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Pour ne plus abandonner.... par Mi***2*12169 le  [Aller à la fin] | Actualités |


Bonjour à tous



Cela fait maintenant quelques temps que des échos me parviennent sur les échecs, comme quoi c'est un jeu trop complexe pour être populaire ou bien que ce jeu est démodé. Ce forum a permis de débattre sur ce sujet mais je pense quand même qu'il n'y a pas de fumée sans feu et je voudrais vous soumettre ma réflexion suivante:



Il est peut-être temps de redonner du sens aux échecs, en retrouvant d'abord sa finalité qui est l'échec et mat. Or aujourd'hui, plus aucune partie pratiquement ne se termine par l'échec et mat. Je prône donc pour l'interdiction d'abandonner une partie d'échecs afin qu'elle aille jusqu'à son terme. L'échec et mat c'est la mise à mort de l'adversaire, la cerise sur le gâteau d'une partie rondement menée, le coup ultime qui scelle la partie.



Les échecs sont d'ailleurs le seul sport où finalement on abandonne avant la fin. Quand la France menait 3 à 0 à 10 mn de la fin d'une finale de coupe du monde, le Brésil a pourtant continué à jouer jusqu'au bout; dans une partie de tennis, je ne vois pas un joueur mené 6-0 6-0 par Federer, abandonner avant le 3ème set en déclarant à son adversaire "OK ,Roger, t'es le plus fort alors j'arrête là...". Il n’y a qu’en boxe où un joueur jette l’éponge avant la fin, mais c’est uniquement pour des raisons de sécurité qui n’ont pas lieu d’être aux échecs. Ce dont nous avons besoin, pour reconnaître un vainqueur, c'est de voir l'adversaire définitivement vaincu, sans possibilité de retour. Et seule la fin définitive d'un match, qu’est ainsi l’échec et mat, peut aboutir à cet état de fait.



Ne serait-il pas excitant de voir Kramnik mater Topalov (ou l’inverse selon vos préférences !!), ou encore Carlsen planter un mat en 4 coups à Anand devant nos yeux ébahis ! Qui d’entre nous n’a jamais été frustré de voir son adversaire à un coup du mat, alors que l’on venait de trouver sur l’échiquier une jolie combinaison ? Récemment, un ami, non joueur d’échecs mais curieux a suivi le match Kasparov-Karpov de l’automne dernier, devant la médiatisation de l’évènement. Et il a été très déçu dès la première partie en me demandant mais pourquoi il a abandonné karpov ? Les deux joueurs seraient allés jusqu’au mat, il aurait mieux compris…



Maintenant, je connais votre réponse, comme quoi il est inintéressant de continuer de jouer avec une trop grande différence de matériel, la défaite étant inéluctable. Alors il faut intéresser la partie jusqu’au bout ! Et là je propose que le nombre de coups nécessaire à mettre mat l’adversaire soit utilisé comme départage. Ainsi dans un tournoi, en cas d’égalité, serait déclaré vainqueur d’abord celui qui a le plus de victoires, et si toujours égalité en deuxième départage, le joueur qui aura mis le moins de coups pour mater ses adversaires serait déclaré vainqueur : il suffit de faire la moyenne du nombre de coups joués dans toutes ses parties gagnées.



Avouez que ce système de départage est quand même plus simple



Ainsi un joueur en position inférieure sur l’échiquier devra essayer de batailler jusqu’au bout pour faire durer le plus longtemps possible partie, tandis que le joueur en meilleure position devra tenter de mater au plus vite. Et pour départager des joueurs qui n’auraient aucune victoire, c’est celui qui aurait le plus grand nombre de coups joués dans ces parties perdues qui serait déclaré vainqueur.



J’aimerais bien ainsi pouvoir maintenant mater mes adversaires, au lieu de les voir piteusement abandonner. Et pour finir, je ne sais plus qui a dit « on n’a jamais gagné une partie d’échecs en abandonnant ». Et c'est tellemet vrai....








Dcax, le
LOL Encore un ;o))


M'enfin Je regarde de temps à autre (même souvent :( ) le foot, et quand une équipe est mené par trois buts, le spectacle offert est souvent pire que ce qui serait offert par l'abandon.


