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Kasparov va entrainer Carlsen! par Tr***ad****12129 le  [Aller à la fin] | Actualités |
C'est l'info de la rentrée! Magnus Carlsen,le jeune prodige le plus en vue de la planéte échecs,s'adjoint les services du 13éme champion du monde Garri Kasparov!

Tous les détails à lire içi: http://www.chessbase.com/newsdetail.asp?newsid=5742
Magnus Carlsen,qui est actuellement numéro 4 mondial avec 2772,à désormais tous les atouts en main pour aller encore plus haut,ne serait-ce déja que par le fait qu'il aura accés à la formidable préparation sur les ouvertures de Garri Kasparov,le meilleur spécialiste sur la question!
Gageons que cette collaboration "glamour" entre deux des plus grands talents échiquéens de tous les temps soit couronnée de succés!














Dcax, le
Dommage qu'il coûte aussi cher le Kasparov... j'ose même pas imagine le tueur qu'il pourrait faire de Carlsen sur du long terme comme Hauchard et Maxime par exemple :o


AD, le
comme Johaquimov et Simonski 


C'est déjà le cas ! Cela a déjà bien commencé comme le montre les photos (avec Garry en marcel !).


Sinon, outre le côté spectaculaire, est ce garry le meilleur entraineur pour Magnus?


Kasparov fut l'un des plus grands joueurs de l'histoire, et effectivement le travail sur les ouvertures lui sera profitable, mais pour l'évolution de la compréhension, j'attends de voir.


J'avoue que je ne sais pas quel est le meilleur style pour l'aider :


* Un style similaire (tactitien cherchant le dynamisme)? Dans ce cas, Garry est l'idéal.

* Le style opposé qui contre le plus efficacement celui de Magnus?


Dernier doute, la personnalité de l'ogre de Bakou ne va t'elle pas écraser Magnus et lui imposer sa vision du jeu (je n'y crois pas trop, mais le risque subsiste)?


Permettra t'il à Magnus de se réaliser ou Kasparoverisa il le prodige norgévien?


Just wait and see ...


A noter que le but de cette collaboration est de faire du jeune norvégien le numéro 1 mondial au classement élo pour l'année 2010!


hey kaspi avec des lunettes, énorme.


ins2488, le

Et tu ne l'as pas vu avec son déambulateur... ;-)


Kasparov ... encore et toujours ! Que n'aura-t-il pas fait pour animer le monde des échecs ?
Espérons, pour notre plus grand plaisir, que le tandem fonctionnera .
Si tel est le cas, Anand, Kramnik et leurs confrères devront batailler rude !


A mon avis, Carlsen n'a pas besoin de Kasparov pour devenir n°1 mondial un jour ou l'autre; Ce que va lui apporter Kasparov, c'est un changement de style : aujourd'hui son style est qualifié de positionnel/actif; celui de Kasparov est ultra agressif; c'est un gagneur, un puncheur, le roi de l'agression et de la combativité dans toutes les phases du jeu. Ce n'est pas pour rien qu'il y 10 ans, Kasparov déclarait que son successeur serait Topalov ! Le résultat sera soit l'accession au titre de n°1 mondial, soit une descente dans le classement si ce style ne convient pas à Carlsen.


Entre ses matchs contre Karpov... ....et son métier d'entraineur de Carlsen, Kasparov est-il en train d'abandonner la politique pour revenir aux échecs?


il semble bien; lors de son opposition à poutine pour les élections russes, il avait déclaré que les échecs sont moins difficiles que la politique, car aux échecs il y a des règles...


Chessbase n'en rate pas une ! A la fin de l'article Kasparov - Carlsen, Chessbase nous fait un petit rappel des DVD de Kasparov encore en stock!
... après les compils de l'été. A quand les soldes?


s'il entraîne carlsen je ne pense pas qu'il va reprendre la compet...


@Keraisse Que veut dire "positionnel actif" ?

Existe-t-il un style positionnel/passif ?


@Mysterix Tigran Petrossian


Pourquoi ça parle du Kama-sutra ?


En tapant "postionnel actif" sur google, on trouve en premier choix une interview de...Reyes!
Voici un extrait:
"Le style de jeu que je préfère : Positionnel actif, qui se termine par une belle combinaison tactique."



Kasparov en marcel et avec des lunettes un mythe tombe !


Depuis plusieurs mois je me demandais pkoi Carlsen avait disparu, maintenant on comprend 


Ma foi,  s'il continue comme çà, Kasparov va bientôt paraître sympathique
Il ne lui manque plus qu'un verre de liqueur anisée à la main, et le jeu de boules au pied du bureau...


Dommage, sur la photo on ne voit pas le short et les tongs...


Carlsen, "une nouvelle marque" à ne pas confondre avec Carlsberg.


Génial ! J'adore les 2 joueurs.


Blaise, le
Un excellent joueur fait-il un bon entraineur ?

Il y a une part de maîeutique dans l'art d'entrainer.

Kasparov se considèrera-t-il comme étant au service du talent de Carlsen ou tiendra-il ce dernier pour son disciple ?


