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| Représentations du jeu d'échecs en littérature, au cinéma ou dans les Arts ...(4° suite) par Krusti le
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Cette histoire débute et s'achève à la Havane.
Ou s'amorce à New-York et s'écroule à Tokyo.
Ou peut-être, pour être plus exacte, devrais-je dire qu'elle commence à Chicago et repose pour toujours en Islande, sous la pierre tombale en marbre où figurent son nom, Robert James Fischer...
Des nouvelles bientôt.
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Oui vous ne rêvez pas.
Pour votre plus grand plaisir vous êtes, sans le savoir, en train de lire Libé (du WE) à travers sa rubrique de l'été qui vise à faire découvrir au lecteur le premier chapitre d'un livre qui sortira à la rentrée.
La pastille de l'immense et douloureux phénix Philippe Lançon est à lire.
Le soir où Bobby Fischer n’est pas venu jouer
De Mayra Montero traduit de l’espagnol (Cuba) par René Solis, Métailié, 285 pp., 22 € (ebook : 9,99 €). En librairie le 4 septembre.
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A mon tour de poser ma pierre dans ce jardin avec 2 lectures, une récemment terminée, et une autre à venir.
L'automate de Nüremberg, une novella de Thomas Day publiée récemment dans la collection une heure lumière, du Bélial. Dans une utopie où les guerres napoléoniennes l'ont conduit à la victoire jusque Moscou, un automate créé de toute pièce à Nüremberg se demande s'il a une âme. Cette œuvre a sa place ici puisque cet automate a été conçu spécifiquement pour jouer aux échecs (on retrouve évidemment l'influence du turc). Accompagné d'un cosaque paumé après la défaite des siens (et qui remontera régulièrement le mécanisme d'horlogerie pour lui prêter vie), il va chercher à retrouver son créateur pour obtenir des réponses. Mais cet automate Melchior appartient à une bien curieuse fratrie, dont chaque membre éclairera le lecteur sur la nature de ces êtres.
Le coup du fou, d'Alessandro Barbaglia, traduit en français par Jean-Luc Defromont. J'ai eu connaissance de cette oeuvre en écoutant l'inratable podcast la salle 101 qui sévit depuis 23 ans sur les ondes de l'internet et de Radio Fréquence Paris Plurielle. Ne l'ayant pas encore lu je pourrai difficilement produire un résumé fidèle et alléchant, mais de ce que je comprends l'auteur parvient la difficile alchimie en apparence de tisser un lien entre l'histoire du famoso match de championnat du monde 72 Fischer - Spassky, la guerre de Troie où Fischer devient Achille et Spassky incarne Ulysse, et enfin sa propre vie. Dit comme ça je suis plutôt circonspect, mais le chroniqueur de la salle 101 m'a convaincu, et je découvre maintenant que Daniel Pennac semble tout autant extatique puisqu'il déclare sur le bandeau "encore un roman qui me ruine, je l'offre à tout le monde".
Enfin ça me revient en écrivant ici, j'avais lu il y a bien 20 ans La position de Philidor, de René-Vic Piles. Un pur roman policier, où les protagonistes cherchent à comprendre le fin de mot d'un meurtre a priori parfait commis dans un environnement plutôt champêtre, et où les échecs jouent le même rôle central que dans le titre (ça n'est pas juste du decorum). Celui-là j'en ai un très bon souvenir, alors que je ne lis pas trop de policiers (mais j'avais été accroché par le titre bien entendu). Et je suis tout à fait capable de me rappeler de la conclusion, ce qui est tout de même gage de bonne qualité.
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J'ai déjà entendu parler de La position de Philidor sans jamais avoir franchi le Rubicon. C'est l'occasion...
Concernant le célèbre automate un podcast récent issu de la chouette série "Une histoire particulière" et intitulé "Le Turc automate" avec de très chouettes intervenants.
Deux épisodes:
Le premier: "Deep blue avant l’heure"
et le second: "Le truc derrière le Turc"
Sinon concernant Le coup du Fou j'avais hélas été un peu déçu ... (mon CR ici...).
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Ah mais très bien, je me garde la page au chaud pour lire ça
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C'est amusant, je commence à écouter l'émission qui évoque le roman de Barbaglia dans la salle 101 et le premier terme qu'utilise le commentateur est le même que le mien (même si nos approches critiques vont apparemment vite se séparer...) à savoir audacieux.
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Pour "Le coup du fou", je crois que j'ai encore moins aimé que Krusti. J'ai trouvé ça "creux".
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Vu le résumé un peu fourre-tout de ce coup du fou, et qui me laissait circonspect comme je l'écrivais ci-dessus, je suis bien content de lire vos avis car les problèmes que vous soulevez sont des défauts par dessus lesquels je ne parviens généralement pas à passer, et qui risquent donc fortement de rendre une hypothétique lecture désagréable. Donc je me passerai mon (coup de) tour et j'oublie cette recommandation !
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Pour remettre les choses à "la place" qui convient, il semble qu'Annie Ernaux parle des échecs utilisés par elle comme une tentative de créer un lien avec son père.
Quelq'un a lu ?
Un extrait ?
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Aucune trace du jeu d'échecs dans ce chef d'œuvre qu'est "La place" d'Annie Ernaux mais immense remerciement d'avoir attiré mon attention sur cette autobiographie.
