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| A quoi pensent les GMI par ins61 le
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Je me permet de déranger tout le monde en pleine guerre du elo afin de poser une petite question qui me tracasse depuis bien longtemps :A quoi pensent les gmi pendant une partie ?
Non, je ne veut pas savoir s'il se demandent ce qu'ils vont manger le soir, mais je m'interroge plutot si pendant qu'un joueur réfléchit la majorité de son temps passe à chercher un plan, à deviner le plan de l'adversaire ou bien à réfléchir à des combinaisons.Je me pose cette question depuis que j'ai vu des GMI jouer des parties de 3 minutes sur ICC. Ils ont toujours des plans impressionants et arrivent à placer des combinaisons alors qu'ils ne réflechissent quasiment pas.
Il ne fait quasiment aucun doute que si je joue avec 2 heures contre un GMI qui n'a que 3 minutes je me ferais littéralement massacrer. Personnellement pendant une partie longue, la grande majorité de mon temps consiste à trouver un plan qui est finalement souvent foireux.
Est-ce que les GMI ont une grand base de données qui leur permet de toujours trouver quasi immédiatement le plan correct ? ce qui leur laisserait tout le temps à chercher de belles combinaisons pour accélérer ce plan ou arnaquer l'adversaire.
Ou bien sont ils si fort tactiquement qu'ils voient quasiment tout de suite une combinaison et qu'ils ont alors tout leur temps libre pour chercher le plan le plus juste ?
Ou bien est-ce un mélange des 2 ? Merci pour vos réponses.
A bientot.
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calculer... Un conseil : "Think Like a Grandmaster" de Kotov. Tu y apprendras par exemple que le plan idéal n'existe pas. En général le GMI met sur pied une suite de petits plans qui sont exigés par la position, c'est la position elle même qui appelle de trouver un plan. Souvent les plans des GMI sont relativement simples en eux-même : pression sur une aile, jeu au centre...mais c'est la réalisation qui est impressionante, et le réalisation d'un plan est associée au calcul des variantes, et là tous les moyens sont bons si confirmépar le calule : si le GMI doit avoir des pions triplés, des cavaliers sur la bande, perdu la paire de fous...peu importe si le plan qu'il a jugé bon est réalisé. Le GMI ne s'embarasse pas d'un tas de règles que les amateurs s'efforcent de suivre, il fait confiance à ses calculs et à son expèrience, pas à Nimzovitch & Co.
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futurmi... ...si ce que tu as écrit est vrai (ce dont je ne suis pas persuadé à 100%...) il va falloir ajouter une lettre à ton pseudo...;o)
Bon moi je suis pas GMI et je le serai sans doute jamais, donc je peux pas repondre à la question... Par contre j'ai joué contre quelques GM et les analyses qui ont suivi ces parties m'ont permis de m'apercevoir de certaines différences entre eux et moi, et ça je peux en parler, bien-évidemment: Premier point, la connaissance qu'ils ont des "positions types" leur permet de savoir quel serait le plan "normal" (j'entends par là que dans tel type de postion on adopterait plutôt, "habituellement", ce plan-là...) ce qui n'implique pas forcément que c'est celui qu'ils vont adopter, chaque position étant bien-entendu différente...Ceci leur permet déjà de gagner du temps par rapport à un "charlot" (je m'y inclus) qui sait pas grand chose et qui lui doit déjà penser pour trouver ce fameux plan "normal"...Le GM, pendant ce temps là, peut chercher un nouveau plan qui répondrait à la position à laquelle il fait face...On pourrait peut-être appeler ça "le sens de la position", encore que l'expression ne me semble pas entièrement adaptée... Deuxième point, la technique...Bien-entendu, là aussi leur expérience leur permet de savoir ne pas trop se presser pour réaliser leur avantage ("chi va piano va sano") en n'oubliant pas par exemple d'améliorer la position de leur roi avant de terminer la partie... Enfin, la tactique...C'est peut-être le point sur lequel il est le plus facile (ou plutôt le moins difficile...) de les accrocher, sachant que c'est un domaine dans lequel, selon moi, l'inné tient une grande part...Il n'en reste pas moins vrai qu'un GMI qui se casse vraiment la tête (c'est à dire qui ne joue pas les yeux fermés en pensant "C'est quoi cette truffe ?") puis vous montre la variante qu'il a calculé, ça va en général assez loin...La profondeur de calcul d'un GM, ajouté au nombre de variantes...ça clou le bec...même aux plus ambitieux d'entre nous...
