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Musique - Echecs 4 : La composition. par Yvap le 08 janvier 2002  [Aller à la fin] | Théorie |
Bonjour à tous. Je continue mon exploration du vocabulaire
commun aux deux activités et révélateur de leurs affinités.

S'il y a un terme commun aux échecs et à la musique, c'est bien celui de "composition". L'analogie est évidente pour les "compositeurs" de problèmes et études d'échecs.
Elle l'est également pour moi dans la conduite d'une partie, avec évidemment une part dans ce cas d'improvisation qui prendra d'autant plus d'importance que le temps de réflexion sera réduit. Une partie par correspondance ne se gère pas de la même façon qu'en 2h 40coups + 1h KO et encore moins que pour un blitz de 10 ou 5 mn.
Cependant, j'y vois des analogies frappantes. Comme il n'y a rien de mieux qu'un exemple, prenons celui-ci:

Faire une musique sur un texte (une chanson) :
Le compositeur va devoir trouver les coups -- rythme et mélodie -- respectant les données de la position -- le texte.
Il y a bien sûr ce dont parle ce texte, son climat général, qui va influencer esthétiquement le compositeur et lui suggérer tel ou tel type de climat musical, soit dans le même sens, soit en opposition, le contraste résultant étant souvent plus efficace. On peut parler ici de parties fermées, ouvertes ou gambits par exemple.
Sur le plan technique de la réalisation il va devoir respecter pour l'efficacité les particularités de la position -- du texte.
Placer ses pièces -- notes de la mélodie -- coordonnées entre elles, quelle s'appuient les unes sur les autres pour respecter le mouvement de la prosodie. En particulier le respect des appuis naturels de la langue (accents toniques), comme le débit des mots propre à CE texte qui va influencer fortement le rythme de la musique, et j'y vois une analogie très forte avec l'importance de l'ordre des coups d'une combinaison par exemple.
L'alternance des différents passages du texte, moments calmes et forts, sont très comparables aux alternances coups tranquilles (d'attente) -- coups de menaces. La musique devra y répondre de manière appropriée.

Certainement nous serons amenés à aborder d'autres mots de ce vocabulaire commun comme par exemple :
Anticipation -- Placement : Qui non seulement a son importance dans une composition pour préparer une combinaison -- un effet musical -- mais aussi dans le jeu instrumental (l'exécution).
Par exemple pour trouver un doigté efficace d'une phrase musicale ou d'un accord sur un instrument, nous devons opérer une préparation -- anticipation du geste dynamique, donc d'une trajectoire sur un manche ou un clavier qui me fait penser aux "positions de rêve" de Silman ainsi qu'à une bonne séquence de coups -- éviter les interversions de coups fatales.

En espérant que ces réflexions vous inspireront remarques, développements et pourquoi pas contradictions, particulièrement aux spécialistes éminents de la composition échiquéenne que nous avons le plaisir de compter parmi nous sur ce site.

Une question pour eux : L'exemple ci-dessus peut être comparé à une composition sur un thème donné. Qu'en est-il lorsque vous essayez de trouver un nouveau thème inédit, comparons cela à la composition d'une musique pure (sans texte) et sans autre justification qu'elle même ? Comment abordez-vous ce problème ?

Voilà pour aujourd'hui.

Amicalement à tous, Yvap.



Yvap, le 14/01/2002 - 10:56:13
Ben alors !?? .... Une semaine que j'ai posté ça, et rien !??? Pas une seule contribution !

J'arrive pas à y croire, ça n'inspire personne ? Il y a tout de même quelques personnages théoriciens-philo-bavards fréquentant ce salon dont je pensais bien qu'ils réagiraient.
Vous jouez les carpes ?

Yvap, pêcheur bredouille.


Yvap, le 21/01/2002 - 20:11:42
Quel bide je me paie ! .... 15 jours de silence radio sur un truc pareil, vous le faites exprès ?
Impressionnés par le sujet ? Timides ? Qui l'eût cru ?
Y a pas de quoi, lâchez-vous !

