|
| La fin du tunnel pour les Échecs français ? par ins12681 le
[Aller à la fin] |
| Actualités | |
Les animateurs Jeu d’Échecs sont ceux qui apprennent à jouer à ceux qui ne savent pas, donnent le goût, et éventuellement font venir de nouveaux joueurs en club. Au final ils sont ceux qui diffusent le Jeu et augmentent le nombre de licenciés.
Or ce sont les principales missions de la FFE.
La question est la suivante : comment la FFE ne s'est-elle pas rendue compte qu'une grande partie de son développement est basée sur ces animateurs Échecs ?
Ne serait-il donc pas logique que ces derniers soient correctement formés et rémunérés ?
Il y a quelques temps j'ai entendu dire que certains animateurs Échecs voulaient créer une sorte d'association des animateurs, pour se partager les connaissances, alerter la FFE et défendre leurs droits. Je ne sais pas où ils en sont.
Cette lettre ouverte publiée ce week-end semble avoir intégré cette problématique.
On y lit notamment :
créer de véritables formations, mutualiser nos expériences, construire notre futur modèle économique et social
A l’heure où le changement des rythmes scolaires nous offre une opportunité supplémentaire pour une intervention de qualité dans nos écoles, force est de constater le manque cruel de personnes qualifiées pour mener à bien ces interventions.
Où est la liste de nos ressources humaines ?
De quelles formations bénéficient-elles ?
De quels documents, de quelles expériences ?
Finalement cela vaut-il le coup pour nos Intervenants de s’engager dans une activité professionnelle ou semi-professionnelle d’animateur échiquéen s’ils ne bénéficient que du public scolaire ?
Il faut décemment arrêter de ne fournir aucun document digne de ce nom à nos intervenants du terrain.
Cela s’avère trop risqué pour nos animateurs, souvent précaires, malgré la grande moisson des licences B… Ce sont pourtant eux : qui sont sur le terrain, qui construisent et développent leur emploi, et ce sont donc eux qui construisent notre discipline sportive et éducative.
Ils sont donc assurément notre avenir. Nous nous devons donc de les respecter comme ils respectent leurs élèves… Et c’est respecter leurs élèves que de donner un statut à leur animateur…
Nous créerons donc un programme et un contenu pour les diplômes fédéraux DIFFE et DAFFE. À dire la vérité ils sont prêts, il ne reste plus qu’à les valider par nos pairs…
Il nous faudra lister les 500-700 intervenants de France (personne ne sait leur nombre), peut-être les former mais assurément transformer leur quotidien en des emplois plus pérennes... Des dizaines d’autres sont aussi des bénévoles : ils ont aussi le droit à des outils comme ceux qui sont salariés.
Ainsi nul doute qu’avec un tel Centre Ressource Formation et Développement c’est une moisson d’initiateurs, d’animateurs, d’entraîneurs et de dirigeants bénévoles qui nous rejoindrons (Intervenants en recherche d’emploi, Intervenants qui veulent simplement consolider l’existant ou bénévoles simplement enthousiastes !).
Nous avons vu avec stupéfaction que la liste les Échecs, un sport pour tous a alloué 5 000 € au secteur de la Formation. Pourquoi nous présenter, M. Battesti et votre équipe, un budget aussi indécent pour notre Centre de Formation national ? Somme pratiquement identique à celle de ces 8 dernières années !
Le document indique également qu'ils dédieront 250 000 euros de masse salariale par an pendant 4 ans (accords avec des ministères et avec des partenaires privés), pour ce projet de formation et développement. C'est 50 fois plus que 5000.
Qu'en pensez-vous ?
|
|
|
Pour ma part j'ai toujours du mal à comprendre pourquoi un animateur bénévole dans un club d'échecs doit être considéré comme un employé à plein temps salarié , vivant de la subvention municipale accordée au club d'échecs de la ville.
Dans tous les clubs où j'ai été (vice-président dans mon club d'origine), nous étions TOUS bénévoles, pour animer notre club et le faire vivre.
