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| Baisse du nombre des licences FFE. Pourquoi ? par Pa***ce****12640 le
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On constate une baisse globale du nombre des licences FFE (A+B) au 11/11/13 : -4151 par rapport à la même période de l'an passé. En y regardant de plus près, on voit que la Corse (-3519 licences !) y est pour beaucoup, mais que cette ligue exclue, il manque encore 632 licences pour égaler 11/2012.
On voit que ce sont les licences B qui sont particulièrement concernées par cette baisse. Ainsi, dans mon département, le Tarn,si on a déjà atteint le nombre de licences A de l'an passé, par contre les licences B s'effondrent alors que jamais il n'y a eu autant de clubs, de tournois organisés et que les records de participation sont battus !
Alors à quoi peut-on attribuer cette baisse générale qui, quand on l'analyse ligue par ligue, n'est pas, Corse mis à part, liée à des retombées des dernières élections puisque des terres salazaristes sont en baisse alors que des terres battestistes sont en hausse !?
A la crise qui toucherait plus les joueurs "à la marge" que les "mordus" ?
A la concurrence de l'apprentissage des Echecs en milieu scolaire (nouveaux rythmes) ?
A la diversification accrue des activités ?
Cette tendance va-t-elle se confirmer, ou le retard va-t-il être comblé ?
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une seule réponse : Le prix !!
beaucoup de licenciés sont des joueurs amateurs occasionnels qui font 3 ou 5 parties "officielles" dans l'année...
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Le joueur "à la marge" sur terre française, que je suis, n'a plus les moyens financiers de payer pour avoir le droit de jouer.
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47 euros pour avoir le droit de jouer dans une compétition officielle, c'est trop onéreux.
La licence n'apporte rien de plus au contributeur.
La Fédération va mourir à petit feu par son manque de réalisme.
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Pour le joueur amateur occasionnel, je pense qu'internet est bien plus intéressant. Ce sera certainement moins cher et plus besoin de sortir de chez soi et faire du chemin si le club le plus proche est loin.
Sinon d'accord à fond les ballons avec Blaise, la licence n'apporte pas grand chose, son classement Elo et c'est à peu près tout...
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Le jour où la fédération comprendra que l' assiète est plus importante que le montant, tout changera.
Je pense, hélas, que ce n'est pas pour tout de suite.
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Si se sont les licences B qui sont en baisse, ce n'est pas une question de prix.
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Alors tout baigne!
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Les licences B ce sont essentiellement les scolaires non ? C'est une fois que les compétitions scolaires auront démarrées qu'il faudra regarder. Je ne sais pas quand elles ont eu lieu l'année dernière en Corse et quand elles auront lieu cette année mais ça explique peut être simplement cette baisse apparente.
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Le prix ?! C'est indiscutablement un élément primordial pour ceux qui sont en grande difficulté économique. Mais ils n'ont pas augmenté depuis la saison passée et des disciplines (théâtre, danse, musique ...) qui font payer par trimestre ce que les Echecs réclament à l'année font le plein (des parents me disent qu'il n'y a pas moins cher que les Echecs !). Quant à certains tournois, ils battent leurs records de participation. Ce n'est donc pas uniquement une question de prix.
Internet ? Oui mais parallèlement il n'y a jamais eu autant d'équipes inscrites dans les interclubs !
Alors ...
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Je vais peut-être être sarcastique mais ne serait-ce pas en rapport avec le fait que nous ne sommes plus en période d'élection?
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Elections pas élections, je peux t'assurer que dans mon département aucun des 9 clubs ne pratique une politique politicienne afin de bien se faire voir de LB ou de DS ! Peut-être contrairement à certaines contrées, toutes nos licences correspondent bien à des individus bien en chair et en os qui ont fait la démarche d'être licenciés et qui en font usage.
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Au XIX° siècle, la France avait une politique coloniale et , dans le négoce, on payait avec ce que l'on pouvait bon nombre d'achats. Parfois avec de la pacotille parfois encore avec des éléments d'échange n'ayant aucune valeur légale, chose que l'on trouve encore sous le nom de monnaie de singe.
La licence B est pour moi un peu une "licence de singe" , c'est à dire quelque chose qui traduit l'existence de "faux joueurs" ou de simples initiés qui , bon gré mal gré, ne jouent pas en compétition pour diverses raisons.
