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| « A quoi servent les échecs ? » par Ri***o*12643 le
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Vous avez un tas de feuilles blanches à votre disposition,et 7 heures pour plancher,bon courage! ;-)
Plus sérieusement,ma réponse quant à moi ne serait pas la même selon le contexte et le temps que j'aurais pour répondre...Ainsi,je trouve la réponse de Karpov à cette question limpide:"Juste a apprendre à penser".
On reconnaît la l'efficacité et le sens de l'intuition légendaire de Karpov!
Lao Tseu n'aurait sans doute pas fait mieux!
Il serait intéressant d'ailleurs de trouver les réponses faites a ces questions par d'autres champions,ou bien par des personnes investies dans le milieu des échecs!
Une idée me vient d'ailleurs,concernant les deux candidats à l'élection pour la présidence de la fédération:Pourquoi ne pas leur poser des questions légérement décalées de ce genre,et en rapport plus ou moins lointain avec les échecs,je suis sûr qu'ils auraient tout à y gagner de plus au niveau du capital sympathie...
Ce fil est donc ouvert à vos réflexions sur cette question centrale,ainsi qu'à votre maniére d'y répondre selon la circonstance:
"A quoi servent les échecs?"
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à ce que des gens comme Rialto perdent leur temps à poser de pareilles questions.
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à repérer les psychopathes et parfois les occuper.
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Les échecs sont totalement inutiles, donc rigoureusement indispensables.
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A rien (quand je dis que je joue au échecs, les gens se mettent à bailler)
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ils servent à oublier ... le reste.
(un peu comme l'alcool)
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Ah, voici le prélude à un débat de fond (de bouteille) intéressant : les joueurs alcooliques boivent-ils pour oublier leurs parties, jouent-ils aux échecs pour oublier qu'ils boivent, ou un panaché ? (je laisse à part le cas des buveurs de panaché, d'une part parce qu'ils ne boivent pas vraiment, d'autre part parce que ça fait trop de cas)
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A apprendre abcisse et ordonnée.
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les échecs sont la raison d'être des échecs!
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Ça sert surtout à faire parler sur France-Echecs...
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MA VIE ET LES ECHECS.
Mon quotidien était bien fade, ennuyeux.
Vint un jour où je découvris le roi des jeux.
La maîtrise ne s’en avéra pas aisé ;
Mais à force de patience, j’y arrivai.
Et depuis, je ne l’ai nullement regretté.
Devant les soixante-quatre cases carrées,
Mon esprit se libère et prend son envol,
Le rêve et la réalité convolent :
Je deviens tour à tour : le preux Chevalier
Qui pour la gloire de son Roi est sacrifié !
La douce Dame et reine chaleureuse,
Qui au combat n’est ni pleutre ni peureuse !
Le valeureux Fou pas si fou que cela,
Qui attaque et défend comme un naja !
La très grande Tour, muraille de fer et d’airain,
Qui abrite et protège son souverain !
Mais parfois, je ne suis que les petits Pions,
Petits parmi les grands sans être poltrons,
Qui traversent, main dans la main, le champ de guerre,
Très fièrement sans regarder en arrière !
Je ne suis pas devenu après bien des rondes
Le champion d’Afrique ou du monde,
Mais les Echecs ont rendu ma vie excitante,
Et ils remplissent mes heures de farniente.
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En addition au propos de ThL que je trouve pertinent, cette citation de Stefan Zweig :
"Les échecs sont les mathématiques de l'inutile."
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Bonaldi power :)
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Pour filer la métaphore, je dirai que, comme l'alcool, les échecs sont la cause et la solution à tous nos soucis dans la vie. A votre santé !
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En voila une une question !
"Sert à" : hyper ambigu
Et à quoi sert la poésie.
En voyant une belle partie, j'éprouve la même chose que devant une oeuvre d'art.
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Lire l'ouvrage de Thierry Wendling " Ethnologie du joueur d'échecs." publié aux P.U.F. en 2002.
Il y a aborde, entre autres, la question : " Comment peut-on jouer aux échecs ? "
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erratum : lire " Il y aborde " et non " Il y a aborde ". I'm a very lousy typist !
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Quel beau texte nono.koffi, c'est vous l'auteur de ces lignes ?
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A ne pas vieillir , au moins cérébralement
Quand je vois qu'à 85 ans je peux encore réussir une norme de MI ( et j'attends une 2ème d'un jour à l'autre ) , je me dis que , coté tronche , ça ne va pas trop mal
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Mais à quoi sert le JPC ?
