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| Sindarov, l'étude des champions du passé et le calcul... par Davout le
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UN FUTUR CHAMPION DU MONDE N’A PAS ÉTUDIÉ LES JEUX D’ÉCHECS CLASSIQUES. CELA SIGNIFIE QUE NOUS NE DEVONS PAS LE FAIRE ?
Javokhir Sindarov, le challenger officiel du Championnat du monde d'échecs, a soulevé de nombreux sourcils la semaine dernière lorsqu'il a déclaré à un intervieweur https://english.elpais.com/.../javokhir-sindarov-what-i... qu'il n'avait pas étudié et n'étudiait pas les parties des anciens champions d'échecs.
Dans une longue interview publiée dans le journal espagnol El Pais, l'étoile montante de 20 ans a déclaré qu'il n'avait jamais lu les livres de Kasparov, Mes grands prédécesseurs, et "je n'ai jamais regardé par moi-même les matchs des grands champions du passé, comme Capablanca ou Botvinnik, même si j'en ai vu quelques-uns lorsque mon entraîneur me les montrait".
#Sindarov a soutenu l'idée que les facteurs de stratégie et de position comptent peu dans son processus de réflexion : "Je suis toujours en train de calculer, et quand je dois prendre une décision sans avoir le temps de calculer tout ce que je veux, je me fie à mon intuition. Le calcul très concret est l'élément de base des échecs modernes."
Il en va de même pour les autres grands joueurs d'échecs d'aujourd'hui, selon son intervieweur, l'éminent journaliste d'échecs Leontxo Garcia. Parlant à la fois de Sindarov et du champion du monde Dommaraju Gukesh, Garcia a écrit : « … là où ils brillent, c’est dans le calcul, comme les ordinateurs qui les entraînent. »
Qu’est-ce que cela implique pour nous, mortels ordinaires, qui espérons progresser à notre propre niveau d’échecs ?
La analyse par un champion de son propre style de jeu et d’apprentissage ne peut être contestée. Mais que vous soyez novice, directeur général ou quoi que ce soit entre les deux, veillez à ne pas trop généraliser.
Pour parler franchement, l’affirmation souvent entendue selon laquelle parce que les joueurs apprennent aujourd’hui grâce aux moteurs, leurs styles de jeu et leurs capacités évoluent pour imiter ceux des moteurs est absurde. Les gens ne jouent pas et ne pourront jamais jouer « comme des moteurs ».
Nous pouvons effectivement apprendre des choses des moteurs, mais notre jeu ne se rapprochera jamais du leur. C’est comme dire que les scientifiques qui étudient les méthodes de survie des animaux vivant dans les environnements arctiques peuvent développer une résistance à des températures inférieures à zéro, sans avoir besoin de vêtements ou d’autres méthodes de survie humaine. Ou que les personnes qui étudient et conçoivent des moteurs à réaction puissent s’entraîner elles-mêmes à voler.
De plus, tout joueur moderne qui évite l’étude directe du matériel d’échecs classique absorbe presque certainement ce matériel indirectement par le biais d’une étude et d’une analyse intenses des parties de champions plus récents. Dont les choix de mouvements et les écrits publiés reflètent les méthodes de jeu, les cadres stratégiques et d’autres leçons tirées de l’étude de ces joueurs sur leurs grands prédécesseurs.
Sindarov n’a donc pas rejoué à des jeux ni lu des œuvres de Capablanca, Botvinnik et al. Mais il a dû étudier les jeux de Carlsen, Caruana et peut-être de Kasparov, voire des prédécesseurs de ce dernier. Et a étudié les jeux de dizaines de concurrents contemporains de haut niveau.
Même si les contemporains de Sindarov n’ont pas non plus étudié les classiques des échecs, les meilleures facettes de la sagesse échiquéenne passée se reflètent dans leurs parties. Ainsi, plutôt que de tirer la conclusion erronée selon laquelle les classiques ont perdu leur valeur instructive, il est plus juste de dire que l’étude des jeux des récents champions et prétendants (en profondeur, et probablement complétée par des informations plus approfondies sur leurs jeux fournies par des moteurs et – plus important encore – des entraîneurs humains) est un moyen plus efficace d’apprendre le meilleur des classiques que d’étudier les classiques eux-mêmes.
Cela s’apparente à l’idée sur Nimzovitch que je suis largement reconnu pour avoir popularisé. Nimzovich a apporté des idées essentielles à la compréhension et à la planification modernes des échecs. Mais son œuvre a également mis en valeur certaines idées malsaines, et sa manière d’écrire a rendu même les idées solides et brillantes plus difficiles à absorber pour de nombreux apprenants. Alors pourquoi faire l’effort de lire Nimzovitch « à l’état brut », pour ainsi dire ? Pour la plupart des étudiants d’aujourd’hui, il est de loin préférable d’étudier ses idées sous une forme « transformée », telle que présentée par des générations d’auteurs ultérieurs qui ont efficacement séparé le bon grain de l’ivraie et ont exprimé l’essence de ses contributions durables dans un langage plus facilement accessible.
Les remarques de Sindarov dans cette interview ont également des implications sur ma situation particulière en tant qu'auteur potentiel d'un livre d'échecs non pédagogique : un livre biographique dont le sujet (Bill Goichberg) occupe une place importante dans l'histoire et la culture des échecs, tandis que ses contributions personnelles sur les 64 cases étaient, au mieux, modestes.
À première vue, le fait que le favori pour devenir le prochain champion du monde d'échecs déclare qu'il n'a pas de temps pour la culture des échecs semble être un coup supplémentaire porté au marché déjà en difficulté de la nouvelle littérature sur les échecs.
Mais est-ce le cas ? Sindarov et sa petite cohorte de joueurs professionnels d’élite ne représentent pas une fraction significative, ni même notable, du marché des livres d’échecs. Lui et ses rivaux immédiats et futurs ont une motivation spécifique pour restreindre leur champ d'étude aux informations qui peuvent les aider à se propulser au sommet. Entre-temps, la population des échecs continue de croître à pas de géant. Sur ces centaines de millions de personnes, peut-être 100 ou 200 vivant dans le monde aujourd'hui vivront.
euh, soyez à la place de Sindarov. Alors pourquoi un éditeur ou un auteur devrait-il se soucier du fait que le challenger du COE considère l'histoire et la culture des échecs comme ne relevant pas de sa timonerie ?
Les bibliothèques scolaires contiennent encore des biographies de Babe Ruth, Sandy Koufax et Hank Aaron. Et je parie que les enfants continuent de les lire, même si je doute que quiconque pense que la lecture de ces livres les aidera à mieux réussir ou à mieux lancer.
