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Style et structure de pions... par ins3242 le  [Aller à la fin] | Actualités |

Salut,
je suis en train de relire l'excellent L'art de jouer les pions de Hans Kmoch, ce qui soit dit en passant me fait le plus grand bien et je me posais quelques questions sur l'importance de la structure de pions dans les échecs modernes.


Connaissez-vous des joueurs qui placent cet élément au centre de leur jeu et de leurs évaluations et qui accordent une importance majeure à cet élément statique qu'est la structure de pion?

Je pense par exemple à des GM qui accepteraient de subir une forte initiative pour conserver une structure de pions supérieure qui leur garantirait une meilleure finale ou de meilleures chances lorsque l'initiative s'estomperait...






Je crois que c'est l'évidence même. Je serais fort étonné que ce ne soit pas le cas et ça remettrait fondamentalement en question le peu que je connaîs à ce jeu. N'empêche ta question est intéressante et je vais suivre ce fil. Très bien le Kmoch!


Il me paraît évident que la structure de pions n'a plus aujourd'hui , la même importance que par le passé, (au plus haut niveau s'entend).

Le jeu moderne est essentiellement dynamique, avec de multiples concessions positionnelles, comme le prouve l'utilisation massive de la Sicilienne (avec les variantes les plus agressives comme la Schveshnikov)

On est assez loin des parties de Petrossian ou Capablanca.


Bellamy, le
Justement, ce n'est pas évident car l'initiative et le dynamisme ont pris une grande importance dans le jeu moderne depuis une vingtaine d'années (Kasparov).


Il suffit de voir par exemple l'évolution d'ouverture comme la Grunfeld ou la Sveshnikov.


Bellamy, le
Comme supergogol 


La preuve en est, que si l'on a encore la possibilité de citer quelques noms de joueurs au style aggressif, combinatoire voire spéculatif (Shirov, Morozevitch, ou , dans une moindre mesure pour le caractère spéculatif, Judith Polgar, et Topalov), on est bien en peine pour désigner des joueurs typiquement "positionnels" !

Peut-être Kramnik ?

A quoi cela tient-il? A mon avis, tous les GMI maîtrisent de la même manière cet aspect technique de la partie.Pour battre un adversaire, il faut aujourd'hui complexifier au maximum, et cela passe par un jeu Dynamique, où les tensions nombreuses, les déséquilibres successifs, multiplie les chances de gain.

On est loin du temps où 1 pion faible suffisait pour la victoire d'un Rubinstein...


ceci dit, cela n'est valable que pour les joueurs de 1er plan !

Pour nous, modestes pousseurs de bois, le KMOCH reste un excellent livre,où l'on apprend beaucoup.

Je le consulte régulièrement avec toujours autant de plaisir, et d'interêt!


ins3242, le
Je pensais à des joueurs... comme le suédois Ulf Andersson qui n'est plus très actif ces derniers temps... D'autres exemples, peut-être moins connus?


Timman, peut-etre qui lui a repris la compétition (match contre Bruzon bientôt, je crois)...


Andersson, Bareiev... Et aussi Miles qui n'avait pas son pareil pour gagner des finales à partir d'un minuscule avantage.

C'est vrai que les échecs modernes sont essentiellement tactiques et que l'activité y est essentielle, mais c'est parce que le niveau technique des joueurs au top est assez homogène.

Sinon moi le Kmoch, j'ai pas accroché, et pourtant j'y ai passé un temps fou...

D'une part la terminologie y est un peu trop folklorique: une mélanopénie résiduelle carpée sauce groseille, vous je sais pas mais moi ça me parle pas trop.

D'autre part, le fait que les exemples et les parties illustratives ne portent quasiment que sur les différentes structures Benoni étouffe un peu le potentiel pédagogique de l'ouvrage. Je trouve ce livre peu clair et pas très instructif, car beaucoup des thèmes abordés relèvent du lieu commun et beaucoup d'exemples sont vus et revus...
Celà dit, la littérature échiquéenne en français consacrée au jeu positionnel n'abondant pas, on peut conseiller cet ouvrage aux anglophobes, car il complète bien "Mon Système" et les deux tomes de Euwe sur le milieu de jeu.