Petit exemple perso, qui confirme, je pense, ce que je viens d'écrire, face à une "légende", décédée il y a peu si je ne m'abuse... Cappelle 99, dernière ronde, je suis apparié avec les noirs contre V. Bagirov, spécialiste entre autre de l'Alékhine...Une anglaise, je décide de jouer un truc que je réserve habituellement au jeu semi-rapide, un plan incluant un mouvement de dame étrange, apprécié de C. Marzolo par exemple... Je joue les premiers coups assez rapidemment, étant en terrain connu, mais mon adversaire prend son temps pour jouer des coups apparemment logiques...Je suis assez content de moi, faut pas le cacher, de faire réfléchir un GM, et pas des moindres, sur une position que je connais...ou que je crois connaître... Vient le moment où mon illustre adversaire se plonge dans une réflexion de 40 ou 45 minutes, et me sort un "coup de l'espace", que je n'avais jamais rencontré jusqu'alors...Je réagis pas très bien, ratant une occasion d'obtenir l'égalité, puis me fait littéralement enfoncer sur les deux ailes, le centre étant désormais bloqué...Puis, 41ième, un coup me force à l'abandon mais mon adversaire, âgé, apparemment déjà malade et fatigué par la durée du tournoi, réfléchit longtemps et joue un coup qui gagne "en douceur"...mais qui nécessite 20 coups et 2 heures de plus...A la fin de la partie, le grand-maître n'a pas souhaité analyser (fatigue + faim, il était pas loin de 14h30...) mais lorsque je lui ai demandé pourquoi il avait autant réfléchi, il m'a dit qu'il avait déjà eu plusieurs fois cette position sur l'échiquier (!) tout au long de sa carrière mais que depuis quelques années il cherchait à "créer" dans chacune de ses parties...Soit par une combinaison originale, soit par un plan nouveau (apparemment ce qu'il préférait) il voulait marquer la partie (et les échecs, peut-être...) de son empreinte...Je sais pas s'il y a réussi mais une chose est sûre, ma mémoire à elle été marquée...
Bon c'est peut-être un peu long mais j'aime bien raconter cette histoire...Elle m'avait bien fait redescendre sur terre, à l'époque...
Voilà, "le_gars", qui t'aidera peut-être...Mais le mieux ça serait quand même qu'un GM nous dise tout...!
eLGuida, maître-figue
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Bien vu... elGuida. C'est vrai que parfois, des petites discussions avec des forts joueurs, et a fortiori des maitres, peuvent nous eclaircir les idees ou encore nous faire voir des choses insoupconnees. Dans le meme genre d'idee, une fois, a un tournoi, sur un gambit roi hyper sauvage, je me retrouve dans une position avec 2 pieces de moins et une attaque qui ne ressemblait plus a grand chose. A ce moment la, (je crois que c'etait Andruet), un MI vient se ballader dans le fond de la salle et commence a regarder notre partie. Je dois dire que j'etais un peu honteux d'avoir un tel spectacle a lui faire voir. Ca ne ressemblait vraiment a rien. A force de se donner reciproquement mal au cheveux, mon adversaire et moi, on decide de faire nulle. On se leve, et le MI repasse dans notre rangee et regarde nos feuilles de parties. Re-honte Et alors, il nous dit, c'est marrant, j'ai deja joue cette partie, et il y a un superbe gain... Il nous a remis en 10 secondes les pieces a la position critique et nous a montre qq variantes. Je ne sais pas depuis a quoi pensent les MI et GMI pendant une partie, mais en tous cas ... ils en ont vu des choses.
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Les GMI pensent aux echecs.... et les amateurs comme moi pensent aux dames... trop souvent d'ailleurs.
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Quel bon moral de la part d'El Guida! Je ne suis pas GMI et je ne le serai jamais!