Il vaut mieux abandonner avec classe, que de se faire mater de façon pitoyable :)



Après les amateurs qui abandonnent à un coup du mat, je n'en fait pas parti en lent, mais en rapide, si :)




"Et pour départager des joueurs qui n’auraient aucune victoire, c’est celui qui aurait le plus grand nombre de coups joués dans ces parties perdues qui serait déclaré vainqueur"

C'est un troll?Je ne vois pas ce qu'il y a de glorieux à se faire mater en 120 coups au lieu de 40...


Krusti, le
Pour les néophytes, il faut reconnaitre  que l'abandon des MI/GMI entre eux reste souvent (pratiquement toujours) un mystère. Je relisais le match de Séville entre les 2 K et j'ai toujours pas compris l'abandon de Karpov dans l'ultime partie, rien moins que celle qui donnait le titre à Kasparov. C'est dire.
De là à interdire l'abandon ça parait... difficile. Le jeu d'échecs est peut-être condamné à rester inaccessible au commun, du moins pour les partie du haut niveau. :-/
Pas l'impression d'avoir beaucoup avancé le débat pour le coup.


Il voudrait forcer les gens à jouer jusqu'au bout, c'est tout.


Utopie Dans l'idéal ce serait mieux, mais dans le haut niveau, quel supplice. Le joueur en défaite donnerait toutes ses pièces immédiatement plutôt que chercher des coups sachant qu'il va perdre la partie, et du temps.



Les échecs c'est un combat, une guerre. On ne gagne pas forcément une guerre en ayant tué la totalité des soldats adverse, mais en ayant un avantage suffisant.



Les nulles sont un plus gros problème pour l'intérêt du jeu. Et le résoudre passerait par un changement radical des règles du style : suppression de la répétition, sauf cas exceptionnels de répétitions forcées, (si les joueurs veulent répéter 175 fois la même position, il y en a bien un qui finira par perdre au temps, donc autant chercher un autre coup menant à une vraie nulle sur le plateau. Au foot un gardien ne peut pas garder la balle 90 minutes pour assurer le match nul... tout est question de règles).



Suppression de la proposition de nulle. S'il y a vraiment nulle, ça se verra à la fin de la partie, dans le cas contraire c'est que le perdant ne la méritait pas. En tout cas pas durant toute la partie, CQFD.



Ces mesures permettraient de donner plus d'importance au temps. Après tout la pendule fait partie du jeu, une nulle qu'aurait accordé l'adversaire au 30ème coup peu se transformer en défaite à cause d'une erreur dû au temps, c'est cruel mais ça a le mérite de rendre des parties sans intérêt, attrayante.



Alors on va me dire que les joueurs vont se trouver des variantes d'échange extrême pour faire nulle. Soit, mais je dirais qu'à un moment c'est partout pareil, si les 2 équipes d'un match de foot veulent faire nulle, les joueurs savent très bien comment faire. Mais ceux qui veulent gagner tenteront leur chance jusqu'au bout, et à ce moment là ce sera un vrai match.



Evidemment cela demande quelques aménagements autour, ce ne serait pas plus un problème de mise en place, que de gens pas heureux d'avoir un elo beaucoup plus difficile à tenir qu'au bon vieux temps des nulles... les mentalités doivent changer avant de faire changer les règles du jeu.


Je ne suis pas d'accord Sur l'interdiction de proposer match nul, en pensant que le temps fera la différence...


On joue aux échecs ou à la pendule ?


Arguments Interessants Tout ce que dit Mila n'est pas ininteressant.


- Pour ma part, je joue toujours jusqu'à etre maté ; pas forcement pour faire plaisir à mon adversaire mais pour deux raisons principales :


- Apprendre à jouer les finales ( on apprend meme en jouant une finale avec une piece de moins ! )

- Esperer et rechercher un pat !




Ce que dit krusti est aussi vrai , pour ma part je suis frustré de lire des parties commentées par des gmi dans europe echecs avec des commentaires du genre :


la pisition est gagnante ...( on est au 25 coup) ...pour s'apercevoir que la partie continue encore 25 coups entre ces deux gmi... !


