout le respect que j'ai pour sa prestigieuse carrière, en ait maitrisé autant.


Chemtov, le
Ma jeune assistante géorgienne parle couramment le russe, le géorgien, le français et l'anglais ( et vraiment un bon anglais ) ( british ! ). En plus, elle parle l'allemand assez bien et encore une langue de son coin d'origine plutôt proche du turc. Avec ça elle étudie très sérieusement l'espagnol et le coréen.

Mon prédécesseur (président du CE-Strasbourg) parle couramment l'allemand, deux ou trois dialectes germaniques, le hongrois, le roumain et le turc. Et l'anglais bien entendu ( à l'origine sa famille sont des souabes allemands de Roumanie qui vivaient dans une province magyarophone ).

L'un des permanents du club parle français, polonais, russe, azéri et turc. Et un peu l'anglais (comme un français moyen).

Sept langues, pour Koltanowski, cela ne m'étonne pas pour un belge (trois langues)-américain, originaire d'Europe de l'Est.


Ma propre soeur est capable de s'exprimer en plusieurs langues (entre 4 et 7) mais c'est dans le cadre de son métier. Ceci dit elle ne connait rien aux échecs et est absolument nulle en maths (même pas les fractions !).

Je reste persuadé que l'on peut apprendre très rapidement une langue du moment que l'on la pratique tous les jours et que l'on y est "immergé" (on entend que cela)
Je pense qu'avec 1000 mots on peut déjà se débrouiller pour s'exprimer dans la vie quotidienne.
Ceci dit cela n'aura jamais rien à voir avec la maitrise de sa langue maternelle , saisir les nuances, les intonations ,les synonymes ,les sous-entendus, lhumour au second degré..... il existe près de 80000 mots dans la langue française...personne ne les connait tous.


J'ai remarqué que parmi les signes disctinctifs qui font les grands joueurs, un critère commun étonnant est l'habileté à parler rapidement et facilement plusieurs langues.
En la matière, les légendes sont Huebner (qui fait des traductions en dix langues) et Lautier- qui parle et écrit presque tout. Mais je me rappelle aussi d'une soirée où le jeune Anand parlait facilement et sans accent le français- il avait une vingtaine d'année, même si pour les interviews, il préférait utiliser l'anglais.


Krusti, le
Un (double) retour !
1. Sur le Joueur d'échecs (de Stefan Zweig)
2. Sur une adaptation du Joueur d'échecs (de Stefan Zweig) en bande dessinée (David Sala).
C'est par ici...


Krusti, le
En légère marge du sujet une évocation très agréable et au fond assez surprenante de prime abord de l’occurrence échiquier, c'est dans l'itw du fantasque chercheur Camille Riquier, l'un de mes anciens professeurs dans Marianne au sujet de son dernier opus Métamorphose de Descartes .

Descartes est l’échiquier qui permet aux uns et aux autres de dialoguer ensemble.


Ah ! je suis également un admirateur de Descartes, homme aux multiples talents et aux multiples facettes.
ses meilleures pages méritent d'être relues de nos jours !
Saviez -vous que sa pensée est à l'origine, avec celle de Montaigne, du concept moderne de "l'Honnête Homme " ? ... (concept en opposition à celui du courtisan amoral pullulant au 17 ème siècle).
PS: je ne suis pas admirateur de Sartre ! sourire à Clarxel.


Kosmo, le
Deux petites corrections lues dans ce fil par ailleurs intéressant:

1) Edgar COLLE devrait être plutôt s'écrire Edgard (avec un D) ainsi que c'est repris sur sa tombe - voir la photo dans Histoires des Maîtres Belges (par M. Jadoul et M. Wasnair); l'erreur a du être commise de nombreuses fois au début dans des sources anglo-saxonnes, et partant de là, on trouvait la graphie Edgar au lieu de Edgard.

2) le 11/05/2022 14:44 Julo62 a écrit "nos amis belges francophones parlent tous le néerlandais, quasiment tous l'anglais, et assez souvent l'allemand."
Ce raccourci qui semble aller de soi vu de France est en fait loin de la réalité du terrain!

Actuellement en moyenne un habitant Belge parle 1 langue de plus, souvent l'Anglais, en plus de sa langue maternelle (Français ou Néerlandais). L'exception étant les Belges de la communauté germanophone de l'Est de la Belgique qui sont bilingues Allemand-Français , mais ils constituent une faible minorité (moins de 80.000 habitants sur 11 millions en Belgique)

La situation est différente dans la Région de Bruxelles-Capitale (où je vis) par rapport au reste de la Belgique. Malgré ce qu'on pourrait croire de la situation bilingue de Bruxelles, il y a assez peu de néerlandophones en pratique; signalons que le recrutement de nombreuses fonctions comme agent de police, doit se faire ailleurs car trop peu de gens parlent le néerlandais; ceux-ci sont au moins bilingues NL/FR.
La région de Bruxelles est très cosmopolite, c'est un creuset avec une foule de langues étrangères: des communautés allochtones diverses issues de l'immigration depuis 40 ans, des expatriés et autres internationaux qui sont là pour raisons professionnelles dans les nombreuses institutions internationales. Uen anecdote: dans la rue Haute, en plein coeur du Bruxelles populaire et historique, on a déjà signalé plus de 80(!) nationalités qui y habitent. Bref, "c'est tout un bazar", comme dirait le regretté ARNO qui vient de nous quitter...

Pour revenir au spécialiste du jeu à l'aveugle qui a fait l'objet de ces réactions intéressantes sur les langues, la mémoire des joueurs d'échecs etc., je suis d'avis de dire qu'il n'est pas étonnant que George Koltanowski ait connu/pratiqué sept langues.
Pour les curieux, un article intéressant sur le joueur et ses mémoires par E. Winter ici (et qui remet en cause dans un petit paragraphe son lieu de naissance supposé être à en Europe de l'est, ne tranchant pas la question) https://www.chesshistory.com/winter/extra/koltanowski.html
La fiche wikipedia de "Kolty", comme le surnommaient les américains, indique quand à elle la Belgique, mais j'ai appris à respecter le travail minutieux de l'historien Edward Winter.


Julo62, le
@Kosmo

Bonjour
Merci pour ces précisions d'outre-Quiévrain.

Mon erreur principale vient du fait que je croyais qu'il y avait une obligation de l'apprentissage du néerlandais dans la Belgique francophone et pas l'inverse dans celle néerlandophone.
(Ça peut très bien être une fausse info, qu'une info datée, je ne me fie qu'à de vieux souvenirs.)

D'autre part, mon propos était exagéré, c'est vrai, et biaisé par le fait que la plupart des Belges (et des Néerlandais) que j'ai fréquenté parlaient plusieurs langues.

Pourtant, et là je crois que nous sommes d'accord, un pays comme la Belgique (ou des groupe de pays, même, comme le Benelux, l'Europe Centrale ou Balkanique) au croisement de plusieurs grandes ères linguistiques est un endroit propice à la pratique "courante" de plusieurs langues.
(Au contraire d'états très homogènes linguistiquement, pour diverses raisons historiques, comme la France ou le Royaume Uni, par exemple)

Enfin, je vous fais bien plus confiance pour décrire correctement la situation qu'à moi, vision tronquée oblige ;-)

Bien à vous !




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