Parfois c'est les élèves d'un établissement scolaire que l'on veut sensibiliser à une discipline, parfois c'est l'adulte débutant qui a peur de se ridiculiser en compétition et qui tente sa chance dans des tournois semi-rapides, ou alors, et là c'est plus pervers, c'est la page du bottin qu'on licencie pour obtenir des voix lors réunions où le poids des clubs est mesuré.
Aussi ma réaction sur le nombre de licenciés est la suivante: si on me dit qu'on a perdu 10 000 licences B, sachez que je m'en tape à un point que vous ne sauriez imaginer.
Maintenant, si on me dit que la fédération a perdu 500 licences A (donc peu de choses en comparaison) sachez que cela provoquera un sentiment de panique : Mais que se passe-t-il ? Pourquoi ??
J'ai lu récemment un rapport rédigé par un de mes amis sur les compétitions fédérales où il mettait en évidences plusieurs choses en se basant sur les statistiques publiées sur le site de la FFE, d'autres publiées sur le site de l'INSEE et enfin des statistiques publiées nulle part, mais qu'il a réalisées seul à partir d'éléments repris sur du site de l'INSEE qu'il a croisé avec la situation actuelle de la FFE.
J'an ai conclu deux choses: On ne publie pas ce qui ne plaît pas ou ce qui ne fait pas plaisir à certains décisionnels fédéraux.
On cache à l'ensemble de la fédération la régression inexorable des clubs dans notre fédération.
Il y a huit ans, Loubatière nous quittait: cela correspond au pic jamais atteint du nombre de clubs dans notre fédération.
Huit ans plus tard, (juin 2013) notre fédération compte une centaine de clubs de moins. Quant aux effectifs, voyez ce qui est publié sur le site fédéral et exemptez vous des licences de singe. Calculez ensuite le nombre de licenciés gagnés ou perdus par an depuis cette date. Vous serez édifiés.
Pendant ce temps, des clubs aux finances très fragiles et sans aucun joueur jeune formé au club s'engagent dans des compétitions où ils n'ont pas les moyens humains de leurs prétentions. Il ne faut donc pas s'étonner que ceux ci disparaissent.
Il faut mettre fin à cette hémorragie et les propositions qui sont faiutes dans ce rapport ne seront jamais - à mon avis - appliquées car cela demanderait à tous ces clubs un maximum de sérieux.
Que demande ce rapport ? La création d'un équivalent de la DNCG , mais avec contrôle étendu aux effectifs; la non admission dans les compétitions de haut niveau de clubs ne formant pas de jeunes joueurs; le resserrement de l'élite avec un même nombre de divisions mais beaucoup moins de poules. Bref uniquement des choses impopulaires.
Allez maintenant sur le site de jeunesse et sports et vous y trouverez une étude intéressante sur toutes les fédérations sportives. Vous y trouverez notre fédération. A priorin, cette étude de l'INSEE repose sur les licences sportives. Voyez donc les chiffres nous concernant et comparez cela au nombre de licences A. Ensuite, tirez en vos conclusions. Je vous laisse faire ce travail car on est toujours plus joyeux quand on découvre quelque chose. Mais je vous préviens: vous serez extrêmement déçus.
Maintenant, je sais que ce membre d'une des commissions cèdera son rapport aux personnes en faisant la demande. Demandez lui. Vous serez édifiés.
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La chute vertigineuse des licences en ligue de Corse ne concerne pas que les licences B mais aussi les A.
Par exemple, le club de Bastia passe de 302 licences A à ... 35!
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Marrant je ne savais pas qu'on pouvait être président et secrétaire d'une ligue et de 2 comités !
Un jour en Corse, je me suis rendu à l'adresse (info site FFE) d'un des plus grands clubs corses (donc français) à une heure supposée d'ouverture (info site FFE). Personne. Je demande à un voisin. Il me réponds que oui effectivement, de temps en temps (sic), 4 ou 5 joueurs (sic) viennent jouer aux échecs...
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Pour ce qui est de la Corse, c'est purement politique ...
Quant au rapport dont tu parles, je l'ai sous le coude et m'en sert comme document de travail.Son auteur, qui est un pilier de mon groupe de travail, a effectué un boulot considérable, allant fouiller dans des archives que la fédé ne possède plus. Mais je ne suis pas certain que la majorité des clubs est prête à entendre certaines choses qui fâchent. L'inflation, tout le monde est pour. Mais quand on parle de réduire les formats, il y a beaucoup moins de compréhension.