Voici comment quelques notables des échecs ont répondu à cette récente interview de Sindarov.
https://english.elpais.com/culture/2026-04-17/javokhir-sindarov-what-i-remember-most-from-my-childhood-is-chess.html
Article vu sur le Facebook de "A Pawn Made Flesh" et traduit par google.
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Je suis extremement surpris de l'affirmation de Sindarov selon laquelle il ne connait pas les parties des champions du passé...
Kasparov connaissait de nombreuses parties historiques ...tout comme Carlsen d'ailleurs.
Peut- etre que Sindarov cherche à intoxiquer la préparation de Gukesh pour le prochain championnat du monde ....
Cette légende selon laquelle les jeunes champions ne sont que des calculateurs ne tient pas la route : il faut toujours pouvoir analyser les positions que l'on obtient pour déterminer qui est mieux sur l'échiquier ...et le jugement d'une position necessite des compétences techniques et d'analyse, comparables à celles de Capablanca , d'Alekhine , de Botvinnik, de Spassky , de Karpov , ou Kasparov...cela est l'essence meme du jeu d'échecs : savoir évaluer correctement une position obtenue par une serie de coups calculés.
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Sindarov, comme beaucoup d'autres "bébés-requins" a manifestement été formé très tôt sur la base d'un apprentissage, d'autres diraient un formatage, consistant à utiliser au maximum le "temps de cerveau disponible".
Dans un tel cadre, visant à l'ascension maximale, il est superflu de consacrer du temps à l'étude de parties anciennes ou du parcours des champions du passé. "Time is money", et l'absorption d'importantes données par de si jeunes esprits implique de concentrer leur assimilation sur l'essentiel.
Sinon, il est vrai que tout le passé du Jeu se retrouve, à des degrés divers, dans les parties contemporaines, et même très largement.
Comme il est vrai aussi que cette approche spécialisée ne concerne que l'élite des joueurs en formation, l'immense majorité des autres joueurs pouvant prendre le temps, si passionnant, d'étudier les parties du passé.
Et puis, soyons clair, la "méthode Sindarov" n'en est qu'une parmi d'autres, même pour l'élite.
J'en reviens toujours à Sultan Khan, qui a pu inquiéter les meilleurs joueurs du monde alors qu'il ne connaissait rien aux ouvertures et qu'il jouait sans roquer ...
Quant à la distinction entre calcul et stratégie, elle paraît bien confuse.
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Il est exact que la plupart ( presque tous) les « jeunes » joueurs ne connaissent pas les parties du passé. Par jeune on peut remonter jusqu’à la plupart des trentenaires également.
Cela étant cela ne veut pas dire qu’ils sont étrangers aux enseignements de ces parties.
Les grands classiques de la stratégie, style Botvinnik - Capablanca 1938, ils les maîtrisent, c’est à dire qu’ils en maîtrisent l’essence.
Je pense donc que cette méconnaissance est partielle car aux échecs les savoirs se transmettent instantanément entre joueurs. Si Carlsen connaît tout, Giri connaît toutes les parties de Carlsen et quand Sindarov joue contre Giri, il absorbe une partie de son savoir.
Il y a aussi une partie cachée comme disait Fischer : celle des analyses, de nos jour par ordinateur. Elles interviennent en matière de plan aussi bien que dans les calculs ou dans les ouvertures.
Ce qui est apparent, c’est que le jeu est devenu pour les jeunes joueurs essentiellement axé sur le calcul, et Sindarov le signale de manière intéressante, mais sans ajouter que pour lui une bonne parti des connaissances stratégiques et positionnelles sont innées- dans la mesure où il les connaît et les prend automatiquement en compte.
Mais certainement pas aussi bien que Carlsen, pour qui le calcul est secondaire / une sorte de mal nécessaire disons. Or jusqu’à preuve du contraire, le Norvégien reste largement dominateur !
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Dans l'interview de Mvl sur Blitzstream il dit ceci à propos de Gukesh :
"L'un de ses problèmes est qu'il n'a pas d'instinct, dans des positions relativement simple pour qui a lu des livres soviétiques, il les transforme en "poubelles", même s'il compense par le calcul et qu'il s'améliore progressivement sur la compréhension "
Nb : Ce n'est pas une transcription mot à mot mais assez fidèle je crois sur le fond.
Je me demande finalement ce que veut dire : avoir de l'instinct ? Et aussi quels sont ces livres qu'il serait nécessaire d'avoir lu ?
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Il est vrai que pour comprendre la théorie newtonienne de la gravitation (valable dans 99.99 % des cas , notamment de la vie quotidienne) il est probablement complètement inutile, voire contre productif de lire son fameux ouvrage :
"Philosophiæ naturalis principia mathematica"
Il est plus profitable de consulter les ouvrages modernes de vulgarisation sur le sujet.
Même chose probablement pour "mein system"
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Il est plus facile de définir l’instinct négativement.
Je pense qu’avoir de l’instinct aux échecs cela consiste principalement à écarter naturellement des mauvais coup.
Les joueurs qui n’ont pas d’instinct joueront des mauvais coups que ceux qui en ont n’envisageraient pas.
Evidemment on peut avoir de l’instinct dans un certain type de position et pas du tout dans d’autres ( c’est même le cas général).
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Il serait intéressant de proposer des exemples concrets de ce "manque d'instinct", dont parle MVL au sujet de Gukesh.
Faute de quoi, nous en sommes réduits à des conjectures , basées sur des expériences personnelles, bien éloignées du niveau de jeu de ces champions.
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Voici un exemple classique de manque d’instinct : Karpov- Kasparov, la dernière partie du 2e match.
Karpov, un des joueurs qui a le meilleur instinct positionnel ( placement des pièces)n’a pas d’instinct dans les positions d’attaque.
Il se retrouve avec une position prometteuse contre la Sicilienne adverse mais ne se lance jamais - concrètement ne joue jamais le coup crucial f4-f5 qui certes est affaiblissant mais est le seul permettant l’attaque. Du coup il marque le pas, joue des coups de renforcement ou plutôt fait du surplace tandis que les Noirs complètent leur développement et finalement prennent le dessus.
Si on regarde les coups de Karpov une fois qu’il a obtenu une position favorable ( légèrement) c’est incroyable.
Et pourtant on parle d’un des joueurs de l’histoire ayant le meilleur instinct.
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Doublement judicieux l'exemple Karpov - Kasparov.
