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| Que deviendrons nous ? par Pa***Bo**5132 le
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Prolongement d'une âpre discussion avec des potes de l'ami Fritz dont les arguments ne parviennent toujours pas à me convaincre, j'en appelle aux détracteurs mais aussi aux chantres de ces âmes de Silicium, afin de mieux comprendre !
Certes il m'a été difficile de défendre l'idée que l'esprit humain sera toujours supérieur à la machine, vision peut-être rétrograde et naïve, et je ne conteste pas leur domination possible dans un avenir proche.
Quand bien même celle-ci serait effective, quel intérêt ?
Les spectateurs d'un match de tennis entre 2 machines apprécieraient-ils que ceux-ci se renvoient éternellement la balle ?
Une issue de cette domination prochaine ne risque pas d'être la fin de notre jeu ?
Vision pessimiste certes, mais quelle issue pour une discpline dans laquelle l'homme sera considéré comme un maillon faible, par un public déifiant uniquement les vainqueurs ?
Alors ?
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S.F. Dance ce contexte, la bonne question n'est plus Quel intérêt présenterontces machines pour nous, mais plutôt Quel intérêtprésenteront nous pour ces machines ? ;o)) Et je ne plaisantequ'à moitié. Plus pragmatiquement, la vision qu'on se fait de parties jouées entre 2 robots n'est peut-être pas correcte. Si l'on imagine 2 raquettesfixes se renvoyant la balle mécaniquement sans jamias commettred'erreur, l'intérêt est effectivement relativement assez maigre (en économiseurd'écran peut-être à la rigueur ? ;o) ). Par contre si l'on imagine des robots galopants à toute vitesse et dontla meilleure stratégie consisterait à prendre des risques (on y revient !), c'est-à-direqu'un coup parfaitement maîtrisé serait moins dangereux pour l'adversaire qu'un autre tenté à la frontière des possibilités de lamachines, dans ce contexte donc on serait loin d'un match inintéressant ! On peut appliquer le même raisonnement pour les joueurs d'échecs électroniques saufque pour le coup, nous autres pauvres organiques seront parfaitementincapables de comprendre et analyser la profondeur des coups échangés :Quelle différence finalement avec les matchs des championsd'aujourd'hui ? Bref je ne comprends décidément pas ton inquiétude (que je sais partagéepar bcp de joueurs) !
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Entre déifier et défier, rien de plus qu'un iota...
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Faut pas être si pessimiste... Je trouve que le problème exposé par PaoloBoi est un faux problème. L'automobile "court" plus vite que l'homme depuis un siècle, ça n'empêche aucunement le public de se passionner pour la finale du 100 mètres aux Jeux Olympiques et d'être fasciné par la diminution constante du record du monde. Concernant les échecs, nous sommes en fait à une période charnière où les meilleurs commencent à se faire dominer par les machines. Dans 10 ans, l'affaire sera classée et dans 100 ans, on se sera désintéressé de cette vieille passation de pouvoir et on continuera à jouer "entre hommes" avec toujours autant de plaisir !
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Le logiciel d'analyses est un outil... point final !
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De toutes façons... Et d'ores et déjà, les joueurs capables de contrer les monstres de silicium se comptent sur les doigts d'une main... Pour ce qui me concerne, il m'importe peu de savoir si l'homme sera un jour dépassé définitivement par la machine, les échecs restent un affrontement entre deux personnalités et la machine de par son statut de "bête infaillible" n'entre pas dans cette catégorie (Dieu merci !).Si je fais la balance entre le jeu et l'étude (aussi intéressant l'un que l'autre), je me rends compte que l'étude occupe la plus grande part (et pourtant je ne suis pas très assidu), je constate aussi que l'ordinateur est désormais un outil très pratique une fois qu'on a enfin appris à s'en servir (j'y ai mis le temps :-) Il y a un interet évident à ce que la machine soit un jour quasiment infaillible, ne serait ce que pour les analyses, la crainte qu'elle dépasse l'homme est réelle, mais qui parmis nous aura à se mesurer à elle autrement que devant son micro et sans aucun autre enjeu que celui de tester une nouvelle ouverture ? A mon sens les échecs sont une activité étrange tant il y a de façon de les aborder (loisirs, études, compétition,) et tant les façons de les aimer sont diverses. Quoi d'étonnant que des programmeurs s'interessent aux échecs ? La nature même de ce jeu s'y prete en même temps que la notion de dépassement de soi. Faire reculer les limites de la connaissance du jeu, (n'oublions pas que derrière la machine il y a un programmeur !!) est le propre de tous ceux qui consacre leur vie et leur esprit à ce jeu, et justement ces limites ne sont toujours pas atteintes...
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Les GMI est un outil d'analyse sympa, mais très cher ;o) Stavro : L'automobile n'apprend pas à un coureur comment mieuxcourrir ! Elle n'a même à peu près aucun impact sur le mondede l'athlétisme. Ta comparaison reste cependant valable à mes yeux. maximus : L'ordi n'est pas un outil pratique, c'est un outil extrêmementpuissant et avec un potentiel de puissance encore bien plus grand ! Nuance !
