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Changer l'image des échecs par Rachmani le  [Aller à la fin] | Actualités |
Un grand nombre de personnes connaissent le jeu d'échecs par réputation, et parfois également le mouvement des pièces.
Beaucoup moins de personnes connaissent exactement les entraînements à suivre pour progresser aux échecs.

Comment se fait-il que des générations de joueurs ont été passionnées d'échecs alors que tant de personnes sont rebutées par les échecs ?




Aux échecs tu dois réfléchir, ce qui fait fuir 9 hommes sur 10.
De plus,tu dois te taire ce qui fait fuir
999 femmes sur 1000.


Ce que j'ai pu constater hier en discutant avec un ami, qui reflète l'avis de beaucoup de gens (c'est pas étonnant que le jeu ne soit pas joué autant qu'on pourrait l'espérer) :

il est convaincu, comme la majorité des personnes sont convaincus, qu'il faut beaucoup réfléchir pour apprendre aux échecs.
Ceci est partiellement faux et le beaucoup est de trop.
En jouant avec un adversaire dans son niveau de jeu. On prend le plaisir de jouer une partie. D'ailleurs, Nous sommes nombreux à éprouver moins de plaisir face à un ordi.
En jouant ensemble, en apprend sur le jeu de l'autre, sans consacrer d'effort dédié à la progression.

Ce qui fait progresser un sportif, c'est des entraînements, pas un cours théorique.
Idem aux échecs, même si on essaye de voir l'avenir dans les coups.
Ce qui fait progresser, c'est de s'entraîner, et de jouer.

Il y a beaucoup de similitudes avec le sport.
Il faut donc distinguer la réfléxion pendant la partie de celle pour l'entraînement à la tactique.


Pour lui, l'ordi est imbattable au niveau maximum.
Donc, pour lui, tout effort aux échecs est inutile puisqu'il va perdre.
Le problème, cela déborde aussi sur son avis pour le jeu avec les humains.
Déjà, c'est pas très marrant de jouer que contre un ordi. À la longue on envie de jouer contre des humains.

Et puis, pour lui, toute partie d'échec ne peut pas être gagné sans un effort au maximum de ses capacités.
Un amalgame est fait entre le calcul logique pur (genre sudoku) et la puissance de calcul de l'ordi.

Voici déjà un nœud de blocage fort aux échecs.
Il explique pourquoi tant de personnes n'aiment pas les échecs.

Pourtant quand on joue avec un peu dans son niveau de jeu.



Il ne faut pas oublier que la majorité des joueurs réguliers ne font pas de compétitions officielles. Sur certains sites de jeux en ligne la majorité des joueurs n'ont jamais mis les pieds dans un club, les chiffres de la FFE reflètent très mal l'intérêt des gens pour le jeu.


JLuc74, si la personne est sur internet, c'est déjà qu'elle apprécie le jeu.

Je parle d'amis qui jouent parfois sur leur téléphone, mais qui sont rebuté à l'idée de progresser aux échecs car ils s'imaginent que c'est un calvaire de progresser.

Dans un entraînement sportif, il y a la présentation du geste théorique.
Puis il y a les entraînements pour l'appliquer.
Mais le plus grand plaisir est là quand ou joue avec des humains.
Pas de si grande différence aux échecs.

Vu l'engouement pour les jeux de société, comme set ou bazar bizarre, le jeu d'échec a une chance d'être beaucoup plus populaire.

D'autre part, parler de la durée des parties, c'est important.
D'ailleurs il vaut mieux parler du temps pour chaque joueur.
Beaucoup sont convaincus qu'une partie dure entre plus de 30 minutes.

Et voila que les parties (blitz...) sont passées à la trappe.


@Rachmani : Je ne connais pas les jeux dont tu parles mais je crois qu'il y a 2 grosses étapes :
- l'apprentissage des règles
- l'apprentissage des principes de base

La première étape rebute déjà un certain nombre de personnes, il faut apprendre le déplacement des pièces et ce n'est pas si simple. J'intègre dans cette phase l'apprentissage de quelques techniques de gain comme le coup du berge ou la finale R+2T contre R. Cette phase est compliquée parce que le plaisir de jouer n'est pas immédiat.

