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La revue Europe-Echecs n° 774 - Avril 2026 : Les échecs sont-ils redevenus un jeu ? par Europe Echecs le  [Aller à la fin] | Actualités |
« En France, les indicateurs sont au vert. Les plateformes ne désemplissent pas, les clubs voient leurs effectifs s'envoler et les opens affichent complet. Ce n'est plus une simple tendance, le plafond de verre des initiés a été brisé. De nouveaux visages, parfois très jeunes, s'emparent des 64 cases, bousculant au passage les codes d'une discipline longtemps figée. » Mathilde Choisy

C’est le sujet traité dans ce numéro. Il est évident que la « Révolution Internet » de ce début du 3e millénaire a permis à tous et chacun d’accéder à l’information, de jouer à n’importe quel moment, de trouver des adversaires de tout niveau sans quitter l’écran et avoir besoin de se rendre dans un club.

Une part de ce succès est peut-être aussi la conséquence du pouvoir d’achat des classes moyennes en berne, le jeu d’échecs occupe pleinement l’esprit et ne coûte pas cher. Lorsque j’ai découvert le jeu, au milieu des années 60, grâce à un professeur de mathématiques, il était réservé à une élite provenant de classes sociales plutôt aisées où les ouvriers et les femmes brillaient par leurs absences. Franchir la porte d’un club, c’était entrer dans une salle enfumée, silencieuse ou de « vieux messieurs poussaient du bois ». La théorie était balbutiante avec quelques livres à disposition : Tartakover, Chéron ou Euwe. L’information circulaient via les grands quotidiens qui consacraient parfois une rubrique par semaine aux échecs.

Tout a changé avec le match du siècle en 1972 et un impact médiatique qui avait projeté les échecs au premier plan de l’actualité sportive. Conséquence presqu’immédiate, l’arrivée de nombreux jeunes et la création de tournoi d’écoliers. Fischer, Tal et Spassky étaient les dieux des échecs, on ne comprenait pas tout, mais ils étaient le centre d’intérêt de nos conversations, les modèles à suivre.

La tradition s’est poursuivie avec des champions comme Karpov, Korchnoi, Kasparov et Anand jusqu’au match contre Deep Blue en 1997. La victoire de l’ordinateur et l’arrivée d’Internet nous ont peu à peu conduit dans un nouveau monde où la référence n’est plus l’homme, mais la « petite machine » comme aime à le dire le GMI Gheorghiu. C’est elle qui valide la théorie et décortique en direct les fautes du « maillon faible », l’humain.

Pourtant, les grands joueurs du Top mondial d’aujourd’hui doivent travailler beaucoup plus pour atteindre un tel niveau, l’accélération des cadences, la multiplication des tournois, accentuent la performance sportive et un rajeunissement de l’élite. Si dans les apparences le jeu d’échecs peut se pratiquer comme un jeu, en réalité au haut niveau, c’est tout le contraire. C’est un investissement considérable à la fois sur le plan de la connaissance, la préparation, la mémorisation et l’entretien d’une bonne condition physique.

Malheureusement, pour la plupart de ces nouveaux champions, ils restent dans l’ombre du grand public, éclairé par les grands phares des streamers qui cultivent- pour certains- l’immédiateté en se référant aux évaluations du nouveau dieu des échecs - l’ordinateur.

Il y a pourtant une exception qui confirme la règle, Magnus Carlsen qui pour l’instant résiste et conforte l’idée de l’existence d’un génie fondamentalement « humain ».

Un grand coup de chapeau à Petr Borislav et son équipe et Nodirbek Abdussattorov qui remporte le tournoi du Festival de Prague invaincu. Après ses victoires à Londres et à Wijk aan Zee, Abdussattorov est incontestablement l’homme fort du moment et le festival, qui monte en puissance, s’inscrit désormais dans les grands évènements du calendrier échiquéen.

Bonne lecture

Georges Bertola

— La revue Europe-Echecs n° 774 - Avril 2026 : https://www.europe-echecs.com/la-revue-europe-echecs.html
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— Le clouage aux échecs : maîtriser ce thème tactique : https://www.europe-echecs.com/art/apprendre-le-jeu-d-echecs-le-clouage-9245.html
— La Paire de Fous aux Échecs : conseils et stratégies : https://www.europe-echecs.com/art/progresser-aux-echecs-la-paire-de-fous-9242.html
— Progresser en blitz : les conseils de Daniel Dardha : https://www.europe-echecs.com/art/progresser-en-blitz-aux-echecs-9336.html


Athos, le
Il est certain que le jeu en ligne, facile d'accès, les séries et autres facteurs ont suscité un engouement, dont on ne sait pas encore si c'est un simple "effet de mode", en attendant le suivant.
De plus, les top joueurs ressemblent aux utilisateurs de base, avec leurs énormes baskets, leurs pantalons "tuyau de poële" et leurs doudounes ;-). L'image classique du Monsieur sérieux, cravaté, brillantiné (ou dégarni !) jouant dans un univers feutré et austère n'est plus de mise.

