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Wurzburg-Plachutta et Holzausen par DTFC le 11 juin 2014  [Aller à la fin] | Problèmes |
Un Plachutta sans sacrifice sur la case d'interception est appelé un Holzausen par Chéron dans les échecs artistiques et par Biénabé dans le guide des échecs. Dans d'autres livres (comme l'album FIDE 2004-2006), le Holzausen, c'est autre chose et on parle du Wurzburg-Plachutta comme étant une interception réciproque du genre Holzausen.
Les noms et appellations de thèmes ont changé au cours des époques car on appelait le plus souvent un thème soit par le nom du premier compositeur à l'avoir trouvé avec une solution parfois dualistique, soit par le nom du compositeur qui l'a rendait correcte.
Ultérieurement, alors que l'on croyait connaître le nom du premier compositeur, on découvrait parfois que quelqu'un d'autre avait déjà eu l'idée auparavant. Au 19ème siècle, l'information n'allait pas très vite. D'où d'éventuels changements d'appellations.
Dans le livre de Biénabé, il est précisé que Grimshaw a composé le thème en 1853 mais avec un problème démoli (il est possible que la démolition ait été découverte longtemps après) et que Holzausen en a composé un correct en 1908 ce qui expliquerait le nom du thème.
D'où mes deux questions : 1) le Wurzburg-Plachutta et le Holzausen sont-ils le même thème ?
2) Si c'est le cas, pourquoi l'appelle-t-on Wurzburg-Plachutta ?
Merci d'avance.


erony, le 11/06/2014 - 18:37:54
Ce que j'avais retenu (mais peut-être suis-je dans l'erreur) :

Un "Plachutta sans sacrifice sur la case d'interception" n'est pas un Holzhausen mais un Wurzburg-Plachutta.

Un Holzhausen est, en somme, un demi Wurzburg-Plachutta : il y a une interception, non pas deux comme dans le Plachutta (avec sacrifice) et le Wurzburg-Plachutta (sans sacrifice).

Dans tous les cas, aucun rapport avec le Grimshaw (= Novotny sans sacrifice) où les deux figures en question sont de marches distinctes.


doubrrriouchkouf, le 11/06/2014 - 18:44:07
A vos souhaits ! :)


erony, le 11/06/2014 - 19:01:42
Merci Doub, mais avec un pseudo comme le vôtre, l'éternuement est une seconde nature... !

Voici un exemple que vous-même trouverez très clair, j'en suis sûr.

Mat en 3 (A. Loboussov, 1976).

Thème Wurzburg-Plachutta.

8/3KBp2/8/3kp2B/1R2N3/7r/8/5r2





erony, le 11/06/2014 - 19:31:49
Thème Holzhausen.

Mat en 3 (J. Hannelius, 1967).

4 interceptions Holzhausen, avec un Novotny en prime.

3rrb2/BBN4b/8/1p5q/p1kn1R1p/2Pnp1pP/PPN1Q1P1/3R3K





erony, le 11/06/2014 - 19:34:07
Ce problème avait été donné au championnat de Tchéquie 2007. Sauriez-vous le résoudre ?


DTFC, le 14/06/2014 - 13:24:11
Merci pour ces réponses. A présent, c'est clair en ce qui concerne les thèmes.
Mon erreur vient du livre de Chéron qui indiquait: "le Plachutta est une interception entre pièces à même marche, obtenue par le sacrifice d'une pièce blanche sur la case critique"; Chéron ne parle pas d'interception réciproque mais les exemples qu'il donne sont des interceptions réciproques. Chéron parle ensuite du Holzausen avec la même définition en indiquant qu'il n'y a pas de sacrifice. Les premiers exemples qu'il donne sont des interceptions réciproques (donc des Wurzburg-Plachutta mais Chéron ne mentionne pas ce nom) là aussi. J'en avais déduit que Chéron avait peut-être simplement oublié le mot "réciproque" dans ses définitions et que le nom des thèmes était juste.

Influencé par cela, j'ai lu trop vite les indications de Biénabé qui sont pourtant exactes. Concernant Chéron, il peut s'agir d'un oubli mais pas forcément : Chéron considère peut-être que Holzausen a composé le premier le thème (en 1908) et que Wurzburg ayant doublé le thème ultérieurement(en 1909), le nom du thème doit être laissé à Holzausen et que le Wurzburg-Plachutta est simplement un double Holzausen d'où le fait qu'il ne mentionne pas le Wurzburg-Plachutta dans son livre bien qu'il en donne des positions. Tout ceci n'est qu'une simple supposition gratuite (et peut-être erronée) de ma part.
Pour les diagrammes que vous avez mis, le premier est effectivement clair. Pour le 2ème (complexe), je n'ai pas trouvé. C'est l'ordinateur qui m'a donné la solution.


erony, le 14/06/2014 - 15:37:22
Oui, j'ai d'ailleurs été imprécis ci-dessus en oubliant le mot "réciproque". Le WP est un double H, dans le sens de deux interceptions sur la même case.