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C'est que le talent seul ne suffit pas Toi, invincible2000, tu as l'air d'avoir la rage, mais je crois avoir compris que LG n'est plus autant fasciné par la compétition que dans ses très jeunes années. Enfin, lui te répondra plus précisément que moi. eLGuida, merci pour ce témoignage de première main; mais es-tu certain de cette différence qualitative entre MI et GMI? ( aparté: les points de suspension résonnent pour moi comme une défaite stylistique, une compromission; je pense qu'il faut être ambitieux et ne les utiliser que lorsque l'on est convaincu de l'impuissance des mots _ sinon pourquoi pas des smileys? )
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Dans un championnat d´URSS Je crois que Tal s´était longtemps posé la question de savoir s´il pourrait aller au théâtre. C´est aussi intéressant de lire un livre comme le tournoi OHRA de Bruxelles 1988 oú la BBC avait enregsitré les réflexions des GMI pendant les parties (Kasparov, Korchnoi, Short, Portisch, Nunn et Hübner). Sinon encore merci ElGuida, et comment réfléchit notre DTN, qui est aussi GMI?
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Réponses dans l'ordre Bon, allons-y ! baba, crois-tu vraiment que les GMI ne pensent pas aux dames ? J'en connais pourtant certains qui auraient préféré y penser un peu moins...;o)
invincible2000: quand je dis que je ne serais jamais GM j'essaie de parler en toute objectivité. Je m'explique: devenir GM, apparemment, demande un investissement énorme. Le talent ne saurait suffire...Et je suis loin d'avoir l'envie de m'investir à ce point dans le jeu d'échecs, en tout cas pas pour moi...J'ai envie d'avoir un métier, une vie stable, et de jouer aux échecs pour le plaisir, pas pour manger...Comme dit atms je suis moins accroc à la compet qu'avant...C'est vrai qu'il y a encore 3 ou 4 ans j'avais envie de tout casser, un peu comme toi apparemment...Mais aujourd'hui, même si je perds, j'arrive à prendre sur moi parce que je sais que c'est pas si grave...ok, certains diront le contraire (cocovitsch, peut-être) pour m'avoir vu devenir fou de rage après une défaite ou encore me motiver comme jamais pour une simple partie semi-rapide...ça, je peux l'expliquer par un besoin toujours vivace, tout de même, d'être le premier, lorsque je pense que ça en vaut la peine (c'est à dire pour un match par équipe - c'est vraiment la seule chose qui me touche aujourd'hui, de perdre par équipe -, un titre que je n'ai jamais acquis ou un adversaire que je n'aime pas des masses, par exemple...) Bien évidemment, je me dis que devenir GM ça serait cool et que ça pourrait être le point d'orgue d'une jolie carrière, mais quand je vois qu'un mec aussi doué que JR Koch n'y arrive pas, je vois pas bien comment en ne devenant pas professionnel je pourrais y arriver...et même en étant pro...Et puis, pour clore le sujet, du moins à mon égard, avant de penser à devenir GM il faudrait déjà obtenir le titre de MI, non ? atms, pour moi la différence entre un GM et un MI est assez grande, effectivement...L'analyse, c'est le moment où c'est le plus flagrant, en tout cas pour moi: avec un MI j'ai un débat au sujet de la position, avec un GM je prends une leçon, n'intervenant que rarement quand il a oublié quelque chose...ok, peut-être qu'il oublie plus de choses que ce que je montre, mais c'est parce que j'ai pas le niveau de m'en apercevoir... Pour ce qui est des points de suspension, je suis d'accord, ça peut être perçu comme une défaite stylistique...mais ça peut l'être aussi comme une incitation à l'effort imaginatif du lecteur, ce que je pense ;o) Comme tu le constates j'aime bien les smileys aussi, mais ça serait plutôt pour éviter une confusion, j'aime pas qu'on comprenne une chose quand je veux en dire une autre. C'est vrai, également, que pour les points de suspensions et les smileys il doit y avoir une question d'habitude, à force d'en mettre. Je vais essayer de faire un effort et de ne mettre des points de suspension que lorsque cela est vraiment utile. Pour voir... antimacho, elDTN je sais pas trop comment il réfléchit, en tout cas pas durant une partie d'échecs. Le mieux serait de le lui demander, encore que je doute qu'il te réponde sur FE...OK, voilà l'impression que j'ai eu à Patras, impression que Rebecca a eu aussi apparemment et qui l'a aidée, je pense, à faire un tel résultat à Athènes: Eric, au début du tournoi, catastrophique pour la majeure partie de l'équipe de France, nous disait régulièrement: "Jouez les coups naturels ! Ne forcez pas !" Apparemment, c'est l'attitude qu'il adopte pendant ses propres parties, il n'aime pas trop calculer je pense, encore qu'il ne soit pas si mauvais que ça dans le domaine quand il se casse un peu la tête...Voilà donc ce que je peux en dire, mais elDTN est un cas à part me semble-t-il, par son style qui se caractérise par une maîtrise totale des ouvertures...Véritable chessbase humain, le Prié ! ;o) C'est impressionnant...
