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Une passion destructrice... par ins3242 le  [Aller à la fin] | Actualités |
je voudrais parler ici de mon expérience personnelle concernant les échecs et avoir l'avis d'autres personnes sur le sujet suivant:

les échecs sont-ils pour vous réellement un source de plaisir et d'épanouissement, ou sont-ils plus une source de frustrations?

Si je pose cette question c'est que je viens de regarder en arrière dans ma pratique du jeu d'échecs et je me suis rendu compte que les quelques moments de plaisirs ont été noyés dans des tas de frustrations, d'heures passées à faire le poireau derrière l'ordinateur...

Qu'en est-il pour vous? êtes-vous aussi un drogué des échecs? Ou alors vivez-vous votre passion comme un épanouissement?

Pour la petite histoire cela fait un mois que je n'ai pas touché un échiquier et ma vie en est changée!



pareil... Ca fait 6 mois que j'ai fortement réduit le temps alloué aux échecs (pour diverses raisons...) et en fait c'est bien mieux comme ça.
Faut dire qu'avant j'étais vraiment à fond là dedans, beaucoup trop même, a tel point que j'ai commencé à saturer. Et finalement, je me rend compte que je prend plus de plaisir à jouer aujourd'hui qu'avant.


D ' aprés moi il faut remplacer cette passion ( les echecs ) par une autre sinon cela est encore plus destructeur


mon expérience Malgré un niveau très modeste (je n'ai jamais dépassé le 1800, avec quelques perfs ponctuelles à 2000), j'ai pensé, "vécu" échecs pendant un bon moment. Ca n'est jamais allé jusqu'au stade de passion destructrice, mais force est de reconnaitreque c'était souvent plus frustrant qu'épanouissant.Depuis, j'ai déménagé à Chambéry, avec pour conséquence la (re)découverte de la montagne. Les échecs n'ont pas tenu longtemps, il est quand même beaucoup plus agréable, équilibrant et tout ce qu'on veut de passer son temps libre sur les cimes que devant un échiquier ou un écran. Ca ne veut pas dire que j'ai complètement arrêté les échecs, j'y joue encore , mais plus occasionnellement, avec plus de plaisir et (bizarrement) avec un niveau plutôt moins mauvais que lorsque j'y passais beaucoup plus de temps.


Welcome to the jungle ! ;o) Ca me rappelle un post récent : et si c'était à refaire ?
Jeune j'avoue avoir été très (trop) écheco-dépendant, heureusement depuis je me suis soigné ;o)


Et moi... J'ai stoppé violement les échecs il y a 2 ans lorsque j'ai rencontré ma copine :-) Et si je voulais la voir un peu, il fallait bien que je réduise les échecs. Et là, je me suis dit que ca faisait du bien, un peu moins d'échecs, moins de frustrations.Ensuite j'ai recommencé mes études, d'informatique. Et là, je m'y suis investi, beaucoup, j'ai pissé des lignes de codes comme on dit. Et j'ai découvert que l'info, comme les échecs, pouvait devenir complétement obscessionnel. Et pas plus équilibrant. Aussi, deux ans après mon abandon, je me remets aux échecs, pour... déconnecter de l'info ! Mais je reprends avec une autre philosophie en tête : jouer de belles parties :-) Et j'ai toujours mes objectifs. Mais les heures passés devant l'échiquier ne doivent pas devenir des frustrations, toute chose apprise est bonne à prendre. Pour terminer, il est normal de progresser juste apres avoir réduit l'entrainement. Il faut un certain temps avant que le cerveau assimile. Pour moi, ca s'est passé comme ca. Qd j'ai arrete d'étudier le jeu comme un c**, j'ai pris 150 pts (1600-1750). C'est pareil dans les sports.


Borf, un obsédé monomaniaque de la montagne doit tout autant se faire bouffer l'oxygène, faut pas se laisser influencerpar la mode actuelle qui voue au 'plein air' des avantages quasi magiques.