@Blaise : A ce niveau c'est ptet plus trop de l'entrainement 1ère question : Carlsen prendra ce qu'il y a à prendre

2eme question : Les deux :)


ca ressemble à une opération marketing Je vois d'ici le journal de David Pujadas et autres confrères étrangers en 2010 "après les sports, les échecs, avec ce jeune joueur suédois , Magnus Carlsen, qui vient de remporter à seulement 19 ans, le titre de n°1 mondial. Il devient donc le plus jeune n°1 mondial de tous les temps; Et son entraineur n'est autre que l'ancien champion du Monde Garry Kasparov; souvenez-vous c'était le principal opposant à Vladimir Poutine, lors des élections russes en 2007; Voici un reportage signé de notre confrère EE:"


@Keraiisse lol : sinon y'a jamais eu de n°1 mondial plus jeune que 19 ? 


je n'ai pas fait de recherche à ce sujet, mais étant donné que Carlsen bat tous les records de précocité, celui-ci ne serait pas étonnant...


Carlsen le chanceux !! Je ne sais pas s'il existe un précedent dans l'histoire contemporaine des echecs : voir deux des meilleurs joueurs du monde (kasparov est sans doute toujours dans le top des meilleurs mondiaux malgrè sa retraite) collaborer de la sorte pour former une équipe visant le titre mondial....


Je suis certain que Kasparov n'a pas regardé que l'aspect financier des choses ( meme si sa vie politique lui a couté pas mal de dollars) ...kasparov ne peut se resoudre à rester spectateur du monde des echecs ..


La question est de sdavoir si la personalité de Kasparov ne va pas " bouffer" celle de carlsen ...qui n'est tout de meme qu'un adolescent ...


Tout le monde met l'accent sur les preparatiions d'ouvertures de kasparov...mais je crois que c'est vraiment reducteur ...


kasparov n'est pas resté le meilleur joueur du monde pendant presque 20 ans uniquement grace à sa science des ouvertures ... il est un champion hors norme dnas le milieu de jeu , dans les finales , et meme en tant que defenseur il est pas mal du tout ( rappellez vous certaines parties sauvées contre Karpov....)


j'espère que Kasparov saura controler son orgueil et se mettre au service de Carlsen , c'est à dire saura faire preuve d'humilité ...( ce n'est pas gagné d'avance ! ) ... tout comme j'espere que Carlsen saura saisir cette chance incroyable d'avoir commme entraineur le meilleur joueur de l'histoire encore en pleine possession de ses capacités echqueenne...


Davout, le
Voilà mon scénario qui est aussi celui de Kasparov... ... Kasparov va permettre à Carlsen d'être champion du monde. Puis Kasparov proposera un match pour le titre contre... Carlsen, histoire de savoir si "l'élève" a dépassé "le maître".


c'est un scénario totalement imaginaire :-) 


thierry Pour l'influence de Kasparov sur le petit, ne t'inquiète pas, bien peu de personne font preuve d'orgueil en s'habillant comme ça...


il n'y a eu que 6 n°1 dans l'histoire des échecs ... Les listes elo existent depuis 1970 (annuelles à l'époqueà):


1. Fischer (de Janv 70 à Déc 75).

2. Karpov (de Jan 75 à Dec 83).

3. Kasparov (de Janv 84 à Mars 06).

4. Kramnik (Janv 96 et Janv 08 à Mars 08).

5. Topalov (Avril 06 à Mars 07 et Oct 06 à maintenant).

6. Anand (Avril 07 à Dec 07 et Avr 08 à Sep 08).



Karpov avait donc un peu plus de 23 ans et 7 mois.


Kasparov avait un tout petit peu moins de 20 ans et 9 mois.



Kramnik (ex-aequo avec Kasparov en 96)avait un tout petit peu plus de 20 ans et 6 mois.



Topalov avait plus de 31 ans et Anand plus de 37 ans.


Carlsen aura donc jusqu'à la liste elo du 1er Avril 2011 pour devenir n°1 mondial, en sachant que cela lui sera " un peu plus facile " car il y a plus de listes elo par année (donc plus d'occasions de réussir(*)).


(*)Mais la 1ère place, sera bien sûr plus difficile à garder.


oui battre kaspy semble impossible! 


non pas si impossible que ca 


son record elo pourra commencé a etre menacé dans 3ans max je pense 


à lire l'interview de Kasparov sur ChessVibes


début de réponse à partir du 27 septembre en Chine


Carlsen semble passionné et respectueusement admiré Kasparov, il a hâte d'apprendre (comme dans le film Matrix, charge le programme de téléchargement "Kasparov"..."ça y est je suis prêt"...puis "ça y est,je connais les échecs" ;-)


Et bien la réponse a été donnée sur l'échiquier(une écossaise),et lors de la conférence de presse par le jeune norvégien:"The Nanjing games are homework by Garry Kasparov and me," et aussi "Today's game was provided by Garry."
Bref,pour résumer,Garri a donné toute sa préparation dans les ouvertures à son nouveau disciple!
Une belle démonstration du fait qu'amitié se conjugue avec générosité pour l'ancien champion du monde!



A la lecture de l'interview de Kasparov pour EE,on a vraiment l'impression que Kasparov investit enormement dans sa collaboration avec Carlsen;on a même l'impression qu'il joue par procuration au travers de lui.
Que cela vous inspire t-il?Moi j'ai l'impression qu'on va vivre des moments historiques avec ce jeune norvegien,et dans trés peu de temps...et comme rival principal au dessus des 2800+,je ne vois qu'Aronian sur le long terme,même si on peut espérer quelque chose pour Vachier-Lagrave,mais malheureusement j'ai peur qu'il ne s'investisse pas assez...La ou Carlsen se donne a fond,Maxime continue ses études de maths.Esperons qu'il n'ait pas à le regretter plus tard.


Interrogé sur cette collaboration, Bareïev s'estime incompétent pour juger de l'apport échiquéen du Maître; cependant, d'après lui, ce que Carlsen a surtout appris auprès de Kasparov, c'est à tricher, ce qu'en bon élève il a mis en pratique au blitz de Moscou en reprenant ses coups à plusieurs reprises.


Ah bon il a repris ses coups en cachette ? c'etait volontaire ou dans un bordel sur l'echiquier ?
La triche ne fait pas partie des objectifs d'un joueur qui veut devenir numéro 1 mondial


Carlsen brillera quand Kariakin sera dans les 2 premiers mondiaux :) lol 


ins7708, le
tu as des précisions Moiselle Jeanne ? Parce que d'après ce que je connais, Carlsen a toujours été d'un fair play exemplaire, il n'y pas si longtemps certains disaient même que c'était un signe de faiblesse rapport à un prétendant au titre de nomber one qui se doit d'être un "killer"


ins7708, le
Et puis bon, concernant Kasparov, le cas de triche avéré contre Polgar (que chaque joueur sait compréhensible, voir même "involontaire" bien qu'il y ait évidemment faute) n'est qu'un détail de la domination de Kasparov sur les échecs mondiaux.

Si Magnus peut être son équivalent moderne, ça serait déjà pas mal...


Bizarre, ce commentaire de Bareïev Dans les vidéos diffusées sur ChessBase, il y a deux semaines, on peut voir l'intégralité de deux victoires de Carlsen contre Svidler et Karjakin et un zeitnot contre Grischuk.

Dans ces parties, je n'ai pas vu de coups repris par le prodige norvégien. Ce qui frappe plutôt, c'est la qualité du jeu à cette cadence.


Bellamy, le
Ça en dit plus long sur Bareev que sur Carlsen Au passage : non Petiteglise, ce n'est pas compréhensible, même pour admirateur de GK comme moi. Mais il s'est effectivement absurde de réduire Kasparov à ça.


La première partie de l'interview de Bareiev donnée à Maria Fominykh pour le site chesspro.ru.















– Ta victoire en coupe de Russie a été ton plus grand succès de ces derniers temps. Comment as-tu fait pour y arriver: sur tes acquis antérieurs, ou t'y es-tu préparé spécialement?




– Non, bien sûr, je ne m'y suis pas préparé. Et je n'avais rien gagné depuis longtemps ne serait-ce que parce que je jouais peu. Aujourd'hui, je ne joue presque plus en tournoi, pour l'essentiel en tournois par équipes. Même si on ne peut pas dire que je m'y sois distingué par de bonnes performances ces derniers temps. Même dans la coupe de Russie, je n'ai pas fait un score extraordinaire, seulement «+2». C'est dans les tie-breaks que j'ai été plus fort. De la même manière que Rustam Kasymzhanov qui était devenu ainsi champion du monde. Et puis j'ai eu aussi un peu de chance.




– C'est le match contre Grachev qui a été le plus difficile?




– Oui, incontestablement. Le plus long et le plus épuisant.




– Après que tu avais battu le favori ELO, as-tu eu le sentiment que le plus dur était derrière toi? Avais-tu le sentiment que la chance te souriait?




– Je ne dirais pas ça. Avec lui, justement, ce n'était pas une question de chance, mais c'est bien sur l'échiquier que je l'ai battu. Et je n'ai plus l'âge de me mettre à penser en milieu de tournoi que c'est dans la poche, que le tournoi est gagné parce que j'ai gagné un match. Je connais le système par élimination depuis 1997. Je me souviens très bien à quel point chaque match est difficile, à quel point la fatigue s'accumule vers la fin du tournoi. Il ne faut pas oublier non plus que je jouais surtout contre des adversaires plutôt jeunes. Pour eux, c'est plus facile.




– Avais-tu l'envie de prouver aux jeunes...




– Prouver quoi à qui? Je n'ai rien à prouver aux autres, peut-être quelque chose à moi-même. Mais prouver quoi? Je sais que je ne suis pratiquement plus dans les échecs. Si je gagne quelque chose, c'est bien, sinon, ce n'est pas grave. Cela fait mal de perdre quand on travaille beaucoup, comme Grachev, par exemple. Il avait l'air déçu après notre match. Mais de ce point de vue, pour moi, c'est justement plus facile. Je peux jouer avec une certaine désinvolture.




– Pourquoi n'as-tu pas participé aux qualifications pour le championnat de Russie?




– Question d'agenda. J'ai passé un mois et demi au Vietnam pour travailler avec le Carlsen vietnamien, Le Quang Liem. Il se préparait pour une série de tournois asiatiques et pour la coupe du monde. Je n'avais jamais été au Vietnam auparavant, mais j'avais envie d'y aller. Cela m'a plu. Apparemment, parce qu'on ne travaillait pas beaucoup les échecs, dans les quatre heures par jour, et le reste du temps on pouvait faire ce que l'on voulait – esquiver les motos, ou tout ce qu'on voulait d'autre. Je suis rentré précisément le jour ou commençait le Championnat de Russie.




– Tu joueras l'année prochaine?




– Je ne peux même pas répondre à la question si je vais jouer l'Open Aeroflot, qui a lieu dans deux mois. J'aurais encore plus de mal à dire si je jouerai le prochain championnat de Russie.




– Où te situer? On ne peut pas dire que tu es un amateur, mais un professionnel, en principe, ne fait que des échecs. Où te situer sur cette échelle entre amateur et professionnel?




– C'est là que je me situe - entre deux chaises.



– Tu n'as pas envie de faire un choix?




– Si, mais pour l'instant, je n'y suis pas parvenu. J'ai presque quitté les échecs, mais il reste encore quelques rares tournois, comme la Coupe de Russie rapide, par exemple, qui dure deux jours. Je me suis dit que je pouvais tout à fait passer deux jours à jouer, pour l'instant, ça m'intéresse toujours, surtout en rapide, car la préparation pour les ouvertures est moins exigeante. Et puis, comme me l'a expliqué Alexandre Chernin, la dernière chose sur laquelle un joueur d'échecs peut compter, c'est sa main: tant qu'il avait la main, il jouait encore bien en rapide, ensuite, elle aussi se fatigue. Tant que j'ai la main, donc, je peux encore jouer. Comme le tournoi l'a montré, j'ai du mal à battre les jeunes en format classique, mais en rapide, quand il faut faire rapidement de bons choix et qu'il n'y a pas trop à calculer, je peux encore tout à fait gagner. J'ai bien gagné le rapide de Monaco, à une époque.



Dans tes parties contre Nepomniachtchi, il fallait calculer. Ne sous-estimes-tu pas tes capacités de calcul?




– Dans ma deuxième partie contre Jan Nepomniachtchi, j'ai gaffé, et dans la première, c'est lui. Il n'y a pas eu de partie. En rapide, c'est de nouveau lui qui a gaffé.




– Etais-tu impressionné par le fait que Jan avait gagné autant de parties à la suite?




– J'ai toujours su qu'il était doué et qu'il avait de l'avenir, je n'y ai rien vu d'étonnant. Je me souviens comment Morozevitch, à Londres, à 16 ou 17 ans, a gagné toutes ses parties. C'était pour moi d'autant moins une surprise que Nepomniachtchi a gagné l'Open Aeroflot avec un résultat presque de 100 pour cent. Ce n'est pas ce qui m'a le plus étonné. Ce qui m'a étonné, c'est qu'il soit quelqu'un de... comment dire... des mots forts seraient tout à fait appropriés, de la manière dont je vois les choses. D'un autre côté, la nouvelle génération est sans doute simplement différente. Par exemple, dans ce tournoi blitz (l'interview a eu lieu après la deuxième des trois journées du championnat du monde de blitz, ndt), Carlsen reprend ses coups et considère que c'est normal.




– Il a repris ses coups contre toi?




– Non, pas contre moi, mais il l'a fait une ou deux fois. Mais je peux attribuer ce comportement au fait qu'il travaille avec Kasparov. Par exemple, Kasparov a dit un jour que "si on a à peine lâché la pièce, ça ne compte pas." Ou plutôt ça ne compte pas si c'est lui. C'est à dire que son "code ethique" l'autorisait à reprendre un coup. Heureusement que les caméras l'ont filmé et qu'il y avait une preuve. Depuis, je n'ai jamais fait confiance à Kasparov. Un conférencier s'est fait conspuer pour un petit mensonge, ça se fait (ndt: probablement une allusion à une scène du "Maître et Marguerite", pas le temps de chercher).




– Et contre qui Carlsen a essayé de reprendre ses coups?




– Je ne peux pas dire exactement. Je crois que Kosteniuk l'a remarqué, de même que Gashimov. Bykhovsky aussi, en tant qu'arbitre. Mais bon, c'est clair: il travaille avec Kasparov et considère qu'il peut déjà se comporter en champion du monde. Mais quand Nepomniachtchi, pendant notre match, a profité du fait que j'étais aux toilettes entre les deux parties rapides pour exiger de lui attribuer un point par forfait, sous prétexte que je n'étais pas devant l'échiquier, cela dépasse mon entendement. D'un autre côté, il avait simplement très envie de gagner.




– Et tous les moyens sont bons?




– Apparemment, oui, mais j'ai grandi à une autre époque, dans un autre pays, j'ai un autre rapport aux échecs, au jeu, à mes collègues. Nepomniachtchi, nous avions cessé de l'inviter aux cours de notre école, ils lançait des chaussures aux entraîneurs. Je ne sais pas s'il deviendra un grand joueur, mais si un petit "sans-génie" devient un grand "sans-génie", ce sera déjà pas mal. A cause de Nepomniachtchi, d'ailleurs, nous avons arrêté de faire venir aux sessions des joueurs dépassant un certain âge.




– Malgré des incidents de ce genre, les échecs restent dans l'ensemble un jeu de gentlemen?




– Cela, je n'en ai déjà plus l'impression. Si le deuxième joueur du monde reprend ses coups... Sans parler de Topalov. Je pense que Nepomnachtchi peut être accepté dans l'équipe de Danailov. Il a passé le test des toilettes. Il est en droit de s'adresser à ses collègues.




– Avec ton coauteur Levitov, tu as écris les "Notes d'un secondant".





– C'est vieux.




– Ce livre a eu un certain succès. Il y est raconté en détail l'état d'esprit de Kramnik, sa préparation. Etait-ce en accord avec Vladimir?





– J'ai fait part de mon regard de l'extérieur, d'un extérieur proche. J'ai estimé que si Vladimir apprend comment je perçois tout cela, ce ne peut pas lui être néfaste. Premièrement, je n'ai rien inventé, deuxièmement, j'ai montré comment ses faiblesses étaient perçues de l'extérieur, sur quoi il fallait travailler pour ne pas ralentir le mouvement.




– Quand on écrit un tel livre, on peut facilement se brouiller?



– Eh bien oui, c'est possible. Mais je ne vois cependant pas pourquoi se brouiller avec moi? A quoi cela mène? D'ailleurs, je n'ai rien écrit d'énorme, j'ai juste donné mon point de vue, ma vision. J'ai peut-être été parfois tranchant. Mais je suis comme ça. Par ailleurs, un livre est un produit qu'il faut vendre. Si on n'écrit rien d'intéressant, personne ne va l'acheter.




– Tu penses encore écrire quelque chose?




–J'ai mis deux ans à écrire ce livre, et ne me consacrer à une seule chose me fatigue. Il me faut une pause, je ne veux rien écrire pour l'instant, et je n'ai pas de sujet.




– Tu as essayé de faire du business?



– Jamais.




–Ta collaboration avec Levitov ne peut pas être qualifiée de business?




–Non.




– D'accord, mais c'est une activité qui n'est pas tout à fait des échecs.




– Oui, si on veut. Alors oui, j'ai essayé de faire autre chose.




– Selon une opinion répandue, un joueur professionnel a beaucoup de difficultés à se reconvertir.




– C'est vrai. Les joueurs d'échecs ne sont pas vraiment bons à quoi que ce soit d'autre.




– Non, ce n'est pas ce que je voulais dire.




– Je ne sais pas ce que tu voulais dire, mais je peux dire que la plupart des joueurs n'ont aucune aptitude à faire autre que de jouer aux échecs. Et je ne suis pas une exception. Je ne peux pas franchement dire que ce que j'ai essayé d'autre m'ait réussi.




la suite si je trouve le temps plus tard



MERCI moiselle Jeanne fait un peu de l peine (pitié?) par moment le Bareev...


Il semble surtout qu'il ne puisse guère préciser ses allégations

Bareev paraît ici plus prompt à colporter la rumeur qu'à la vérifier.

Pour le reste, cet entretien possède le charme "fin de règne" d'une certaine aristrocratie, qui souffre non sans aigreur l'arrivée de la relève.

Au final, il apporte une opinion intéressante sur la vanité de ce jeu.


Bareev 
me paraît sarcastique mais mesuré. Sur Carlsen, je ne sais rien, il faudrait demander à Kosteniuk et Gashimov. Mais concernant GK, je suis simplement étonné que EB ait attendu 1994 (la partie contre Polgar) pour "ne plus faire confiance à Kasparov". Car les "qualités" du retraité comme truqueur et manipulateur étaient connues depuis 1984. Avoir réussi à se poser en victime quand un score de 3-5 contre le meilleur joueur mondial se trouve gommé et que l'on peut repartir avec un 0-0, et intoxiquer ainsi tous les moutons-journalistes... Ce n'était pas à la portée de tout un chacun. Si vous ne l'avez pas vécu en direct, lisez Winter.


moiselle jeanne Il y a donc une suite?






-Quel est l'obstacle? Quand la tête marche et qu'on a du caractère...




– La tête ne marche peut-être pas aussi bien qu'il faudrait, les connaissances manquent...




– L'obstacle, c'est peut-être l'envie de retourner jouer aux échecs?




– Il y en a peut-être qui on envie, mais moi, non. Je vis bien sans les échecs.




– L'expérience montre que les joueurs d'échecs réussissent bien au poker. Toi aussi, tu joues, non?





– Je dirais que je connais les règles. La concurrence est monstrueuse au poker. Je ne suis pas assez qualifié, même pour obtenir des résultats moyens.




– Revenons à votre école. Comment se fait-il qu'à cause de Nepomniachtchi il vous ait fallu changer les critères de sélection des élèves?




– Il avait un comportement provocateur et cela avait une très mauvaise influence sur les plus jeunes qui regardaient le MI et qui pensaient que c'était ainsi qu'il fallait se comporter.




– Toute une génération a été lésée à cause d'une seule personne?





– Non, personne n'a été lésé. Quoi, si on balance des chaussures sur les entraîneurs... Nous avons seulement pris cela comme un signe et nous avons commencé à travailler plus intensément avec les plus jeunes, de 9 à 11 ans.




– Mais tous les jeunes de 15 ans ne balancent pas des chaussures, tout de même?




– Oui, mais ils ont une grande influence sur les enfants. De plus, ils n'ont pas un comportement très correct, ils se considèrent déjà adultes. On dit que c'est l'âge difficile, une période de transition. On doit plus les éduquer que leur apprendre les échecs. L'idée était vraiment d'enseigner les échecs. Que les parents s'occupent de leur apprendre à se conduire.




– Votre décision a donné des résultats positifs?




– Parmi nos jeunes de 8 ans, énormément ont participé aux championnats à Kostroma. Chaque année y sont organisés les championnats de Russie des moins de huit ans. Durant cette période, on a vu arriver de très nombreux jeunes entre 8 et 12 ans avec lesquels cela vaut la peine de travailler. Mais nous n'avons pas tant d'entraîneurs qualifiés que cela en Russie: il y en a qui vont à l'étranger, d'autres ne travaillent pas avec les enfants. Même s'il y a beaucoup d'enfants doués aujourd'hui.




– Il y a donc une génération de très jeunes joueurs doués?




– Je ne dirais pas qu'ils sont géniaux. Mais certains ne sont pas encore abîmés, avec ceux-là, le travail peut s'avérer fructueux. ça vaut le coup d'essayer.




– Dans notre pays, c'est Karjakin qui passe pour le plus prometteur parmi les jeunes. Qu'en est-il de ceux qui ont grandi en Russie?
(ndt Karjakin vient de quitter l'équipe ukrainienne pour la russe, il fera partie de l'équipe nationale aux championnats du monde par équipe de janvier prochain aux côtés de Morozevich, Grischuk, Tomashevsky, Malakhov et Vitugov).




– Parmi ceux qui ont grandi en Russie, nous avons le "balanceur de chaussures" et Sjugirov.




– Mais on mise surtout sur Karjakin comme potentiel futur champion du monde?




– Je n'en sais rien. QUe Karjakin soit un fort joueur, ce n'est pas un secret, mais pour le titre de champion du monde... premièrement, il faut naître champion du monde, et deuxièmement, je ne vois pas très bien ce que peut faire Karjakin si Carlsen reste en possession de ses moyens?




– Aucune chance?




– Non, il y a toujours une chance. Mais ce sera difficile. Karjakin peut être dans le top 10.




– Qu'est-ce qui fait que Carlsen est plus fort que les autres? Grâce à son entraîneur Kasparov? à certaines de ses qualités?




– Je ne sais pas ce qu'il a fait avec Kasparov, mais déjà à 15 ans il était impressionnant. Il a un très fort caractère, un grand talent. Et puis, à en juger par le fait qu'il reprend ses coups, il a très envie. Quand l'envie de gagner fait perdre à ce point le contrôle de la situation, cela veut dire que la motivation est très forte.




– Il t'est certainement aussi arrivé, en tournoi, d'avoir très envie de gagner, mais tu as su te contrôler?



-Je connais le mot "impossible", c'est une règle que j'ai apprise petit. Bien sûr, il y a l'envie, mais tous les moyens ne sont pas bons.






– A l'âge que tu as maintenant atteint, tu as vu beaucoup de choses et gagné beaucoup de tournois, tu peux porter un regard de l'extérieur sur les choses. D'un point de vue psychologique, on sait qu'un homme, à 40 ans, désire souvent réaliser ce qu'il n'a pas pu faire étant jeune. Eprouver quelque chose, qu'il n'a pas encore tenté. N'as-tu pas ce désir?




– Quand je trouverai ce que je veux essayer, j'essaierai. Mais qu'est-ce que je n'ai pas encore essayé?




– Tu as tout essayé? Intéressant! Pourtant, on général, on doit plutôt se limiter, surtout si on veut obtenir de bons résultats sur le plan sportif.




– Disons pour commencer que je ne me suis jamais vraiment limité. Je me suis toujours efforcé de vivre en accord avec mes désirs. Evidemment, la vie impose aussi certaines obligations. Mais je suis d'avis que dans la vie, il ne vaut pas la peine de se refuser des plaisirs. Et je ne m'en refuse pas. Je n'ai donc pas le sentiment aujourd'hui de devoir faire quelque chose que je n'ai pas fait.




– Et n'as-tu pas encore le désir de réévaluer, de jeter un nouveau regard sur ce qui a déjà été fait?



– J'évaluerai et réévaluerai peut-être quelque chose sur mon lit de mort. Je ne sais pas où je me trouve actuellement – au milieu, vers la fin. Je ne suis pas encore prêt à méditer et réévaluer.




– Aujourd'hui, qu'est ce qui te cause de la joie?




– Rien.



– Tu vis sans joie?




– On peut dire ça comme ça. Je trouve de la joie dans le fait d'être en vie. C'est déjà pas mal.




– Tes enfants ne te donnent pas de joie? Ou tu as peut-être une nouveau hobby?




– Bien sûr qu'ils m'en donnent, mais c'est une banalité. Cela va de soi. Quant au hobby - le patin à glace. Je skie avec mes enfants. J'ai commencé le patins il y a deux ans. Mes enfants allaient à la patinoire et m'y ont familiarisé.




– Donc les enfants éveillent leur père?




– Ils s'éveillent, grandissent, vont à l'école, sur internet. Et moi avec eux.




– Tu as dit que la nouvelle génération était devenue...




– Je ne veux pas me prononcer pout toute une génération. J'ai simplement été confronté à certains représentants de la nouvelle génération de joueurs.




– Mais tes enfants font bien partie eux aussi de cette nouvelle génération. Est-ce que tu relèves en eux les mêmes traits que dans ces représentants dont tu parles?




– Si je relève quelque chose de la sorte, je m'en préoccupe, je pose des questions, cherche ce qui se passe. Je donne mon avis, dis ce que j'aurais fait et ce que je n'aurais pas fait.




– Père sévère?




– Plutôt non.




– Les enfants ressemblent à leur père, ou tu te rends compte que ce sont des personnes complètement différentes?




– Je ne le saurai jamais. Je sais d'expérience que nous ne sommes pas ce que nous paraissons, ni ce que nos parents voient. Je pense que mes enfants sont très différents de ce que crois voir en eux et de ce que je voudrais voir.




– Tous les parents idéalisent leurs enfants…




– Je ne donne aucun jugement. Ils sont nés, ils vivent, Dieu merci. Pour idéaliser, il y a leur mère, mais elle ne donne pas spécialement dans l'idéalisation. Je ne vois pas souvent mes enfants, et quand je les vois, c'est en train de faire leurs devoirs...




– Tu ne veux pas les attirer vers les échecs?




– Comment peut-on forcer des enfants à faire quelque chose? Je ne suis pas de ces parents qui imposent des choses à leurs enfants. Ils ont essayé, ça ne leur a pas plu. Il n y a pas à les forcer.




– Et s'ils en ont tout à coup l'envie , tu seras contre?




– Envie de faire quoi? Ils ont déjà 14 ans!




– Aujourd'hui, il y a pas mal d'adultes qui sont attirés par les échecs, même si sur le plan sportif cela n'a aucun sens.




– J'en connais beaucoup, mais cela ne se passe pas à 14 ans, mais quand on est parvenu à quelque chose, qu'on a atteint quelque chose. Cela arrive après 25 ans.




– Pourquoi des adultes peuvent tout à coup se mettre à jouer aux échecs?




- Peut-être parce que c'est un jeu intéressant. Il recèle des éléments de beauté, de complexité. Je ne peux que faire des suppositions. En tant que professionnel, je peux distiguer le beau et le bon du laid et du triste. Eux aussi explorent un univers, découvrent quelque chose de nouveau.






(...et j'arrêterai ici. Suivent des questions/réponses sur la manière dont Bareiev passe le temps, sur le gambit Benkö (joué ces derniers temps par EB à partir de vieux carnets datant de sa collaboration avec Kramnik), sur le rôle du travail sur les ouvertures, sur les splendeurs et les misères du blitz, sur le jeu actuel de Kramnik, sur la malédiction planant sur l'équipe nationale russe...









Merci pour la traduction, moiselle Jeanne 


jib, le
spasibo 


Badisse, le
Géniale cette interview ! En voilà un qui n'a pas la langue dans sa poche ! Je veux bien payer un peu pour la fin de l'interview ;o)


Oui, merci L'homme est finalement attachant.

J'apprécie particulièrement son attitude envers ses propres enfants.

Où peut-on trouver le livre (si non écrit en russe) sur sa collaboration avec Kramnik?


Sur amazon.fr 


UN tres GROS MERCI à mlle Jeanne pour cette interview passionnante !


Un enorme travail que de traduire et recopier ce long texte : MERCI !!





thanks vraiefolie 


MERCI BEAUCOUP mais Bareev me fait un peu de la peine ...


pessoa, le
Belle interview Même si effectivement, le côte "crise du milieu de vie" ne met pas spécialement en joie.


Et merci beaucoup moisellejeanne pour tout ce travail de traduction !


ins8761, le
Oui merci pour la traduction Kariakin, transfuge russe? comment cela est-il possible?