Eh ! Peres, Nico, Coco, Chesslove, MVN, Emile et qu'on sort, vous hibernez ?


atms, le 21/01/2002 - 20:28:49
Mauvaise saison pour les saumons... ...faisons place aux dormeurs de rivière. Toi, yvap, musicien talentueux ( si j'en crois la propagande éhontée qui t'engloutit en son halo ) qui connaît les échecs, tu fais appel aux compositeurs échiquéens qui rôdent pour qu'ils te donnent leur point de vue sur tes conjectures musico-échiquéennes. La faille, c'est qu'il est possible qu'ils n'aient que de faibles velléités musicales, et ne puissent donc repprendre avec la vivacité que tu escomptais le sujet lancé. Permets donc à un pataugeur notoire de faire flocfloquer ses bottes sur ton paillasson ( au risque de serrer de près le hors-sujet ).

Je crois que l'analogie que tu esquisses ne peut aller au-delà d'un certain point. Je pense, moi, que la musique est plus riche que les échecs. Comme ça, là, paf.

Soyons sérieusement bref. A mon avis, composer de la musique fait davantage appel à la sensibilité propre que composer quelque chose sur un échiquier. Les règles que tu évoques sont l'essence même du jeu d'échecs et de ses variantes collatérales créativo-féérico-cequevousvoulezo-problémistes, alors qu'elles ne seraient, pour le musicien, qu'un moyen de canaliser son energie créatrice. D'ailleurs, le profane se moque bien du vocabulaire technique lorsqu'il écoute ( quand bien même il s'agit de musique d'avant-garde ), alors qu'il faut connaître les restrictions du compositeur échiquéen pour apprécier son travail à sa juste valeur.

Exemple : Mozart ressent un machouillas dans son for intérieur, il l'exprime dans sa musique ; Caillaud voit un échiquier, il ressent un machouillas et compose.
Pour schématiser ( et caricaturer, ne nous privons pas ):
1. Idée - Musique - Composition ;
2. Echecs - Idée - Composition

Je ne sais pas si tout le monde a vu, mais ce n'est pas la même relation chronologique. Et le mot "Idée" n'a pas, dans les deux lignes, le même sens, le premier étant plus métaphysique et le second plus terrestre. Bon, que pourrais-je ajouter de plus, sinon que si on laissait les machines tourner pour nous ( tiens, tiens ... ), la "chute" de la musique se ferait après celle des échecs... :oI

Ah, si Mozart ou Caillaud se trouvaient parmi nous pour ajouter leur grain de sel...


atms, le 21/01/2002 - 20:29:41
croisement... ...on ne peut pas battre des records à chaque fois, petit scarabée...


oulipo, le 21/01/2002 - 21:22:38
Je serais... de l'avis d'atms meme si la caricature me parait donc un peu trop poussée.

Pour moi, la Musique n'a besoin que d'emotion pour naitre et vivre. Les echecs n'ont malheureusement pas ce besoin.


nicolasdupont, le 21/01/2002 - 22:45:29
Oui, mais la composition d'un probleme d'echecs a une autre exigence incontournable : que la solution soit juste et unique ! J'explique le manque d'inverventions a cet article par l'idee que composer aux echecs et composer en musique sont en fait des creations d'une nature fort differente, voir meme opposee. La distinction fondamentale tient dans le mot "solution" : une bonne composition d'echecs est une solution a un theme precis. Mais il n'existe pas, que je sache, de "thematique a resoudre" pour une oeuvre musicale. J'ai toujours bien aime les differentes interventions d'Yvap sur les rapports entre echecs et musique. Mais force est de constater qu'il faudrait plutot parler des "antagonismes" entre composition echiqueenne et composition musicale. Ces deux mondes me semblent n'avoir que tres peu de choses en commun.


atms, le 22/01/2002 - 07:31:59
Autre piste... Dessinons non plus un segment entre deux points ( musique et échecs ), mais un triangle avec un troisième point qui aurait des similitudes avec nos deux pôles primitifs.