Historiquement parlant f4-f5 rappelle Lasker - Capablanca, St-Pétersbourg 1914. (voir le Capablanca de Bertola, p.230).
Fischer a aussi joué ce f4-f5 mais je ne sais plus dans quelle partie.
On peut admettre que Karpov connaissait ces 2 exemples et le résultat de ces 2 parties. Donc, il aurait pu s'appuyer sur l'expérience du passé contrairement à Sindarov qui, lui, à la place de Karpov aurait surement joué f4-f5.
Comme le souligne DocteurPipo : "Karpov, un des joueurs qui a le meilleur instinct positionnel (placement des pièces) n’a pas d’instinct dans les positions d’attaque."
On peut en déduire que Karpov a un instinct parcellaire mais pas complet (instinctivement bon dans toutes les phases du jeu). Karpov, du moins dans sa partie contre Kasparov, n'a pas pu ressentir le point de rupture f4-f5 alors qu'il fait parti des 10 meilleurs de l'Histoire du jeu. Pourquoi ? Mystère... Peut-être la peur de gagner... l'orgueil de battre Kasparov sans "jouer" (il faut savoir que lors du 1er match en 1984, Karpov menant 5-0, voulait gagner par 6-0, d'où son jeu trop attentiste, ce qui permit à Kasparov de revenir dans le match).
L'Histoire choisit toujours les vainqueurs et les vaincus.
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Je trouve un peu dommage que les jeunes joueurs du top mondial se « vantent » de ne pas étudier les parties du passé. Ok, il faut optimiser le temps d’étude via l’ordinateur mais je trouve ça un peu triste. La connaissance des grands champions du passé est pourtant passionnante pas uniquement pour ce qu’on peut y apprendre mais pour tous ces moments d’anthologie, ces émotions qui ont traversé l’Histoire. Dommage pour Sindarov mais je pense qu’il est préférable pour les amateurs que nous sommes de délaisser un peu l’ordinateur et continuer à étudier les parties anciennes
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Je trouve un peu dommage que les jeunes joueurs du top mondial se « vantent » de ne pas étudier les parties du passé. Ok, il faut optimiser le temps d’étude via l’ordinateur mais je trouve ça un peu triste. La connaissance des grands champions du passé est pourtant passionnante pas uniquement pour ce qu’on peut y apprendre mais pour tous ces moments d’anthologie, ces émotions qui ont traversé l’Histoire. Dommage pour Sindarov mais je pense qu’il est préférable pour les amateurs que nous sommes de délaisser un peu l’ordinateur et continuer à étudier les parties anciennes
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Merci de supprimer mon doublon et le présent message
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Je partage l'avis de Justicier ...
Si Sindarov aime lire autre chose que les contrats FIDE...
il prendra certainement beaucoup de plaisir à découvrir chaque mois dans le magazine mensuel EUROPE ECHECS l'excellente rubrique " dans le retroviseur" consacrée ce mois-ci à Jan Timman...
Hélas , je ne serais pas autrement surpris que le jeune Sindarov ignore qui est Jan Timman.....
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@Davout : Je ne vois pas trop le rapport entre les f4-f5 de Lasker-Capablanca et Fischer-Unzicker (Siegen 1970) avec la poussée potentielle f4-f5 dans Karpov-Kasparov.
Dans Lasker-Capablanca et Fischer-Unzicker f4-f5 entraîne l'enfermement du fou c8, c'est un coup de fixation, sans contact avec le pion g6.
Quant à Karpov-Kasparov, la poussée f4-f5 ne me semble possible qu'à un seul moment, à la place de Fe3 (coup que Stockfish donne en premier). Ensuite Karpov n'a plus pu jouer f5 car... c'est Kasparov qui l'a joué avec les noirs !
De toute façon, dans cette variante, il y a un choix de plan. D'autres forts joueurs (après cette partie) ont aussi choisi de jouer sans f4-f5 (ou de le retarder).
Mais évidemment Karpov avait vu f5 et avait probablement prévu de le jouer dans les meilleures conditions.
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Oui f5 n’est pas le seul plan, une fois g6 joué l’ordi recommandé aussi h4- h5.
Toujours est-il que dans cette position d’attaque pure, Karpov n’a strictement rien fait, et s’est contenté d’aller-retour avec ses pièces sans toucher à aucun des pions qui auraient pu lui ouvrir la route du roi adverse certainement par peur de se découvrir.
En pleine bagarre, il a joué Fe3, puis Fc1 puis Fe3; ainsi que Rg1-h1 puis Rh1-g1, etc….comme frappé par une incapacité à prendre une décision tranchée.
Certains coups isolés sont bons pour l’ordi, mais il n’y a pas de plan derrière, tandis que l’adversaire améliore sa position.
Il a certes pensé à f5, mais il n’a jamais osé le jouer tandis qu’un joueur d’attaque aurait d’abord joué f5 par instinct, puis se serait préparé à calculer intensément les coups de défense et d’attaque qui auraient suivi.
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Mais non... Fe3,c1,e3, c’est indispensable pour faire passer la tour en d3 et g3 ou h3. Le fou e3 vise d4 pour échanger le fou adverse (qui lui fera Fe7, f8, g7) ou pour gagner b6 ( ce qui arrivera ). Rh1, g1, cela évite la prise en g2 avec échec justement si on a poussé f5 (après d’éventuels exf et exf). Mais Kasparov a remarquablement anticipé la poussée f5 blanche par l’étonnant Te8-e7 (prise de la colonne e). Pour faire simple. Mais c’est plus compliqué... Vers la fin Karpov peut faire nul quand survient Tg3 Ch5 Th3 Cf6 (Tg3 Ch5). Mais il doit jouer pour égaliser le match (il est mené 12-11).
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Mouais… tu peux toujours expliquer tous les coups individuellement mais franchement il fait du surplace pendant dix coups.
C’est du Karpov pur, dans une position où il faut Tal- ou Kasparov !
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Moi, je n’explique rien. C’est une variante préparée. Où on ne joue pas f5 tôt(17.Df2 est une innovation).Il faut voir l’impressionnante analyse de Kasparov dans l’informateur 40. Pour lui la partie ne se décide qu’après 35.Dxb6! Fa8! 36.Dxd6?? (Zeitnot)
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@Chemtov
Dans son livre les débuts semi-ouverts, Karpov analyse cette partie (p.19) et écrit après 22...., Fg7
"Voici la première position critique. Les Blancs ont le choix entre 23. Fe3 (ce que j'ai joué) et 23.f5. Bien entendu la deuxième suite est plus énergique. [...] Si mon adversaire, en réponse à 23.f5, avait choisi 23... exf5 25.exf5 Ce5 25.Dh4 Dc4 j'aurais certainement conservé ma couronne de champion du monde. E. Vassioukov et L. Silaev après des analyses poussées de cette position trouvèrent une suite forcée conduisant au gain".