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Question intéressante et réponses sensées Je pense comme Reyes que les logiciels sont un outil et le resteront. La comparaison que fait Perestroïka avec l'automobile, ne répond que parciellement à la question, mais est tout de même une bonne illustration. Tout ce que j'ai lu ici semble intéressant, à l'exception d'une seule phrase qu'on entend fréquemment et dont la vacuité est confondante : "Quand l'ordinateur aura dépassé l'homme etc ..." ! Il n'est pas possible de poser plus mal la question ! L'homme a créé l'ordinateur : c'est, avec les robots, son outil le plus perfectionné... C'est lui qui en a l'usage et les rôles ont tout de même peu de chance de s'inverser. Evitons donc les faux problèmes.
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Non ! L'analyse humaine sera toujours supérieure à celle des processeurs ! Il suffit de multipliser les temps de réflexion, et le rapport efficacité/temps de l'ordinateur s'écroule ! Le probleme vient des cadences de jeu... Meme le 40c/2h, c'est du blitz...
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et un jeu... Je suis tout à fait d'accord avec Reyes. Le logiciel d'échecs est un outil d'analyse mais il est d'abord conçu pour être un jeu.
J'ai remarqué que les mordus d'échecs électroniques y voient d'abord un passe-temps. La compétition entre logiciels d'échecs est considéré comme une compétition amicale entre les auteurs et non un objectif de faire mieux que l'humain. Un auteur de programmes essaient de faire mieux que son collègue.
Les discussions sur le sujet: programme supérieur à l'homme sont souvent entamées par les 'adversaires' des programmes. Ce sont les seuls qui se sentent menacés.
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Réponses Michel : La comparaison avec l'automobile n'est pas de moi (dans ce filen tous cas). Au contraire je reprends ce parallèle pour en montrerles limites. Car les ordis, EUX !, peuvent (et pourront bientôt bienmieux) apprendre aux joueurs comment mieux jouerr !Elle a déjà un impact majeur sur le monde des échecs : entraînement,recherche de correction de coups, évaluation de position, joueurvirtuel, parties en binôme homme/machine, recherche d'uncontre-jeu anti ordi, supplantation aux yeux du public de l'intérêtd'un match pour let tire mondial humain face au combat de l'hommeface à la machine, et j'en passe ! Michel C'est lui qui en a l'usage et les rôles ont tout de mêmepeu de chance de s'inverser : Ha ? Ca par contrec'est bien un truisme à mon avis ! ;o)) T'as des éléments sérieuxpour étayer ce pronostic ?Gordh L'analyse humaine sera toujours supérieure à celle des processeurs :Ha ? Même question : T'as des éléments sérieuxpour étayer ce pronostic ?
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réf. Peres "supplantation aux yeux du public de l'intérêt d'un match pour let tire mondial humain face au combat de l'homme face à la machine, et j'en passe !"
Pas si sûr ! Le tapage médiatique n'est pas ni les joueurs eux-mêmes, ni le public. Ce qui intéresse au travers de tels matches c'est les possibilités d'un ordinateur en général, pas forcément sa capacité à jouer aux Echecs.
Pour ma part, je trouve qu'il y a beaucoup de vent, en tant que joueur d'échecs en tout cas.
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Ok alors je reprends : Supplantation aux yeux des médias et des forumiens, pardon des forumiensactifs. C'est mieux ?Que l'intérêt soit les possibilités d'un ordinateur en général n'est qu'unecause possible parmi d'autres. Le résultat est celui que je constate !
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Le moteur d'analyse est certes un outil pour celui qui l'utilise. Mais entre les mains d'un adversaire, il devient l'adversaire à part entière si celui-ci s'en remet intégralement à lui. D'autre part, je ne vois la vacuité qu'il y a à dire "quand l'ordinateur aura dépassé l'homme". Il suffit de confronter l'un à l'autre, comme tout récemment avec Kramnik, pour établir un rapport de forces de fait. Et il me semble évident que l'ordinateur a une marge de progression supérieure qui l'amènera à battre le joueur humain et ceci même aux cadences les plus lentes. C'est une question de temps. Dans 10 ans, lorsqu'un enfant aura battu un fort joueur parce qu'il aura "recopié" les coups proposés par son "outil" culminant à l'équivalent quelque 3000 Elo, qui aura gagné ? l'enfant ou le programmeur ?
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Quel paradoxe que l'homme cré des machines le dépassant !Pose toi la question : Si un jour un cré une machine capable de joué au tennis en frappant des balles à 300 km/h en courant sur le terrain à 60km/h et tout ca sans se fatiguer, est ce que ce sera la fin du tennis ?
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Non mais la fin des balles ;o)
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Prokoviev Dans 10 ans, lorsqu'un enfant aura battu un fort joueur parce qu'il aura "recopié" les coupsproposés par son "outil" culminant à l'équivalent quelque 3000Elo, qui aura gagné ? l'enfant ou le programmeur ? : Heureusementle jeu d'échecs bénéficie d'une richesse telle que ce genre de scénarioest pour le moins improbable. Ou alors l'enfant est au moins "trèsfort" également.