Voilà, je crois que j'ai rien oublié !
eLGuida, dark vador de l'optimisme
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D'accord avec toi ElGuida Je sens surtout que la connaissance croissante de plans strategiques sur des positions est la clef de toute progression. Meme jusqu'au niveau GMI. Je suis en train de me former un nouveau repertoire, et donc j'apprends tous les plans qui suivent de mes nouvelles ouvertures. En blitz, j'ai des fois des difficultes enormes contre des joueurs moyens sur ces nouveaux trucs, alors que je massacre severe sur mes trucs habituels. Le lien me semble clair, et c'est donc un travail de fond lie a une comprehension de plus en plus profonde du jeu qui fait la difference. Baba, pas pro pour un sous.
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Interessant Lguida ton anecdote sur Baguirov...et je pense aussi qu'il y a une différence importante entre un MI et un GMI en terme de compréhension des échecs...(meme en blitz,je m'en aperçois tous les jours sur ICC -) )Sinon,Laurent,tu seras bientot MI et je pense que tu deviendras GMI un jour pour plusieurs raisons :-ta force tactique est une donnée de fait,elle ne disparaitra pas-quand tu deviendras MI,tu auras un regain d'interet,de confiance et de motivation important-Le titre de GMI sera peut-etre plus facile à avoir dans le futur(plus de tournois fermés,règles moins draconiennes,inflation continue de l'élo)-tu auras un job qui te laissera pas mal de temps de libre et de possibilités de jouer et de t'entrainerJe pense aussi une chose et je l'ai dit plusieurs fois à Doud d'ailleurs,il me semble (je ne sais pas si tu seras d'accord) que tes résultats seraient plus constants et réguliers en partie longue si tu restais fidèle au style qui me parait le mieux te caractériser : celui de joueur positionnel actif...et si ton gout de l'initiative et de la tacticocovitsch comportaient une part de risque un tout petit peu moins grande...La première fois que j'ai joué contre toi (dans un Injes,il y a bien 7 ou 8 ans): j'ai eu l'impression d'avoir affaire à un petit Karpov -)
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lol merci des compliments, j'espère que tu as raison ! ;o) Sinon tu te souviens de Stephan Crnokvic (je suis à des années lumières de l'orthographe correcte, mais bon...) qui a longtemps été président du club d'Avignon et peut-être même de la ligue ? Tu m'as fait penser à lui là, je te dirai pourquoi sur le forum je pense... (c'est plus intimiste non ?) Mais tu as déjà dû comprendre pourquoi...
Comme je suis poli et que j'aime renvoyer l'ascenceur je l'écris devant tout le monde, mon cher coco: un jour, tu passeras les 2200 ! ;o)
eLGuida, tout rouge
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L.K.G Laurent Karpovich Guidarelli? lol
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hehe... c.u..s ! ;o)
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Résumé Merci eL Guida pour tes remarques passionantes.Pour résumer on pourrait alors supposer qu'un GMI1) Récite son ouverture, comme beaucoup de monde, mais lui à la fin de l'ouverture il sait quel est le plan habituel à poursuivre.2) Vu qu'il sait le plan, il connait quasi-immédiatement le coup habituel à jouer dans ce type de position, ce qui lui laisse le temps de réfléchir à d'autres plans ou combinaisons3) Dès qu'on se trompe dans le plan, il le voit, te place une combinaison, et tu peux rentrer chez toi en pleurant.Mais alors, comment font ils pour savoir le plan habituel ? Existe t il un livre qui s'intitulerait "plans habituels dans une position d'échecs" parceque même dans les livres d'ouverture il y a très rarement le plan à poursuivre.Et si on lit un livre comme "l'art du combat aux échecs" de Bronstein, on ne peut pas dire que les plans sont très classiques (un des plans était de profiter du fait que la Dame noire était coincée pour la harceler), moi qui pensait qu'un plan se basait sur une structure de pion...Pour terminer, deux remarques : 1) il y a des GMI qui pensent que tout le monde peux devenir GMI en bossant beaucoup et que le travail suffit. Mais c'est vrai que je n'en suis pas convaincu.2) Sur ce qu' eL Guida pense sur la tactique, tout le monde n'est pas d'accord. Je pense que l'inné joue évidemment un rôle important mais je pense aussi (ainsi qu'un MI espagnol sur je ne sais plus quel site qui dit qu'il faut faire 15 combinaisons par jour) que l'entrainnement permet de beaucoup s'améliorer ne serait-ce que pour visualiser des schémas classiques de combinaison.