La seconde phase est bien plus longue, il s'agit de l'apprentissage des techniques de base : comment on joue l'ouverture, apprendre les thèmes tactiques et quelques notions stratégiques, savoir mener une finale. Bref savoir mener une partie du début à la fin et ça demande beaucoup d'entrainement et dans un sens c'est un calvaire.


Pourquoi en faire un calvaire ? 

On peut aussi prendre le temps d'apprécier.
Un calvaire signifie que l'on se force à le faire.

Certes, il peut y avoir des périodes de calvaires. Mais l’entraînement n'est pas que calvaire de bout en bout. Si ? 
Rien n'interdit de tester.
Est-ce que l'entraînement au poker est un calvaire ? 
Au bridge, l'entraînement serait aussi un calvaire.




je trouve que le talentueux sebastien feller et ses deux compères (hauchard et marzolo) ont reussi l'exploit de changer profondément l'image des échecs dans l'esprit de nombreux amateurs idéalistes...
et peut etre aussi dans l'esprit de certains sponsors ....



@thierrycatalan

On ne peut pas généraliser sur l'ensemble des joueurs d'échecs,sur plusieurs plans(comme la probité,la sympathie,ect.),que ce soit en bien ou en mal.Le fait d'avoir une compétence dans un domaine,qui peut paraître extraordinaire au sens littéral du terme pour certains,ne présage pas du reste.
Ca serait comme de dire pour les politiques "tous pourris" en se basant sur l'affaire Cahuzac :-)

Au fait,pour supprimer les blancs à la fin de tes messages,il faut revenir sur le post dans le mode édition,et avec la touche effacer remonter le curseur :-)


J'ai aussi constaté quelque chose, que nous regardons pas tous de près forcément.
Il faudrait d'ailleurs regarder ses entraînements en fonction de cela.

Quand on a pas joué depuis un moment, il faut quelques parties pour se remettre dans le jeu. On a tendance à perdre.
Mais voilà toute la différence.
C'est une forme de culture échiquienne.
Jouer quand on a tout oublié, voici un niveau de base à regarder de près. On a tendance a perdre très, très lentement ce niveau.
Et puis, au bout de quelques parties, les réflexes reviennent progressivement.
C'est comme en sport à la reprise de la saison après les vacances.

J'appelle cela un niveau détente.
Instaurons les parties en niveau détente.
C'est plaisant de jouer s'en être obsédé par plein d'idées en tête.

L'esprit des cours collectifs, c'est ca qui est génial. Quand on a des partenaires avec qui d'amuser, on peut se lances des défis sur ce qui vient d'être vu. Et là, c'est pas un calvaire.

S'entraîner seul, sans un suivi régulier, c'est plus difficile dans n'importe quel domaine.


J'adhère à vos analyses, c'est pourquoi dans l'apprentissage je donne la priorité au plaisir. Je ne vais plus loin qu'avec ceux qui le demandent, pour eux la passion naissante leur fait accepter les contraintes de l'"entrainement".
Quant à l'image des échecs, avez-vous remarqué que lorsque des enfants débutants entrent dans une salle où des jeux d'échecs sont installés, immédiatement ils se calment.
Les jeux leur en imposent, ils parlent doucement, se tiennent tranquilles et hésitent à s'asseoir devant un échiquier.
Les échecs impressionnent ! :o)


Bonne analyse, sachant que les contraintes de l'entraînement ne sont peut-être pas si extraordinaires en comparaison à d'autres entraînements y compris sportif.

Il reste à parler de l'inertie du temps et de la nécessité de laisser infuser les idées (intégration, répétition, passage l'état de réflexe, mise en situation réelle ou il est plus difficile de voir le dit thème...)




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