Peres, syndiqué des bureliers.


De l'éloge du bitume Péres ? ;o) l'idéal ? jouer aux échecs dans un p'tit chalet de montagne...
Paolo, montagnard consensuel


Addiction aux echecs ? Le problème ne vient pas forcément des echecs. Je conseille à tout un chacun de réfléchir à ce qui le pousse à jouer au Echecs. Je crains que la réponse n'aille pas forcément dans le sens de l'ego (pas l'elo quoique...), du moins étais-ce mon cas. Cependant, trouver la réponse à cette question permet (m'a permis) d'investir les echecs sous un autre angle.A chacun le soin de gérer ce qu'il est.


J'oubliais... ...les échecs ont aussi un côté social à ne pas négliger ! Moi quand j'ai commencé les échecs, j'étais fermé sur moi-même, aujourd'hui j'ai plus de facilité que la moyenne à entrer en contact avec les ET :-)


Il me semble que dans le cas de la "dependance" les echecs sont plus un revelateur qu'autre chose. En effet j'ai aussi eu une periode ou j'etudiais a fond et jouais un max.

Puis comme d'autres (voir posts plus hauts) j'ai du, mecaniquement, consacre moins de temps aux echecs : femme, vie professionnelle et sociale plus riche, reprise du sport (de maniere serieuse) etc. Bilan : je pense que ma vie s'est equilibree et c'est en grande partie a cela que je dois le fait de moins et mieux jouer aujourd'hui ! Je ne pense pas que l'entrainement soit le principal facteur de reussite aux echecs. La partie psychologique est si importante qu'elle peut gommer tous les acquis sportifs (voir comment Ivanchuk peut peter les plombs et perdre une couronne mondiale qu'il meritait hautement).


Ref Paolo Ce qui marche bien à la montagne c'est se tapoter le torse et ouvrir grand les brasdans un soupir apaisé, on se répète toutes les 15 mn "ha qd même, qu'est-ce quec'est bon la montagne, le grand air" "ha qu'est-ce qu'on est bien là" "c'est pas chouettela montagne", faut ensuite embrasser le paysage d'un regard voluptueux et caresserles crêtes ondoyantes. Et là effectivement quel bonheur !

Mais je suis convaincu qu'on peut appliquer la même méthode au 1er étage d'un bureausombre (forcément en vis à vis à 10 mètres y a un autre immeuble de 8 étages)surchauffé l'été surventilé l'hiver et ainsi se convaincre de notre bonheur.

Peres, décidément burelier voire bitûmier.


bête perstroika tu dois vraiment manquer d'émotion positive; je suis comme Paolo, rien que la vue de la montagne (haute) m'aporte une boufé de plaisir. D'autre c'est avec la mer et enfin pour beaucoup d'entre nous une position explosive sur un echiquier. Le jour ou je ne ressentirai plus ce plaisir devant un echiquier j'arrête immediatement


Reyes, le
Hoooo l'ôte... comment y t'parle le kem ? T'iiiinnnn, pête-lui les dents Péres !


ins174, le
Tiens ! un varapeur du premier degré ! ;o)) 


ins174, le
croisement royal ! ;o) 


en ce qui me concerne... J'ai commencé à jouer il y a 5 ou 6 ans.Je me suis vite rendu compte que j'étais un peu accro.C'est vrai que les moments de plaisir sont beaucoup moins nombreux que les mauvais moments. MAis cela dépend du caractère de chacun etr de ce qu'on cherche à obtenir.Pour comparer, je joue au tennis et c'est rare d'avoir du bonheur pendant un match parce qu'il faut réunir un partenaire sympa, de préférence une victoire et que mon propre jeu me satisfasse or bien souvent je gagne gràce aux fautes de l'autre, unnpeu comme aux échecs. Mais on peut pas produire que des prix de beauté. En tout cas , le piège c'est le classement élo.Qund on perd contre un moins bien classé, c'est difficilement jouissif.L'inconvenient avec les echecs comme avec le reste c'est si on ne fait que ça.La recette c'est d'éviter la monoculture mais alors il faut accepter dene pas être toujours très bon: jouer pour le plaisir, faites du sport pour le plaisir ..... attention à la compétition....