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D'après nos deux candidats les échecs servent à réussir, au moins scolairement... et le pire c'est que beaucoup croient en cette foutaise.
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A rien, et c'est très bien comme ça.
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Pour les joueurs d'echecs professionnels français et ukrainiens...
le taux de radiation est plus élevé à Pôle Emploi qu'à Tchernobyl .
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...à analyser une situation, à faire travailler sa mémoire, à apprendre à s'adapter à une situation nouvelle ou aux imprévus, à savoir prendre une décision appropriée après une réflexion, à apprendre à réfléchir avant d'agir. Bref, une véritable école de la vie avec de multiples applications dans la vie quotidienne. Voilà pour le côté "philosophique" ! Ca vaut au moins 15/ 20 ?
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@Criporion : c'est beau ce que tu dis mais je doute que les résultats soient mesurables.
Les gamins joueurs d'échecs ont-ils statistiquement de meilleurs résultats scolaires qui soient plus plus ou moins imputables aux échecs ? C'est d'autant plus difficile à dire qu'il est assez probable que les potentiels des gamins qui s'intéressent aux échecs soient au départ au dessus de la moyenne.
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@JLuc74
La seule certitude est que rien n'est certain. Comme vous l'indiquez, si nous démontrons que les joueurs d'échecs sont doués en mathématique ceci ne nous apporte pas d'information sur la relation causale. Nous ne savons pas si c'est l'esprit matheux d'un individu qui l'a conduit à jouer aux échecs ou si c'est le jeu d'échecs qui a développé son esprit matheux.
Nous pouvons aller plus loin et comparer une classe recevant des cours d'échecs pendant l'année scolaire et une classe n'en recevant pas. Là encore, si la classe échecs se distingue de l'autre, nous ne savons pas si cela est du aux échecs, à l'intervenant qui aura su développer la curiosité de l'enfant, ou bien parce que cette activité aura permis à ces élèves d'être moins lobotomisés par la télévision etc...
Quelque soit la relation causale, si l'effet est significatif, le résultat est intéressant et mérite d'être exploité. Les parents sont réceptifs à l'argument scientifique, ils souhaiteront inscrire leur enfant à cette activité enrichissante et gratuite.
Il existe en revanche beaucoup de "foutaises" comme vous dites, d'articles pseudo-scientifiques, pour vendre un effet placebo hors de prix comme le produit miracle "memory perfect" vendu par un ancien sponsor de la FFE et qu'on a pu apercevoir dans certaines revues d'échecs.
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A quoi sert de vivre ? A quoi sert de se marier ? A quoi sert d'être heureux ? Ce genre de questions n'a pas de réponse satisfaisante car toute réponse appelle une question encore plus générale, et finalement, on arrive à la question de toutes les questions au-delà de laquelle il n'est plus possible de remonter: Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? (traditionnellement attribuée à Leibniz).
Les échecs ne servent à rien évidemment, mais c'est vrai de tout le reste. Les échecs sont un choix de vie, c'est-à-dire qu'ils engagent l'existence, et un choix de vie ne se justifie pas. Seuls les moyens pour une fin peuvent être comparés et soupesés, les fins elles-mêmes ne se justifient pas. Les justifications extérieures, du genre: ça développe l'esprit logique chez les gamins, sont futiles et facilement réfutables. On joue aux échecs parce qu'on prend du plaisir à jouer aux échecs, mais c'est vrai aussi de la pêche à la ligne et de la prise d'héroïne.
Plus pertinente serait la question: si je choisis les échecs, quelle autre chose je devrai faire, et qu'est-ce que je ne pourrais plus faire ?
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Attention toutefois à ne pas mélanger les questions purement philosophiques (A quoi sert de vivre ?) et les questions admettant une approche scientifique (Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ?). Dans ce dernier cas, la théorie du vide quantique apporte une réponse au moins partielle, le "rien" (physique) est en fait bourré de virtuel, il porte en germe le "quelque chose".
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On est d'ailleurs capable de faire apparaître des photons à partir du vide..
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Pour répondre à la question initiale,les deux premières choses qui me viennent à l'esprit sont donc la possibilité de pratiquer de la compétition,et ce jeu s'y prête fort bien,et l'opportunité de pouvoir sympathiser avec de nouvelles personnes.
C'est non exhaustif bien sûr.
Pour rebondir sur le post de Mazette,la chose la plus importante pour jouer bien aux échecs sont le plaisir,la volonté et la motivation.Plus que le talent éventuel je pense...