Voici un problème récent du brillant tandem Roudenko / Tchépijny montrant à la fois le WP sur une case et le H sur deux autres cases, soit 4 variantes thématiques.

Concernant Biénabé, il y a une certaine ambiguïté. Il donne ce que je crois être la bonne définition à la page 1132 de l'édition 1993, mais avait fait une comparaison avec le Plachutta prêtant à confusion... 20 pages plus haut (p. 1112) en parlant de H au lieu de WP.

Notez qu'on retrouve la même ambiguïté dans l'irremplaçable livre de Josef Breuer ("Beispiele...") : le thème H est bien défini p. 144 avec son prototype (de 1908, comme vous le disiez) mais je n'ai pas trouvé le thème WP ; en outre, il est question p. 70 du thème H à propos de la famille Novotny, Grimshaw et Plachutta, qui tous concernent des interceptions réciproques !

Mat en 3. Solution sur demande (mais passez au moins une petite demi-heure !).

2N1n3/3Bq1p1/6r1/1P1kp1p1/N1p3Rp/2B2P2/3K1PQ1/8





DTFC, le 19/06/2014 - 12:14:20
Je n'ai pas le Breuer mais on peut dire d'une manière générale que la définition des thèmes n'est pas toujours facile.
Chaque terme de la définition s'il est oublié ou mentionné de manière imprécise peut porter à confusion. Chéron parle de "case critique", je préfère employer les termes "case d'intersection" pour désigner la même chose. C'est plus simple à comprendre car dans le cas d'un N, un G, un P ou un WP, la raison d'être de ces thèmes est de permettre aux blancs (ou aux noirs si ce sont eux qui réalisent le thème, ce qui n'est pas mentionné dans la définition par Chéron) d'empêcher l'adversaire de contrôler 2 cases au-delà de cette case d'intersection. Au final, l'une ou l'autre sera interceptée. Un solutionniste peut se demander si la case critique n'est pas l'une de ces deux-là. "Case d'intersection" a le mérite, peut-être pas meilleur, mais plus simple à comprendre.

Je regarderai le diagramme.



DTFC, le 19/06/2014 - 12:15:42
...peut-être pas d'être meilleur...


DTFC, le 30/06/2014 - 12:04:04
Je ne l'ai pas trouvé.


erony, le 30/06/2014 - 16:28:50
La difficulté du problème provient de la difficulté de la menace. Je vous la donne presque : un échec de Tour suivi d'une lourde prise.

J'oubliais : d'accord avec vous sur la "case d'intersection".


DTFC, le 04/07/2014 - 11:34:22
Ok, ça y est : 1.Dh2! Au départ, je n'avais pas envisagé Cxe7 qui paraissait trop gros comme menace. Merci.


erony, le 04/07/2014 - 13:18:41
Bravo ! Et donc le WP est sur e6, les H sur d6 & f6.

En y repensant, je me demande si l'une des variantes du WP (1...Te6) n'est pas thématiquement impure, car elle utilise un autre motif.



erony, le 08/07/2014 - 19:54:03
Je découvre par hasard aujourd'hui un WP... différé, d'une haute tenue. Un problème de l'un de mes compositeurs préférés, j'aurais dû le connaître depuis longtemps, mais... non. On croit avoir une certaine culture, pour découvrir une ignorance... cosmique.

Mat en 6 (A. Johandl, 1977).

Les Noirs menacent ...Txf6, non ? Donc on ne rigole pas. A moins qu'on puisse jouer Fd6... Ce serait trop beau. Mais non... Bonne chance.

1N3k1K/4nB2/r4Rp1/1n2p3/1BpqP3/7p/3P4/8





DTFC, le 11/07/2014 - 10:59:04
Je regarderai ça ce week-end.


Petiteglise, le 11/07/2014 - 15:46:49
Les pions d2 et surtout h3 sont des gros indices pour le solutionniste. Néanmoins plaisant à résoudre.


Matoù, le 12/07/2014 - 01:59:00
précision : d2 est un indice pour les BONS solutionnistes. Pour ma part j'ai d'abord pensé qu'il empêchait Dd1 contrôlant f3, ce qui est totalement inutile.
En effet, le P h3 est un indice beaucoup plus fort quand on pense à la bonne variante mais à mon avis les indices ne sont pas importants car les menaces N sont telles que la solution est assez facile à trouver.
Par contre, pour reprendre le sujet du fil, le thème est superbement mis en œuvre (dans une variante où les N jouent 3:..Db6 après avoir pris le P et qui, je l'avoue, m'avait initialement échappé).



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