Je vois un champ où la stratégie joue son rôle, où il faut que des petits guerriers allient leurs caractéristiques complémentaires pour aboutir à un but précis, la défaite du camp adverse, mais où pourtant de nombreux commentateurs ont vu une forme d'art, laissant la part belle aux improvisations et à la beauté esthétique.

Le football...

Hors des matches, par exemple, on peut voir sur les terrains des "petites merveilles" qui se font plaisir en gestes techniques et n'ont pas ( pas encore ou jamais ) la science du jeu suffisante pour être vraiment de grands joueurs, alors que l'on peut voir au plus haut niveau mondial des Zidane, des Carrière mais aussi des Jaap Stam...
A vous.


atms, le 22/01/2002 - 10:09:14
C'est un peu artificiel, tout ça... ...mais ce que je veux dire, justement, c'est qu'on peut trouver des liens partout. Si quelqu'un veut transformer mon triangle en carré, ou, mieux, en tétraèdre ( chaque point à égale distance des trois autres ), il devrait pouvoir le faire sans trop de souci. Ce genre de réflexion deviendrait alors une sorte de jeu oulipien...


atms, le 11/02/2002 - 08:31:52
Nabokov à la rescousse... " Dans le coffret se trouvaient rangées, les unes contre les autres, des figurines sculptées.[...]

_ Quel jeu, quel jeu ! dit le violoniste, en refermant soigneusement le coffret. Des combinaisons pareilles à des mélodies. Je crois entendre pour ainsi dire la musique des coups ...
_ A mon avis, pour jouer aux échecs, il faut être doué pour les mathématiques, dit Loujine père, et moi, ce n'est pas mon fort ... On vous attend, maître.
_ J'aimerais mieux faire une petite partie, dit le violoniste en riant, et il se dirigea vers la porte. C'est un jeu des dieux. Il y a là des possibilités infinies. "


Yvap, le 26/03/2002 - 18:24:55
Oui, mais ... écho ... . Cher Nicolas, aux échecs un problème particulier doit évidemment n'avoir qu'une solution unique, d'accord. On pourra appeler ça sa conclusion.
. Mais comme tu le fais remarquer, et si j'ai bien compris n'étant pas spécialiste, ce qui est important c'est le "thème" sur lequel vous travaillez, et sur lequel vous développez on pourrait dire toutes sortes de "variations", n'est-ce-pas ?

. Mais justement cette pratique est extrèmement répandue dans la pratique musicale ! Travailler avec une "thématique" fait partie de la pratique compositionnelle en musique. Deux exemples fameux du passé, il est vrai plus guère utilisés dans la création contemporaine, mais tout-de-même ! Je les ai choisis parce que plus faciles à comprendre pour un non-initié :

-- Le principe de la fugue. Un thème est donné au départ par une voix, puis DOIT être repris à l'identique, en tout cas au début, par une seconde voix, puis éventuellement une troisième, une quatrième, etc...
. Les contraintes sont ici très fortes, et "résoudre" les problèmes d'harmonie que cela pose n'est pas du tout facile, ça s'apparente fortement à éviter les "duals", on se trouve souvent dans des situations où le nombre de solutions est très réduit, sans parler des critères esthétiques évidents comme l'économie de moyens, ou la continuité logique de chaque voix prise séparément. Le Maître incontesté de ce qui est souvent un tour de force : J.S. Bach.
-- Le principe des variations : Prendre un thème donné et en produire différents développements tout en gardant la structure générale, surtout harmonique, mais aussi type de développement ou motifs rythmiques. Ici d'ailleurs un des critères est justement, comme aux échecs pour "la clé" du problème, que le thème d'origine ne soit pas immédiatement reconnaissable. Grand Maître absolu : Beethoven.

. Il y a d'autres "thèmatiques" compositionnelles, une des plus fameuses est la "musique sérielle". Cela dit, une des caractéristique de la composition musicale contemporaine depuis une cinquantaine d'années est la tendance des compositeurs aux refus systématique de thématiques déjà existantes, et à essayer de développer des thématiques personnelles. Tout va bien lorsqu'il est réellement créatif, mais c'est rarement le cas et ça se borne souvent à une affirmation de son individualité à défaut de son originalité, c'est le risque !