Viens, viens dans mon cagibi cchristian ! Tu verras, l'émotion positive y coule à flots (penses à tes bottes du reste) !


pour moi les echecs sont une passion destructrice. Mais ca n'est pas moi qu elle détruit, mais plutot mon adversaire, que je terrasse!!!


ins2036, le
Slt les loulous tchateurs et forumiens, Intéressant ce post. Il touche au c


bref... les echecs ne durent qu'un temps, c'est comme la vie, un zeitnot perpétuel:)


Pourquoi ? une passion destructrice ? on peut être passionné par ce jeu et vivre normalement sur le plan social, affectif et profesionnel, non ?

Personnellement, parmi les moments les plus forts que j'ai jamais vécus, c'est la joie de ganger une partie importante dans un tournoi, une des frustrations les plus fortes aussi, c'est quand j'ai perdu certaines parties qui se jouaient à pas grand choses...




C'est sur, il y a les frustrations, ex : Le seul championnat de France Jeunes que j'ai pu jouer était celui de Romans S/ Isere. J'étais 1450, j'ai battu facilement un 1640 à la première ronde, fait nulle contre un 2020 ac les noirs à la deuxième, et arrive la troisième... Je suis completement gagnant contre un 2050 et... je gaffe. Durant la suite du tournoi, je n'ai été que l'ombre de moi-meme, degoute par cette partie qui aurait pu signer un bon tournoi. Toute de suite, ce tournoi m'a un peu traumatise. Aujourd'hui, je le prends comme une expérience enrichissante.


Tiens, je viens de regarder... le 1640 que j'ai battu dans ce championnat est aujourd'hui 2100 CF ;-) Alors que le 2050 n'est plus que 1900...


Oui l'elo ne fait qu'indiquer comment tu jouais dans le passe, donc ne jamais s'y fier quant a la valeur de la personne qu'on a en face de soi.


je me répète...ref:paoloboi La passion devient destructice pas à cause des échecs en soi mais des prédispositions que l'on a à ce que cette passion soit destructrice (addiction, souffrances (trop) fortes en cas de défaite, isolement social car toujours sur echecs.com ;-), besoin d'avoir un gros élo pour se sentir quelqu'un de valable, etc).On a de la chance que les échecs soient un jeu intéressant et plutôt sain par rapport aux autres activités que pourraient meubler ces manques (alcool, drogue, jeu de fric, collection d'aventures, etc). bref, pour des drogués, on s'en tire plutôt bien.


ref jpchess suis d'accord avec toi (idée de fond)


oui ben moi a force de jouer aux Echecs, il me manque une case


à ce propos, qui connaît ... Est-ce que quelqu'un connaît un film qui se passe en Inde (je crois que c'est un film indien même sans être certain) qui doit s'appeler "les joueurs d'échecs" (mais je ne me souviens plus bien du titre) ? Il traite un peu de ce sujet, deux hommes indiens qui s'abandonnent à leur passion du jeu pendant qu'il y a e graves événements politiques avec les anglais ? Dans mon souvenir c'était un peu long mais intéressant ...


Intéressant Fred ! Celà dit quand il semble ne pas y avoir de manque justement, et que l'on découvre par hasard le jeu, qu'en conclure ?
Certes tes exemples me semblent très cohérents quand le jeu remplace un "vide", mais que dire du joueur qui se laisse entraîner sans avoir pour autant des prédispositions à cette "addiction" ?



