France Echecs Bandeau France Echecs |  
---- samedi 24 février 2018
--- ---- --- Ecrire au webmaster
Nom d’utilisateur   Code d’accès 
--- --- ---
Forums  | Devenir membre | Mot de passe oublié ? | Charte | A propos |  Utilisation des cookies |  Contacter France-Echecs
Actualités   Actualités
Tournois   Tournois
Théorie   Théorie
Ouvertures   Ouvertures
Clubs   Clubs
Informatique   Informatique
Arbitrage   Arbitrage
Problèmes   Problèmes
Etudes   Etudes
Finales   Finales
FAQ   FAQ

 Rechercher sur le site  



Abonnez-vous à la revue Europe-Echecs

Le duel Steinitz-Blackburne, Vienne 1873 par Georges Bertola par Europe Echecs le 02 février 2018  [Aller à la fin] | Actualités |
Steinitz était considéré comme le plus fort joueur en activité, mais Morphy était toujours perçu comme le meilleur de son temps. Le « Morphy autrichien » était encore loin de rallier tous les suffrages. Voici une anecdote : Bird aimait à rappeler que Steinitz fut souvent l’objet de plaisanterie et lorsqu’il fut introduit et présenté au Simpson’s Divan à Londres comme « Le champion », un membre honorable du club se permit de demander « de quoi ? ».

Il faut préciser que Bird était attaché à ce que Steinitz désignait sous l’appellation de vieille école, soit les romantiques fervents attaquants et il dénigrait le champion de l’école moderne dont il ne comprenait pas vraiment l’importance de ses apports sur le plan échiquéen : « Mettez le contenu d’une boîte de pièces d’échecs dans un chapeau, agitez-le avec énergie, versez-le d’une hauteur d’un demi-mètre sur l’échiquier et vous obtiendrez le style de Steinitz. »

Steinitz s’imposa contre Rosenthal avec un chef d’œuvre de stratégie, digne du XXe siècle. Une partie qui allait devenir un exemple de valorisation de la paire de fous. Un critère de référence dans la théorie de Steinitz qui contribuait à l’accumulation de petits avantages. Sa conception du jeu fut largement sous-estimée par beaucoup de ses contemporains.

Steinitz profita aussi d’infliger deux défaites à son ancien rival Anderssen. La partie ci-dessous (commentée dans l'article) est une illustration du concept de l’accumulation des avantages. Steinitz considérait qu’une attaque était prometteuse lorsque la position de l’attaquant présentait davantage d’éléments positionnels favorables que celui du camp adverse. Un jugement positionnel était donc issu de la comparaison des éléments des deux camps.

« Quand mon fou contrôle quatre cases et le fou adverse seulement trois, c’est déjà là un avantage minime; mais si plusieurs de ces avantages s’ajoutent, il en résulte finalement un côté positif sensible. » Steinitz

Lire l'article complet sur www.europe-echecs.com/art/le-duel-steinitz-blackburne-vienne-1873-7249.html


kieran, le 02/02/2018 - 13:00:40
Superbe article, comme d'habitude! A quand le livre?


thierrycatalan, le 02/02/2018 - 18:02:47
Dans son livre "la fabuleuse histoire des champions du monde" Nicolas Giffard explique bien le rôle essentiel de Steinitz dans l'histoire de la compréhension du jeu d'échecs....
Champion du 19 eme siècle , certes, mais qui aurait sans doute encore massacré pas mal de jeunes GMI au 20 eme siècle...
Et si vous aviez pu lui apprendre l'usage d'un ordinateur, nul doute qu'il gagnerait encore pas mal de GMI au 21 eme siècle ! rires.

Je suis toujours admiratif quand je regarde les parties de ces grands maitres du passé ....
je suis certes incapable de juger les évolutions de la théorie moderne par rapport à leur époque,(je ne la connais pas ! rires) mais je me rends compte toutefois à quel point ils sont forts et comprennent bien le jeu, dans les ouvertures, les milieux de jeu, les finales , leur extraordinaire capacité à trouver les bonnes cases à l'avance pour leurs combinaisons, et à quel point leur jugement de la position est sûr.

Je reste persuadé qu'un amateur comme moi apprend plus en regardant et analysant les parties de Steitniz, qu'en jouant contre Stockfisch ...



© 2000-2018 - France Echecs