. Voilà, pour moi cette analogie est évidente. Je la ressent très fort, et ce n'est pas facile à expliquer avec des mots, comme toute expérience artistique où interviennet des émotions.
. En insistant bien qu'il s'agit d'une analogie, simplement destinée à donner la posssibilité de porter un regard différent sur ces activités, et en restant bien conscient de leurs différences.


atms, le 26/03/2002 - 20:06:00
yvap, Ne crois pas que je cherche à m'imposer, mais j'ai quand même une petite question pour toi, yvap.

Ta précision sur le "style" de deux compositeurs incontournables est très intéressante. On peut apprécier la musique classique sans être au courant des subtilités des contraintes endurées, aussi ces éclairages, rapides mais didactiques ( si, si ), apportent un peu de compréhension à l'écoute.

Te serait-il possible de passer en revue quelques-uns de tes musiciens favoris, en mettant rapidement en exergue de quels problèmes particuliers ils se sont joués ?
Je crois que ce qui manque à beaucoup de ceux qui ont lu ton article est une culture musicale profonde ( pas seulement des réflexions du style "Mozart me calme" ). C'est ce que j'évoquais dans ma première réponse en faisant allusion aux " faibles velléités musicales " des intervenants. Bien sûr, pas question de remplacer d'un coup des années d'enrichissement, mais peut-être qu'ainsi ton analogie ressentie se fera plus évidente pour les autres.

PS ( je déborde un peu ): Que penses-tu de Bela Bartok ? J'adore ce compositeur sans trop savoir pourquoi.


nicolasdupont, le 31/03/2002 - 00:43:16
Et bien, Voila un "vieux post" intelligemment relance.


Yvap, le 01/04/2002 - 15:59:15
Houlà ! ... atms .... Tu me poses une question difficile !
Parce qu'il est pratiquement impossible de réduire des compositeurs à une seule facette de leur pratique. Y compris ceux que j'ai cités plus haut qui ont bien d'autres aspects remarquables dans leurs oeuvres que ce que j'ai mis en lumière.
Cela serait mieux fait par un musicologue, ce que je ne suis pas !

Deux collections de petits livres sur les compositeurs :
- Musiciens de tous les temps. Ed Seghers. (Assez ancienne, je ne sais pas si elle existe toujours)
- Solfèges. Ed Seuil.

Toutes deux bien faites, et expliquant bien les particularités de chaque compositeur, et accessibles à tous.

Bartok : C'est un de mes préférés !
Sa grande qualité est d'avoir su mêler à la fois une grande maîtrise d'écriture en particulier des techniques citées plus haut(ses quatuors à corde sont souvent considérés à l'égal de ceux de Beethoven, plus exactement comme le prolongement des derniers quatuors de celui-ci), et une fraîcheur d'inspiration dûe (et revendiquée comme telle) à son fréquent recours à des motifs soit mélodiques, soit rythmiques, directement issus du fond de musique populaire, folklorique, de son pays la Hongrie.
C'est également à mon sens un des plus grands orchestrateurs qui ait exixté. La richesse de ses manières d'utiliser les instruments de l'orchestre, son inventivité dans ce domaine, est epoustouflante ! Ca "sonne" toujours merveilleusement.

Yvap, débordements en gros.


atms, le 01/04/2002 - 19:24:16
Est-ce que ... ... Taimanov a un jour évoqué la question musique / échecs quelque part ?
On connaît le joueur, tout le monde ne sait peut-être pas quel pianiste il est : pour le changement de millénaire, une maison de disques ( je ne sais plus laquelle ) a lancé une collection des " cent pianistes du siècle ". Il est dedans ! Je ne sais pas s'il a analysé ce double don, ou si quelqu'un l'a fait pour lui.