Le terme utilisé par Karpov : "plus énergique" rejoint les propos de DocteurPipo.
Quand à mes 2 exemples Lasker et Fischer sur leur f4-f5 qui n'auraient rien à voir avec l'exemple de Karpov, ce n'est pas tant dans une position donnée justifiant tel coup mais dans la manière d'aborder une position qui, si l'on joue pour le gain, réclame, une rupture pour tenter de créer un déséquilibre.
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ce qui intéressant dans cette célèbre partie c'est qu'au-delà des variantes elle montre la difficulté pour l'immense champion qu'est Karpov de sentir le moment critique (ici quand jouer f5).
Dorfman en parle dans son célèbre livre où il analyse sa partie contre Karpov (une sicilienne encore) où Karpov joue l'attaque Kérès avec les blancs, place un sacrifice thématique en jouant Cd5, et au moment d'accélérer l'attaque préfère un coup "prudent" pour réduire le contre-jeu adverse, ce qui aurait pu lui coûter très cher.
D'autres grands champions ont ce défaut, Leko par exemple qui avouait humblement de ne pas "sentir" quand il faut frapper, d'autres étaient très bons pour ça (Spassky par exemple).
C'est peut être pour cela qu'il a ensuite privilégié 1.d4 contre Kasparov dans leurs matchs antérieurs
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Une analyse de 1h12 de la 24è partie Karpov - Kasparov (match II - 1985)) par Kramnik
https://www.youtube.com/watch?app=desktop&v=ql_B_cFOdtU
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C’est drôle comme personne ne croit Stockfish...qui dit que Karpov a eu de l’instinct... en ne jouant pas f5. Et on comprend aussi le coup Rh1-g1 qui souhaite avoir une version améliorée de f5 (sans exf exf Fxg2+ RxF Db7+ et Tc4). J’ai l’impression qu’on sous-estime énormément Karpov ici.
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Franchement personne ne peut croire que Karpov a bien joué cette partie, il n’est que de la regarder !
Il a eu quelques chances de nulle par la suite mais aller grappiller un pion à l’aile dame pour tenter d’égaliser c’est bien triste à partir d’une position d’attaque ( et clairement meilleure) dans une situation où seule valait une victoire.
De mémoire, après cette partie il n’a plus jamais joué 1.e4 contre Kasparov…
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Personne ? En tous les cas, je n’ai pas trop vu comment il aurait pu jouer beaucoup mieux. C’est la variante qui n’est peut-être pas si efficace. En tous les cas, je pense que la partie était hors sujet dans ce post.
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Intéressant de revoir cette partie 40 ans après avec l'analyse de Kramnik...curieusement il ne parle pas trop de f5
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Dans son volume 1 sur les parties de Kasparov, Igor Stohl analyse cette partie.
sur 15. g4!?
"La continuation la plus agressive et la plus prometteuse, parfaitement en phase avec les circonstances du match. Mais les considérations sur la force objective de certains coups ne s'appliquent pas vraiment au-delà d'un certain seuil de tension. On peut s'empêcher de penser qu'un style aussi "marche ou crève" ne convient pas au jeu de Karpov."
sur 20. Fc1 !?
"Après une longue réflexion, Karpov s'en tient au plan de Sokolov et libère la troisième rangée pour sa Tour." Il donne un ?! à 20. f5.
sur 23. Fe3
"Un coup hésitant, ce qui confirme au moins partiellement les réserves émises au sujet du choix stratégique d'ouverture de Karpov. La position blanche réclame à cor et à cri une action immédiate, or le simple 23. f5 exf5 24.exf5 est très fort..."
@Chemtov
Je ne suis pas d'accord avec votre remarque, que cette "partie est hors sujet sur ce post."
Vous dites : "je n’ai pas trop vu comment il aurait pu jouer beaucoup mieux. C’est la variante qui n’est peut-être pas si efficace." C'est que vous n'avez pas regarder l'analyse de cette partie par Kramnik...
Elle montre bien les limites d'un joueur qui n'a pas su ou voulu combler des lacunes, pour Karpov, devenir plus universel dans son jeu. Un exemple opposé est Tal qui est devenu plus positionnel à partir des années 70 ce qui lui a valu, à l'époque, un record d'invincibilité Tal détient deux des plus longues séries d'invincibilité (entre le 15 juillet 1972 et le 26 avril 1973, Tal joua 86 parties dans diverses compétitions sans perdre. Peu après, d'octobre 1973 à octobre 1974 , il fut invaincu pendant 93 parties). Il me semble qu'à cette époque il fréquenta le jeune Karpov dans l'entrainement de ce dernier. Mais le jeu du jeune Tal n'a pas déteint sur celui de Karpov...
Sindarov n'étudie pas les parties des anciens. N'est-ce pas une lacune ? Son résultat aux Candidats l'infirme. Parce qu'il est jeune, il base tout sur le calcul mais pourra-t-il le faire aussi bien à 30, 40 ou 50 ans ?
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La vidéo de Kramnik finalement détaille le coup f5 mais considère que même après son Fe3 Karpov pouvait encore gagner et conserver son titre mais cela demandait de rentrer dans des lignes très calculatoires ce qui n'est pas dans l'instinct de Karpov
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@Davout : Non merci pour la video de Kramnik, j'adore Kramnik, mais j'ai déjà ''donné'' aujourd'hui pour les échecs (cinq heures de cours + trois déplacements + quelques lectures échiquéennes dans les pauses) (dont le dernier E.E.).
Je n'ai pas besoin d'analyses supplémentaires sur cette partie que je connais assez bien depuis longtemps (et quelques lignes parallèles). Je sais juste que Vasiukov, Silaiev, Stohl et d'autres se sont trompés. Que f5 ne donne pas d'avantage. Qu'il s'agissait d'un mauvais exemple concernant ''l'instinct'' (et pire encore, les liens bizarres avec les parties célèbres de Lasker et Fischer).
Et puis surtout, je sais que Karpov ne joue pas à la roulette.
En revanche, merci à DocteurPipo de nous avoir rappelé cette partie passionnante.
A part ça, je n'ai pas donné d'avis sur le fait que Sindarov ou d'autres n'étudient pas les parties des anciens.
