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La Bourdonnais vs Mc Donnell par Penarol le  [Aller à la fin] | Actualités |
Comme il faut bien s'occuper j'en profite pour réviser les Championnats d'URSS (certaines éditions sont tout simplement monstrueuses avec que des joueurs prestigieux). J'ai également beaucoup de plaisir à re-découvirr le match La Bourdonnais vs Mc Donnell (Londres 1834) grâce au livre de Cary Utterberg (Mc Farland 2005), un achat de Noël. Niveau partie, il y a de tout (du sublime au tout venant comme dirait Francis Blanche) mais globalement c'est pas mal du tout pour 1834. