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| Les échecs et autres plaisirs minuscules. par Pr***fi***2546 le
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C'était l'été dernier. Nous passions une semaine chez les grands-parents de ma femme, un temps en demi-teinte près de Guérande dans le sud de la Bretagne. Mon tout nouveau grand-père, homme âgé, avait conservé son esprit alerte et curieux en s'intéressant à tout, et notamment en tâchant de résoudre les problèmes d'échecs qu'il découpait avec soin dans les pages des journaux. Nous avons ainsi disputé cette semaine-là 7 ou 8 parties amicales dans le silence de la campagne bretonne.
J'avais commencé à cette époque la lecture du petit ouvrage de Philippe Delerm "la première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules", livre savoureux, au sens propre. Et je voyais dans ces parties d'échecs un peu de ces "plaisirs minuscules" dont parlait si bien l'auteur. Rentré à Paris, j'entrepris donc d'ajouter le chapitre qui manquait à ce livre, dans le même esprit. Le voici (avec votre indulgence). UNE PARTIE COMME LES AUTRES
------------------------------------------ "Une partie ?" la question est posée avec une pointe d'inquiétude, comme au moment de sauter à l'eau. "Volontiers". Mais on ne propose pas une partie d'échecs comme on propose une partie de cartes ou un Monopoly, non, une partie d'échecs c'est tout autre chose. Le hasard, la chance n'y ont pas de place. Ce que l'un a vu, l'autre peut le voir aussi. Rien n'est dissimulé, tout est là, sous les yeux. la victoire ou la défaite tiennent tout entières dans la main de chaque joueur. Voilà pourquoi une partie d'échecs n'est jamais proposée à la légère. Il faut commencer par aller chercher l'échiquier. Lequel ? le grand ou le petit? Le grand, bien sûr, celui qui est dans la commode. On tire alors un grand carré de bois marquetté que l'on époussette du plat de la main. Il faut discipliner les pièces qui gisent pêle-mêle dans les deux compartiments de la boîte en bois blanc, case blanche à droite, placer d'un geste simple, dame sur sa couleur, chaque pièce. Il manque un pion? Ah non, tout en là. Le tirage au sort, mains dans le dos, est une petite formalité sans saveur. Tout est maintenant en place. A ce moment une histoire est sur le point de débuter et les deux joueurs sont là pour lui donner vie. Une histoire est à écrire avec ses acteurs, ses situations tour à tour plates, tendues, parfois comiques, et dont on ne sait pas encore l'issue, les hésitations, les surprises ou les retournements, ni même si elle en contiendra. Mais pour le moment, elle reste à construire. Le premier coup est une interrogation mille fois répétée. Evidemment pousser le pion roi, sentier trop battu, sans surprise, ou le pion dame, ou s'engager déjà à l'aventure ? Hésitation de courte durée. Entre pouce, majeur et index le pion roi s'avance résolument de deux cases. Il y a un léger sentiment de lâcheté à choisir la facilité. L'histoire commence simplement avec un air de déjà vu, confiant dans les quelques coups classiques que l'on connaît déjà. L'irruption du premier coup inattendu marque une frontière. Ici nos souvenirs nous sont plus d'aucune utilité A cet instant on sent que l'on arrive en terrain inconnu, la mémoire devra nous lâcher ici la main, elle nous abandonne à notre seul jugement, il faut pourtant faire le premier pas. Quelle réponse adopter ? On quitte le monde connu. Pendant ce temps l'univers entier s'est réduit, les bruits extérieurs, la conversation, les mille choses qui nous environnaient, bruissements, frottements, grincements de la maison ont disparu. Une sphère de verre s'est créée autour des joueurs, imperméable. Un lien doux et terrible à la fois les lie. Doux car il scelle une intimité d'esprit, terrible car ce lien est aussi une compétition. L'échiquier a aussi changé, ce n'est plus ce carré de bois blond, les couleurs se sont dissoutes, la forme, la taille, la drôle de bouche des cavaliers ne comptent plus désormais. L'échiquier prend l'aspect d'un réseau