Otto des Risions, le 01/04/2002 - 20:29:17
Je ne sais pas ... mais j'ai trouvé ça :

GREAT Pianists of the 20th Century

C'est donc chez Philips, il y a même des extraits audio (Real Player)


Chesslov, le 02/04/2002 - 09:49:11
Amusant (un peu hors-sujet? je présente mes excuses par avance) De nombreux sites de musique considérent que Taimanov, aprés son divorce avec Lyubova Bruk, s'est consacré à "son autre hobby" (sic) les échecs, aprés les années 70. Citation tirée du site de l'International Herald Tribune: " The couple divorced in the early '70s, and while Bruk played piano with their son and granddaughter, Taimanov turned to chess.
Their recordings are a delight, especially in Rachmaninoff's two suites for two pianos, in which their contrasting styles blend in a wonderful sense of ensemble. Bruk died three years ago. Taimanov continues to play chess, in which world he is known for the Taimanov Variation of the Sicilian Defense."

Or, d'aprés la vulgate échiquéenne, Taimanov s'est plus consacré à la musique qu'aux échecs aprés son match contre Fischer, en 70.
D'où la question: que s'est-il passé entre 1970 et disons 1985?
Le duo Taimanov-Bruk fait en effet l'objet d'un coffret 2 CD chez Phillips, édité en 1998.


Yvap, le 02/04/2002 - 14:29:33
Pour Nicolas ... Je viens de retrouver en cherchant autre chose ceci :

Mathématiques dodécaphoniques Par Carlota Simoes.
Les mathématiques aident à analyser les règles strictes de la musique dodécaphonique.in : Pour la Science, n° 286, Août 2001.

Qui devrait certainement t'intéresser, si tu ne l'a pas déjà lu.
En exemple de ce dont je parlais plus haut.


Perestroïka, le 02/04/2002 - 15:09:27
Ou très à propos le hors-série actuel de "Tangente", parallèle musique-maths assez rigolo (passe parla recherche d'une gamme, composition aléatoire, informatiques,palindromes...)


atms, le 02/04/2002 - 19:31:36
yvap, ton avis : Dodécaphonie = canular, tentative courageuse ou musique du futur ?
Plein de bonne volonté, j'en ai tâté un peu, mais franchement ... ça ne passe pas. Je préfère de loin les minimalistes ( tu joues de l'un ou de l'autre, peut-être ? ).

yvap et perestroika : vraiment rien, rien à voir, mais à propos de hors-série, avez-vous vu le dernier de Sciences et Avenir ( mars-avril 2002 ) ?

Désolé, je m'éloigne ..


Perestroïka, le 03/04/2002 - 12:11:09
non, c koi ce hors-série ? 


atms, le 03/04/2002 - 19:21:38
(C'est à propos de la discussion ... ... qui a suivi le compte-rendu de la rencontre des internautes dans un bar parisien ).
Fin de la parenthèse !

Et je ne sais toujours pas si Taimanov s'est essayé à la composition dans l'une ou l'autre discipline !!!!


Yvap, le 03/04/2002 - 22:07:45
Un Do décaféiné pour atms ! :o) Canular sûrement pas !
Tentative courageuse, assez oui. Car remettre en cause toute une manière d'aborder la musique basée tout de même sur des phénomènes naturels physiques de résonance des corps, ce que sont les musiques tonales ou modales, pour la remplacer par des structures purement intellectuelles combinatoires est plutôt risqué en termes de perception de l'auditeur.
Du futur, je ne crois pas pour les raisons ci-dessus. Maintenant utiliser cette problématique à petite dose et mélangée aux problématiques usuelles en tant que matériau sonore particulier est intéressant. Faut pas en abuser, comme pour tout.

J'ai joué des deux professionnellement. Par goût personnel je les renvoie un peu dos à dos. Comme dit plus haut, à petite dose ça peut être intéressant, mais de manière systématique l'ennui me gagne très vite pour l'un comme pour l'autre. Mais je suis assez allergique à la systématisation en général.

Pas lu le Sciences et Avenir.


Perestroïka, le 04/04/2002 - 10:27:08
Ne serait-ce pas une des façons d'exprimer le fantasme de LA formule mathématique fondamentaleexpliquant LE beau ?
Le "rêve" d'avoir à appuyer sur un bouton pour nous pondre au km destrucs formidables transcendant les limites et nous pénétrant illicojusqu'au fond de notre âme ?



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