Ainsi en 10 ans, le nombre de licences A a chuté de 3,17%. Dans le même laps de temps, le nombre d'équipes opérant en N3 et au-dessus a augmenté de 34% !
Autre exemple, la FFE compte 300 équipes en N3 et au-dessus. Le foot et ses 1,8 M de licenciés en compte 234 de la L1 au CFA 2 ! Cherchez l'erreur ! Et on pourrait multiplier les exemples.
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Tous les messages ci-dessus apportent vraiment beaucoup d'informations interessantes.
J'en tire la conclusion que diriger la fédération necessite vraiment des compétences techniques très importantes , bien au delà que de savoir jouer aux echecs.
Il faut avoir des compétences de gestion financières, des compétences d'organisation structurelles , des compétences de dirigeant de club, et une solide experience de terrain et de la mentalité des joueurs et des dirigeants.
Avant de devenir président de la FFE, Loubatière avait accumulé beaucoup d'experience de terrain (je l'ai connu dans les années 75 alors que je faisais compétitions scolaires).
Aujourd'hui il est évident que la Federation a de grands défis à relever, afin de structurer les fondamentaux, qui permettront de construire des clubs perennes, des compétitions coherentes, et voir cohabiter des joueurs prfessionnels de niveau mondial, avec des amateurs de niveau départemental (je ne parle même pas des joueurs scolaires ou occasionnels..) .
Il faut sans doute mettre beaucoup de choses à plat, et le chantier devra etre conduit sur une période plus longue que celle d'une élection, en faisant participer l'ensemble des bonnes volontés , dans le souci du bien commun désintéressé et l'interet du developpment du jeu dans la société civile.
il me semble que l'humilité et la modestie sont les deux vertus indispensables pour reussir , loin de la folie des grandeurs,de l'egocentrisme du spectaculaire, de l'orgueil, et de l'amateurisme ignorant que l'on a pu voir dans le passé récent.
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Pour ce qui est de la Corse, il faut définitivement la mettre à part, quelque soit le domaine.
Pour les autres, il faut faut apporter un plus.
Faire des parties longues avec en plus quelque chose comme plus de 2 heures aller retour, à moins d'être étudiant ou retraité, c'est impossible.
Créer des compétitions désolidarisées des régions officielles (et artificielles), pour réduire les temps de transport permettrait peut-être d'inciter des joueurs à participer à des compétitions (ex : je suis en Franche comté, à Lons le Saunier, j'irais volontiers jouer en Bourgogne à Louhans, voire à Chalon sur Saone, en Bourgogne, ou à Oyonnax, Rhone Alpes, tandis qu'à Belfort, non merci!).
Pour lutter contre internet, il faut (re?)créer des échecs de proximité, quitte à s'émanciper des régions et des départements officiels, et valider la création de compétitions "locales".
Quant à Loubatière, il était gentil, il a créé la licence B, laquelle n'a jamais été synonyme de jouer d'échecs.
Pour mesurer, l'évolution de notre fédération, il n'y a qu'un seul paramètre pour moi, les licences A.
Faudra m'expliquer pourquoi en parlant à 2 élèves d'une classe j'arrive à créer un club d'échecs, alors que dans l'ensemble de la population, on n'y arrive pas...
Déjà, je pense qu'une réflexion sur la scission de clubs, ou l’insertion de clubs "d'amis" en fonction de leur niveau, faciliterait la mobilité de notre fédération.
Pour l'instant, le "système" favorise les individuels, lesquels trouvent facilement mieux sur internet, à la Fédé (et aux clubs)de trouver comment réalimenter le goût d'équipe et de compétition inhérente, sous peine de crever..
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Je partage l'idée selon laquelle les licences B, ne signifient pas autre chose que le pourquoi elles ont été crées.
Loubatière était un enseignant , qui s'est longtemps occupé des championnats académiques (collèges par exemple) en Languedoc Roussillon. Il me semble que son idée était de permettre un suivi des enfants "interessés" par les échecs à l'école , et d'essayer , grace à cette licence, à les fideliser d'une part (mon parcours personnel a bien été de jouer d'abord dans l'équipe de mon collège en académique , d'attraper le virus du jeu malgrè mon niveau ridicule , et de me diriger ensuite vers le "vrai club " d'echecs de ma ville. mais la licence B n'existait pas à l'époque, et beaucoup des collegiens qui jouaient ont été définitivement perdus de vue ensuite )
Il est évident aujourd'hui que seules les licences A devraient servir de base à toute évaluation sérieuse de la stratégie fédérale, les licences B n'etant qu'un thermomètre du "réservoir" des jeunes et moins jeunes qui pourraient s'impliquer plus avant dans le jeu d'echecs, par exemple en compétition.
