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Intrinsec Chess Rating, comparaison des champions du passé, psychologie et autres considérations... par scandien le 12 mars 2018  [Aller à la fin] | Actualités |
Depuis déjà quelques temps, de nombreux essais ont été fait pour évaluer des joueurs en fonctions de la qualité des coups qu'ils ont joué durant leurs carrières.

En gros, les auteurs ont fait évaluer les coups des joueurs par des programmes et en utilisant des formules statiques et différents modèles ont donné leur propre évaluation du niveau des champions du passé.

D'autres études ont utilisé les Echecs pour étudier les facteurs source d'erreur dans les décisions humaines. L'une d'elles peut être consulté ici :
https://scholar.harvard.edu/files/sendhil/files/p705-anderson.pdf


De cette étude, il ressort qu'il y a trois facteurs importants de sources d'erreur dans les décisions humaines ( ces facteurs sont d'ailleurs intuitivement percus par tous):
1)le niveau de celui qui prend la décision : on peut en effet conclure qu'un GMI fait moins d'erreur qu'un joueur de club, ou qu'un débutant,
2)le temps imparti pour la réflexion : là encore on concoit assez facilement que les joueurs disposant de beaucoup de temps vont avoir tendance à faire moins d'erreur que lors d'un blitz ou d'un Zeitnot,
3)la difficulté de la position : si les choix de coups possibles sont nombreux, et si parmi eux se trouvent de nombreuses possibilités de gaffes ou de bons coups par ailleurs égaux, la chance de faire des erreurs est plus importantes. à l'inverse, si une position contient peu de possibilités de coups et peu de sources d'erreurs, le nombre d'erreur sera réduit.
Il semble d'ailleurs que ce dernier facteurs soit le plus imortant .


L'ensembles des études portent en général sur les champions du passé comparé à ceux d'aujourd'hui, et essayent d'établir une hiérarchie absolue.

L'analyse Intrinsic Chess Rating de Regan et Haworth, utilise un modèle basé sur l'analyse des erreurs pour démontrer qu'il n'y a pas d'inflation du ELO.

http://centaur.reading.ac.uk/19778/1/Intrinsic_Rating.pdf

Celle de Erik Varend montre au contraire une inflation de 5 points par décade pour le même Elo FIDE.

http://chessanalysis.ee/Quality%20of%20play%20in%20chess%20and%20methods%20for%20measuring.pdf

Toutes ces études me semblent valides ( je n'ai pas les connaissances suffisantes en mathématiques pour les réfuter ou même les mettre en doute!
Mais je pense personnellement que si en effet on doit pouvoir utiliser un tel système pour donner un "classement" ou disons plutôt une évaluation de la qualité de jeu des joueurs, cela ne signifie pas que l'on puisse prédire ainsi le résultat de matchs hypothétiques entre les grands joueurs du passé contre ceux du présent.
Je pense en effet que l'aspect psychologique est laissé de côté. Comme évaluer la pression morale exercée par Fischer lors de ces parties, comment évaluer la "peur" des joueurs confrontés à Tal lorsque ce dernier se lance dans LE sacrifice qui fait exploser la position? Comment evaluer le désespoir des joueurs affrontant l'invincible Capablanca ?
Bref à mon sens le meilleurs coups n'est pas à proprement parler le plus lisse ou le plus efficace (selon les critères des machines) mais le plus à même de déconcerter son adversaire !

Et vous qu'en pensez vous ?


thierrycatalan, le 12/03/2018 - 20:57:24
un peu d'accord avec l'ensemble de toutes ces idées bien présentées.
Je rajouterais un autre facteur : celui de l'état physique du joueur lorsqu'il joue sa partie !
même un champion du jeu d'échecs fera des erreurs très inhabituelles s'il est fatigué par un microbe qui traine , ou bien victime de manque de sommeil avant la partie , ou attristé par un événement affectif ponctuel (un deuil etc ) ou même une maladie chronique.
Il est alors certain que l'analyse de sa partie dans ces conditions ne montrera pas le niveau réel de ce champion.




AutisticPerson, le 12/03/2018 - 22:49:25
« Bref à mon sens le meilleurs coups n'est pas à proprement parler le plus lisse ou le plus efficace (selon les critères des machines) mais le plus à même de déconcerter son adversaire ! »

Je ne suis pas d'accord avec cette affirmation, elle relève juste du psychologique. Car dans ce cas, un mauvais coup peut-être perçu comme déconcertant mais est-ce que cela peut-il donner un avantage à celui qui l'effectue ? Certainement non.

De plus, le coup le plus efficace est certainement le coup le plus déconcertant qui puisse être joué.


scandien, le 13/03/2018 - 12:50:04
J'explique un peu mieux :
le coup le plus efficace est le meilleurs coup. C'est aussi celui qui va le plus gêner une machine ou un programme.

Certains sacrifices de Tal ne sont pas les coups les plus efficaces (au sens strict du terme et du point de vue des machines) mais sont des coups qui ont déconcertés ses adversaires, qui n'ont pas su trouver les bonnes réponses.

L'idée de Tal était que ses adversaires ne sauraient trouver la (ou les) les solution(s) dans le temps imparti et que dans les complications qui vont suivre il serait plus à l'aise que ses adversaires.
Tal amenait ses adversaires sur le plan de la tactique et du calcul (dans lequel il était le meilleur), mais face à une machine (dont c'est aussi le terrain de prédilection) son style ne pourrait pas marcher .




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