Bareev n'accuse pas en l'air Dans cette cette video présentée par Kosteniuk
avec force ralentis, on voit très bien Carlsen tenter l'arnaque en question (toucher une pièce puis en jouer une autre), mais, confondu par la gendarmesse, il dut quitter l'échiquier gros-jean comme devant.



Oui Kariakine joue désormais  pour la Russie, seules des tracasseries de la FIDE l'empêchent de jouer en ce moment le championnat du monde par équipes. Espérons que celà ne l'empêchera pas de fêter dignement son 20ème anniversaire aujourd'hui!


ins4318, le
La main dans le sac, le Carlsen ! Sur les traces de son mentor ?


Pour sa decharge, je dirais qu'il a plus fait un geste reflexe pas tres beau, il s'est d'ailleur tut et a accepte la defaite nan ?


E. Bareev avait donc raison et ce n'est pas à l'honneur du nouveau N°1 mondial. Geste réflexe sans doute, mais tous les joueurs n'ont pas ce genre de réaction spontanée. Un peu comme le contrôle de la main de Thierry Henry.


Reyes, le
Vous exagérez un peu, non ? C'est un réflexe sur la position c'est tout. Il voit que ce n'est pas la bonne Tour à jouer il joue l'autre... Il n'a pas discuté, ni même essayé, et lorsque Kosteniuk montre la pièce touchée, Carlsen est déjà parti.

C'était un blitz où il ne devait rester qu'une poignée de secondes, ne l'oubliez pas avant de lui couper la tête.


ins3242, le
C'est quand même incroyable la tendance qu'on a parfois à juger des gens qu'on ne connaît pas sur des gestes insignifiants... Franchement en tant que joueurs d'échecs on devrait être capable de comprendre que quand on joue un blitz sous pression ce genre de choses peuvent arriver, non ? C'est pas non plus comme s'il avait balancé l'échiquier à la gueule de Kosteniuk en la traitant de tous les noms !


on constate seulement que confronté au choix entre serrer la main de son adversaire tout de suite ou après avoir touché deux Tours et une pendule, il opta pour la seconde variante. Il semblait intéresssant de savoir de quel côté se situe le numéro 1 mondial entre ceux qui ne se permettraient jamais un tel geste et ceux le font systématiquement (par "réflexe" - Reyes).
Mais en effet, ce n'est pas pendable, et exécuté par un Kortchnoï, par exemple, il pourrait même inspirer compassion ou sympathie.


Suis d'accord avec certains ici pour dire qu'il n'y a pas matière a discuter sur le fait qu'il est repris son coup pour le juger

Vu le contexte précis dans lequel cela s'est fait, ça aurait pu arriver à n'importe qui. Même si je crois avoir jamais repris mon coup, ça peut m'arriver de le faire dans la même situation que lui qui sait.
Ceux qui pensent qu'il est un tricheur pour cela sont trop marrants :)
S'il y a d'autres raisons pour le traiter de tricheur je les connait pas donc pardon


à moiselle Jeanne je suis assez d'accord avec toi, mais je mettrai un bémol à ce jugement en prenant en compte le fait que nous avons ici affaire à un jeune homme , encore peu mâture , qui a donc des réactions d'ado. facilement vexé;
Il sera bon de juger son comportement dans quelques années, en éspérant que ses réactions soient plus en adéquation avec ce que l'on peut attendre du meilleur joueur mondial .
Peut-être même deviendra t'il un véritable gentleman quand il aura assumé sa supériorité échiquéenne...


ins9366, le
et puis les générations internet on tous loisir sur leur échiquiers virtuels de reprendre leur coup...question de (mauvaise) habitude, surtout lors de blitz ou l'on premove régulièrement



c'est marrant mais je ne vois pas Spasski, ni Fischer ni Karpov, faire la même chose, à 15 ou 50 ans.
Chacun ses réflexes...


lol il y a vraiment des gens trop marrants 


ins7879, le
Toujours un plaisir les interviews de Bareev :-) Ce mec a de la personnalité et ne manie pas la lagnue de bois


ins7879, le
Houla c'est très vilain ça Magnus.... Tenter de reprendre un coup et partir sans serrer la main de son adversaire....


Rêvons 
Après avoir filé comme un voleur, le loupiot est revenu : "Alexandra, pardonne-moi, je me suis conduit comme un goujat, un gougnafier". Il lui est alors envisageable, même accusant un considérable retard, de "devenir-un-homme-mon-fils". Et il en sera quitte avec quelques sarcasmes du genre fort télo, piètre halo. Rayonner n'est pas donné à tout le monde.


Il ajouta : "Tu sais, j'ai été à bonne école", prouvant une qualité d'analyse dépassant les 64 cases. Alexandra ne put s'empêcher de sourire.


Enfin, il susurra "Alexandra, je t'aime". Sur quoi elle s'éclipsa. Mais il venait de passer le premier des nombreux tests lui permettant de postuler la nationalité française.


@elkine pour fischer ca risque d'être difficile tu le sais?


C'était bien un rêve 
Seul, le père s'est excusé.


ins7879, le
C'est un peu complexe..... Le père de Fischer ?




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