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C'est une partie vertigineuse à la fois en termes d'enjeu, de tension psychologique et d'opposition de style
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@Chemtov
Vous écrivez : "Je sais juste que Vasiukov, Silaiev, Stohl et d'autres se sont trompés."
Vous avez oublié de citer que Karpov aussi s'est trompé puisqu'avec f5 il se voyant conserver son titre. Voir mon message du 30/04/2026 16:40.
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Pas tout à fait. Il faut lire précisément. Karpov dit ''probably''. Et ensuite, la ligne ''Vasyukov and Silayev... gave the following forced win'' ne s'applique qu'à une variante. Mais au bout d'une page d'analyse, il cite enfin la bonne ligne noire qui donne rapidement une position quasi égale, mais encore (un peu) risquée pour les deux camps. Avec le commentaire ''the active positions of Black's pieces allow him to hope for a draw''. Ce que confirme l'ordi, quarante ans plus tard, en navigant entre 0.0 et 0.6.
Il s'agit peut-être d'un rajout à une première édition.
Pour moi, ''le'' coup de la partie, que Karpov n'a peut-être pas vu, est l'étonnant Te7 de Kasparov (que je citais là:
''Mais Kasparov a remarquablement anticipé la poussée f5 blanche par l’étonnant Te8-e7 (prise de la colonne e). Pour faire simple. Mais c’est plus compliqué....)''.
C'est pourquoi Karpov avait peut-être pensé avoir le temps de jouer f5. Mais ce n'était pas la question d'avoir ''ressenti'' ou pas la nécessité de jouer f5 (Mon intervention initiale avait été provoquée par votre ''Karpov, du moins dans sa partie contre Kasparov, n'a pas pu ressentir le point de rupture f4-f5''.)
Désolé, mais j'avais franchement eu l'impression d'entendre Julien Song et Kevin Bordi commenter des parties de joueurs de blitz.
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@Chemtov
"probably", dans le livre de Karpov, a été traduit par certainement. Ce qui pas tout à fait la même chose.
"Probably" se traduit en français par "probablement" et certainement par "certainly".
La traduction est de Christophe Guéneau chez Economica.
Il est curieux que certains traducteurs se permettent de trahir la pensée des auteurs.
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En fait Karpov dit surtout que l'analyse de Kasparov est fausse. Et qu'il aurait probablement gardé son titre si Kasparov avait joué la ligne qu'il proposait pour les noirs (avec Ce5 Dh4 Dc4 Dxh7) en oubliant d'intercaler Tf4 ("instead of the hasty capture on h7").
C'est cela que Vasioukov et Silaev ont démontré. Mais ils n'ont pas démontré que f5 gagnait.
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Dommage que Karpov ait dépensé 44 minutes sur son coup 20.Fc1! Qui est de toute façon très dans son style libérant le passage pour la T , Td1-d3-h3
Il a ensuite du subir un très sévère zeitnot, (apparemment le drapeau commençait à se lever)
Il aurait sinon pu trouver :
36.Dxb8 Txb8
37.Fh3!
(With Wild complications - Kasparov)
Et vu la position chaotique qui en aurait resulté, avec peu de temps des deux côtés, l'histoire des échecs aurait pu être différente (pour quelques années)
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Que jouez-vous ici (solution en bas du commentaire) ?
Dans cette position, Karpov joua Fc1.
Selon l'ordi ce coup est erroné et perd toute initiative. C'est le coup karpovien par excellence, replacement d'une pièce qui pourrait en gêner une autre, pour passer la tour dame en d3, puis h3. Ce plan était déjà connu au moment de la partie, Karpov a suivi à la lettre le plan adopté par Sokolov quelques temps plus tôt (y compris l'"innovation" Df2, en fait Karpov a joué les mêmes coups que Sokolov en les intervertissant)
Mais si Kasparov n'en profite pas, il faut dire qu'après le coup suivant des Blancs (Td3) ce sont les ...Noirs qui ont l'avantage s'ils jouent parfaitement.
Stockfish propose ici h4 avec un bon avantage blanc.
L'idée très moderne est de jouer h5-h6 puis (dans certains cas)f5. Si les Noirs répondent par f5, les Blancs jouent exf5 et sur gxf5 (forcé à cause de la case d5) ils ont une meilleure structure de pions (pions e et d faibles) et la position du roi noir est affaiblie.
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Ce qui est curieux, c'est que devant gagner à la dernière ronde, Karpov ait choisi une ouverture qui allait forcément aboutir à ce genre de combat.
(La position après 16... Cd7 était sur le grill de l'actualité depuis quelques mois et la partie Sokolov-Ribli jouée en juillet au tournoi des Candidats de Montpellier. Le 17.Df2 de Karpov est une nouveauté plutôt très bonne car Kasparov "se trompe" avec 20...Tbc8.)
Dans la même situation, Kasparov, dans le match de 1987, choisit une Anglaise et une partie qui durerait longtemps... Avec succès.
Pour ces 2 joueurs, on peut dire (et c'est assez unique) que leur carrière et leur histoire sont liées, intimement presque. Si on peut assurer que Kasparov, au début du 1er match n'est pas encore le champion mature qu'il deviendra, on peut finalement peut-être en dire autant de Karpov.
Il faut regarder les parties de Karpov dans les années qui précèdent leurs confrontations mondiales. C'était un "tueur de Siciliennes" comme il n'y en a pas eu beaucoup.
N'oublions pas que son premier objectif était de surpasser Fischer.
@ Davout
Pour la traduction, ce n'est pas forcément trahir que de ne pas faire du "mot à mot"... Sinon ChatGPT et consorts suffiraient.
Les traductions de Ch. Guéneau sont d'excellentes traductions, à mes yeux, car elles ne sont pas "mot à mot". D'autre part, Karpov a dû écrire en russe, ou au moins penser son texte en russe, ce qui me fait encore plus faire confiance au traducteur 😉
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Ce qui est curieux, c'est que devant gagner à la dernière ronde, Karpov ait choisi une ouverture qui allait forcément aboutir à ce genre de combat.
(La position après 16... Cd7 était sur le grill de l'actualité depuis quelques mois et la partie Sokolov-Ribli jouée en juillet au tournoi des Candidats de Montpellier. Le 17.Df2 de Karpov est une nouveauté plutôt très bonne car Kasparov "se trompe" avec 20...Tbc8.)
Dans la même situation, Kasparov, dans le match de 1987, choisit une Anglaise et une partie qui durerait longtemps... Avec succès.