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Peres je te répondrai ! Je terépondrais, plus tard, car je reviendrais sur ces questions dans ma rubrique. Pour le moment je suis débordé ! Amitiés. Michel
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perestroika "Gordh L'analyse humaine sera toujours supérieure à celle des processeurs : Ha ? Même question : T'as des éléments sérieux pour étayer ce pronostic ?" Il me semble que dans la plupart des positions, des analyses sérieusement menées parviennent à des résultats tranchés : gain, égalité (avantage ou pas), défaite... Ce sont les humains qui ont réalisé les livres d'ouvertures... (qui font que les programmes sont si forts !) (pour les positions trop mystérieuses, l'homme est capable de les éviter si elles ne sont pas favorables à la force de son analyse, l'ordinateur bcp moins [cf. Kramnik-DeepFritz à part le Cxf7 qui est avant tout une faute stratégique] ) Les évaluations des ordinateurs sont loin d'arriver à ce résultat, remises en cause par les programmes eux mêmes après chaque coup joué, surtout dans les positions tactiques ou tout bascule brusquement, notamment dans les matchs ordi-ordi ! ... L'instinct humain, surtout lorsqu'il s'agit de formuler des concepts positionnels, est à mon avis plus précis, et parfois parfaitement précis... Le problème est que le manque de temps nous pousse sans cesse à l'erreur... Mais voilà la différence : L'homme voit où il va, pas la machine... Enfin voilà pourquoi je pense que Kramnik risque de rester longtemps champion du monde et ne devrait jamais perdre contre ces tas de ferrailles : parce qu'il a construit un répertoire dans lequel il est le plus souvent assuré d'avoir au moins partie nulle sans prendre de risques...
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cossin La comparaison avec le tennis n'a pas d'intérêt... L'avantage des échecs est justement de mettre tout le monde à égalité de chances au départ, sans que le physique (+dopage etc..) joue un rôle prépondérant... D'où le combat contre les machines... Je vois mal un jour un champion du monde de tennis etre assez bête pour jouer contre un "Terminator" :), alors qu'il n'a aucune chance de l'emporter au final...
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Gordh Tu ne fais qu'un constat (+ ou - discutable du reste) de l'existant. Je n'ytrouve pas de valeur prospective !!
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Ref Gordh bis Tout le monde n'est pas égal en terme d'intelligenceou de puissance calculatoire, ne sont-ce pas là des déséquilibresphysiques prépondérants ?
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Finalement je comprends ce fantasme de machine consciente ! Aux yeux de Peres et d'autres, le monde est si simple qu'il peut se modéliser aisément en 1 et en 0 : par exemple, y'a ceux qui ont le bagage et ceux qui ne l'ont pas. Point. Mesurons, quantifions, modélisons (ben oui, c'est physique, après tout) et la messe sera dite. Très simple en effet. Je me demande bien quelle angoisse peut ainsi pousser une personne à se protéger derrière de telles barrières. Allez, promis, je retourne dans mon coin.
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alobert a raison : On ne peut pas réduire l'univers entier uniquement avec des "0" et des "1", ... ... on a aussi besoin du chiffre "3" : La preuve, regardez le résultat de PSG-OM ce WE : 3 - 0 !!! ... Allez, promis, je ne retourne pas dans mon coin.
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Aux yeux d'Alobert par contre les échecs n'imposent aucune réflexion ni même ne subissent aucunerègle. Il nie même l'existence de stratégie ou de combinatoire auxéchecs !! Faut le faire ! Comment peut-on en être amené à une telle négation du jeu ?
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oups remplacer "stratégie" par "tactique"
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Alobert, briseur de rêves cybernétiques va ! que je ne t'y reprenne pas ! o)))
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Briseur de rêves peut-être la question est : Les rêves de qui ?
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Emile, briseur de rêves alobertiques va ! que je ne t'y reprenne pas ! o)))
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Le debat est passionné ! Pour en revenir au sujet du post initial ref : PaoloBoi "Une issue de cette domination prochaine ne risque pas d'être la fin de notre jeu ?" La réponse est propre à chacun... Mon but n'étant pas d'être plus fort qu'une machine, je ne suis pas près d'entrevoir la fin des échecs, et même si dans 10/20 ans le Champion du Monde en titre devait être surclassé par Deep Fritz version 24 améliorée, ce Champion n'en serait pas moins celui du genre humain ! La machine restera un outil, que ce soit pour apprendre ou se mesurer, et quand ces affrontements ne se feront plus dans le cadre d'une promotion commerciale, vous verrez qu'ils passeront même inaperçus ! D'ailleurs c'est assez étonnant que cela suscite autant de passion puisque pour ce qui nous concerne tous, le constat est fait, nous sommes déjà moins fort que Fritz 5 :-)
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OK avec Peres La puissance de calcul ET la mémoire sont des caractères physiques, valables pour l'homme comme pour la machine. C'est pourquoi Gordh se trompe complètement en pensant que l'homme restera supérieur. Les programmes d'échecs dans 10/15 ans seront complètement intouchables. D'autres types de jeu, comme le go, resisteront un peu plus longtemps, du fait d'une complexité plus difficile à appréhender pour les programmeurs, mais ils succomberont à leur tour. Car les ordinateurs seront de plus en plus puissants, les méthodes de programmation de plus en plus évolués, les bases de données de plus en plus étoffées, et les stratégies anti-humains de plus en plus rodées... Et on s'en fout, car un duel n'a d'intérêt qu'entre pairs, entre égaux. C'est toute la beauté du sport.
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réf. Maximus je ne suis pas sûr qu'il s'agisse d'un débat passionné, plutôt de parodie.
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je veux dire par là : qu'il existe un molosse cybernétique plus fort aux Echecs que moi-même, je m'en fiche complètement. (ca n'engage que moi).
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Mais non Tartaco enfin voyons la vie est beaucoup plus compliquée que ça ! As-tu déjà vu levol d'une mouette ? Haha faites moi rire, jamais un enfant ne pourraembrasser une maîtresse dans un monde réduit à Fritz, halala pauvresnaïfs. La vie est belle. Les 0 et 1 sont méchants. Bon Emile et mon mail ? Oublié ?
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Touffu mais intéressant ! Celà dit : - à ceux qui pensent qu'il reste encore à l'homme la supériorité de "l'esprit", et qui pensent que nul être de silicium ne sera capable d'appréhender la notion de "stratégie", je crois personnellement que ce n'est qu'une question de temps ! - à ceux qui nient l'évidence,(ou qui tentent de réfuter ce constat par une pseudo démonstration qui tendrait à prouver que la machine étant issue de l'imagination humaine, celle-ci nous doit presque sa suprématie !), j'accepte de croire qu'il nous reste l'outil, et que celui-ci est très intéressant et enrichissant. Oui mais je retente un parallèle que l'ami Maxx a exprimé inconsciemment : l'homme jouera en D2, quel intérêt ?? ;o)
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Bon Paolo reformule les choses un peu + rationnellement, on va pouvoir avancer. Peux-tu expliquer + précisément ta crainte ? Très concrètementil n'y aura pas des milliers de softs échiquéens différents. Il restera4 ou 5 (max) logiciels leaders pondus par des équipes de programmeurs à la pointeet donc les tournois entre eux se limiteront à une assez faible activitéfinalement ! Pas de quoi remplir ne serait-ce que la N1 ! Les tournois humains poursuivront donc tout naturellement leurroute comme si de rien n'était ! Comme le formule si jolimentEmile ;o) 'il existe un molosse cybernétique plus fort aux Echecs que moi-même,[on s']'en fiche complètement !! La différence grandira par contre au sein des préparations "maison",des réfutations de coups ou des trucs comme ça. A ce niveau on devraitmême voir une démocratisation de l'information de part un nombreénorme d'enseignants de très haut niveau. D'où une accélération de la montée du niveau général.
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... Oui mais alors très, très, très, très, très, très, très, très inconsciemment !!! ;o)
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en réf Paolo
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les machines progressent, oui.. mais, juste une question : c'est qui la machine dans votre exemple ? L' "outil" qui donne les coups ou l'être de 10 ans qui les recopie ? Ca se voit que les bases de données sont "de plus en plus étoffées", sinon je ne serais pas obligé de jouer n'importe quoi pour éviter celles que de jeunes cyborgs à la pointe de la technologie (modèle 87, 2 normes) se sont construites la veille au soir... Mon pronostic : dans vingt ans, on jouera à un jeu plus intelligent. Fuyons cette plage, il commence à y avoir trop de touristes...
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Pas forcément une crainte, Peres ! Comment refuser le progrès de la technique sans être rétrograde ? Comment ne pas voir un formidable outil sans passer pour un réac ? Absolument d'accord ! Emile a raison d'ironiser, bien sûr que je m'en tamponne de savoir qu'une machine (ou les "K", mais est-ce si différent ??) m'exploserait sans lever le petit doigt (heu...normal !) Mais alors qu'est-ce qui me gêne donc ? Mouais, chais pas, quelle ambition, quelle motivation à jouer dans la cour des "dominés" ? Dans chaque discipline, l'enfant qui va devenir homme, se trouve un héros à qui ressembler. Enfant, nos idoles s'appelaient Fischer, Tal, Karpov, etc... Qui ou plutôt QUE seront les idoles de demain ? Quelle médiatisation pour les "nuls" ? J'en ai d'autre des questions, j'vous rassure...;o)
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L'être humain n'a jamais été le plus rapide, ni le plus fort des animaux.
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tout à fait et ce qui se joue avec Deep c'est la déconstruction d'un MYTHE ; comme il y en a plein d'autres. Seulement, j'ai bien peur qu'il faille encore 10 ou 15 ans. Ben oui la machine n'a pas la pression, ben oui elle est plus endurante, ben oui elle accumule plus de données, ben oui elle est forte en calcule. Mais les lévriers aussi sont plus forts que nous à la course. Juste un mythe dont la presse fera ses choux gras pendant 10 ou 15 ans encore.
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Paolo Refuser le progrès : Refuser de voir l'apport de l'ordi ou refuser le progrèsc'est effectivement être obtu et réac. Par contre refuser de l'utiliserc'est tout autre chose ! Tiens encore une comparaison : Les portraits ont été progressivementretirés du domaine de la peinture pour être accaparés par la photographie.Est-ce la mort de la peinture pour autant ? Au contraire réduite à une pluspure vocation elle s'est épanouie et développée. Compare-t'on aujourd'hui le meilleur peintre au meilleur photographe ?Bon pas super le parallèle je reconnais ;o)Pour le héros je pense qu'il n'y a pas trop de souci parce que pourpouvoir s'identifier on doit au moins pouvoir se dire "j'aurais puêtre comme lui" voire qd on est petit "je pourrai être comme lui". Mais c'est vrai que la question peut se poser...
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Pitié Emile, cesse d'accumuler les poncifs, tu t'ôtes toute crédibilité en la question !
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Dans le même registre, je dirai que ... ... Cela fait déjà plusieurs décennies que les calculatrices calculent plus vite et mieux que l'Homme, et çà n'a jamais perturbé personne à ce que je sache !! ... ... et puis c'est tant mieux car c bien pour çà qu'elles ont été fabriquées, non ?!! ...
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Et ouvre les yeux Emile. Si tu ne constates pas que cette question dépasse largementles seuls choux gras de quelques journaleux paresseux du ciboulot,c'est que tu es vraiment aveugle !! Comment expliques-tu la formidable réactivité qu'ont à peu prèstous les fils traitant de cette question sur ce même forum ?
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quelle question ? de quoi s'agit-il ici ?
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réf. Peres "Comment expliques-tu la formidable réactivité qu'ont à peu près tous les fils traitant de cette question sur ce même forum ?" D'abord parce qu'il y a du temps à perdre.
Ensuite par ce qu'il y a deux matches doont il a été question de deux matches homme-machine via les News E.-E. et les interventions de Olivier Evan. Rien de révolutionnaire ni palpitant. Mais qui peut irriter et je le comprends.
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Il fallait comprendre : "Comment peux-tu mettre en doute que la question homme-machine intéresseles joueurs d'échecs plutôt que quelques journaleux tout en arrivantà expliquer l'engouement que l'on constate sur ce Forum ?"
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oups... Donc, l'humain n'a jamais été le plus rapide ou le plus fort des animaux, donc les voitures qui roulent à 300, ou les machines qui transportent des tonnes, n'ont pas révolutionné la course à pied ou l'althérophilie et on le comprend. Par contre, l'humain s'était toujours considéré comme le plus performant au niveau cérébral. On comprend donc aussi que certains soient perturbés par le fait que des ordinateurs battent les grands maitres aux échecs.
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Les échecs remis en cause... par le progrès ? Si j'ai bien résumé la crainte de certains ? vous oubliez tout simplement que le match homme-machine ne concerne vraiment qu'une poignée de joueur, autant dire pas grand monde... Pour les autres (c'est à dire nous tous), que voulez vous que ça change à notre quotidien, à notre façon de jouer ou de penser, de manger ou que sais je encore ? ça me parait vraiment abstrait, les "machines" ont permis à l'homme d'aller sur la lune, bientôt sur mars, et bientôt elles gagneront tout le temps aux échecs ! c'est la vie et on y peu rien... Pourtant j'aurais toujours plaisir à défier les potes du club sur leurs ouvertures préférées, et ça, ce ne sera pas remis en cause par la suprématie annoncée des logiciels, et pour l'amateur que je suis c'est tout ce qui compte. D'ailleurs ça serait plutôt interessant d'avoir l'avis de professionnels, pour ce que j'en sais, l'ordinateur est devenu un véritable outil de travail pour eux...
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Perestroika + Tartaco Comme l'a très bien dit Lautier dans "le match du siècle" : "Les ordinateurs progressent mais les humains aussi, et le match est loin d'etre terminé" ! Personnellement je pense qu'à des cadences de jeu un peu plus longues, le match se terminera par une nulle complète : le champion du monde humain aura le même niveau que le champion des ordinateurs ! Sur la différence entre l'analyse des ordinateurs et la notre, je trouve que le constat est largement suffisant : Jamais un ordinateur ne sera capable de jouer aussi bien qu'un champion du monde sans livre d'ouvertures ! Dans le cas contraire j'attends aussi une démonstration mais c'est pas dans les 50 ans à venir, c'est clair... Enfin la différence d'intelligence et de puissance calculatoire entre les hommes me parait assez négligeable par rapport à l'essentiel : L'apprentissage !! L'expérience ! Tout le monde peut devenir MI...
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maximus Il ne faudrait pas oublier qu'aux échecs il existe de nombreuses variantes contre lesquelles il est très difficile de gagner !!! Meme Dieu ou un ordinateur d'une puissance infinie aurait du mal à gagner sur la Berlinoise de Kramnik ! Alors dire qu'un jour on ne marquera plus un point, ça me parait un peu exagéré...
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Désolé Gordh... Mais je le pense, imagine les progrès réalisés dans tous les domaines dans les dix dernières années... Et maintenant essaye d'imaginer ce que ce sera dans 20/30 ans ! personnellement je n'y arrive pas, la réalité dépassera probablement la fiction dans bien des domaines, et tout va très vite... Sauf à ce que les programmeurs se lassent des échecs et que les processeurs arretent d'évoluer (autant demander aux chercheurs d'arreter de chercher :-), je te confirme que je pense réellement qu'un jour la machine gagnera systématiquement, ou plutôt que l'homme n'aura plus aucune chance de gagner, tu vois j'ai encore une bonne dose d'optimisme :-)
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Ref Gordh Sur la différence entre l'analyse des ordinateurs et la notre,je trouve que le constat est largement suffisant : Jamais unordinateur ne sera capable de jouer aussi bien qu'un championdu monde sans livre d'ouvertures ! : Ben non absolument pas !Et tu te bornes à donner ton avis voilà tout ! Il n'a ni plus ni moins de poidsqu'un avis aussi peu étayé et parvenant à la conclusion opposée ! Dans le cas contraire j'attends aussi une démonstration :J'en ai pas ! Et donc j'en conclue qu'on ne peut énoncer de véritévraie au jour d'aujourd'hui !