La subvention municipale modeste servait principalement à la location du local du club (fourni par la mairie), à l'achat de jeux et de pendules, aux tables, aux chaises, aux armoires, au chauffage et l'électricité, et éventuellement à quelques livres d'échecs dans la bibliothèque.
En aucun cas la subvention municipale ne servait à donner un salaire aux sociétaires de l'association (c'est à dire les membres du club d'échecs.)
Nous étions tous simplement des amateurs, bénévoles, heureux de jouer aux échecs par passion, et pas à la recherche d'un emploi fictif et d'un quelconque statut social.
|
|
|
@thierrycatalan : de toute façon "bénévole" et "employé" ou "salarié" c'est contradictoire. Un animateur bénévole ne peut donc pas être considéré comme un employé ;)
Sinon je suis d'accord avec toi, les clubs doivent s'appuyer sur le bénévolat et la rémunération d'un animateur ne doit être envisagé qu'en dernier recours, dans les gros clubs où ça se justifie.
|
|
|
Bien le bonjour!
en fait, il s'agit surtout de réunir des informations pour pouvoir proposer au club les outils necessaires pour améliorer/facilité la vie des clubs.
Je suis animateur, et je suis toujours étonné de ne pas trouver sur le site fédéral des rubriques pour aider les clubs à rédiger une demande de subvention auprès de sa mairie ou du CNDS par exemple, dans le même ordre d'idée, un exemple de méthode pour faire quelques cours au club pourrait être la bienvenue.
Pour ma part, le club à fait l'achat de divers manuels, ce qui permet avec un peu de travail de préparer des cours corrects, mais c'est dommage de ne pas avoir ce qu'il faut sur notre site. Je pense aussi que tous les animateurs ne sont pas passés par la case DAFFE ou DIFFE,pour cela une mise à disposition de méthodes peut être utile.
@JLuc74:
je suis tout à fait d'accord avec vous: au maximum et quand cela est possible, il faut s'appuyer sur le bénévolat. Mais cela n'est pas toujours possible:
_peu ou pas de disponibilité pour assurer les heures d'ouverture du club
_niveau/connaissance du jeu insuffisante ( d'ou mon regret d'absence de "cours" sur le site FFE)
Je ne peux parler ici que de mon cas personnel: nous sommes 2 adultes au club, mon président, medecin de campagne travaillant 12h/jour, et moi même. Grâce a un dur labeur (formalité administrative nombreuses et parfois difficile d'accès lorsque l'on y connait rien notamment) nous avons pu créer mon poste d'animateur.
Résultat: nombres de licencié en hausse (surtout des jeunes pour l'instant), la garanti d'avoir quelqu'un qui assure les heures d'ouvertures du club. Nous commençons à être "connu" dans notre ville/canton. C'est un début encourageant, et j'espère que nous pourrons continuer.
Par contre, ce qui nous aurait aider, c'est d'avoir un "plan" des différentes formalités à remplir pour pouvoir réaliser ce projet: qui contacter pour intervenir dans les écoles primaires, les collèges...comment obtenir et auprès de qui des subventions pour acheter du matériel, quel type de contrat conviendrait le mieux à notre situation, comment obtenir un agrément académique? comment le rédiger correctement? et j'en passe....
Si aujourd'hui, après les élections, toutes sortes d'outils sont mis à disposition des clubs pour leur faciliter la vie, s'il est possible d'un simple coups de fil de joindre un interlocuteur capable de vous donner des précisions, des explications etc... je dis tant mieux!
|
|
|
Les propositions faites pour revaloriser le statut des animateurs sont effectivement essentielles.
Objectivement, la dynamique des idées (plans d'actions, vision d'avenir) est de toute évidence du côté de l'équipe Salazar.
J'ai assisté une fois par curiosité à une présentation du programme Salazar (j'en ai fait de même avec l'autre candidat, afin de comparer de façon objective) : ce qui m'a frappé, c'est le sérieux des idées, et le nombre d'idées qui fusaient lors de la présentation du programme Salazar.