Pour ces 2 joueurs, on peut dire (et c'est assez unique) que leur carrière et leur histoire sont liées, intimement presque. Si on peut assurer que Kasparov, au début du 1er match n'est pas encore le champion mature qu'il deviendra, on peut finalement peut-être en dire autant de Karpov.
Il faut regarder les parties de Karpov dans les années qui précèdent leurs confrontations mondiales. C'était un "tueur de Siciliennes" comme il n'y en a pas eu beaucoup.
N'oublions pas que son premier objectif était de surpasser Fischer.
@ Davout
Pour la traduction, ce n'est pas forcément trahir que de ne pas faire du "mot à mot"... Sinon ChatGPT et consorts suffiraient.
Les traductions de Ch. Guéneau sont d'excellentes traductions, à mes yeux, car elles ne sont pas "mot à mot". D'autre part, Karpov a dû écrire en russe, ou au moins penser son texte en russe, ce qui me fait encore plus faire confiance au traducteur 😉
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@ Doc (je n'avais pas vu ton post quand je rédigeais le mien)
La position de ton diagramme est intéressante, elle survient après le 20... Tbc8 (que je mentionnais et qualifié de douteux à l'époque).
Toute la conception blanche, depuis 17.Df2 est une amélioration du jeu blanc de Sokolov qui avait réussi à faire jouer la Tour Dame grâce à une imprécision de Ribli.
Je pense que le 21.Fc1 de Karpov était unanimement considéré comme un coup de grande classe, à l'époque.
D'ailleurs il est amusant de disserter de "l'instinct" des joueurs avec ces 2 champions.
Kasparov se considérait comme doté d'une très grande intuition, mais j'ai entendu (sans doute par Dorfman) que ce n'était vraiment pas son point fort.
Alors que Karpov, comme Carlsen aujourd'hui et ce n'est pas un hasard à mon avis, est généralement salué comme un des joueurs avec la meilleure intuition, celui chez qui "la main ne se trompe pas" lorsqu'il faut choisir une case pour une pièce ou l'inverse.
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Oui c’est pour cela que j’ai choisi cette partie.
Karpov est un grand joueur d’instinct dans des positions stables mais pas du tout dans ce genre de position.
Ici il ne peut se résoudre à prendre le taureau par les cornes et faire ce que demande la position, aller de l’avant avec les pions.
Du coup il va se contenter de promener ses pièces d’une case à une autre, sans autre but précis que d’éviter de s’affaiblir encore avec des coups de pions.
Kasparov au contraire est beaucoup plus décidé dans cette partie et joue avec un plan très nimzovitschien d’ailleurs, Te7 puis Te8 en anticipation du break f4-f5.
Ses coups ne sont pas tous précis selon l’ordi ( et les critères actuels des meilleurs joueurs) mais l’arrangement de ses pièces est beaucoup plus harmonieux que celui de Karpov, parce que dans une position dynamique il est beaucoup plus fort et a plus d’instinct. Donc je suis d’accord avec Dvoretski qui a fait la distinction entre joueurs d’instinct comme Karpov ( ou Capablanca)et joueurs logique comme Kasparov ( ou Alekhine, Botvinnik)mais l’instinct n’est pas universel, il vaut seulement pour les positions que l’on maîtrise.
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Oui, j'aime bien aussi cette distinction (je ne connaissais pas).
Il faut croire qu'aujourd'hui on peut arriver au plus haut des sommets avec un "instinct" faible (pour ce type de joueur) et que Kasparov était peut-être leur précurseur.
Pour l'absence de culture livresque, je crois que Sindarov n'est pas une exception. J'ai entendu Maurizzi où il déclarait n'avoir jamais ou quasi jamais ouvert un livre d'échecs.
Finalement, ce qui est rassurant, c'est que ce soit Carlsen (l'anti-héros de cette tendance) qui soit si dominant.
Enfin, à des niveaux "normaux", pour les petits joueurs de club que nous sommes, avoir 2 ou 3 idées issues d'1 ou 2 bouquins qu'on a un peu travaillé... Ça semble être plutôt pas mal 😊
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@Julo62
Vous avez raison. Le livre est traduit du russe.
Chemtov cita une version anglaise ce qui ajoute de la confusion entre "probablement" et "certainement".
Qui a la version russe ?
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Penarol... si vous nous lisez...
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Pour en revenir au fil, citons l'excellent Mister Bertola, dans la bonne interview hommage donnée sur le site EE, à propos de l'inculture historique des tops joueurs : "Je me souviens, un jour à Chartres, on avait posé quelques questions sur l'histoire du jeu à Arjun Erigaisi, et il n'avait pas pu citer un seul champion soviétique. La nouvelle génération ne s'y intéresse pas car leur travail, c'est de mémoriser des lignes et de se préparer avec l'ordinateur". Cette mécanisation de la formation reste sidérante ..
De fait, comme indiqué déjà, le formatage des prodiges et l'utilisation de leur "temps de cerveau disponible" n'est pas compatible avec un travail sur les parties anciennes. Ceci étant posé, je persiste à croire que la "méthode Sindarov" n'est sûrement pas le seul moyen pour atteindre le haut niveau.
Quant à la prééminence donnée au calcul, citons un autre sage, Max Euwe (Avant-propos au Bronstein, L'art du combat aux Echecs, p. 3) :
" L'analyse systématique (par le calcul des variantes) est fatigante, ce qui joue un rôle non seulement dans la partie mais dans la carrière entière. Bronstein et Tal en sont d'ailleurs de parfaits exemples. Bien qu'ils aient brillé comme personne avant eux, ils l'ont fait cinq à dix ans, pas plus. Leur talent ne s'est bien sûr pas éteint, mais leur énergie créatrice les a empêchés de se maintenir au top. Ils l'ont brûlée trop vite".
Cet avis prend tout son sens quand on regarde le jeu de certains prodiges et les montagnes russes qu'ils traversent, lorsqu'ils n'explosent pas en vol. Tant va le prodige au calcul qu'il peut se griller ;-).
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Andy Woodward adore regarder les parties anciens
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Ref Athos : merci pour la citation de Euwe que je ne connaissais plus ( j'ai le livre art du combat) et qui va dans le sens de ce que je pensais sans pouvoir argumenter...
Même lorsque j'étais jeune (20 ans) et en bonne santé, une partie de plus de 5 heures était déjà fatiguante pour moi, alors que je suis incapable de calculer à plus de 3 coups entiers devant l'échiquier....