d'influences impalpables, de fous au regard croisé, de tours béliers, de cavaliers aux bonds étoilés, de pions tantôt solides, tantôt frêles, faisceaux immobiles, rayons invisibles. Les uns s'appuyant sur les autres, certains agissant seul en avant poste, une aiguille plantée dans la chair ennemie, d'autres adossés à la muraille guettent au loin leur venue, d'autres encore pressent dans leur avance l'espace ennemi. Parfois des points focaux apparaissent sous le feu croisé des pièces en batterie. Parfois, lorsque la tension est à son paroxysme l'explosion survient, jetant de côté les protagonistes. On jette un coup d'??il aux pièces prises, disposées en désordre aux abords, ça va, l'orage est passé. Il y en aura peut-être d'autres. L'échiquier reprend une forme nouvelle, une autre teinte. Sous les cendres un nouveau réseau apparaît, qu'il faut apprivoiser, avec lequel il va falloir reconstruire autre chose. C'est le même livre, mais c'est un nouveau chapitre. Certains coups sont joués sans inspiration, une légère moue sur le visage. D'autres plaqués résolument appellent un surcroît d'attention. D'autres encore du bout du doigt révèlent une tentative, une idée mal assurée, on verra bien. D'autres enfin sont accompagnés d'un léger geste de résignation, coup forcé. Une voix lointaine, intrusion familière : "Alors les hommes, qui gagne ?" Le salon refait son apparition, les mêmes personnages assis à des emplacements différents. Une odeur de thé. Tiens, y avait-il du soleil tout à l'heure ? "Hmm???non, personne ne gagne???pour le moment". Une simple bribe de conversation, ce n'est pas le résultat qui compte ici, c'est simplement parce qu'on est ensemble. Fin de la parenthèse, l'univers se referme autour du tic-tac de la pendule. Chaque coup appelle un changement d'attitude. On cherche à s'asseoir renversé en arrière le dos rond, bras croisés, ou assis au bord du siège, dos droit, la tête dans les mains et les jambes croisées sous la chaise ou bien encore au ras de la table, le menton posé sur les mains, avant-bras à plat sur la table. Chaque posture trahit la concentration, ce n'est pas la posture alanguie du lecteur ou avachie du téléspectateur. Quelques mots s'échappent, irruption de mots dans un univers muet. Ce sont des mots simples, à mi-voix comme à soi-même, mais destinés à l'autre. Parfois juste une intonation accompagnée d'un mouvement de tête, pour saluer un joli coup, un soupir masqué par une main qui enveloppe la bouche. Les sourcils suivent l'évolution de la situation comme si les froncer pouvait contribuer à trouver la solution. Des mots, assez peu finalement, surtout des inflexions de voix, de corps. S'en tenir au strict respect des règles serait sévère, une bourde qui perd immédiatement la dame ne compte pas, bien sûr. Une fois le constat fait en désignant du bout du doigt l'erreur, il faut balayer les scrupules de l'adversaire, l'inviter simplement à rejouer en replaçant soi-même la pièce fautive, ça ne compte pas, on recommence. D'ailleurs l'un et l'autre savent bien qu'on ne peut pas finir comme ça, pas aussi bêtement, évidemment. Mais la perte d'une pièce entière à la régulière n'est pas pardonnée, elle est même méritée. Un soupçon d'amertume envahit alors l'esprit. "Ah oui!???Bravo???.c'est idiot???pas vu" L'autre ne répond pas, il pense déjà à la suite. L'équilibre est rompu, les deux joueurs ne sont désormais plus tout à fait les mêmes, l'un d'eux a pris l'ascendant. Soudain, dans une légère palpitation, la victoire apparaît, un éclat de cristal dans le sable, elle était là, confusément enfouie dans l'entrelacs des combinaisons. Ca y est ! On reprend un fois, deux fois, mais oui, c'est gagné ! On vérifie, et si je m'étais trompé ? y a-t-il une parade cachée ? Non ? Alors on y va. Le bras tremble un peu, on se défend d'annoncer quoi que ce soit. Un dernier regard sur la pendule, le coup est joué résolument. Redressé sur le dossier de la chaise, jambes et bras croisés, ce n'est maintenant plus qu'une question d'attente. Un coup d'??il à la dérobade sur l'adversaire, plongé