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C'est pour ça... ...que pour moi la tactique: "c'est un domaine dans lequel, selon moi, l'inné tient une grande part"...Ce qui, je l'espère, signifie bien que l'inné tient une grande part mais ne fait pas absolument tout... Un exemple, parmi d'autres: C. Marcelin, qui avait visiblement des problèmes en tactique il y a quelques années (avant même de devenir MI), n'a fait que ça pendant plusieurs mois et ses parties sont tout de suite devenues plus riches tactiquement...Mais je reste quand même convaincu que les "prédispositions" (beurk ce mot...mais j'en trouve pas d'autre...) sont nécessaires... A part ça je suis d'accord, dans l'ensemble, avec ton résumé...
Pour des livres spéciaux qui donneraient les plans "habituels" j'ai pas d'idée là...Mais je crois que regarder beaucoup de parties "classiques" (Capa, Alékhine, Smyslov, Botvinnik j'en passe et des meilleurs) doot permettre d'arriver à ce que l'on cherche...Sinon, jouer une ouverture exclusivement et pendant très longtemps permet, selon moi, et même si l'on est loin du niveau de GM en général, de posséder les mêmes automatismes qu'un GM, ou pas loin en tout cas, sur cette ouverture précise...
eLGuida, rectificateur
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Hmmm je pense que tu te conredis un peu eLGuida. Tu penses que ce qui fait la force d'un GM c'est sa maitrise des plans classiques à la sortie de l'ouverture et après tu dis qu'un joueur, en travaillant peut arriver pratiquement au même niveau qu'un Gm dans ce domaine. Il semble donc logique que la différence ne se fait pas à ce niveau! A mon avis la différence se trouve dans la combinaison Calcul+évaluation de la position, et là je pense que l'évaluation de la position par un GM ne se fait pas sur la mémoire d'une partie classique Capablanca-Alekhine ou autre mais sur un jugement très personnel qui mélange calcul, expérience personnel mais biensur aussi comment les autres avant ont jouéce genre de position! Pour un GM "Capablanca" a joué ainsi et a gagné ne signifie pas "je dois jouer de la même façon" mais "c'est une possibilité que je dois examiner et juger par moi même". futurmi...continue son petit chemin...
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bon... ...on s'est pas très bien compris je crois... Je recommence: évidemment que ce n'est pas en se souvenant par coeur d'une partie de Capa ou qui tu veux que le mec va gagner une partie...Mais en ayant vu et analysé des centaines de parties de ce style il pourra trouver plus rapidemment le plan "classique", si tu préfères ce mot...Je n'ai jamais écrit que d'après moi un GM cherchait à jouer exactement de la même façon que l'une de ses idoles du temps passé, faut pas déconner quand même !...
Sinon je n'ai vraiment pas l'impression de me contredire quand je dis qu'un non-gm peut atteindre ou plutôt approcher, sur une ouverture précise, le niveau d'un fort joueur...Par exemple, et pour une fois je mets de côté toute modestie, je joue le benko depuis que j'ai 10 ans (ce qui fait donc 10 ans d'expérience) et je suis presque sûr de pouvoir trouvé le bon plan, voire le bon coup, dans n'importe quelle position...J'ai tellement joué et surtout étudié ce début que je ne crains pas grand chose là-dessus, et regrette même que tout le monde me joue des sous-lignes après 1.d4...OK, ça peut paraitre prétentieux, et ça l'est peut-être, mais je prends un exemple personnel pour que tu comprennes ce que j'ai voulu dire...Et évidemment, il n'y a pas 12 ouvertures sur lesquelles je peux dire la même chose...Alors qu'un GM, lui...