J'étais aussi incapable de bien jouer au delà de 4 parties successives ( 1 par jour) par exemple dans un open.....
Lorsque je lis que les jeunes champions actuels peuvent jouer des parties longues de plus 5 heures, sous la pression de la pendule, calculer sur 10 coups devant l'échiquier et jouer bien plus de 100 parties par an , sur les 5 continents ( fatigue voyage)....je reste admiratif et étonné.
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Pour en revenir à Sindarov, qui est La révélation de ce tournoi des candidats.
Est ce que quelqu'un qui possède chessbase , pourrait regarder les résultats de Sindarov dans sa jeunesse , dans les compétitions internationales, contre les meilleurs joueurs de sa génération ?
( Gukesh, Erigaisi, Praganandha, Keymer, Firouzja, Abdusatorov, Sarin....??).
J'ai le sentiment que son immense talent a franchi un pallier depuis l'an dernier...
Est ce que Sindarov a dejà croisé Gukesh dans les compétitions jeunes ?
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Concernant le grand TAL, je ne suis pas convaincu par l'analyse de EUWE.
La baisse de niveau (toute relative) de ce génie me paraît dûe essentiellement à ses graves problèmes de santé et à son mode de vie .
Botvinnik l' avait reconnu lui-même, en disant que Tal aurait été le plus grand de tous sans ses soucis de santé. ( Je n'ai plus en tête la phrase exacte)
Quant à la soi-disant fatigue générée par le calcul des variantes , Tal expliquait lui-même que ses fameuses combinaisons étaient souvent jouées à l' instinct.
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Tal a une créativité extraordinaire entre 1958 et 1960, ensuite il se tarit peu à peu à part quelques éclairs ; il devient dans les années 70 un joueur principalement technique au style très sec.
Un peu comme ces gens si nombreux qui se « droitisent » en vieillissant !
Certes la perte d’énergie peut s’expliquer en partie par ses sérieux problèmes de santé.
Il calculait très loin ( avec pas mal d’erreurs aussi); on dit que les calculs lui apparaissaient comme par flash, non au coup par coup mais tous les trois ou cinq coups - il voyait les positions de manière quasi photographique.
Ce qui est épatant dans ses parties de jeunesse c’est l’extraordinaire intuition dont il fait preuve dans les situations d’attaque chaotique.
« Le talent atteint une cible que personne d'autre ne peut atteindre ; le génie atteint une cible que personne d'autre ne peut voir. » Arthur Schopenhauer
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C'était le bon temps, ça, Doc : la droitisation post florentem.
Aujourd'hui, on éclot à droite 😆
C'est comme pour les échecs, les temps changent...
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Ô Prodige, ne brûle pas tes vaisseaux
Ou tu finiras comme un sot
(ou la tête dans le seau)
Voici une idée de thèse : Pour une théorie du prodige dans les Echecs contemporains.
Un gros travail de formatage, en niant le passé, une ascension fulgurante, un pic artificiel, puis une carrière plus en retrait, quoique honorable, une fois que les piles sont usées.
Le coeur à gauche puis le portefeuille à droite ;-)
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@Athos
N'exagérons pas, le passé, ils ne le nient pas (enfin je ne crois pas). Plutôt, ils pensent que c'est superflu pour atteindre le niveau de performance des tous meilleurs actuellement, et j'aurais tendance à imputer cela aux enseignants plus qu'aux apprenants.
Pour le jeune prodige turc, on a appris que dans son équipe, il y a Mamedyarov. Je me dis que c'est certainement une très bonne chose pour lui. C'est toujours un très fort joueur, et c'était un grand combattant avec, je le pense en ayant en tête certains de ses braquages échiquéens, une grande culture. Peut-être pas classique, je n'en sais rien, mais une culture du jeu très large.
Et quand on observe les parties de Erdogmus, on se dit qu'il suit ce genre de chemin pour découvrir largement le jeu.
Ce serait un joli signe qu'un joueur qui se formerait largement à l'ensemble du jeu et de sa culture parvienne au sommet. Qu'il y parvienne et qu'il y reste car il aurait acquis une saine curiosité de l'immensité du jeu.
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il y a un élément important dans la comparaison des (jeunes) champions actuels avec les champions du passé : c'est l'age auquel ces champions entrent , par exemple, dans le top 100 mondial.
La génération Karpov-Kasparov (1951-1963) arrivait à leur maturité échiquéenne vers 25-30 ans ....
aujourd'hui il n'est pas rare de voir des joueurs de 20 ans (ou moins !) dans le top 100 mondial...
bien sûr les logiciels d'échecs ont énormément apporté aux meilleurs joueurs du monde ( pour un GMI ,jouer contre un adversaire à 3600 elo , est forcément profitable pour progresser... tout comme acceder à des millions de parties de GMI , classées dans databases de parties récentes analysées ).
je pense qu'on ne peut pas attendre d'un joueur de 18 ans , qu'il ait connaissance des parties classiques, à la manière de Karpov ou Kasparov à 25 ans : la formation et la progression des 2 K, passait nécessairement par l'étude des parties des champions passés , car c'étaient eux qui avaient joué les meilleures parties de l'histoire du jeu d'échecs ( le logiciel à 3600 elo n'existait pas ..) .
Karpov a progressé grace à Kasparov....Kasparov a progressé grace à Karpov ..... car ils ne pouvaient pas jouer contre un meilleur adversaire humain ....ni jouer contre un logiciel à 3600 elo pour progresser.
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@Doc
Tu connais la phrase de Victor qui a dit sur Tal " a weak calculator" après une partie en 1971 ?
Une possible explication c'est que Korchnoi était une machine à calculer (très loin sur une ou deux variantes) alors que Tal voyait 'en flash' par arborescence sur quelques variantes de 3 ou 4 coups.
Je vais créer un fan club Victor Korchnoi sur FE :)
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Tal indiquait des variantes très longues fréquemment, style 10/15 coups parfois. Mais en les vérifiant, on découvrait quelques oublis...
Je crois qu'il avait une manière de calculer pas forcément orthodoxe, mais n'oublions pas que pendant plusieurs années il a dominé tout le monde par sa supériorité tactique !
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c'était un peu ironique de la part de Korchnoi.
Robert Hubner "les parties de Tal sont des plus importantes jusqu'à son accession au titre pour le développement des échecs"
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je trouve très triste la teneur de cette déclaration de Sindarov.
si ça le fait gagner, tant mieux pour lui, mais quelle sécheresse
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@doubrrriouchkouf
C'est un peu le cas dans tous les sports professionnels.