dans la perplexité, ligoté dans des voies sans issues. Les bras sous la table, buste en avant, sourcils légèrement soucieux, a-t-il seulement vu quelque chose ? Le plaisir du jeu de cache-cache, me trouvera, me trouvera pas ? Sentiment mêlé de gêne. Et pourtant, on a envie de tout lui dire, de confier le secret à l'autre, après tout ne sommes-nous pas deux à construire cette histoire ? On en parlera après, pour le moment, motus ! La décision de l'abandon est en réalité envisagée depuis longtemps. La situation était sans espoir, quelque chose aurait pu survenir mais qui n'est finalement jamais arrivé, le sol semble céder maintenant, la chute est irréversible. C'est le moment d'abandonner. Pas de roi reversé, un simple mot de félicitations suffit. On évoque alors les chances perdues, les hésitations devenues regrets. On retrace l'épopée de tel ou tel soldat valeureux ou malheureux. Ici toutes les pièces retrouvent leur liberté, reviennent en arrière, sillonnent le long d'alternatives gagnantes . On refait vivre les morts pour prouver qu'il existait aussi autre chose, d'autres issues éclatantes. Et ce sentiment qu'on n'était peut être pas très loin de se comprendre, finalement, d'avoir vu les mêmes choses, d'être passé par les mêmes cheminements de l'esprit. Par une grande complicité de pensée et sans rien dire, l'astuce de l'un et la sagacité de l'autre se sont confrontées pour donner vie à une nouvelle petite histoire. Belle ou pas, elle est unique. On aimerait pouvoir la dire avec des mots, mais comment le faire autrement qu'en en retraçant sèchement les coups et les variantes? N'y a-t-il pas d'autre moyen de raconter cette histoire? On se promet une revanche, bien sûr, et là, "on verra ce qu'on verra".
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Tres vrai C'est une très belle illustration de ce tout ce que représente une partie d'échecs. Beaucoup s'y reconnaitront.
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et qui illustre bien une regle profiter de l'instant présent.
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c'est clair... ;-)
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joli, proko !
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bravo Ce fut agréable à lire . L'objectif est atteint : un plaisir . Et aussi, l'écho d'autres plaisirs pas si minuscules que ça, d'autres parties, avec un frère, un ami ... il y a longtemps ... Ca faisait assez longtemps que je lisais les posts de ce forum sans participer, pas trop motivé par les sujets abordés. Là, quelque chose résonne . Alors : merci .
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Je trouve pas le pgn dans tout ce texte ;-)
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Bel exercice de style, Prokoviev Bel exercice de style... Que fais-tu dans la vie? Prof de français comme Delerm? Tu as bien marié (pour autant que je puisse juger!) sa plume et cet échiquier de notre passion. Bravo encore.
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Belle histoire qui explique fort bien ce jeu magnifique.Merci (je viens de l'imprimer)
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Ref Michkounet Non, je ne suis pas prof, mais j'ai toujours aimé notre belle langue et les beaux textes...et les échecs, bien sûr. Merci pour vos commentaires, ça fait plaisir de partager ce qu'on aime.
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Ref jsg Pas de pgn dans cette partie, au mieux les coups écrits soigneusement au crayon sur un carnet spirale fatigué. ;-)
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au fait, merci pour ton texte
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les plaisirs minuscules nous font vivre au quotidien ! Sans ces petits moments volés, je vivrais tristement : aller le matin, à pied, chercher mon journal et tailler une bavette avec le libraire qui est un copain, prendre mon chat sur les genoux en traduisant, une pause chocolat, ou regarder les vaches par la fenêtre... autant de moments infimes qui rendent la journée plus douce ! Cultivons-les !
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Bravo Je garde cette citation très bien vue en fin de texte, à propos des deux joueurs qui viennent d'en finir : "Ce sentiment qu'on n'était peut-être pas très loin de se comprendre, finalement".
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alobert Moi je serais terrorisé et atterré si je ne devais vivre que par ces petitsplaisirs de tous les jours. Au contraire je cherche à réduire ces petitsparasites qui me bouffent du temps et m'empêchent de réaliserde grandes tâches !! ;o) Peres, self-stressed-man et auto-atterré.
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mais qui a dit, cher peres, que l'on ne vivait que par eux ? Ils facilitent la vie, c'est tout ! L'adrénaline, je connais bien, alors qq moments de plaisir volés sur la journée m'aident à réaliser de grrrrrandes choses ;-)
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Pour peu que ces plaisirs soient sains, ils permettent effectivement de réaliser de grandes choses, voir que l'accumulation de ceux-ci devient une grande chose. Etrange tout de meme que Perestroika ne salue pas dans son intervention le travail de Prokofiev... Je n'y vois qu'une seule chose, l'incapacité a reconnaitre le plaisir si simple de lire un fort beau texte, touchant de vérité. Soit il s'agit d'un manque de correction, car si l'on apprécie, on remercie, soit l'on est aveugle et dans ce cas, on garde le silence histoire de ne pas dire des betises...
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allons cheikh, je répondais seulement à alobert... très pressurisé donc je n'ai paspu prendre le tmps de lire en entier le texte de Prokoviev... c'estune forme d'incapacité en un sens !
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ça doit être ça ...
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Houlà, ça ne va pas du tout, je répondais à Cheikh_mat et le temps que je tapote ces deux lignes, Peres a intercalé.
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ref Alobert en fait je réagissais surtout au culte fait aux opérations routinières (volontéde les cultiver...), moi je suis tout différent (sans porter aucun jugementde valeur cheikh !) et travaille au contraire quotidiennement à transformer, triturer la moindre action répétée, recherche perpétuelle derenouveau, optimisation, distorsion, rebellion face à un asservissementque je n'évite que rarement... oui oui à moi aussi je fais peur parfois ;o))
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oups, je réalise peut-être ce qui peut faire bondir le cheikh, mon "alobert" s'adressaitdirectement à alobert et ne faisait en aucune façon allusionau texte de Prokofiev !! Ne me brûlez pas de suite !! J'avaiscru que c'était clair pourtant. Désolé pour l'ambiguïté.
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Moi aussi C'est cette phrase que j'adore plus particulierement Ce sentiment qu'on n'était peut-être pas très loin de se comprendre, finalement".
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Bavo Très agréable à lire. Il y a une atmosphère, j
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Heureux... que quelqu'un ait senti l'odeur, je ne savais pas comment la traduire...
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Marrant, je viens juste de prêter ce livre de Delerm hier à un parent... Le pastiche est intéressant (on y retrouve un peu le style et la construction de Delerm), mais je trouve que c'est beaucoup trop long. Il faudrait retravailler certains passages et proposer 4 ou 5 textes différents, avec leur autonomie, leur couleur propre. Je pense que tu peux gagner beaucoup en réduisant : il y a trop de phrases où tu utilises trop de mots pour dire. C'est là que commence à mon sens le vrai travail de l'écrivain, et c'est le plus difficile. Si tu essaies, tu peux m'envoyer directement à mon adresse, ça m'intéresse. Ceci n'est pas une critique, négative ou positive, mais juste ce que je pense. (J'écris aussi des poésies.)
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Gare à toi manuel, tu vas te faire trancher la main par la milice anti-critique ! T'as ttjuste le droit de battre des mains et d'approuver, mais pas de donnerun avis négatif tt de même ! J'en ai fait les frais - alain sue de monplein gré puisque ça n'était pas une critique mais bon... Liberté de pensée qd tu nous tiens ;o)
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Ce n'était pas une critique négative mais plutôt très positive.
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Il manque peut-être... ... cette immarescible odeur de vernis qui s'épanouit à peine ouverte la boîte recelant les pièces, ou celle un peu plus commune du café aussi concentré que le joueur, et légèrement plus froid pendant que les protagonistes de cette lutte unique et répétée cherchent des combinaisons sur l'échiquier obscurci par les volutes des cigarettes qui se consument plus qu'elles ne se fument. Mais oui, c'est celà les échecs, une détente si aliénante parfois !
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S'il faut critiquer ... ... de peur de se faire couper l'autre main par la milice critique-à-tout-va-même-s'il-serait-possible-d'arrondir-les-angles-parce-que-zut, je parlerais plutôt vocabulaire que longueur de texte. Si le texte se tient bien dans l'ensemble, il y a par moments quelques changements de registre surprenants. Je note en italique : "Bravo ... c'est idiot ... ","Y a-t'il une parade cachée ? Non ? .","Le plaisir du jeu de cache-cache," Et l'expression "posture [...] avachie du téléspectateur" me gêne un peu, car elle ramène toute la scène à notre époque, alors que le charme du texte est en partie lié à l'intemporalité de l'atmosphère.Par contre, "Un lien doux et terrible à la fois les lie" est vraiment très musical.
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Problème de balise html ( désolé ) Mes notes : "Bravo... c'est idiot...pas vu" "Y a-t'il une parade cachée ? Non ? Alors on y va." "Le plaisir du jeu de cache-cache, me trouvera, me trouvera pas ?"
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Ben moi, J'ai pas peur de clamer haut et fort que Delerm me les brisent menus ! Sa "poesie" a deux ronds m'a file une indigestion. Trop de guimauve tue la guimauve ! Je prefere nettement le pastiche "la premiere goutte de sperme". Au moins ca sent l'homme (et la femme), la sueur, la banlieue. C'est loin du ronron du fumeur de pipe installe dans ses charantaises, le feu crepitant dans la cheminee... PS a Prokoviev : considere surtout pas cette reaction comme une attaque, mais simplement comme un autre son de cloche...
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Delerm ... ... a eu le mérite d'aller à contre-courant de la production actuelle, dans un genre où la médiocrité ne peut être cachée par des alibis salaces ( il est bien plus difficile d'écrire un livre sans choc violent ou pornographique ). Le succès massif rencontré par ces tableaux, sans aide de publicité de tête de gondole, montre bien qu'il y avait une attente du public dans cette voie-là. Montre aussi le talent de l'homme. Après, on aime ou pas, ça, ça se contrôle moins.
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Certe... Delerm n'a pas beneficie d'un flot de pub. Logique puisqu'il s'agissait de son x-ieme bouquin, et que les editeurs s'attendaient a un x-ieme flop. Pourquoi ses "tableaux" ont-ils obtenu un tel succes ? Ca me laisse perplexe... La gentille histoire de Prokofiev est, dans ce style, plutot meilleure.
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he quoi ? vous n'aimez pas les petits plaisirs quotidiens ? Y'en a d'autres que l'étude de la Najdorf ou de l'Est-Indienne ! Alobert, gentiment provocateur
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Bien sur que si, j'aime les plaisirs quotidiens ! Et curieusement, je suis aussi fan de cuisine (et bien sur aussi de vin). C'est une autre de mes passions. Mais ce que j'aime pas, c'est l'idee d'en tirer une espece de "philosophie", qui trop souvent se revele plate, creuse, sans veritable gout, justement. Un bon plat, c'est fait pour se regaler, pas pour gloser sur la regalade. Si ca t'interesses, alobert (ou quelqu'un d'autre), je viens de trouver une variante du "poulet thai" a tomber a la renverse. La recette est disponible via mon mail.
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