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Alors enchanté de m'être trompé :D
Après moultes recherches, ce serait dans l'ouvrage "Les années" qu'Ernaux dit :
« Elle cherche un moyen de forcer le mystère de son père, dont elle commence à ressentir les silences comme de la froideur. Elle apprend le jeu d’échecs pour provoquer un tête-à-tête avec lui, mais, vite battue, elle abandonne cette piste. Elle ne trouve pas la clé. »
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Je ne me ferai pas avoir deux fois 😉 (et j'aimerais bien connaitre votre module de recherche).
Et connaissant un peu le père d'Annie Ernaux via la lecture précédente je doute fort qu'il ne se soit jamais intéressé aux jeu d'échecs ni de prés ni de loin.
From lignesdefuite:
Malgré tous ses efforts pour capter l’attention soutenue de son père, elle n’y réussira pas vraiment, ou par instants seulement. Allant même jusqu’à se former au jeu d’échecs pour provoquer un tête à tête avec lui, mais vite battue, cela se révèlera encore une mauvaise piste.
Il s'agirait donc du livre d'Anne Berest "Finistère". Que je vais m'empresser de lire mais pour d'autres raisons...
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Oups, désolé encore et toujours
J'utilise un petit "module" nommé Google pour voir des fragments de pages sur un site intimiste appelé Facebook où je ne suis pas abonné : c'est vrai que les résultats sont parfois trompeurs.
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Heureusement que son père n'était pas haltérophile ou cascadeur.
Un psychanalyste dirait qu'elle a permis encore à son père de démontrer sa "supériorité". Mauvaise pioche !
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Dans son intégralité, le premier chapitre du livre par lequel j'ai ouvert ce fil et dont la date de sortie en France est... aujourd'hui, ce premier chapitre donc est intégralement en ligne ici.
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Plus porté à l'internationalisme pacifique qu'au militarisme belliqueux je n'avais jamais noté que le terme qui nous est si familier de roque participait également du vocabulaire des généraux et autres équarrisseurs.
Tout à la relecture du Goncourt de 1970 je le vois apparaître page 159 (éditions Gallimard) et entre parenthèses « faire roquer des unités ».
On objectera que ce n'est pas une représentation du jeu en littérature auquel cas je contre-objecterais que tout ce qui fait le pont entre la littérature et notre jeu me touche, quand bien même ce serait tiré à son maximum par les cheveux.
NB: A l'idée d'imaginer le lecteur chercher fiévreusement quel auteur a obtenu le Goncourt en 70 et pour lequel de ses livres livres j'ai de plus l'impression de participer au combat salutaire et perdu d'avance contre l’abêtissement des masses.
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''Wer reitet so spät durch Nacht und Wind?'' Un des poèmes (en allemand) qui m'avait terriblement impressionné quand j'étais jeune. Un autre (en français) avec un autre destin tragique d'un enfant, était l'Aigle du casque (dans la Légende des Siècles).
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Je pense que la métaphore sur le roque est unique et spécifique à ce roman. Je ne crois pas qu'elle existe par ailleurs dans le vocabulaire militaire.
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Il est dommage,cher Krusti, de lutter contre "l'abrutissement des masses" en citant un auteur aussi littérairement talentueux qu'humainement méprisable .
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@Chemtov je pense également à un hapax et les guillemets vont également dans ce sens.
Je vais tenter par curiosité de chercher du côté des spécialistes de cet auteur qui ont sans doute relevé cette formulation pour savoir ce qui a guidé son choix.
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Bah... Il avait déjà montré quelque intérêt pour les échecs notamment par un plagiat de la légende de Sissa. Ici :
https://usherbrooke.scholaris.ca/server/api/core/bitstreams/ddadecbe-54bd-441a-93fa-99a8613b788b/content.
Et puis j'ai un petit livre pour la jeunesse (dans Gallimard Jeunessse), qui s'appelle La couleuvrine. L'un des cinq chapitres (le troisième, intitulé le Défi d'Exmoor) reprend encore une fois la légende de Sissa (au moins là, elle est replacée en Inde).
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Ce n'est peut-être qu'un clin d'œil en effet.
Comme elle est portée, cette formulation, par le "bouillant colonel Puyjalon" et dans un contexte bien particulier (une fuite face à l'invasion allemande), j'aurais bien aimé la relier soit à l'un soit à l'autre... soit aux deux.
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En marge du thème essentiel de ce fil mais en rapport avec un triple clin d’œil
Le premier en direction de Chemtov qui indiquait, à mon avis avec raison Rollerball il n'y a pas si longtemps.
Un deuxième en direction de la formule de Kasparov "« Il n’y a pas de sport plus violent que les échecs ».
Un troisième en direction du très actif milieu échiquéen lyonnais.
Il y en a bien au quatrième qui est mon immense respect pour l'artiste (Norma Jewison).
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Rectificando (l'émotion sans doute)
un quatrième
Norman Jewison
Désolé.
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Et soudain sur ARTE dans l'excellente parce que très baroque série "Camarades" épisode 2: Le jeu !
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Et l'intrigue de l'épisode était : les deux protagonistes connaissaient-ils le roque ? Et si oui, pourquoi étaient-ils absents de la position ? Quelque message dissimulé ? Nos foyers ne seraient pas exempts de tout danger ?
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