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Cette question n'a pas de sens: les choses qui "servent" sont par définition des moyens en vue d'une fin. A cet égard, on peut envisager d'utiliser les échecs dans un but pédagogique, par exemple, ou pour passer le temps, pour payer ses factures ou autre...
Mais en vérité le jeu d'échecs est une fin en soi, comme la musique, la philosophie, la littérature et un tas d'autres choses (à peu près tous les sports et tous les arts). Pas besoin d'autre justification que l'envie de jouer ou de composer.
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Le jeu est une activité sans autre but qu'elle-même ou que le plaisir qu'on y trouve, sans autre contrainte que ses propres règles, enfin sans effet irréversible ( ce qu'une partie fait, une autre partie peut toujours l'ignorer ou le refaire ).Pour les joueurs, le jeu ne leur suffit pas. Ils ont besoin d'enjeu, de sérieux, de gravité. Ils ont besoin de la morsure du réel - non du jeu, mais du tragique. " Le contraire du jeu n'est pas le sérieux, disait Freud, mais la réalité." Cela n'empêche pas le jeu d'être réel aussi, mais interdit de s'en contenter.
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Avec le paradoxe que comme un certain nombre en font un métier, c'est plutôt réel pour eux le fait de jouer. Au bout, c'est la sousoupe quand même
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Et s'est développé toute une struture autour des échecs, avec les "vedettes", les livres, les revues.... donc ça sert autant que les autres activités.
Ce qui ne répond pas à la question "à quoi ça sert"! quoique si d'une certaine manière?
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Oui PE, c'est un peu comme les solutions réelles de x^2 +1 = 0. C'est vide mais ça ne l'est plus si on change de paradigme en se plaçant dans le cadre les nombres complexes.
En physique le vide n'est vide qu'à nos yeux au pouvoir limité, il devient plein de ressources en changeant de paradigme. C'est d'ailleurs probablement ces ressources qui ont permis à l'univers de s'auto-créer à partir du vide (intégral, y compris l'absence des notions de temps et d'espace), sans avoir besoin d'une intervention supra-naturelle.
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@Nicolas
Si le monde a commencé, il a commencé dans le temps.
Et pour que quelque chose commence, il faut qu'il y ait mouvement dans l'espace.
Mais sans le temps et l'espace, pas de monde.
Donc le monde a toujours existé, sinon c'est Dieu.
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Justement pas. Les théories actuelles incitent à croire que tout est né au temps 0 (il y a environ 13,7 milliards d'années), le temps donc, mais aussi l'espace et la matière.
Bien sûr il n'y a pas de preuve formelle mais une forte suspicion. Ce qui est certain est qu'il existe des modèles théoriques et des expériences pratiques qui vont dans ce sens.
Ce qu'il faut bien comprendre c'est que le temps et l'espace sont intimement liés. Par exemple l'univers est de taille finie mais rien n'existe au delà... En effet il est impossible de se rendre à sa frontière (pour tenter de regarder au delà, justement !) puisque le temps ralenti au fur et à mesure qu'on s'en rapproche... Dit autrement, à la frontière de l'univers plus rien n'existe, ni le temps ni l'espace.
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Attention: la théorie de l'oasis et de l'unicité a toujours fait flop. Autrement dit il existe d'autres univers, donc un "univers" (supra ou pas, qu'importe, l'enveloppe des enveloppes disons).
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"tout est né au temps 0"
Ok, donc c'est Dieu.
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Comme je l'ai indiqué plus haut, le néant contient suffisamment de "potentiel intérieur" pour que l'univers puisse s'auto-créer, sans aucune intervention extérieure. D'ailleurs, comme rappelé par PE, les physiciens sont capables de créer des bébés univers ex-nihilo. Je doute qu'ils aient demandé l'aide de Dieu !
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les données récentes de la science semble pencher vers le fait que le temps est une création humaine! et donc le temps zéro n'aurait pas de sens.
le temps fait partie de notre perception de l'univers . Il se conjugue avec l'espace...
mais il faut du temps pour intégrer ce concept :o)
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le néant ne contient rien Nicolas.
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Différence entre le néant et le vide
Débattre en mélangeant les science, métaphysique et religion, ça ne donne pas un débat mais des discussions où chacun balance sans lire/écouter l'autre.
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Si si j'écoute ce que dis Nicolas.
Mais n'étant pas scientifique, je fais une expérience de "pensée" :-)
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Moi aussi j'écoute (parfois); mais j'ai du mal à imaginer que du néant surgisse quelque chose.