Peut-etre... que ceux qui regrettent le temps qu'ils ont passé sur ce jeu merveilleux ne méritaient tout simplement pas d'y jouer...Plus sérieusement,la vie est constituée de choix à faire...autant les assumer et ne pas les faire par défaut ou par désir de compenser je ne sais quoi...Déjà un bon conseil : arreter de jouer des tournois dans des MJC sordides remplies d'ados boutonneux et désagréables et ne choisir que des tournois se déroulant dans des palaces,contre des adversaires courtois et bien habillés et entouré de femmes sublimes qui vous encouragent -) Ne dites pas que ça n'arrive jamais...


Il te manque une case du centre zemat ? :-) Ouin ouin ouin ouinnnnnn !


sigloxx, le
Satyajyt Ray Les joueurs d'échecs est un film du réalisateur indien Satyjayt Ray. Très bien en effet.


Paolo La Comtesse approuverait les éloges des post "bitume" !


Reyes, le
Un joueur du XVIII° Le Chevalier de Barneville, par Bernard Lucas Et vous, monsieur de Barneville, ne faisiez-vous jamais d'aussi longues absences ? -Oh je m'en serait gardé ! J'avais déjà, quoique jeune, mon système; j'avais trouvé un plaisir et je voulais en faire l'habitude de ma vie, bien persuadé qu'une habitude invariable est un remède qui éloigne la mort.Et 89 ne vous a pas dérangé de votre habitude ? -89 ! J'ai laissé passer 89 comme une année ordinaire. Le 14 juillet à midi moins le quart, je remontais sur le quai des Célestins des hommes qui allaient prendre la bastille, moi je me rendais au café de la Régence pour faire ma partie avec M Louvet de Couvray. Une autre fois, je me trouvais compromis dans une charge de dragons de M de Lambesc, ce qui ne m'a pas empêché de jouer sept parties de midi à cinq heures, chez Corraza.

La suite sur www.mjae.com/barneville.html


exellent article 


ins2036, le
Amicalement vôtre Labourdonnais et son illustre état-major a quitté la Régence, les rangs des joueurs s'éclaircissent rapidement ; l'heure des crimes vient de sonner ! Déjà, les garçons baillent et soupirent en surveillant d'un


relisez jpchess jpchess dans son premier message a résumé avec beaucoup d'equilibre et d'intelligence le point de vue sur la passion aux echecs Les echecs ne sont pas plus destructeur qu'autre chose quand on est pas equilibré dans sa tete! certains se detruisent au casino, aux bars, a la guerre, au travail, etc...relisez l'article d'europe d'echecs paru en 2002 a propos du film la diagonale du fou. il est tres bien ecrit.


Rico Cocovitsch a raison
sable fatigué


Chacun doit trouver son but aux échecs!! Il faut ce fixer un petit objectif perso et éssayer de l'atteindre.Je trouve que les échecs sont une grande science, on peut a travers lui apprendre à étudier , synthétiser, et organiser sa manière de penser. Mais il est vrais que qu'on voit des jeunes surdoué arrivait dans l'arène et faire des perfs on se dit là qu'on a nos chances c'est faux eux sacrifient tous à ce jeux un jour ou l'autre ils perdront leurs niveaux et après quoi???Le jeux s'est banalisé, avec un petit budget (eh oui les échecs sa coute) on peut participer et s'offrir des livres.Mais le plus important est d'acquérir le savoir et un maitrise et compréhension ce qui engendre des idées ce qui est pour moi l'atout majeur des échecs, chacun de nous en a du plus petit au plus grand. voilà j'ai fini merci


ref poaloboi tu crois au hasard en ce qui concerne les rencontres (passions et rencontres amoureuses)?? moi, pas trop mais celà se discute. J'ai du mal à concevoir qu'une personne qui se laisse (un peu trop)entraîner dans une passion n'a pas (un peu trop) de place à lui concéder. La nature déteste le vide.


la place c'est comme le temps ou la porte, ça se prend. 




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