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réf. Peres "Tiens encore une comparaison : Les portraits ont été progressivement retirés du domaine de la peinture pour être accaparés par la photographie. Est-ce la mort de la peinture pour autant ? Au contraire réduite à une plus pure vocation elle s'est épanouie et développée.Compare-t'on aujourd'hui le meilleur peintre au meilleur photographe ? Bon pas super le parallèle je reconnais ;o)"
Pas sûr que le parallèle ne soit pas efficace. Mais formulé autrement. En quoi la photographie a dépassé/outrepassé la peinture. Bien sûr, avec la photo et on le voit tous les jours dans les mags, on peut diffuser d'autant mieux la peinture. Mais ce prisme de la photo ne dit pas son nom. Là où on voit une peinture photographiée dans un mag sur 5x7 cm, il y a une peinture réelle qui va faire 80x100 cm voire 1mètre sur 2. Et que dire du rendu de la luminosité et de l'empâtement. Avec la photo il y aune popularisation de la peinture mais aussi de la perdition. Un tableau deux mètres devant soi et en miniature dans un mag cela n'a rien à voir. N'en est-il pas de même avec le logiciel joueur d'échecs. D'une certaine façon, je plains le débutant qui achète un logiciel et apprend à jouer avec, puis continue de jouer avec. Quel type d'adversaire est-il ? Qu'enseigne-t-il sur le fighting spirit ? Avec les Deep Fritz qui passent à la télé il y a peut-être une popularisation en jeu mais peut-être pas ce que sont les Echecs en eux-mêmes, un combat, un art, un je-ne-sais-quoi qui fait qu'une partie en précède toujours une autre, etc. Qu'il y aient des logiciels sur le marché m'indiffère ; Toutefois, quant à la surmédiatisation de tout cela (match homme-machine), si j'étais sérieux sur ce sujet maintenant, je dirais qu'elle ne sert pas le jeu d'échecs. Ce n'est pas la "froideur de l'intelligence" légendaire du joueur d'échecs qui me pousse à jouer. Cela devrait être rappeler dans toutes les Ecoles d'Echecs. o)))
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Perestroika Le nombre de positions à générer pour un Deep Blue est disons (par exemple, en étant gentil) en moyenne de 5 puissance le nombre de demi coups de profondeur... 5 puissance 12 = 1 sec. de Deep Blue 5 puissance 16 = 1 sec. de ce que serait le Deep Blue virtuel annoncé par IBM (1000 fois plus puissant) 5 puissance 24 = 5 x 10 puissance 17 ça donne simplement une idée... quand on aura un ordinateur 1 milliard de fois plus rapide que Deep Blue il ne verra que 2 fois plus loin... et encore j'ai été plus que gentil dans les chiffres.......... meme avec ça, il jouera des ouvertures faiblardes sans rien y comprendre, c'est évident, car pour commencer il ne verra aucune différence entre les coups à choisir... ça te va comme raisonnement ?
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Maximus Maximus, quand j'étais petit, j'avais fait un programme qui jouait au morpion.. Il avait beau jouer à la perfection, il ne gagnait jamais contre moi... C'est la meme chose ici (avec bcp plus de difficultés évidemment)... Les joueurs qui maitriseront certaines ouvertures calmes ne perdront pas (ou peu) ! Ce que tu dis n'arrivera jamais !!
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oui, (puisque vous me le demandez, o)...) la photographie sert et dessert la peinture. A ce titre mai Peres c'est un parallèle signifiant : je pense aussi que Deep Fritz sert et dessert fortement les Echecs.
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ne pas lire "mai Peres", mais "ami Peres".
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Et le fromage dans tout ça ? ;o)
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Ref Perestroika par Gordh Ton raisonnement se tient mais malheureusement il s'appuie surdes hypothèses implicites qui sont trop restrictives. Lesquelles ? Hé bien tu supposes que la seule améliorationpossible de la machine est d'augmenter sa profondeur de recherche. C'est certes une possibilité mais ça n'est pas la seule loin de là ! Qu'est-cequi l'empêche de se rapprocher du fonctionnement d'un humain ?Je persiste donc à trouver ton "Jamais un ordinateur nesera capable de jouer aussi bien qu'un champion du monde" nonpas faux (pas de démonstration de l'inverse) mais péremptoireet infondé.
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Et le fromage dans tout ça ? ;o) réf. Peres. Très bonne question. o) J'essaie de montrer que la liaison photo-peinture est plus forte et insidieuse qu'elle n'en a l'air.