Soit le vainqueur ( qui commmente souvent sa propre partie) se cire les pompes ... soit son adversaire GMI n'est pas d'accord avec ce jugement puisqu'il joue encore 25 coups ( et souvent dans une partie à rebondissements) ...




il ya positions et positions IL existe des positions absolument mortes où il est impossible de revenir et malheureusement certains s'évertuent à ne pas abandonner. Chiant. Dans d'autres ça se discute. Tout est affaire de nuances et d'interprétation. L'autre joue on entre en finale et j'ai trois pions de retard. J'ai fini par annuler. C'était un blitz...


Tout est relatif... Quand on joue en championnat avec 4 heures de route derrière une ronde et le boulot le lendemain. Je préfère le mec qui abandonne avec deux pièces de moins que le mec qui réfléchit pour tenir la position le plus longtemps possible alors qu'il sait très bien qu'il est complètement foutu.


Oimsi, le
@ thierrycatalan Tu dis "Pour ma part, je joue toujours jusqu'à etre maté ; pas forcement pour faire plaisir à mon adversaire "

C'est clair, je te confirme ca ne fera pas plaisir à ton adversaire ( surtout si c'est moi ) si avec deux pièces d'avance tu continus 20 coups.

Celui qui n'abandonne pas dans une position complètement perdante, juste parce qu'il faut soit disant redonner un sens aux échecs, n'a justement rien compris à l'essence même du jeu.


Oimsi, le
Et par pilié... ...arretez de toujours vouloir comparer les écchecs au foot, ou au tennis, ca n'a absolument aucun sens. Les Echecs sont un jeu, avec son propre mode de logique et fonctionnement.


ins8911, le
Perso..... Je me vois mal me taper 2 heures de routes pour aller jouer en compétition et attendre 1/2 h pour au final voir une "finale" D+R+P+C contre R...... Quel est l'interêt ?

De même, j'ai appris, il y a longtemps, à mater avec une tour contre un roi seul, ça me gaverais grave de me la retaper souvent (j'imagine si l'adversaire réfléchit 15 minutes entre 2 coups....)

notre jeu ne peut pas (désolé mais je le pense vraiment) être compris du plus grand monde, alors laissons les règles commes elles sont, souples et laissans le choix à chacun de jouer comme il veut.


+1 Oimsi Parfois il faut être réaliste, et penser aux contraintes que subissent les amateurs que nous sommes...


ins7879, le
to Krusti Ben c'est pas difficile pourtant :-)


Le roi noir est pat,le cavalier noir doit surveiller les pions e6 et g6 et la dame noire doit protéger le cavalier.


Il suffit à Kasparov de mettre son fou sur une case où il attaque un des pions noirs pour que les pièces noires soient surchargées


Ah 33....Cc5 et la face du monde en eut été changée :-((


ins7879, le
To Mila92 Je suis en total désaccord avec toi.Abandonner est un geste de dignité et de respect.On reconnait que son adversaire a été supérieur et on lui épargne la basse besogne d'avoir à nous mater.Parce que franchement,mater avec Dame et Roi contre Roi,ça n'a absolument aucun intêret,ce n'est rien d'autre que du "finishing off"


Il y a un type sur Mulhouse qui est (relativement) célèbre pour ne jamais abandonner en partie longue.Quand je lui ai demandé le pourquoi du comment,il m'a répondu qu'un jour il avait gagné une partie avec une Tour contre deux Dames ( ! ) et qu'il ne voyait aucune raison pour que ça ne se reproduise pas (soupir...)


J'avoue avoir assez peu de patience pour les gusses qui prolongent des parties sans raison.Mais sans doute ai je été traumatisé par une partie jouée il y a 25 ans,une de mes dix premières parties de compétition,contre un type à 1700


J'ai les Blancs et ça commence 1.e4 e5 2.Cf3 Cf6 3.Ce5 d6 4.Cf3 Ce4 5.d4 d5 6.Fd3 Fd6 7.0-0 Fg4 8.Te1 f5 9.c4 Cd7 10.cd5 Cf6 11 Da4 Dd7 ??