Si les scientifiques font jaillir du vide quelque chose, peut être, mais l'univers n'est pas néant ni jamais vide vu tout ce qui le traverse en rayons de toute sorte et de toute nature, et de plus on peut l'observer, et si on observe le vide, c'est qu'il n'est pas vide.
Ou bien comme Torlof me faut du temps pour intégrer cette idée nouvelle!!
Sinon va falloir admettre que le jeu d'échecs est du néant structuré; bon, c'est pas faux, ça peut ressembler à quelques unes de mes parties les mauvais jours....
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C'est clair que ce style de discussion part vite en eau de boudin, surtout que les modos risquent de se mettre en colère si on y va trop fort.
Alors je vais juste insister sur un point avant de passer à autre chose (il y a quantité de littérature sur le net pour ceux que ce sujet intéresse) : il existe des modèles mathématiques/physiques qui montrent qu'il est possible, et même hautement probable, que l'univers soit né de lui-même du néant, sans aucune intervention extérieure, divine ou autre.
Cela ne prouve bien sûr pas que Dieu n'existe pas, mais ça prouve, et c'est déjà beaucoup, que Dieu n'est pas nécessaire à la création de l'univers, on peut se passer de lui sans problème !
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Disons qu'on est plus performant pour prévoir le bon plan aux échecs avec les mathématiques qu'une crise économique sur notre minuscule planète......de là à passer à la création de l'univers.....
mais les échecs servent à vérifier déjà que nous sommes capables de modéliser quelque chose de structuré à la base, c'est déjà pas mal pour rester dans le fil du sujet
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eau-de-vie et jus de boudin... un peu le lot quotidien
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pour ceux qui voudrait un début de commencement d'un bout de réponse :
Une nouvelle parution : D. Sénéchaud, « La vie est une partie d'échecs » (le jeu d'échecs en 300 citations du monde entier) ; édition augmentée de « Eléments d'histoire culturelle du jeu » (6 courtes études).
La Libre Case, Poitiers, janvier 2013. 159 pages.
ISBN 2-9512071-1-5
PRIX : 20 eu ttc (envoi soigné sous deux jours)
Sommaire :
La vie est une partie d'échecs
(le jeu d'échecs en trois cents citations du monde entier)
Préface de Pierre Lhermite …
Célébration du jeu d’échecs …
Philosophie du jeu d’échecs …
Technique du jeu d’échecs …
Le jeu d’échecs dans tous ses états …
Bibliographie : Jeu d’échecs, arts et sciences humaines …
Eléments d'histoire culturelle du jeu (six courtes études)
Philidor ou la passion de la raison analytique … (4 pages)
Le jardin de l'intellectuel : François Le Lionnais joueur d'échecs … (10 p)
Amusements sérieux sur l'échiquier. Jeu d'échecs et mathématiques. (19 p)
Jeu d'échecs et Physique quantique. Des idées et des jeux : un simple faisceau culturel ? … (13 p)
Introduction à la pensée et à l’œuvre d’Emmanuel Lasker (1868-1941).
Une approche biobibliographique … (12 p)
Caïssa la Belle. Quand Lucie Delarue-Mardrus s'adonnait aux échecs … (12 p)
Table des illustrations
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mais non el cave!
les échecs ne s'ajoutent pas à l'alcool ! ils s'y substituent ...
on peut imaginer une campagne du style :
Tu as un boulot de merde
Ta femme te trompe avec un bridgeur
Tes enfants regardent "the voice"
Ta commune est dirigée par un FN depuis les dernières élections
Le printemps sera pourri
Ne déprime pas ! adhère à la FFE !
des victoires faciles contre les plus faibles !
un monde où les méchants sont facilement identifiables (les noirs ou les blancs)!
un monde où tu auras l'impression de pouvoir gérer tous les paramêtres!
sans les dangers de l'alcool, tu en auras tous les effets euphorisants !
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Pour le moins un sport cérébral assez dynamisant.
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Bon bein si c'est prouvé.
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A propos des leçons que l'on peut tirer de la pratique du jeu d'échecs,dans cette vidéo JF Copé affirme qu'il a appris de ses professeurs d'échecs le principe suivant: ne jamais sous-estimer son adversaire.
Pourtant,X. Tartakower,lui,a dit qu'aux échecs il n'y a qu'une seule erreur: celle de surestimer son adversaire...
Qu'en pensez vous?
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Je vote Tarta
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J'ai un élément de réponse supplémentaire finalement,qui vient de M. Tal,puisque considérer les forces et faiblesses de son adversaire,c'est aussi considérer les siennes,il me semble...