Tout comme l'avenement de l'ordinateur joueur d'échecs. La force de l'ordi n'est-elle pas la mémoire et le calcul et bien ne fabriquerons-nous pas dans l'avenir des joueurs de même acabit. En guise d'exemple, je suis toujours surpris par l'importance de la "théorie" des ouvertures aux Echecs (théorie qui n'équivaut d'ailleurs qu'à la pratique des Maîtres). Est-ce cela le jeu d'échecs ? Rien n'est moins sûr. Et pourtant tout donne raison aux "joueurs mécaniques". Eh oui, aujourd'hui plus que jamais un joueur qui ingurgite les CD d'ouvertures, se teste là-dessus avec l'ordi peut devenir très très fort. Il y a de mon point de vue une perdition énorme quant à ce que sont réellement les Echecs. Sont communs les joueurs qui sont des bêtes pour jouer les 10 premiers coups et ne sont ue l'ombre de joueurs d'échecs pour le restant de la partie. Bon j'arrête car je vais me faire taxer d'idéaliste, là où je ne fais qu'exposer des choses simples.
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Je ne partage pas vraiment ta vision de l'avenir !
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Pas fataliste ni idéaliste je pense Si je suis une nouvelle fois d'acc avec Emile (désolé, j'le fais pas exprès !), je suis plus modéré quand à l'incidence de la machine sur le joueur de demain. J'ai souvenir avoir lu dans un vieil Europe-Echecs de 1983-84 (un peu de pub, allez !) une p'tite phrase du magicien qui donnait une simultanée dans le métro. Il était scié de la connaissance "livresque" des joueurs français, et affirmait que les jeunes russes faisaient bien plus imaginatifs à son goût ! Hormis toute connotation idéologique, cette analyse explique quelque part ce constat, mais je ne suis pas sûr que le silicium y soit pour quelque chose... La recherche du succès entraîne très souvent le fait, que la rigueur prenne le pas sur l'imagination. La beauté semble ne pas avoir non plus sa place... Bon moi aussi j'arrête, je passe décidément pour un jeune-vieux c...
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A vrai dire je ne visais pas forcément les prédictions sur la comète l'ère des ouvrages de théorie des ouvertures à outrance et des CD-Rom d'ouverture est déjà la réalité depuis de bonnes années. Il y a là-dedans une perdition en jeu. Des questions simples pour finir : qui regarde encore des parties de champions grands moyens ou petits EN ENTIER ? Alekhine, ou plus modestement Gerard Welling ou Lawrence Day (et tout un tas d'autres bien sûr) cela m'intéresse bien au-delà d'une histoire de choix d'ouverture parce que ce sont des joueurs qui développent un style. Mais cette manière de considérer la pratique du jeu est bien révolue : Kramnik n'a-t-il pas dit récemment(Libé), "il ne s'agit pas d'avoir du style mais de gagner". Et corrélativement demandera-t-on à l'ordi d'avoir un style aux Echecs ? certainement pas. Voili, voila.
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Je pense, donc... ...je suis. Ainsi se résume le débat Humains-Ordinateurs en ce qui me concerne. Tout le reste n'est que balivernes. Au delà du résultat anecdotique du match Kramnik-Deep Fritz, l'homme conservera toujours la supériorité sur son adversaire de sillicium dans la mesure où le premier est parfaitement >conscient de ce qu'il fait sur l'échiquier quand le second ne sait même pas qu'il joue aux échecs. Par ailleurs, le jour où des machines mettront au point des hommes, je voudrais bien reprendre le débat.
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Ouais Zugzawang. Viens nous rejoindre et dire n'importe quoi !! As-tu vu le vol d'une mouette ? La vien'est-elle pas magnifique ? Vive l'océan et ses vagues ! D'ailleursle sable ça grippe les boutons de ma Gameboy en voilà une preuve ! pfff un peu marre d'entendre ces billevisées à 2 sous moué... Emile : bof bof encore une fois. C'est jamais qu'une version déguiséedu débat entre les coups forts mais pragmatiques face aux coupscouillus. On sent le gambiteur qui sommeille ;o) Malheureusement c'est un débat biaisé à la base. Kramnik te minele moral mais ce qu'il dit est imparable.
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Scuse Zug si j'ai pu paraître aggressif, suis agacé par les gars qui déboulent la fleur au fusil à débiter dulaconique déjà dit 40 fois. Ca n'apporte strictement rien au débat hormisagacer le peres ;o)
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Ca n'apporte strictement rien au débat hormis agacer le peres ;o) en effet on sent le Peres agacé voire désabusé. Je précise : 1/ que viennent faire ici le vol des mouettes, l'océan et ses vagues. Je t'ai vu plus valeureux Peres.o))) 2/ Kramnik ne me dérange pas du tout lorsqu'il dit que l'esssentiel est de gagner. Après tout je le comprends tout à fait bien ne serait-ce déjà que parce que les Echecs sont sont métier. 3/ tu parles du gambiteur qui sommeille en moi quand je parle, pas du tout d'accord, cela est beaucoup trop restrictif. Gambiteur sous-entend gambit dans l'ouverture. Mais il y a aussi les gambits possibles en milieu de jeu et tous les sacrifices, etc. De plus le fight créatif au Echecs ne se limite pas du tout au sacrifice ou au gambit, je pense, par exemple, au jeu de roques opposés, etc, etc, etc.
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Par ailleurs, où en est-on question style dans le jeu homme-machine. Le nerf de la guerre est l'échange des dames. Vraiment un degré assez primitif du style aux echecs, non ? En tout cas, en qualité de spectacteur cela ne suscite pas ma curiosité, mais alors pas du tout.