Pour dire un mot des déplacements, je partage l'avis général, il faut priviligier les compétitions départementales à proximité ,pour tous les clubs sans tenir compte de l'elo. c'est à dire dans mon esprit qu'un joueur à 2200 elo doit pouvoir jouer des parties "federales" dans son club et dans son département, sans faire des centaines de kilometres... tout comme le joueur débutant à 1500 elo .
maintenant je suis concient qu'il faut que tous les joueurs puissent affronter des adversaires proches de leur niveau ...
je n'ai pas la réponse du "comment" organiser au mieux les compétitions locales départementales, regionales, interregionales et nationales , en tenant compte de la structure de tous les clubs où cohabitent des joueurs de 2400 à 1400 elo qui souhaitent jouer des parties "serieuses" quelques dimanches dans l'année.
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La licence B a été conçue pour faire du chiffre.
Léo Battesti, vexé et revanchard, se serait-il retiré (sur l'île d'Elbe ?) après avoir appelé au boycott de la licence continentale par son île natale ?
On a l'impression que la baudruche se dégonfle. Cet effondrement massif illustre bien tout ce que le chiffre précédent avait de factice. On se gardera de se demander si les morts aussi étaient licenciées B afin de ne pas se faire taxer de "racisme anti-Corse" (sic!)
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@ kaktus : 2h aller retour pour jouer, c'est un luxe!
Dernier match de mon équipe : 5h aller retour...
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Quand on aime, on ne compte pas ... les kilomètres.
Comme dit dulovitch, 2h aller retour c'est une plaisanterie.
Et puis : '' Faire des parties longues avec en plus quelque chose comme plus de 2 heures aller retour, à moins d'être étudiant ou retraité, c'est impossible. ''
Voilà qui montre que l'on connait peu le monde des équipes.
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Ref Dulo et Chemtov, je ne parle pas de joueurs de votre trempe, mais de mazettes comme moi :)
Ref chemlov : je n'ai jamais joué que pour des équipes que j'estimais (parfois à tort) constituées d'amis.
Je ne sais pas si tu es au courant, mais dans les divisions inférieures, les compétitions ne se passent pas sur un WE, mais sur une journée.
Alors ouiah, je connais bien le monde des équipes, je l'ai pratiqué, pour un adulte qui travaille, je considère que 2h aller retour plus la partie, c'est largement le maximum acceptable au niveau amateur (sachant que quand tu joues 3 parties par trimestre, si tu connais bien le monde des équipes, tu dois bien connaître ce type de joueur, tu n'as aucune perspective de progresser et de passer dans l'équipe supérieure, s'il y en a une...)
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@kaktus : ''Je ne sais pas si tu es au courant, mais dans les divisions inférieures, les compétitions ne se passent pas sur un WE, mais sur une journée''.
Merci pour ces précisions! Pour info, je connais un peu le calendrier ! Je gère depuis des années toutes les équipes de mon club, équipes et groupes de copains de tous les niveaux ( Top 12, Top féminin, NII, NIII, NIV, DI et DII, Coupe JCL, Coupe de France, d'Alsace, coupe 2000, NII jeune...etc...et en plus on joue en Allemagne et en Hongrie !).
Bien sûr, nous avons des adultes qui travaillent et qui jouent beaucoup (et loin) le dimanche (voir notre NII par exemple). Des vrais drogués qui en rajoutent même avec le match traditionnel Alsace-Bade pour démarrer la saison !
Bon...tout ce que je voulais dire, c'est qu'il ne faut pas généraliser. Le monde des équipes est très varié.
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Je pense qu'on est sur la même longueur d'onde en fait :)
Possiblement si un jour je reprends la compétition, je me demande si ça ne serait pas mieux pour moi de jouer pour un club Alsacien que pour un club Franc-comtois ^^
(Bien que la Bourgogne ou le Rhone alpes soient sans doute au bout du compte les régions les plus pratiques par rapport à mon domicile;)
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Mais à Besançon, c'est sympa aussi ! (Je ne veux pas dire que les autres clubs ne sont pas sympas. Je ne les connais pas)
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