Leroy (sur la liste de Salazar) présentait les projets de l'équipe Salazar : on dit qu'aux échecs, il faut avoir des idées pour gagner, et bien des idées je peux vous assurer qu'il y en avait...Leroy déborde d'idées.
Lors de la présentation, il y avait à côté de moi, un président de club qui assistait à la même présentation; au début, je le voyais ironiser sur l'envergure du projet et des idées...puis, peu à peu mon voisin semblait de plus en plus attentif, prenant conscience du sérieux et de la dynamique du projet de l'équipe Salazar.
Ce qui m'a frappé, c'est qu'en quittant la réunion, mon voisin semblait intéressé par le projet, d'autant plus que plusieurs idées ont déjà été réalisées dans la région de lyon.
Toutes ces idées sont bien ficelées : aussi bien sur le plan juridique que sur le plan économique.
L'équipe Salazar a orienté la campagne vers un débat d'idées et visiblement ça marche, si j'en crois par les intentions de vote de pas mal de présidents de clubs que je connais.
Se soucier de la condition des animateurs d'échecs, c'est essentiel !
L'autre candidat de son côté a proposé récemment un budget prévisionnel, en mettant l'accent sur le poste «main d’œuvre », qui couvre les frais de rémunération du Président.
Ces deux visions sont de toute évidence totalement différentes.
Les clubs attendent-ils une revalorisation éventuelle des revenus du futur président ou une prise en considération et une revalorisation du statut des animateurs ?
|
|
|
EchecsN3Paris si je résume: Plein de sérieuses bonnes idées biens ficelées.
C'est effectivement très séduisant.
|
|
|
Se soucier de la condition économique de la France c'est essentiel!
Avant de répartir les dépenses des contribuables.
|
|
|
Sincèrement, lorsque je me suis rendu à la présentation du programme de Salazar (en Octobre 2012), je ne m'attendais à rien de spécial. J'y suis allé un peu en touriste, histoire de voir et d'écouter.
Leroy présentait le programme de l'équipe Salazar.
Ce qui m'a surpris, c'est son dynamisme et ses idées à la fois simples et novatrices.
Je ne comprends pas que l'on ait pas utilisé plus tôt son talent et son dynamisme.
Ceci dit, c'est assez classique : certains ont parfois tendance à ne pas vouloir mettre sur le devant de la scène quelqu'un bourré d'idées qui pourrait tôt ou tard devenir incontournable.
Ce n'est qu'un avis personnel.
Je ne connais pas personnellement Leroy et ne lui ai jamais parlé.
C'est une simple impression objective au regard du programme qui avait été exposé ce jour-là et de la façon avec laquelle Leroy le défendait.
|
|
|
Petite question de néophyte:
Est-ce que les diplômes DIFFE et DAFFE sont "présentables" auprès des institutionnels?
Pour reformuler ma question, est-ce que les mairies, conseils généraux, etc. ont des exigences vis à vis des diplômes présentés par les clubs (si ce sont eux les demandeurs)?
Et le cas échéant, est-ce que les DIFFE et les DAFFE suffisent?
|
|
|
@Flytox : en moyenne les DIFFE et DAFFE sont des poubelles, et ils n'ont aucune valeur auprès d'une institution qui se respecte. Mieux vaut avoir le BAFA par exemple, diplôme aussi sérieux que reconnu.
Dans certains départements les animateurs qui n'ont qu'un DIFFE ou un DAFFE ne sont pas habilités à animer dans certains établissements.
De plus une formation DIFFE ou DAFFE peut varier d'un endroit à l'autre en France, il n'y a pas de cohérence nationale. C'est catastrophique car on ne peut même pas utiliser l'expression "un DIFFE" ou "un DAFFE" car on ne sait même pas de quoi on parle.
Nous ne pouvons pas jeter la pierre aux responsables Formation : lorsque la FFE dédie 5000 euros par an à ce secteur depuis des années, il est évident que ce secteur ne peut pas se structurer correctement.
|
|
|
Un lien sur le sujet de la formation et de la compétence des animateurs.
