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| Richard Dembo est mort. par ins1823 le
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"La diagonale du fou", son film le plus célèbre, narrait une finale de Championnat du Monde, avec pas mal d'allusions à des événements réels.
A sa manière, il avait popularisé les Echecs.
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que dieu ait son âme.
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info sur le film :
http://www.parutions.com/pages/3-66-378-165.html
« Au départ de ce film, il y a le désir de mettre en jeu des personnages d’une intelligence hors du commun. Cela aurait pu être des savants, des intellectuels, des grands commis de l’état ou de l’industrie, des enfants surdoués : nous avons choisi des champions d’échecs.
L’intelligence de l’inutile, l’intelligence prise au piège par trente-deux petites figurines de bois évoluant sur soixante quatre cases noires et blanches. Un jeu qui est aussi un rite, rite de la guerre et de la mort, rite du temps.
Le scénario a été écrit pour l’essentiel pendant le mois d’août 1978, alors que se déroulait le championnat du monde entre Kortchnoï et Karpov : parfois l’écriture de la fiction a anticipé certains faits réels qui se sont produits durant ce tournoi.
Le jeu d’échecs n’est qu’une forme d’expression qui reflète le caractère des joueurs. Vous montrez une partie d’échecs à un spécialiste et il vous dira, au seul vu des styles transparaissant dans les coups joués, les noms des champions en lice dans cette confrontation.
Inversement, à la lecture du scénario de « La diagonale du fou » et de la description de Liebskind et Fromm, m’est instantanément venue l’idée de la façon dont ces personnages jouaient aux échecs . Liebskind joue béton, Fromm flamboie brièvement. Restait à faire « coller » leurs combats aux exigences du déroulement de l’intrigue, et la tour était jouée… !
Toute similitude avec des parties d’échecs existantes serait purement fortuites, car elles sortent de l’imagination ».
Nicolas Giffard
Maître International
Champion de France 1978 et 1982
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sur l'annonce de sa mort
http://permanent.nouvelobs.com/culture/20041112.OBS1384.html
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c'est de l'art! "L’intelligence de l’inutile, "l’intelligence prise au piège par trente-deux petites figurines de bois"... réflexion à raprocher de : " le superflu: chose très nécessaire!" j'ai beaucoup aimé ce film... Picolli y était convaincant et rpofondément humain!
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fabuleuse scène... que celle où Piccoli/Liebeskind mate Fromm, son adversaire...
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C'est bien triste Richard Dembo a donné la meilleures des interviews que j'aie lu dans le EE "nouvelle formule".
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Un des meilleurs films Un des meilleurs films fait sur le jeu d'Echecs, si souvent caricaturé au cinéma. Splendide interprétation de Piccoli, qui restitue les doutes d'un champion vieillissant. Et la magie de cette scène finale, où le jeune Maître accompagne l'ancien vers sa fin, et ne joue plus contre lui, mais avec lui ... Il est dommage qu'un réalisateur aussi fin n'ait tourné que si peu de films.
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Richard Dembo N'avait que 56 ans. Son film a reçu le Prix Louis Delluc et l'Oscar du meilleur film étranger.
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ref Judex Tu sembles oublier Face à Face, avec Christophe LAMBERT. :-)
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ref tiramisu Justement, je l'oublie très vite :)
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ref Judex La défense Loujine c'est plutôt pas mal aussi, c'est dans tes 'meilleurs' ?
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pas vu
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http://www.republique-des-lettres.fr/journal/rl11200425.php
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@Judex pas caricaturé,méconnu donc,mal interprêté.
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Honneur à toi, Richard Dembo, et en particulier pour cette magnifique scène finale de la Diagonale du Fou .
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Réf. Kouvitch Je ne connais pas ce film, mais ai entendu ce titre (roman, pièce ?). Réf. StruggleForLife : les mauvaises interprétations sont souvent caricaturales. On a vu le pire dans bon nombre de films. L'idéal aurait été de voir un grand réalisateur, fin connaisseur du jeu, faire un film (soit 3 conditions difficiles à cumuler).
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@Judex nous sommes d'accord.
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Défense Loujine C'est d'abord un (magnifique) roman de Vladimir Nabokov. Il a été porté à l'écran il y a quelques années, mais je n'ai aps vu film.
N'hésitez pas à lire le roman en tout cas (et d'une manière générale, lisez l'oeuvre de Nabokov).
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@ Judex Stanley Kubrick remplissait les deux conditions: grand réalisateur, joueur d'échec de bonne force (Il jouait au Marshall et au Manhattan Chess Club et des joueurs qui l'ont cotoyé disent de lui qu'il était un "class A amateur", soit 1800-2000 je crois). Le seul problème est qu'à la fin il mettait 10 ans pour faire un film et qu'il n'a pas choisi les échecs pour en faire un film... Il avait tout de même anticipé les super-logiciels avec Hal 9000 qui fait une partie d'échecs avec Dave Bowman dans 2001.