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Valheureux comme la pierre ;o) 1) si tu vois que ça n'a rien à voir alors ça me rassure déjà. c'est le ressacde truismes qui a usé le galet peres ;o) 3) dans mon esprit ça n'était pas restrictif. régicide saurait me direquel nom a cette forme littéraire qui évoque du paquebot en évoquantsa grand voile. 4) Que l'échange des dames soit un passage obligé décidé par Kramnikest une chose, que ses parties se réduisent à ça en est une autre.
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réf. Peres "4) Que l'échange des dames soit un passage obligé décidé par Kramnik est une chose, que ses parties se réduisent à ça en est une autre."
Ce que j'en dis c'est que pour l'instant les matches homme-machine c'est du pur événementiel technico-médiatique ; aucune partie ne vaut le coup de figurer valablement dans une anthologie. Du point de vue des parties d'échecs, les ordi n'apportent vraiment pas grande-chose à l'histoire des Echecs.
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Hum Reste un point : Le jour où on voudra sortir un p'tit bouquin pour remplacer "200 parties" d'Alekhine ou "Les prix de beauté aux échecs", je sens que ça risque d'être coton ! Qui va s'occuper des commentaires ? "Alors voilà, l'ordi joue un truc dans le but de planifier une stratégie que nous avons du mal à cerner, mais que c'est bien joué !" dira-t-on ? Enfin un gambiteur est souvent un joueur tactique, je reconnais à un ordi sa faculté de calculer (donc d'être tacticien dans l'âme !), enseignez-lui les gambits et l'adage de Diemer "mon système a pour but de pousser l'adversaire à la faute dès l'ouverture" (en substance, j'espère que le biographe d'Emil ne m'en voudra pas !), et avec un peu de chance je serasi heureux ! AmenPaolo, idéaliste
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Différents trucs. Je n'ai pas le niveau échiquéen requis pour débattre le bout de gras sur labeauté des parties Kramnik/Fritz mais j'ai eu écho d'avis différents du tien (au moins sur la 5ème partie je crois ?). Ensuite tu es en contradiction avec toi-même ! D'une part tu déploresl'influence des ordis sur le jeu (déperdition ! perte de style...) et d'autrepart tu nies que les ordis aient une quelconque influence sur l'histoiredes échecs : Faut savoir !? Je pense qu'il est dur de nier l'influence des ordis sur le monde échiquéen.Ensuite qu'on l'apprécie ou non est une autre affaire. Et d'ailleurs il faudrait clarifier ce que tu entends par l'"histoire deséchecs". Est-ce réduit aux parties jouées par le top 10 mondial ?
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réf. Peres j'ai dit : "Du point de vue des parties d'échecs, les ordi n'apportent vraiment pas grande-chose à l'histoire des Echecs."= l'histoire du point de vue des parties, je n'ai pas dit que l'histoire ce limitait à l'ensemble des parties d'échecs. C'est clair, non ?o) Si on écrivait une suite aux prix de beauté aux Echecs, il n'y aurait pas de parties d'éhcecs de machines, si ce n'est par complaisance et pour marquer le coup. Ne cherche pas les contradictions avec moi-même là où j'expose des choses toutes simples. Non mais. o)
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"(au moins sur la 5ème partie je crois ?)." oui, y'a p'tête, même surement, des parties de fritz qui se regarde ; j'espère en tout cas. Sinon, ce ne serait que du vent (?) Mais enfin, sur les cinquantes dernières années, si j'avais une anthologie de 50 prix de beauté à faire, je trouverais bien mieux. Il n'y a qu'à consulter l'Informateur qui dégage dans chaque livraison la ou les quelques meilleures parties de la période écoulée.
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je réponds juste à la question titre "que deviendrons nous ?" Eh bien, il me semble que nous ne serons ni moins cons, ni plus cons qu'avant ! Pour l'homme, ça ne change strictement rien de gagner ou de perdre contre un ordinateur. A moins que comme l'avait prévu Sarah Connor, Skynet ne prenne le pouvoir sur terre et que nous soyons obligés de renvoyer un cyborg dans le passé pour protéger son fils et par la même occasion tuer monsieur Friedel avant qu'il ne commette l'irréparable...
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réf. Peres "Et d'ailleurs il faudrait clarifier ce que tu entends par l'"histoire des échecs". Est-ce réduit aux parties jouées par le top 10 mondial ?"
Je te soupconne de lire à ton tour en diagonale. o)) J'ai cité à dessein le gmi canadien Day et le mi hollandais Welling justement parce qu'ils ne sont connus de quelques initiés. o))Mais on pourrait avantageusement parlé du style de TAL et alors l'argument du gambiteur fou tombe en miettes. Eh oui.o)))
Pour commencer je te conseille la lecture de Le Lionnais, "les prix de beauté aux Echecs", puis "les Echecs spectaculaires" de Haik. Ensuite "Cours d'échecs" de Goetz (1915) et plus faciles à trouver(!) les livres de Tal et Bronstein.
Je signale que lorsque l'on a eu l'occasion d'ouvrir de bons livres on ne se laisse pas duper par les "annuaires" (qui sont légion) de variantes à la mode.
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