J'espère que j'ai été clair cette fois-ci...et maintenant je vais vite réviser mes lignes parce que je sens que je vais être testé dans les prochains tournois ! ;o)
Puisqu'on est dans les explications, j'aimerais bien que tu m'éclaircisses celle-là:
"(...)je pense que l'évaluation de la position par un GM ne se fait pas sur la mémoire d'une partie classique Capablanca-Alekhine ou autre mais sur un jugement très personnel qui mélange calcul, expérience personnel mais biensur aussi comment les autres avant ont jouéce genre de position!"
J'ai pas tout bien saisi: un jugement "très personnel" donr l'une des composantes serait "comment les autres ont joué cette position avant !"...ça pourrait être paradoxal, non ?
eLGuida, chipoteur
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hum... "pouvoir trouvER" c'est mieux, désolé...
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explication... je veux d'abord dire que je ne te critiquais pas du tout, je pense ne pas avoir la même opinion sur la question. Et je continue à penser qu'on peut dans un jugement personnel utiliser de façon critique le jugement passé d'un autre joueur, et c'est sans doute là la qualité qui fait un GM. a plus
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oui... ...j'avais compris que c'était pas de la critique, ya pas de pb ! ;o) Maintenant j'ai bien compris ce que tu veux dire, tu as peut-être raison, ou peut-être qu'on se plante tous les deux aussi ! Y aurait pas un GM dans les parages ?
eLGuida, c t plus explicite cette fois ;o)
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un GM personne ne peut nous dire mieux ce qui se passe dans la tête d'un Gm qu'un Gm lui même, là on est d'accord ! Mais une question me titille les méninges, que peut-il se passer dans la tête d'un maitre Figue? :-)
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oulala ! Si je réponds en ce moment, âmes sensibles s'abstenir ! ;o)
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D'accord avec lguida Si on est spécialiste d'une ouverture ou d'une variante depuis longtemps,on peut très bien en connaitre aussi long qu'un GMI ou avoir la meme aisance...Il me semble que le GMI,par rapport au MI et plus envore au 2200-2300 ne joue pas,ou très peu,de coups illogiques,sans-fondements,de coups sans force...et c'est ce qui donne l'impression qu'il maitrise davantage une stratégie d'ensemble alors que ce n'est peut-etre pas forcèment le cas...Le coup d'un GMI est presque toujours consistant mais s'il n'est pas forcèment le meilleur,c'est un coup de décision et pas d'indécision...Il me semble aussi que ce qui fait principalement la différence de force entre deux joueurs se manifèste surtout dans les positions ou un plan linéaire apparent ne va pas de soi et ou le calcul des variantes,le choix de coups candidats,l'imagination stratégique sont les éléments les plus importants...
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a part le jeu quel est le role de la psychologie, du poids du combat ?est-ce que les GMI sont a egalité face a nous ?
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psycho... je pense déjà que la confiance procurée par la connaissance des positions et des ouvertures donne un gros avantage psychologique.
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Ce genre d'aspect me parait plus lié à la personnalité des joueurs qu'au niveau. Quand un GMI joue contre un adversaire non titré, il bénéficie du respect qu'il inspire et d'une certaine appréhension qu'il peut susciter, du genre "Si je joue positionnel, je vais me faire étendre", qui peut faire plus ou moins déjouer son adversaire. Mais ceci peut être vrai entre un 1500 et un 2000. Par contre, il a le poids de la partie dans le sens où c'est lui qui est supposé gagner et il n'est pas toujours facile de battre un joueur qui évolue tout de même à un assez bon niveau et se satisfait de la nulle. Les confrontations entre GM doivent avoir un caractère un peu différent dans le sens où il y a souvent déjà eu des parties entre les joueurs, et de toute façon, le jeu de l'adversaire peut être étudié même si l'on a pas été confronté directement à lui. Il y a donc un côté "placer sa préparation" ou au moins amener la partie sur un terrain favorable qui n'existe pas vraiment, sauf cas particulier, aux étages inférieurs.
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