Mais peut-être n'a-t-il jamais eu envie de faire un film là-dessus parce que ce n'est pas un bon sujet pour une fiction. C'est un bon cadre pour autre chose, mais en faire le thème d'un film c'est peut-être difficile. A part "La Diagonale du fou" on n'a pas vu grand chose de convainquant. Il y avait le risible Night Move de Lambert avec ses "variations", le totalement ridicule épisode de Columbo ou le Champion du Monde se prend un mat du niais en simultanée tout ça parce que Columbo lui met un peu la pression. Je me rappelle aussi un film très décevant avec Pierre Richard et Denis Lavant qui se passait à l'époque de McDonnel et Labourdonnais...
Je crois qu'il faut faire son deuil d'avoir un film très réaliste sur un sujet qui nous tient à coeur. Il vaudrait mieux un bon reportage. Les échecs c'est un bon élément de contexte pour faire passer autre chose. C'est comme les sous-mariniers quand ils voient un film de sous-marins ils s'énervent parce que les écrans de radars sont toujours mal réglés (ils laissent une trace). Mais pour nous ça fait vrai et on y croit plus. C'est toute la différence entre le vraisemblable et le vrai. Et bien pour la majorité des gens un Champion d'échecs qui couche son roi ça fait plus vrai que s'il tendait la main pour abandonner.
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Film réaliste Il y a bien à la recherche de Bobby Fischer (looking for Bobby Fischer), film tellement réaliste qu'il n'a plu qu'aux joueurs d'échecs !
Sinon, l'échiquier de la passion n'était pas mal du tout, mais mon préféré reste celui du regretté Richard Dembo.
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J'ai trouvé la dernière scène du film de Dembo parfaitement mélodramatique et ridicule.
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au passage... un détail, les deux comédiens qui jouaient Liebskind et Fromm ont décidé de permuter leurs rôles en cours de tournage...
C'est vrai que il est plus facile dec jouer l'homme du régime à 60 ans et le rebelle à 25 ans.
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Réf. Lascombe Certainement, mais Richard Dembo a prouvé que l'entreprise était réalisable. D'autres sports, comme la boxe, ont donné lieu à des films que les cinéphiles n'ont pas oubliés, notamment dans les années 50 et 60 ("Nous avons perdu ce soir", avec S. Heyden, et d'autres (dont un avec P. Newman, dont le titre m'échappe), pourquoi pas même Rocco et ses frères, de Visconti), ou la psychologie et l'univers du boxeur étaient brillamment narrés (je ne parle pas des Rocky et cie). Peut-être qu'un jour, un cinéaste émérite saura tisser une histoire dense autour des joueurs d'échecs, sans avoir la prétention de faire un documentaire, pour ne pas mélanger les genres. Il aurait fallu le talent d'intrigue d'un Simenon, par exemple (ou un autre fin psychologue), couplé avec celui d'un réalisateur de haute volée : Kazan, Mankievickz (faute dans l'orthographe) ou Preminger, pour n'en rester qu'a ceux là. En tout cas, cet univers se prête excellement au drame et au romanesque ...
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Oui. C'est amusant d'ailleurs parce que le premier court de Kubrick était un sujet sur la boxe (Day of the Fight, 1951). Ne pas oublier Raging Bull dans la liste. Et le genre continue dans les années 80 avec Homeboy et plus récemment Ali. Mais la boxe c'est quand même plus visuel et plus populaire.
Les échecs semblent plus difficiles à traiter en soi et souvent les créateurs ajoutent une dimension policière. Le fait qu'en tant que sport il ne soit pas très télégénique est peut-être à rapprocher de ce problème. Ce qui motive, j'ai l'impression, c'est l'intelligence présumée des champions et ce qu'ils pourraient en faire s'il la mettait au service d'autre chose, pas vraiment les aspects psychologiques et sportifs autour du jeu lui-même. Mais ça viendra peut-être un jour.
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Échecs et cinéma Quelques liens.
Oscars
des échecs au cinéma
Échecs au cinéma
(photos)
Liste
de 246 films avec des scènes d'échecs
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jolis liens Bascombe Mais dans les listes il semble qu'il manque une piece maitresse, le film "Grossmejster" de Mikaelyan (1972) (a moins que le titre ait ete traduit et que je l'aie loupe). Film ecrit par le scenariste echefile Zorin, (excusez pour l'absence d'accents), c'est une fiction inspiree de la realite sur la vie d'un grand-maitre. Kortchnoi y joue un role (ainsi que Tal), et c'est pourquoi le film a ete interdit apres l'exil du dissident.