En manuel de jeu positionnel "général", "Improve Your Positional Chess", de Carsten hansen, est vraiment un excellent bouquin: didactique, relevé et surtout beaucoup plus convivial que le Kmoch.

On complètera avec les deux tomes "Modern Chess Strategy" de Watson afin d'apercevoir un panorama conséquent du jeu positionnel moderne.


ins2488, le
Soporifique... 
En un mot : soporifique. Pourtant j'aime les livres. Mais celui-là il faut se le farcir !



Ben , moi j'adore le Kmoch ! Notez que ça doit être pour ça que je considère la structure de pions à ce point fondamentale ! Je suis plutôt positionnel de toute façon .


ins3242, le
Kmoch... moi j'aime beaucoup ce livre... Je comprends que la terminologie puisse en rébuter certains mais pour moi ça a eu l'effet inverse: cela m'a obligé à réflechir, à m'arrêter sur les termes utilisés sans passer automatiquement sur les termes standards comme 'faiblesse des cases noires'...


A mon avis c'est une lecture indispensable pour le joueur de club qui débute plus ou moins (bien que là la terminologie puisse avoir des effets dévastateurs, j'en conviens!), et une (re)lecture conseillée, à mon avis, pour le joueur expérimenté (+- 2000) désireux de progresser.


Après comme le dit Jonorigolo il y a d'autres excellents ouvrages (celui de Carsten Hansen est entre autres très bien écrit) mais je trouve que Kmoch part de zéro et représente une base indispensable qui n'est pas forcément reprise dans les autres ouvrages.


Ton exemple de Tony Miles est excellent! Il avait à mon avis un style plus varié que Bareev ou Andersson, mais c'était un grand technicien!


autre exemple la faible présence de l'écossaise au haut niveau. C'est pourtant un début ouvert sur lequel les blancs recherchent immédiatement un énorme avantage structurel. Les compensations dynamiques des noirs, aussi bien sur e4 e5 Cf3 Cc6 d4 exd4 Cxd4 Cf6 Cxc6 bxc6 e5 De7 De2 Cd5, ou sur e4 e5 Cf3 Cc6 d4 exd4 Cxd4 Cf6 Cc3 Fb4 Cxc6 bxc6 Fd3 d5 exd5 cxd5 semblent trop importantes, malgré la structure de pions défavorable.


ins3242, le
L'écossaise... est en effet un bon exemple de la lutte éléments statiques (structure de pions) Vs. éléments dynamiques (activité). Je la joue avec les blancs et je ne crois pas que les compensations dynamiques soient trop importantes, je pense qu'elles compensent juste le désavantage statique... D'ailleurs le seul joueur du top à la jouer régulièrement est Rublevsky qui obtient des résultats convenables contre une très forte opposition... De plus étant donné que ces adversaires peuvent se préparer de manière approfondie (il ne joue 'que' l'écossaise) je pense que cela démontre que c'est une arme fiable qui cependant offre un peu moins aux blancs que l'espagnole...


Tiviakov la joue très bien.


pas que Rublevsky parmi les très forts GMI, Radjabov et Vallejo sont aussi des joueurs d'écossaise. Mais globalement il semble que cette ouverture ne soit pas dans l'esprit du jeu au plus haut niveau actuel (lutte pour obtenir des positions actives à tout prix, comme en témoigne par exemple la surabondance de Petroff).


IDFX, le
il me semble que Silman se décrit lui-même comme un joueur qui adore (ou adorait) encaisser pour faire valoir l'avantage statique, particulièrement en termes de structure (mais ça peut être aussi matériel, avec structure détériorée ou pas, spécialiste : Viktor le Terrrrible, boen sûr). Nigel Short, c'est l'inverse exactement (peut-être un peu moins maintenant): tout pour l'activité des pièces, avec pions doublés, isolés, etc.. Je pense en particulier à son match contre Kaspi en 93.


ins4318, le
On retrouve ce genre de marchandage dans quelques variantes de la défense Tchigorine où les noirs cèdent aux blancs le centre et la paire de fous avec en contrepartie un jeu plus dynamique des cavaliers ET une meilleure structure de pions.


ins4318, le
Ah oui, le Kmoch, j'ai adoré ! 


Dans la majorité des parties la structure de pions conditionne le plan à suivre...


subir une forte initiative ? "pour conserver une structure de pions supérieure" ça va pas la tête ?




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