Cela illustre assez bien ce qui était écrit dans ce post : "A l’heure où le changement des rythmes scolaires nous offre une opportunité supplémentaire pour une intervention de qualité dans nos écoles, force est de constater le manque cruel de personnes qualifiées pour mener à bien ces interventions. "
Extraits :
Enfin, il y a des gens qui essaient de s'en sortir tant bien que mal en devenant animateurs scolaires. Il y a parmi cette population des gens en situation précaire, qui, parfois, s'expriment assez mal. Certains sont un peu paumés dans la vie et sont là parce qu'ils ont besoin d'argent.
La situation assez précaire des animateurs fait que l'on ne peut pas compter sur eux à 100%.
Aujourd'hui on a le choix d'en rester uniquement au bénévolat et à la précarité, mais alors ne nous leurrons surtout pas : on va désespérément rester à 25000 licences A. Allez, peut-être 30000 dans quelques années. Ou on a le choix de professionnaliser notre discipline, et on peut entrevoir la barre des 50000 licences A à moyen terme. Ne nous trompons pas.
|
|
|
Il semble tomber sous le (bon) sens que pour franchir un palier et progresser de manière systématique sur l'ensemble du territoire, la professionnalisation ne peut qu'aider. Avec quelque part en arrière plan un minimum de sécurité pour assurer la stabilité de la démarche.
|
|
|
@arnackor:
"Dans certains départements les animateurs qui n'ont qu'un DIFFE ou un DAFFE ne sont pas habilités à animer dans certains établissements."
Je suis étonné par cette phrase, et je me demande quel est le motif avancé pour refuser à un titulaire du DAFFE/DIFFE l'animation d'un atelier "jeu d'échecs".
Il s'agit de diplômes fédérales, on peut évidemment mettre en cause l'absence d'uniformité de la formation à travers le territoire, je vous rejoins sur ce sujet, mais pas la légitimité du diplôme obtenu.
Je n'ai jamais rencontré un interlocuteur lors de mes entretiens avec un chef d'établissement, un inspecteur académique ou un élu, qui ai mis en doute mes compétences sous prétexte que les diplômes fédérales n'étaient pas "recevables".
A moins bien sûr qu'il s'agisse d'établissement particulier: milieu carcéral, milieu médicalisé...
Dans ces établissement à la population particulière, des formations spécifiques seraient certainement un "plus" pour présenter un projet "jeu d'échecs"
Quand à cet extrait:
"Enfin, il y a des gens qui essaient de s'en sortir tant bien que mal en devenant animateurs scolaires. Il y a parmi cette population des gens en situation précaire, qui, parfois, s'expriment assez mal. Certains sont un peu paumés dans la vie et sont là parce qu'ils ont besoin d'argent.
La situation assez précaire des animateurs fait que l'on ne peut pas compter sur eux à 100%."
Les mauvais exemples donnés, sont à mon avis le fait d'un "recrutement" inadapté, pour au moins deux raisons à mes yeux:
A)L'association a passé des accords avec les écoles avant d'avoir trouvé une personne compétente et serieuse:
1)à l'approche du début de l'activité, et faute d'avoir trouvé la bonne personne, on prends "le moins pire" en espérant que ça passe (je caricature pour faire court et ne vise évidemment personne en particulier)
2)on a des candidats sérieux mais aucun n'est éligible à un contrat aidé, et faute de moyen financier on ne peut les embaucher, retour au petit 1
B) l'assocation avait la bonne personne et le financement, et pour des raisons diverses celle-ci est obligée de se désister...retour au A
Je ne sais pas comment il serait possible d'éviter ce genre de déconvenue, mais peut être que si les ligues et comités départementaux avaient 1 ou 2 agents de développement sous contrat pour "couvrir" la zone géographique qui leur est dédiée,qualifié pour prendre en charge un atelier en milieu scolaire, permettant ainsi aux associations de démarrer l'activité avec une personne qualifiée et sérieuse (quitte à ce que l'assocation ait plus tard son propre intervenant).