Le jeu d'Echecs, si on le maîtrise un peu, flatte aussi l'ego, par le symbole (usurpé) d'intelligence qu'il peut donner. L'ego des enfants ... et celui des parents.

Après il est facile de "pousser du bois" et de multiplier les blitz et les bullets. La seconde étape est moins facile, celle du vrai apprentissage, et là les rangs risquent de se clairsemer.

Plaisantons un peu : la pétanque a connu cet engouement depuis longtemps, mais entre les parties jouées l'été entre deux pastis ou grenadines et le tournoi de la "Marseillaise", il y a un ravin !


Ancien joueur de club de 1985 à 1993 et puis en 2003, j'ai finalement quitté ce monde avec l'arrivée d'internet et des sites comme Internet Chess Club. J'étais pas forcément fana de l'ambiance des clubs et faire des heures de route pour jouer en interclub et voir sa partie se terminer rapidement, j'ai préféré jouer sur internet. Certes je ne peux faire des parties de 2h (pas bcp de volontaires) mais je m'amuse avec des parties de 10 mn ko. Et je continue à apprendre en lisant des livres etc...Je me tiens informé des échecs via internet et je trouve que depuis la fin des parties Karpov Kasparov, les matchs pour le titre de champion du monde me passionnent plus.


J’ai commencé en 1978 dans les cafés parisiens et j’ai presque l’expérience inverse de celle de Georges Bertola.
Le public était extrêmement mélangé même si la plupart des gens étaient peu fortunés : artistes, étudiants, retraités, métiers « normaux »aussi : c’était un brassage intéressant.
Ensuite quand les clubs sont devenus plus institutionnels avec cours et la présence de beaucoup d’enfants, le public est devenu moins varié et plus huppé, bourgeois disons.
Et je pense que cela reste le cas, malgré la popularisation du jeu.
Les classes aisées sont très majoritaires.


Krusti, le
Les clubs deviennent de + en + des guichets sans Histoire. On objectera que les joueurs d'échecs ont toujours été par nature des consommateurs il me semble toutefois qu'un certain nombre de constats transforme la situation. Les NTIC y sont pour beaucoup bien sur.
Je le constate en tant que président tous les jours (à mon grand dam).
Je mets Histoire avec un grand H car j'ai le plus grand respect pour les rares clubs (qui masquent la forêt) qui peuvent se targuer d'être en mesure de partager avec les adhérents (et visiteurs) le parcours des anciens via des hall of fame, des clichés d'antan, des pages web retraçant les épopées + ou - récentes, des étagères de coupes etc.
Concernant les cours il y a en effet une fièvre évidente et celui qui sait à peu prés s'organiser peu assez aisément multiplier les créneaux permettant aux parents de satisfaire aux joies du poussin/benjamin/minime à un prix moindre que celui d'une halte-garderie. Mais ce n'est pas faire club loin de là. C'est souvent faire guichet.
L'alternative du club qui réussit (si on peut le dire ainsi) "sans cours pour les enfants" est intéressante à regarder du point de vue expérimental mais elle est alors totalement anti-associative (au sens des textes mais pas au sens de la réalité sur le terrain).
Il existe à Paris un club qui connait un succès constant, ne désemplit jamais alors qu'il n'a aucun local à demeure... il organise quasiment chaque semaine un tournoi rapide qui par là pourrait le faire ressembler à une certaine alchimie d’antan même si on peut se demander s'il ne s'agit pas là d'un mélange seulement ou disons essentiellement entre bobos (je me considère à certains égards comme un bobo donc aucune acidité dans cette approche). Le problème comme déjà dit c'est que l'on n'y pratique aucune règle du monde associatif (Aucune AG en plus de 20 ans d'existence etc). Ce qui doit nous interroger. Le modèle association loi 1901 avec tutelle d'une fédération sportive elle-même ayant vocation à se soumettre à une pyramide réglementaire est-il le plus adapté ou devient-il un frein ?
Et par conséquent l'engouement actuelle consacre-t-il durablement le jeu d'échecs dans la cité ou bien s'agit-il d'une nouvelle victoire à la Pyrrhus ?
Je suis pour ma part assez perplexe...


Il faut absolument lire la présentation Europe Echecs (internet) de la ronde 11 du tournoi des candidats !!

On y découvre une position extraordinaire (que je n'avais jamais vue ) : la Cage de Tamerlan !!

(je ne savais pas non plus qui était Tamerlan ! )

La position (en réalité une composition ) imaginée par Jaenisch en 1850 (celui du fameux gambit f5, que je joue quelquefois) semble tout à fait normale , avec un mat en 1 coup au milieu de nombreuses pièces éparpillées sur l'échiquier ....

Pourtant les blancs jouent autre chose pour former cette fameuse cage de Tamerlan , que je vous laisse découvrir avec émerveillement !

https://www.europe-echecs.com/art/fide-candidates-2026-9814.html




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