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j'oubliais: il s'agit bien sur d'un film sovietique. Voir une notice ici:
Film "Grossmeister"
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Personne n'a cité un téléfilm français tiré d'un roman d'Hubert Monteilhet, "Le retour des cendres". Le téléfilm était titré un peu différemment "Le retour de Martha x" du nom de l'héroïne. Niels Arestrup jouait le rôle d'un GM qui avait laissé déporter sa maîtresse, juive, ou même l'avait dénoncé, afin de se ménager les bonnes grâces de l'occupant. Un personnage sympathique, n'est-ce pas, comme ce pauvre type de Loujine que Pessoa semble apprécier. Hubert Monteilhet a, lui, réellement joué aux échecs à Caïssa dans les années cinquante, Vieillefond m'a raconté avoir souvent terminé la journée au restaurant en sa compagnie, avec conversation littéraire au menu. Nabokov, j'en doute...
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Vous êtes un peu dur avec Face à Face. Je crois que les scènes d'Echecs avaient été visées par Nicolas Giffard; au moins de ce coté-là, c'était pas mal vu. Personne n'a cité le très bon 'L'affaire Thomas Crown' avec Steve Mc Queen et Faye Dunnaway, où il n'y a qu'une seule scène d'Echecs ... mais quelle scène ! (érotisme garanti !)
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réf Judex N'est-ce pas plutôt ' Nous avons gagné ce soir ' avec Robert Ryan?
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Nabokov Euh, Oroy, je ne connais pas Loujine personnellement ;-) mais je recommande chaudement l'oeuvre de Vladimir Nabokov (et bien sûr celle de Fernando Pessoa mais ça n'a plus rien à voir avec les échecs).
Nabokov avait la réputation d'être assez bon joueur d'échecs et a surtout composé des problèmes qui ne sont pas des chefs-d'oeuvres mais qui tiennent la route, réunis dans le recueil poèmes et problèmes, mais je suppose que je ne t'apprends rien.
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Réf. Jouvin Exact, j'avais une chance sur deux de me tromper ;-). Mais je confirme l'existence d'un autre film avec Sterling Heyden, du même tonneau. La liste référencée par Bascombe(merci à lui) est impressionnante et minutieuse. Il y a même l'épisode du Prisoner, où John Drake, contraint de jouer une partie vivante au Village, se rebelle et finit, comme d'habitude, rattrapé par la boule blanche sur la plage :). Assassins (1995) : je n'ose pas imaginer une partie entre Stallone et Banderas ... L'affaire Thomas Crown (musique de M. Legrand) : encore une caricature (mais la qualité du film l'efface), où l'élégant Steve laisse son fou en prise, si je puis me permettre (il est tard) ...
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@pessoa Oui, j'ai entendu parler de Nabokov joueur d'échecs, mais aussi de Carol Vojtyla problèmiste. Nabokov est un très grand écrivain, capable de faire parler une chaise ou un dressoir. Mais je crois que pour lui, les êtres humains n'ont pas plus d'intérêt que les chaises ou les dressoirs, en conséquence de quoi un joueur d'échecs ou de quille, c'est kif kif bourricot...
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Prisoner et Kubrick @ Judex: Ah, le Rover! Difficile d'y échapper à celui-là. Quant à la partie d'échecs vivante, c'est un fantasme que j'ai accompli sur une plage lors d'un bizuthage il y a une 15aine d'années. Malheureusement, les pauvres bizuths avaient du mal à garder les positions distinctives qu'on leur imposait pour reconnaître les pièces, et l'échiquier était d'une seule couleur... c'est vite devenu un peu n'importe quoi.
Sinon je me demandais depuis longtemps quelle était la force réelle de Kubrick aux échecs. Certains joueurs du Manhattan Chess Club disent "class A" (soit >1800 de l'époque). J'ai vu d'autres sites qui disent "strong expert" (>2100) et donnent au passage weak expert (env. 2000) pour Bogart. Evidemment il y a certainement un peu d'embellissement de la vérité, mais ça doit être compensé par l'inflation de l'élo. Si Kubrick valait 2000 à l'époque, ça devait être respectable. Mais il ne jouait que des tournois rapide apparemment et n'a donc vraisemblablement jamais eu de classement elo. En tous cas, ça ne devait pas être une mazette, vu qu'il en faisait son gagne pain avant de percer dans la photo... Avez-vous d'autres éléments?
J'ai aussi vu un article de Chessbase sur Schwartzenneger joueur d'échecs ! Surprenant cet homme-là...
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un canular Le pape était joueur d'échecs c'est sûr, mais Carol Vojtyla problémiste, c'est un canular. Betolo était très emmerdé d'avoir publié un faux sur EE...
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non pas de canular il y a quelques années j'avais lu un long article la-dessus dans une revue italienne. Sinon : Jean-Paul II /Vojtyla était déjà là du temps de Bertolo ?!?!?
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@AntoineDoisnel Carol Vojtyla est devenu Pape en 1978. Or je me souviens d'avoir mangé au restaurant en compagnie de Bertolo et des Lautier lorsque Joël a gagné son titre à Adélaïde, pendant l'hiver 88-89, c'est-à-dire 10 ans après l'élection de Jean-Paul II. Et il a encore vécu un certain temps, mais je ne sais pas combien.
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