Aux échecs, en plus, on n'est pas pollué par le "glamour" des success-story.
J'avais été sidéré, au tennis, par le nombre de championnes et de champions qui disent, littéralement, détester le tennis.
Aussi, aux échecs, avec la démocratisation du jeu (au sens où il s'est massivement développé dans des régions hors culture échiquéenne traditionnelle), on obtient aussi ce genre de champions : extrêmement doué pour une activité qui n'est qu'une activité professionnelle lucrative et respectable.
Ça peut paraitre curieux pour l'Ouzbékistan, ancienne république soviétique, mais peut-être que le sentiment "anti-russe" de la fin de l'URSS qui voyait l'état soviétique plus comme une puissance coloniale faut que c'est aussi une région finalement neuve pour le jeu d'échecs.
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@Julo62 : sauf effondrement, Erdogmus pourrait bien être le successeur de Carlsen. La seule question à se poser c'est de savoir à quelle vitesse ses piles s'useront, car il démarre (trop) tôt et (trop) fort ;-).
Après s'il connaît l'histoire des Echecs, ce qu'on ne sait pas encore, tant mieux. Mais voyez Erigaisi et Sindarov, parmi bien d'autres ...
En regardant ses parties, on sent comme une espèce de mix entre Petrosian et Alekhine. Il a une énorme vitesse d'adaptation selon les circonstances, il peut simplifier (comme il l'a fait au dernier Tata Steel contre les forts joueurs) ou complexifier. Contre un Topalov un peu optimiste, il s'est permis un énorme jeu d'attaque, d'autant plus facilement que l'ancien champion s'y prêtait aussi, alors qu'il n'en a plus les moyens.
Son style est bien moins énergivore, pour en revenir à Euwe, que celui de certains prodiges actuels. Ses piles dureront donc plus longtemps, mais sera-t-il encore là à 35 ans ? Rendez-vous dans 20 ans ;-)
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@Athos
35 ans...
Tout de suite, comme vous y allez 😊
En commençant si jeune, 15 ans de carrière au top niveau, ça le laisserait dans la vingtaine !
Jusqu'à quel âge indu voulez-vous donc faire travailler les gens ? (Ne répondez pas 😊)
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@Julo62 : les autorités turques vous répondent, pour ma part je n'oserais pas ! 60 ans actuellement, mais 30 % des retraités continuent de travailler en appoint.
Dans bien d'autres pays on frôle les 68 ans ou plus, mais le déficit n'est pas le même qu'ici ;-).
Si l'on suit votre raisonnement, Erdogmus aurait été au top niveau à 5 ans !
Ceci dit, avec les progrès de l'usinage des "bébés-requins", peut-être que le Champion du monde dans les années 30-40 aura 8 ans (et qu'il rentrera en EHPAD ou en hôpital psychiatrique à 25 ans ...) ;).
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@Athos
14 (2700, on peut parler de top niveau)
+ 15 (durée de la carrière que je mentionnais)
= 29 ans 😉
Peu ou prou l'âge auquel Carlsen s'est retiré du cycle de championnat du monde.
Et le Norvégien, avec sagesse peut-être, n'était entré dans ce cycle de (sur)pression qu'une fois sa 20aine bien enclenchée.
Puisse-t-il avoir une belle et longue carrière et apporter beaucoup au jeu.
C'est bien tout le mal que je lui souhaite à ce jeune garçon.
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les indiens tiennent encore un nouveau prodige
Tamizh Amudhan 8 ans a battu Vincent Keymer au fresstyle de chess.com
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Ce que dit Sindarov ne me choque pas. Le monde a changé. Il y a quelques jours, je suis tombé sur une publication qui disait que la moyenne d'âge des téléspectateurs de France 2 frisait les 66 ans (!!!). Qu'est ce que ça signifie ? Que la télé n'est plus qu'un média parmi d'autres et réservé aux vieux (excusez du terme).
La jeune génération s'informe et se divertit autrement. Les grandes messes familiales autour de la télé n'existent plus.
En ce qui concerne les échecs, les nouvelles générations n'ont pas l'attachement que les anciennes avaient au parcours classique du joueur d'échecs qui comprenait l'études des parties des anciens champions, les lectures des classiques etc
En réalité elles n'en ont pas vraiment besoin. Elles ont un matériel à disposition qui n'existait pas dans les années 80 et au début des années 90. Des moteurs d'échecs fiables qui répondent à tout, qui peuvent analyser la quasi totalité des positions, qui peuvent aider à l'analyse des ouvertures, du milieu de jeu, des finales...
Je pense même que ces jeunes trouveraient faibles les champions du passé. Je me rappelle d'un reportage dans lequel MVL ne se montrait guère impressionné par la célèbre partie du siècle de Fischer à 15 ans dans laquelle il sacrifie sa dame.
Concernant le calcul en live, je me rappelle avoir entendu Fabiano Caruana dire à peu près la même chose que Sindarov mais à propos des finales : en résumé, devant n'importe quelle position, un fort joueur pouvait tout recalculer jusqu'à la fin. Donc pas besoin d'étude spécifique sur les finales (ce que je déduis de ces propos).
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@Morphy1975
Fischer avait 13 ans et pas 15 ans lorsqu'il joua cette "partie du siècle". De plus, MVL fait de l'anachronisme en jugeant une partie de 1956 avec des connaissances des années 2000.
Dans le livre de Donaldson : "Inside the Mind of Bobby Fischer", ce dernier a analysé les parties du match Steinitz vs Dubois, Londres, 1862.
"Unique parmi les champions du monde de la seconde moitié du XXe siècle par son amour des échecs de l'âge d'or, Fischer vouait une grande admiration aux anciens maîtres. Sa fascination pour le jeu d'avant 1900 était particulièrement vive au début des années 1960." p.122
Pourquoi Carlsen maintient son niveau aussi longtemps ? Il fait comme les joueurs du passé, il étudie les anciens, il lit des ouvrages sur le jeu. Bref, il se cultive tout simplement. Contrairement à certains joueurs qui n'ouvrent pas de livres sur le jeu.
"Dans les jours précédant le Championnat du monde de parties rapides et blitz, je lisais « Bobby Fischer et son monde » de Donaldson, et ce livre m'a énormément inspiré pour ma partie décisive du dernier tour contre Abdusattorov, où j'ai joué g4-g5. Pendant la partie, j'avais l'impression que la position était très similaire à celle de la partie Fischer-Andersson, Siegen 1970, analysée dans l'ouvrage." 4è de couverture du livre de Donaldson cité plus haut.
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