Bien entendu je joue 12.Fb5 c6 13.dc6 Dc7 14 cb7 et, naïf comme on l'est à 14 ans,attend que mon adversaire abandonne


Que Nenni ! Le gars se lève, va fumer une cigarette et.......regarde les parties de ses coéquipiers pendant 1h40.Puis il revient s'asseoir quand il lui reste cinq minutes et continue comme si de rien n'était......


On arrive au 40eme coup (oui bon je sais :)) et là rebelote,le mec se lève et retourne contempler les deux ou trois parties restantes.A ce moment, son capitaine lui a signifié que la plaisanterie avait assez duré et que s'il voulait rentrer à pied,il n'avait qu'à continuer comme ça.Et le mec a enfin abandonné.



Krusti, le
illustration du désarroi du profane Page 154/155 Championnat du Monde Séville (Grasset).
" Lors de l'ajournement,personne ne prend beaucoup de risques à l'heure d'émettre un avis sur la position. Des chances de gain pour les uns des chances de nulle pour les autres. Kasparov lui-même reconnaitra qu'il pensait avoir 25% de chances de gain lorsqu'il mit son coup sous enveloppe. Le lendemain le pourcentage était monté très haut avec un 90% annoncé par Dorfman, très tôt le matin, pour retomber à un 50% avant la reprise de la partie après la découverte d'une ligne compliquée offrant de bonnes chances de nulle pour Karpov."
Bon il doit y avoir un copyright sur l'affaire mais c'est pour la bonne cause.
Édifiant concernant la notion d'abandon et de nulle non ?
;-)

Bon je retourne à des exercices + simples.


ref omsi .. Je le répète la raison principale est d'apprendre à jouer les finales !


Une finale R+F+C+PPP vs R+C+PPP mérite toujours d'etre jouée !


ins7879, le
to Thierrycatalan Si j'étais rentier, oui je prendrais peut être le temps de la jouer :)


Je comprends les deux points de vue et ils sont je pense défendables. Après tout dépend du contexte : en blitz, on n'est pas à l'abri d'une erreur de l'adversaire et trouver un réseau de pat ! (ou même renverser la situation avec une promotion inattendue). Dans le plus haut niveau, je vois mal quand même une finale R + D contre RD entre deux GMI, ce n'est qu'une formalité (même si je suis d'accord que comparaison n'est pas raison avec le football, c'est un peu comme lors des tirs au buts lorsque une équipe n'en a pas mis un seul et que l'autre en a déjà mis trois, inutile de poursuivre, le sort du match est scellé....).

Je vais résumeravec une belle phrase de Nimzowitsch "la menace est plus forte que l'exécution".


Oimsi a raison, comparaison n'est pas toujours raison  Mais si vraiment certains ont besoin de ce genre d'arguments, faisons un parallèle avec la boxe. Libre à chaque entraineur de jeter ou non l'éponge quand il sent que son boxeur n'a plus de chances raisonnables de s'en sortir.

Il y a dans ces deux disciplines un effet d'accumulation qui rend très fortement improbable un retournement, à part pour Rocky mais c'est une autre histoire.

Cette liberté d'abandon procure à mon sens aux échecs toute la beauté du combat, on s'arrête dans une position où l'on laisse entrevoir la suite fatale. La position de l'immortelle du Zugzwang, pour ne citer qu'un exemple, vaut bien mieux que toutes les continuations qu'on aurait pu lui offrir.

La menace est plus belle que son execution?


de l'application de cette nouvelle règle Art.1 : interdiction d'abandonner

Art.2 : le joueur qui, malgré l'article 1, décide d'abandonner, sera sanctionné par la perte de la partie :-)


Merci pour vos commentaires... Je suis très loin d'être un expert du jeu d'échecs, et je n'ai bien sur pas l'intention de révolutionner le jeu! Je m'étais fait cette réflexion de forcer les parties pour aller jusqu'au bout, en particulier pour intéresser peut-être plus le grand public.



