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| Trés bon livre de David Bronstein par Meteore le
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Je viens d'acquérir un livre publié en 2007 de david Bronstein "Secret Notes".
Ce livre retrace les multiples pérégrinations à travers l'Europe effectuées par l'auteur et la multitude de personnage attachant qu'il y rencontre.
J'ai découvert un joueur, que je ne connaissais jusque la, qu'à travers quelques parties , extrémement humaniste et humain.
Il fait une description trés intéressante de la façon dont il mène les simultanées. Il ne s'intéresse absolument pas au résultat final de la partie mais il essaye de créer des positions tranchantes et originales afin que chaque adversaire vive une partie trés plaisante. Il suggére à ses adversaires s'ils ne savent pas quoi faire de lui demander un conseil. Evidemment cette méthode est super fatigante et les simultanées ne se terminent jamais avant 2h00 du matin. Il cite l'exemple opposé de Flohr qui dans cet exercice ne considére absolument pas ses adversaires et s'il arrive sur un échiquier ou l'adversaire n'a pas joué , il balaye les pièces de l'échiquier pour signifier que la partie est terminée...Il me semble que les maitres habituellement dans les simultanées essayent de faire le meilleur score possible , en pratiquant une méthode de jeu trés sèche et hyper positionnelle ou il ne prennent aucun risque. J'ai trouvé intéressant l'idée que Bronstein se fiche complétement du résultat et essaye de créer sur l'échiquier de belles positions pour le plus grand plaisir de son adversaire
C'est aussi lui qui a eu l'idée en premier du FRC (Fischer random Chess) et de l'ajout de temps sur les pendules à chaque coup;
Je joins la partie suivante qui illustre bien la lutte entre les générations et la conception différente du jeu d'échecs qui en résulte. Shirov a 20 ans en 1992 et c'est l'une des étoiles montantes des échecs David Bronstein a 68 ans. Partie en 45 minutes KO. Cette partie est intéressant et on voit D Bronstein dominer Shirov sur le plan des idées , faire un sacrifice de qualité positionnel mais il finit par perdre sur le calcul pratique.
Deux commentaires (entre autres) de Bronstein sur cette partie que j'ai trouvé intéressants :
"12....f6?! Un coup audacieux . dans cette position les noirs créent volontairement un pion faible en e6 et une case faible en e5 pour les pièces blanches. De mon temps les grands maitres avaient peur de jouer ainsi. Comme les choses ont changées!"
Un des commentaire finaux :
"et maintenant une anecdote amusante sur le théme de "père et fils" (nouvelle de Tourgueniev précédemment citée dans les commentaires de cette partie-Meteore), quelqu'un à la fin de la partie a demandé le résultat. Alexei a haussé les épaules et a dit "j'ai gagné".
Puis se penchant vers moi , il a ajouté "j'ai mal joué, car le schéma d'ouverture ne m'était pas familier" . J'étais trés surpris, Il s'avère qu'aujourd'hui, les meilleurs joueurs dans le monde ne jouent bien que si la position leur est familière."
Considération intéressante et à creuser je trouve.....
en tout cas un livre que je recommande chaleureusement...
Beaucoup de texte mais aussi des parties commentées. et tout un chapitre sur la France
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"Il s'avère qu'aujourd'hui, les meilleurs joueurs dans le monde ne jouent bien que si la position leur est familière."
Intéressant en effet, et cela rejoint le dernier article de Dvoretsky sur ChessCafe.com, où il critique les Echecs de haut niveau actuel où on assiste plus à une bataille de préparation dans les ouvertures qu'à une bataille sur l'échiquier; et il défend le point de vue selon lequel le Fischer Random ne remplacera jamais les Echecs 'classiques' parce que les GMI n'y joueront jamais mieux l'ouverture que les amateurs (l'idée est que les GMI en face d'une position de départ du Fischer Random sont dans la même situation que les 'primitifs' joueurs de l'époque Romantique où l'idée principale des blancs était d'attaquer la faiblesse 'f7' (respectivement 'f2' pour les noirs), et qu'étant donné qu'il y a 960 positions de départ possibles, jamais de théorie des ouvertures ne pourra être développée, et qu'il n'y aura pas d'évolution dans la compréhension de la phase de jeu de l'ouverture en Fischer Random).
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Devant moi j'ai la version originale en russe du livre qui s'intitule David contre Goliath avec une section contre les ordinateurs et programmes d'échecs, 559 pages avec beaucoup de photographies et 108 parties . Je me souviens avoir posté ici une partie qu'il a joué contre madame Chaudé de Silans tirée de ce livre.
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En FRC les GMI ne joueront pas forcément mieux l'ouverture , mais rapidement ils arriveront à orienter la partie vers des structures qui leur sont familères et la il prendra le dessus sur l'amateur...
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Merci Météore pour cette présentation du livre.
J'hésitais justement à l'acheter, toujours à cause de la barrière de la langue, qui , certainement, me prive de nombreuses finesses , et autres allusions humoristiques dont Bronstein est coutumier... Mais si j'attends qu'il soit traduit en bon français, c'est de tout le livre dont je vais me priver !