"De deux maux,la sous-estimation et la surestimation de sa propre force,la premiére est de loin la plus dommageable".
et enfin un autre élément de réponse:Pour R. Fischer,"la confiance en soi et les nerfs solides sont plus importants que les idées"
De petites phrases au sens précieux!
EDIT: La confiance en soi donc...rappelons que Tal était confiant en lui-même au point qu'il essayait souvent de démontrer à ses adversaires durant la partie que deux fois deux devait faire cinq!
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Comme on peut le voir au début de ce documentaire,les mathématiques engloberaient le jeu d'échecs...Il est même affirmé que les mathématiques seraient un jeu!
On ne remet pas en cause l'utilité des mathématiques...pourtant il est courant qu'on remette en cause l'utilité du jeu d'échecs;n'est-ce pas contradictoire finalement?
Il est vrai aussi que pour certains profanes,le jeu d'échecs jouit d'une mauvaise réputation...Ainsi le jeu d'échecs pourrait rendre fou selon JF Copé,comme vu dans la vidéo précédente,et dans celle-ci,les échecs,à haute dose,donneraient des "névrosés" et "obéreraient la vie intérieure"...
Un jeu qui fait peur donc,et qui peut jouir d'une mauvaise réputation pour certains,et pour d'autres,le jeu de l'intelligence,positif...
Beaucoup de préjugés en tout cas!
Pour illustrer cela,et bien avant que je ne joue ma premiére partie officielle,quelqu'un de ma famille m'avait dit que comme dans "Le joueur d'échecs" de Stefan Zweig,les échecs "rendaient fou" car ça équivalait "à jouer contre soi-même",et que d'ailleurs le héros du livre était en fait "Bobby Fischer"...
Etant très jeune à l'époque,j'avais cru en tout ça...
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http://www.chesscafe.com/text/dvoretsky46.pdf
je me demande si "Le principe des deux faiblesses" a des équivalents aussi patents dans d'autres domaines?
Il y a beaucoup à creuser...
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Si l'on comprend la question initiale comme "Y a-t-il quelque chose que l'on puisse apprendre des échecs et appliquer à d'autres moments de la vie", alors j'aime bien la citation suivante due au Cinéaste Stanley Kubrick :
"You sit at the board and suddenly your heart leaps. Your hand trembles to pick up the piece and move it. But what chess teaches you is that you must sit there calmly and think about whether it's really a good idea and whether there are other, better ideas."
"Vous voilà assis devant l'échiquier et soudain votre cœur s'emballe. Votre main tremblante s'avance vers la pièce pour la saisir et la déplacer. Mais ce que les échecs vous apprennent, c'est que vous devez d'abord vous calmer et vous demander s'il c'est vraiment une bonne idée, et s'il n'en existe pas d'autres qui soient meilleures."
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"Je me demande si "Le principe des deux faiblesses" a des équivalents aussi patents dans d'autres domaines?"
En tout cas,la technique de réfléxion structurée basée sur les déséquilibres de Jeremy Silman me semble être quant à elle appliquée par les clubs allemands de la ligue des champions:
ils ont exploité les déséquilibres,dixit Riolo sur RMC,à écouter sur le podcast de l'after(aux alentours de 23H10-23H15).
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@rialto: "les mathématiques engloberaient le jeu d'échecs"
Pour ma part j'en suis convaincu. Les règles du jeu d'échecs sont les axiomes, on peut se poser des questions (conjectures) et y répondre (démonstration, contre-exemple...). Mais tout n'est pas Mathématique:
* jouer une partie d'échecs, l'analyser, je n'en suis pas sûr, à cause du temps limité et de l'absence de verdict clair dans la plupart des cas.
* potasser une finale, composer ou chercher un problème, une étude, clairement oui.
* Eero Bonsdorff 80 jubileum tourney for mathematical problems
* Queue problems revisited
"On ne remet pas en cause l'utilité des mathématiques...pourtant il est courant qu'on remette en cause l'utilité du jeu d'échecs;n'est-ce pas contradictoire finalement?"
Par contre les Mathématiques sont BEAUCOUP PLUS que le jeu d'échecs, notamment les Mathématiques appliquées qui permettent d'approximer le réel, les mathématiques discrètes qui sont omniprésentes en informatique, etc...
Donc non, ce n'est pas contradictoire!
(Si "A" englobe "a", et que "a" possède la caractéristique "C", tout "A" ne la possède pas forcément!)
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