Quand au salarié de la ligue/comité, il doit être possible de lui trouver lorsqu'il n'est pas en fonction dans les écoles, d'autres projets/missions à mener.
|
|
|
@Paco : bien sûr qu'il faut assurer la stabilité de la démarche, personne ne veut faire n'importe quoi !
@Sezanne :
Je ne parle pas des interventions en milieu spécifique, où un module de formation spécifique me semble non pas un "plus" mais une nécessité. Je parle d'interventions basiques en établissements scolaires.
Des départements ou régions Cohésion Sociale tolèrent les DIFFE et les DAFFE (ils appellent ça des diplômés fédéraux) et d'autres les rejettent en bloc...
Mais dans tous les cas c'est toujours pareil : la jurisprudence indique : ne peuvent prétendre à rémunération ceux qui n'ont pas un diplôme reconnu par l'Etat... Et la FFE n'étant pas délégataire, ses diplômes fédéraux n'ont rien à voir avec l'Etat.
Un extrait de cette page :
En effet, après que nous ayons formé un peu plus de 60 personnes entre 2010 et 2011 (via les clubs d'Echecs traditionnels), des dirigeants de clubs, de comités d’Échecs d’autres régions, mais aussi des agents de conseillers généraux (départements) et du ministère de la Cohésion Sociale nous indiquent que sans carte professionnelle, sans Brevet d’État (et pourtant même avec des diplômes fédéraux), aucun des animateurs Échecs ne peut prétendre à une rémunération. Détail qui a son importance puisque ce serait l’effondrement des activités Échecs rémunérées dans la plupart des secteurs liés à Jeunesse et Sport ainsi que l’effondrement des subventions. Quelques départements accordent des délais ou des dérogations mais tout devient urgent… Cette urgence l’était sans doute dès l’obtention de l’agrément de Jeunesse et Sport, soit le 19 janvier 2000… Ainsi nous comprenons que la structuration des diplômes fédéraux et l’obtention d’une carte professionnelle pour les intervenants doit devenir, coûte que coûte, notre priorité.
Bienvenue dans la réalité.
|
|
|
Merci pour les précisions, et les liens donnés.
Que dire, sinon que depuis 2000, la Fédération aurait du faire son travail, en créant une vraie formation professionnelle sanctionné par un diplôme reconnu par les institutions...
Gageons que la nouvelle équipe s'occupera rapidement de cette question!
|
|
|
mauvaise manip...
|
|
|
Donc on mettrait la charrue avant les boeufs en instaurant un développement de masse basé sur l'emploi massif d'animateur.
Il faudrait avoir une vrai formation de ces animateurs, avec un diplôme qui soit opposable partout aux institutionnels.
@arnakor
Comment serait-il possible de devenir fédération délégataire si l'on est pas capable (entre autre) d'avoir des formations digne de ce nom?
De telles formations me semble plutôt un préalable.
|
|
|
Le plan de Batesti, est bon, très bon.
Mais il ne s'en donne pas les moyens, la clé de la réussite c'est la formation des animateurs, et on devrait cesser d'employer ce terme.
Le jeu d'échecs est un outil pour éduquer, former l'esprit, au même titre que les autres disciplines.
L'animation ne sert à rien. Soit un enfant a compris les rêgles de base, soit il ne les a pas compris. Si il joue sans les avoir compris, ce qui est souvent le cas, d'un point de vue éducatif, c'est le néant.
Ce qu'il faut savoir c'est que le niveau général en école élémentaire est très faible. Pour un animateur sans expérience, sans technique, connaissances en psychologie du développement, en théorie des l'apprentissage, l'atelier ne servira à pas plus de 25% des élèves, les autres resteront sur le carreau, tout simplement parce que l'on ne peut pas être derrière chaque élève de la classe en même temps à expliquer et réexpliquer.
Alors la question c'est est-ce qu'on prend en compte tout les élèves, ou est-ce que l'on tolère un "déchet" et que l'on ne bosse que pour 25% des gamins ? Certains ont cette vision élitiste des échecs. Si les gamins ne pigent pas, c'est qu'ils ne sont pas fait pour le jeu d'échecs.