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@supergogol C'est un style assez direct et simple mais évidemment c'est en anglais
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trés intéressant en effet cet article de Dvoretsky http://www.chesscafe.com/dvoretsky/dvoretsky.htm
Il constate que les joueurs d'échecs en dehors du temps qu'il passe à jouer des parties ne font pratiquement plus que de l'étude d'ouverture. Ce qui en devient absurde.
Il existe que le FRC résoud ce problême mais est vraiment trop éloigné du jeu d'échecs actuel pour recuillir l'assentiment du plus grand nombre. Il propose donc une solution astucieuse conistant à commencer la partie avec de chaque côté un pion avancé d'une case et ceci de façon aléatoire. Il propose d'éliminer certaines combinaisons trop déséquilibrées comme par ex : d3,f6 (trop désavantageux pour le noirs). Du coup l'intégralité de la théorie des ouvertures deviet parfaitement inutile. Néanmoins on commence la partie dans une position familière au plan des principes généraux. Plutôt intéressant je trouve. A votre avis quel serait l'effet d'un tel changement de régle sur la hiérarchie des niveaux. Personnelement je pense que les hiérarchies ne changeraient pas beaucoup, simplement il y aurait un resserement des niveaux , car l'avantage incontestable que possède les professionnels sur les amateurs : la connaissance des ouvertures et des plans associés, disparaitrait, par contre l'avantage de base qui est la meilleure compréhension de jue subsisterait.
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dans cet article on trouve la phrase suivante :
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la phrase suivante : I remain convinced that chess in its present form is movig gradually towards a dead end, and must inescapably lose its current stature in the life of society...
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Je ne suis pas aussi pessimiste que lui... sans doute parce qu'à mon niveau je vois rien qui puisse menacer l'intérêt du jeu, ni au plus haut niveau.
Le seul regret que j'ai c'est que les super-GM d'aujourd'hui sont capables de perdre une partie sur 1 coup et le lendemain de gagner en 1 coup. Il n'y a plus cette intensité que l'on trouvait à une certaine époque où les parties pouvaient être vues de l'extérieur comme des combats épiques. J'ai quelques exemples qui me viennent : Keres-Fischer une bataille de titants sur la Najdorf 6.Fg5 où Keres avait préparé un sacrifice de Dame, Gligoric-Fischer, dernière ronde de l'interzonal de Portoroz où Fischer qui a besoin d'au moins un demi-point avec les noirs pour se qualifier aux candidats emploie la variante de Göteborg contre le leader du tournoi, l'Alekhine homérique entre Spassky et Fischer en 1972...
Parfois on retrouve un peu cet esprit chez certains joueurs mais c'est très rare.
En revanche je trouve que Dvoretsky a trouvé un bon argument quand il dit que si une variante du jeu devait remplacer les Echecs classiques, alors la position initiale devrait avoir comme obligation de préserver l'esthétique du jeu. Il est clair par exemple que le Fischer Random ne respecte pas cette contrainte, et l'esthétique d'une partie ne s'arrange pas au fil des coups.
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meme difference entre kortchnoi et spassky j'ai eu la chance de jouer une simultanée contre kortchnoi et aussi contre spassky....le jour est la nuit !!
de la meme maniere que le raconte bronstein , spassky a joué contre moi une partie formidable , en me laissant developper mon jeu ...pour mieux me contrer, en me laissant le temps de me defendre , en rendant la partie animée, j'avais l'impression d'avoir un ENSEIGNANT en face de moi ...et il etait courtois, souriant , amical ,
J'ai gardé un excellent souvenir de cette partie que j'ai perdue ... et je lui en suis tres reconnaissant ...
Kortchnoi c'est autre chose , pas souriant, presque hostile, et m'a massacré sur l'echiquier , dans une partie sèche, un cauchemar !! j'ai la meme impression quand je joue contre Fritz : je suis surclassé , écoeuré . j'en ai gardé un mauvais souvenir.
Kortchnoi a tiré la chasse sur tous les echiquiers le plus vite possible comme si les parties l'ennuyaient profondement ..... alors que spassky semblait prendre plaisir a jouer ....
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le jour et la nuit !! pardon
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bien entendu.... spassky était capable de jouer comme kortchnoi et de me massacrer...
mais son intention etait visiblement de nous offrir chaleureusement de bons souvenirs de cette simultanée !! merci à lui !
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qu'est ce qu'il dit Dvoretsky sur le poker ?
Ok, c'est par là --------------> []
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Autre titre En espagnol chez Chessy, de Bronstein bien sur mais écrit avec Boris Vainstein, son compère de tous ses grands livres comme celui sur le tournoi de Zurich 1953
El maestro de la improvisacion
qui sera certainement suivi d'un tome 2
28 parties principales et des parties annexes (notamment dans le long prologue) dans un style vivant et toujours intéressant, cela change des livres "automatiques" de certains sur les ouvertures
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"très bon livre de David Bronstein" c'est quasiment un pléonasme :)
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