Mais je vois qu'à une immense majorité, cette proposition n'est pas vue favorablement, donc je n'insisterais pas, bien que personne n'ait relevé mon autre argument qui est pour intéresser les parties de prendre en compte le nombre de coups joués dans le départage, comme une sorte de goal average.



Pour finir, je suis juste une peu déçu que certaines personnes considèrent certaines propositions comme un troll? Savez-vous vraiment ce qu'est un troll? Je n'interviens pas souvent mais vous lit régulièrement et je pense que je peux soumettre librement mes idées quand elles me viennent, même si elles sont pour vous nulles. Mais j'avais quand même trouvé intéressant de lancer le débat pour connaître l'avis général et maintenant je sais à quoi m'en tenir


Oimsi, le
Mila92 C'est difficile (même impossible) d'utiliser le nombre de coup comme un critère de départage. Une position totalement gagnante peut prendre 5 coups pour mener au mat sur la meilleure défense ou alors 30 coups... Suivant le style de position. Et paradoxalement celui qui va mettre 30 coups aura plus de mérite... Et c'est lui qui serait pénalisé.


ins6260, le
Disons que tu pars de plusieurs postulats qui restent à démontrer :



1) C'est la complexité du jeu qui le rends impopulaire.


2) C'est la rareté du mat qui éloigne les profanes.


3) C'est le mat qui donne son sens aux échecs.



Pour le 1, je dirais que le jeu n'est pas impopulaire puisque tout le monde le connait et qu'il jouit d'une grande considération même auprès de ceux qui en ignorent les règles de base. Ce qu'on peut dire en revanche, c'est que le grand public ne suit pas les compétitions comme il le fait pour un sport comme le foot ou le tennis, mais cela se comprend aisément dans la mesure où, si le côté spectaculaire n'est pas absent des échecs, il est en tout cas difficilement accessible au profane.



2) La plupart du temps, le profane ignore que les parties ne se terminent pas toutes par un mat. Ce n'est donc pas ça qui l'éloigne. Ceux qui le savent sont déjà des gens qui s'intéressent un minimum au jeu.



3) On peut tout aussi bien penser que le sens des échecs est la recherche de la vérité d'une position. Une fois celle-ci établie, il peut être considéré comme inutile, voire vulgaire, de poursuivre laborieusement jusqu'au dernier coup.




Pour le reste de tes arguments : "ne serait-il pas excitant de voir Kramnik mater Topalov [...] planter un mat en 4 coups à Anand devant nos yeux ébahis ?"



C'est mal connaitre le déroulement d'une partie. Si un GMI a la possibilité de placer une combinaison de mat en 4 coups, il n'hésitera pas à le faire crois-moi. Si tu n'en vois pas plus souvent c'est tout simplement parce qu'une telle combinaison n'est possible que si l'adversaire ne l'a pas vue (on parle de GMI) ou si les coups sont forcés.



"je propose que le nombre de coups nécessaire à mettre mat l’adversaire soit utilisé comme départage."



C'est un très mauvais critère en soi. A partir de quand tu comptes ? De plus cela oriente radicalement le jeu vers une approche combinatoire. Je n'ai rien contre mais certain te diront que ce ne sont plus les échecs. De toute façon les joueurs doivent rester maîtres de leur style de jeu.



En ce qui concerne la mise à mort, on préfèrera la Corrida, le taureau étant incontestablement un adversaire plus intéressant que le joueur d'échecs ;-)





ins7879, le
To Mila92 Reste cool


Y en a pour qui l'acidité fait office de mode de vie ;-)


Ce fil me rappelle une de mes parties dans laqueelle mon adversaire m'avit reproché après la partie de ne pas avoir abandonné alors qu'il avait brillament fait nulle dans une finale tour+fou+2pions vs tour+fou !!


Orouet, le
abandons dans d'autres sports... hier, aux J.O. de Vancouver lors des 15kms poursuite (ski de fond féminin), après l'abandon de certaines concurrentes, le commentaire (France-télévision) fut : "ces skieuses n'ayant plus aucune chance dans cette course, elles préfèrent abandonner et se réserver pour les courses à venir..."
finalement assez proche des échecs


Encore mieux : au curling, une équipe peut abandonner à partir du 6ème "end" (sur 10) si elle ne croit plus en ses chances.