Tant que l'on ne prendra pas en compte tout les élèves, comme sont censé le faire des enseignants digne de ce nom, on aura aucune légitimité, parce que l'on restera une activité destinée à une élite, un cercle restreint, mais c'est peut-être souhaité par certains.
On constate qu'en toute logique on a un agrément du ministère des sport, mais pas de celui de l'éducation.
Le plan de Salazar ne répond pas non plus a ces exigences.
|
|
|
Bien sûr que c'est dans l'autre sens : d'abord des formations dignes de ce nom, et ensuite on peut espérer la délégation.
@PhilippeJoussin : de quoi parlez-vous exactement ? Des enfants en difficulté scolaire ? Ils ne sont aucunement laissé de côté par les ateliers échecs, du moins dans la majorité des cas, non ?
Ou bien considérez-vous qu'au plus 25% des élèves intègrent correctement les règles ? Même avec des intervenants non formés c'est forcément beaucoup plus que ça.
L'un des atouts des échecs est que quel que soit le niveau scolaire d'un enfant, il peut intégrer les règles et s'épanouir dans le jeu. L'avantage est qu'il peut même reprendre confiance en lui grâce à cela, c'est prouvé. Plusieurs actions se nomment "Jeu d'Echecs et réussite scolaire".
Une parenthèse d'ailleurs : une pub Acadomia indique qu'un ado "est un crack aux échecs mais qu'il n'a pas confiance en lui et est en échec en maths". Horrible, la FFE devrait contacter cette société pour cette publicité absurde qui dénigre le Jeu d'Echecs et est mensongère.
Par ailleurs si les formations deviennent adaptées, elles contiendront beaucoup d'éléments sur la psychologie du développement de l'enfant, la théorie des apprentissages, etc. C'est déjà le cas dans des formations Echecs à Paris et à Lyon.
La FFE a toujours ignoré ces formations. Notons que le plan de Salazar les intègre.
|
|
|
@Arnackor
"L'un des atouts des échecs est que quel que soit le niveau scolaire d'un enfant, il peut intégrer les règles et s'épanouir dans le jeu."
Cette affirmation est complêtement fausse ou il faudrait la reformuler ainsi.
Tous les enfants sont motivés pour apprendre le jeu d'échecs, à la condition qu'on les placent dans un processus naturel d'apprentissage. Du fait de cette motivation le jeu d'échecs est un outil idéal pour la réussite scolaire.
A tu lu le bouquin de Maurice Ashley. Le passage ou le gamin déplace le fou comme une tour ?
|
|
|
@PhilippeJoussim
Qu'est-ce qu'un processus naturel d'apprentissage ? Je ne vois pas pourquoi la première phrase serait fausse. Peut-être incomplète, au pire. Bien sûr qu'on présuppose que les conditions d'apprentissage sont corrects. Mais quelque chose doit m'échapper.
Oui le Ashley, très bon ! Je ne me souviens pas de ce passage néanmoins.
|
|
|
http://www.olibris.fr/produits/26/5_-_Mon_exp%C3%A9rience_d%27%C3%A9ducateur.pdf
|
|
|
Ah oui c'est vrai. Je crois qu'on en revient toujours au même point : la formation du formateur...
|
|
|
@PhilippeJoussin
Ce texte de Maurice Ashley est très intéressant.
Je note dans sa méthode l'apprentissage en premier des finales, des milieux de jeu puis seulement de l'ouverture, à l'inverse de la tendance naturelle de commencer par l'ouverture...
|
|
|
Je suis d'accord avec thierrycatalan. Dans la plupart des petits clubs, les maigres subventions servent à l'achat de matériel et aux frais de fonctionnement. Ces clubs sont gérés par des bénévoles qui ne demandent pas un centime mais seulement une aide technique quant aux cours dispensés et un soutien moral car parmi les jeunes joueurs il n'y en a pas que des motivés ...
