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Hiérarchie des attaques par Re***li*12444 le  [Aller à la fin] | Actualités |
Bonjour, pouvez-vous m'expliquer pourquoi Nimzovitch dans "Mon système" écrit:

"Une hiérachie croissante de la force des attaques nous donnerait le tableau suivant:
1. une attaque de face;
2. une attaque de côté;
3. une attaque par contournement!"
Sachant que la plus dangereuse est l'attaque par contournement et la moins dangereuse l'attaque de face.
Merci.






Parce que... D'une part, il faut lui faire confiance, la plupart du temps, ce qu'il a dit se constate par expérience.

Quand tu attaques de face, la plus simple des défense suffit à parer ton attaque : à l'attaque du centre on répond par une défense de même force.

Quand tu attaques de côté, la symétrie n'existe plus. Les ressources défensives demandent plus de réflexion, et elles entraînent souvent un affaiblissement d'un autre point de l'échiquier.

Quand à l'attaque de contournement, "attaque magique" selon ce que j'en ai retenu de Nimzovitch, elle est toute puissante. Le but en serait l'occupation de la 7e rangée et tout doit s'écrouler automatiquement.

Ce résumé n'est peut-être pas tout à fait fidèle, mais c'est ce qui me reste de Nimzo, tout comme il me reste cette formule : "Candidat en avant !". C'est suffisant pour ne pas avoir à trop réfléchir sur des finales suspectes.



Pour éclaircir le débat, il serait préférable de donner deux exemples différents pour cas:

Cas 1: deux exemples (A et B) différents d'attaque de face.

Cas 2: deux exemples (C et D) d'attaque de côté.

Cas 3: deux exemples (E et F) différents d'attaque par contournement.

C'est plus intéressant si ces exemples concrets ne figurent pas dans l'ouvrage de A. Nimzowitsch. Renouli, vous pouvez peut-être les ajouter au fil?


Bossuet, le
Et il dit ça dans quel chapitre? Quel tôme? 


@Salvador : 1.e4 e5 = de face, 1.e4 c5 = de côté (en très schématisé, imagine une position de milieu de partie espagnole, puis Najdorf). Le contournement est plus délicat, je le conçois comme "s'infiltrer sur une aile pour finalement attaquer l'autre". On retrouve ça typiquement dans l'est-indienne côté blancs avec c4-c5-xd6, Tc7 ..etc.



@Renouli : en résumé, cette hiérarchie est assez proche du fameux "la menace est plus forte que l'exécution". En effet, moins l'attaque est directe plus elle va être difficile à anticiper, à calculer pour l'adversaire, et donc plus elle va être dangeureuse.


@Benji3000: merci pour ta réponse. J'ai les deux tomes et à l'occasion, je regarderai de plus près car j'aime bien ces livres.

J'ai des doutes sur la qualité de ta réponse, puisqu'en jouant 1.e4 e5, la partie peut très bien évoluer vers une attaque par contournement. Non? Dans ce cas, deux exemples différents par type d'attaque avec des arguments concrets permettraient éventuellement de répondre à la question posée par Renouli.



Ce sujet est traité dans le tome 1, ci-dessous page 43.

Le contournement est l'attaque la plus terrible qui soit, une hiérarchisation croissante de la force des attaques nous donnerait la tableau suivant:
1- Attaque de face;

2- Attaque de côté;

3- Attaque par contournement !


Mais comme cela aborde des aspects généraux et complexes, il faut lire et étudier le tome 1 depuis le début pour comprendre et pouvoir proposer des exemples différents de ceux de l'ouvrage. C'était mon but, si Renouli trouvent d'autres exemples correspondants aux idées de Nimzowitsch, c'est qu'il aura les réponses à sa question.



l'attaque est d'autant plus forte ... ... que l'adversaire à moins de temps et de matériel à opposer.


* De face :

C'est la plus facile à mettre en place, et aussi la plus facile à contrer (et c'est normal, sinon le jeu n'aurait aucun intérêt).

On vous voit venir, les faiblesses ne sont pas évidentes (surtout au début) et on peut réquisitionner rapidement ces forces défensives.



* De côté:

Elle prend un peu plus de temps, mais une fois en place, l'adversaire ne plus plus impliquer qu'une partie de ses ressources défensives.

Par exemple, sur une attaque contre le roque, une fois les forces offensives en places, l'attaqué à intérêt à avoir déjà sur place toutes les ressources défensives suffisantes.
Certaines pièces à l'aile-dame seront durablement hors jeu.


* De contournement (voire par derrière!):
La plus mortelle (même toujours décisive).

Beaucoup, beaucoup de temps et d'imagination pour être mise en place, mais là, les faiblesses (surtout au niveau des pions) sont quasiment impossibles à parer. La protection des pions est inexistante (surtout lorsque l'on est dans la 7ème ou 8ème rangée). Très peu de pièces peuvent être utilisées pour la défense.


Quelques précisions A. Nimzowitsch, tome 1:

1. Le centre et le développement

2. La colonne ouverte

3. Les septième et huitièmes traverses

4. Le pion passé.


La question de Renouli est: pouvez-vous m'expliquer pourquoi Nimzovitch dans "Mon système" écrit: Une hiérachie croissante etc.

Cette définition de la hiérarchie des attaques figure dans le troisième chapitre, les septième et huitièmes traverses. Mais elle est déjà abordée dans le deuxième chapitre, la colonne ouverte. Dites-moi si je fais erreur, une colonne ouverte peut servir à une attaque avec une Dame ou une Tour.

Exemple de contournement:




Les Blancs au trait jouent: Dh1+ - Dh7+ - Dh8+ puis Dxb8

Si la Dame noire s'était trouvée en d7: Dh1+ - Dh7+ - Dh8+ - Dxg7+ - DxD. On nommera contournement le triangle opérationnel de la Dame h7-h8-g7. La colonne ouverte, page 31.

Mais cela n'explique assez clairement la hiérarchie des attaques. Si Vanytchouck pouvait donner des exemples concrets pour chaque cas illustrant ses propos (et si ces exemples n'étaient issus d'un ouvrage, ce serait mieux), cela m'aiderait peut-être à comprendre cette hiérarchie des attaques.





Bossuet, le
J'ai relu le chapitre en question En effet, il n'y est question que de la tour (et donc de sa puissance sur la 7ème rangée).

Finalement, ce qu'il explique est très basique: une tour est plus forte quand elle attaque un pion par derrière (selon l'adage connu de tous les joueurs d'échecs: il faut mettre les tours DERRIERE le pion).


Un exemple: un pion noir b7.


Pour attaquer ce pion, la tour blanche sera la mieux placée en b8 (ce que Nimzovitsch appelle "l'attaque par contournement").

Par défaut, (s'il s'agit d'attaquer le pion b) la tour sera moins bien placée sur la 7ème rangée, par exemple en c7 ("l'attaque de côté")

Et là où la tour sera la moins bien placée, c'est devant le pion, par exemple en b1 ("l'attaque de face").


Voilà un exemple pourquoi je ne conseille pas la lecture de Nimzovitsch à des débutants. On y a parfois du mal à comprendre des concepts d'une simplicité élémentaire. En revanche, je le conseille fortement à des joueurs plus confirmés (car Nimzovitsch explique les choses avec beaucoup de profondeur, et de beauté aussi).



Merci Bossuet Tout s'explique donc. J'avais complètement oublié cette partie où il explique l'attaque d'un pion par la tour.


Renouli me donne envie de relire ces livres de nimzovitch, les seuls que j'ai veritablement étudiés , et qui m'ont appris a jouer aux echecs !




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