Comme quoi les échecs n'ont pas le monopole de l'abandon prématuré




VincentB


marcq, le
@Mila92 Si le nombre de coups sert au départage et si l'adversaire a interdiction d'abandonner alors si je me retrouve dans une fin de partie avec Roi+Dame contre Roi, je préfererai mater au bout de 49 coups inutiles même si je pouvais le faire en 3 coups. Tu comprends ? A moins que tu envisages aussi d'interdire de mater en plus de coups que possible mais là finalement on joue au jeu des interdictions non ?


marcq, le
@Mila92 C'est moi n'ai rien compris, tu proposes le contraire, celui qui met le moins de coups à mater gagne, mais là je pense que les arguments de Chessdilettante sont les meilleurs.


Autre proposition d'abandon Je fais la proposition suivante, que j'appelle "l'abandon stratégique":




Quand un joueur voit que sa partie est perdue, il "abandonne", mais va continuer à jouer jusqu'au mat.

Quoi qu'il se passe ensuite, le score est de 1-0 pour le joueur "vainqueur".

Mais on va compter le nombre de coups pour aller jusqu'au mat : le vainqueur va essayer de mater le plus vite possible, le vaincu va essayer de résister le plus longtemps possible.

On compte le nombre de coups entre l'abandon et le mat : ce nombre de coups sera ajouté au départage du joueur vaincu, et enlevé du départage du vainqueur.

Si le perdant tombe au temps, ou abandonne "vraiment", avant le mat, on compte comme si ce coup là était le mat.

Si le vainqueur tombe au temps, ou ne peut gagner ensuite la partie (nulle, gaffe, etc...), il peut "abandannuler", et on rajoute à son compteur 100 coups (nulle) ou 200 coups (défaite), en plus des coups déjà joués depuis le premier "abandon". Le score est quand même de 1-0 pour le vainqueur, c'est juste le départage qui est touché.


En matchs en individuel ou par équipe, en cas de match nul, on additionne les départages pour désigner une équipe vainqueur.

En tournoi, on fait la moyenne des départages des joueurs : (somme des départages)/(nombre de parties non nulles). Les joueurs ayant annulé toutes leurs parties reçoivent une moyenne de 0. (ou alors infinie, pour décourager les annulators).






Cette règle aurait plusieurs conséquences intéressantes :




Dès qu'on voit qu'on a vraiment perdu, on abandonne immédiatement, afin d'augmenter sa moyenne de départage, plutôt que de tenter des pièges minables (qui ont de forte chance de faire diminuer cette moyenne).

Au-delà du seul score, le départage récompense les réalisations les plus efficaces, et les défenses les plus résistantes.

En cas de grosse différence ELO, peut-être que le plus faible décide d'abandonner dès le 1er coup ! Mais de tenter de résister le plus longtemps possible. La partie a donc un (petit) enjeu.

Seul un départage est en jeu, donc la plupart du temps, après l'abandon, les joueurs vont jouer assez vite et relaxé.

Pour les spectateurs, les parties ont plus de coups, donc ils ont plus de chances de voir des réalisations, et de les voir arriver assez vite.






Je pense que c'est une idée à creuser, éventuellement avec quelques corrections sur le calcul du départage (du genre, plutôt que le nombre de coups, prendre leur racine carrée, etc...).



Et vous, qu'en pensez-vous ?



ins7879, le
To Blaylock Ca fait un peu joueur de Warhammer 40000 sous amphétamines,ton idée ;-)))


Pourquoi sous amphétamines ? ;-) Bon, plus sérieusement, ya quelque chose qui cloche avec les balises OL, UL et LI sous ce forum, et ça a mis tout mon formatage dans les choux. :-((



Sinon, je pense que ça introduit de nouveau aspects stratégiques intéressants.

En matchs par équipes, en cas de défaite prévisible, il va falloir choisir le bon moment pour "abandonner", ainsi que trouver la meilleure possible à partir de ce moment.