Seuls les grands clubs, situés le plus souvent dans de grandes villes, peuvent se permettre de rémunérer un initiateur diplômé ou pas. Enfin, il faut privilégier les formateurs proches du terrain et des clubs, et dispersés sur le territoire, parfois vaste, d'une ligue, au détriment d'un formateur central basé dans la capitale régionale mais éloigné des clubs excentrés, d'où des coûts de déplacements dissuasifs.
|
|
|
Pour aller dans le sens d'Arnackor, c'est vrai que l'on a un problème de reconnaissance.
Je dirais pas que les Daffe et Diffe sont des "poubelles", mais ces formations ne répondent pas aux exigences que l'on rencontre en milieu scolaire.
Cela dit admettons que les animateurs de la FFE ai une réelle formation (pédagogie, psychologie, cognitivisme, et plus généralementr tout ce qui touche aux sceinces de l'éducation), est-ce que cela résoudrait le problème de la "reconnaissance" ?
Et bien, je vais être un peu extrème comme Arnackor, admettons que vous aillez dans une école un atelier qui tourne bien, les élèves s'investissent, ils progressent, ils sont motivés, et bien vous avez de fortes chances, pas partout, de déranger. Pourquoi ? Parce que vous faites concurrence à l'Education Nationale, et que nombre de ses acteurs ne sont pas prêt à partager ce monopole qu'ils ont sur l'éducation.
François Dubet explique que l'école s'est construite au 19e siècle contre l'église. Il définit l'église comme une institution qui sert à fabriquer des chrétiens. Il explique que l'école républicaine a repris le programme de l'église, sauf qu'au lieu de fabriquer des chrétiens, elle avait pour but de fabriquer des républicains, Dieu a été remplacé par la Nation.
Quelque part les instituteurs sont un peu des "curés", et quand ils font cours en fin de compte c'est un peu comme s'il célébrait la messe.
Question ? Est-ce que vous pensez que c'est possible d'aller célébrer la messe à l'église sans être curé ? Donc on vous tolère, à la sortie de l'église, on veut bien que vous divertissiez les enfants avec le jeu d'échecs, pas plus.
Je dis pas que c'est partout comme ça... loin de là, mais ce problème de reconnaissance a deux extrémités, l'insuffisance de formation et un certain conservatisme allié avec une méconnaissance du jeu d'échecs.
Il me semble que le "développement de masse" est la solution à ce problème.
https://www.youtube.com/watch?v=eSmD2kVR3lY
|
|
|
Visiblement il y a des gens qui sont très satisfaits que la vie de leur club soit assurée par des gens qui n'ont pas à se soucier de savoir comment payer leur loyer ou leur bouffe à la fin du mois. Enfin, ce n'est pas comme si on vivait une situation de crise sociale avec des tas de personnes qui se sentent obligées de demander l'aumône pour subsister. Même que dans le lot, il y en a qui jouent aux échecs et qui pourraient y trouver leur compte en se sentant utile, mais bon, ils ont sûrement mieux à faire qu'a pousser du bois vu qu'ils n'ont pas de boulot, n'est-ce pas ?
|
|
|
Ok cela à l'air pas mal le projet de Salazar et ces 1 million d'euros qui pleuvent du ciel comme une bénédiction sont alléchants.
Seulement les promesses on connait, et en général plus les promesses sont belles, plus une personne avertie sera sceptique.
D'autant plus que l'on nage dans le flou.
D'accord on forme des "éducateurs", combien de temps dure la formation ?1 mois ? 6 mois ? 1 an ?
Si les dossiers sont "prêts", pourquoi n'a t-on pas cette information ?
Quel serait le programme de cette formation ?
Fera t-on intervenir des universitaires, ce qui me semble indispensable dans les domaines de la psychologie et du cognitivisme, pour avoir une formation "digne" de ce nom ?
|
|
|
On ne sait pas si c'est la fin du tunnel. Par contre une différence notable est que d'un côté il y a opacité d'une équipe dont les dirigeants sont autistes. De l'autre des propositions qui si elles se réalisent bénéficieront au plus grand nombre.
Voilà une des différences majeures entre les 2 listes.
|
|
|