Je présume aussi qu'il y aura une corrélation entre la différence de classement et le temps mis pour mater après l'abandon.


Dans les parties, on aura plus d'exemples de technique appliquée. Ce qui laissera plus d'exemples de comment les forts joueurs réalisent leur avantage. N'êtes vous jamais frustré de voir un GMI qui abandonne juste après avoir perdu du matériel ? Bien sûr, c'est perdu, mais ici, il aura le choix : abandonner et continuer (pour avoir un meilleur départage), ou alors, s'il s'en fout, faire un double-abandon.



Et même les dernières rondes des tournois pourraient devenir plus passionnantes : celui qui gagne sa partie pour rejoindre le leader devra non seulement gagner, mais le faire efficacement, sinon son départage serait défavorable.



Reyes, le
C'est réparé blaylock 

  • élément 1

  • élément 2

  • Etc...






  1. élément 1

  2. élément 2

  3. Etc...




Merci !!! 


Bon, je reformate le tout moi-même Je fais la proposition suivante, que j'appelle "l'abandon stratégique":



  • Quand un joueur voit que sa partie est perdue, il "abandonne", mais va continuer à jouer, le plus souvent jusqu'au mat.


  • Quoi qu'il se passe ensuite, le score est de 1-0 pour le joueur "vainqueur".


  • Mais on va compter le nombre de coups pour aller jusqu'au mat : le vainqueur va essayer de mater le plus vite possible, le vaincu va essayer de résister le plus longtemps possible.


  • On compte le nombre de coups entre l'abandon et le mat : ce nombre de coups sera ajouté au départage du joueur vaincu, et enlevé du départage du vainqueur.


  • Si le perdant tombe au temps, ou abandonne "vraiment", avant le mat, on compte comme si ce coup là était le mat.


  • Si le vainqueur tombe au temps, ou ne peut gagner ensuite la partie (nulle, gaffe, etc...), il peut "abandannuler", et on rajoute à son compteur 100 coups (nulle) ou 200 coups (défaite), en plus des coups déjà joués depuis le premier "abandon".


  • Le score est quand même de 1-0 pour le vainqueur, c'est juste le départage qui est touché.


  • En matchs en individuel ou par équipe, en cas de match nul, on additionne les départages pour désigner une équipe vainqueur.


  • En tournoi, on fait la moyenne des départages des joueurs : (somme des départages)/(nombre de parties non nulles). Les joueurs ayant annulé toutes leurs parties reçoivent une moyenne de 0. (ou alors infinie, pour décourager les annulators).





Cette règle aurait plusieurs conséquences intéressantes :


  • Dès qu'on voit qu'on a vraiment perdu, on abandonne immédiatement, afin d'augmenter sa moyenne de départage, plutôt que de tenter des pièges minables (qui ont de forte chance de faire diminuer cette moyenne).


  • Au-delà du seul score, le départage récompense les réalisations les plus efficaces, et les défenses les plus résistantes.


  • En cas de grosse différence ELO, peut-être que le plus faible décide d'abandonner dès le 1er coup ! Mais de tenter de résister le plus longtemps possible. La partie a donc un (petit) enjeu.


  • Seul un départage est en jeu, donc la plupart du temps, après l'abandon, les joueurs vont jouer assez vite et relaxé.


  • Pour les spectateurs, les parties ont plus de coups, donc ils ont plus de chances de voir des réalisations, et de les voir arriver assez vite.





Je pense que c'est une idée à creuser, éventuellement avec quelques corrections sur le calcul du départage (du genre, plutôt que le nombre de coups, prendre leur racine carrée, etc...).





Et vous, qu'en pensez-vous ?


à Blaylock je ne sais pas ce que tu fumes de bon matin, mais j'en veux...


je suis également interessé, mon e-mail est dans mon profil 


Krusti, le
s'il en reste, j'en veux bien une bouffée. ;-) 


Je fume rien C'est juste une déformation professionnelle !




Et sans blague, je serais vraiment curieux de tenter l'expérience.



Devise Shadok Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?!




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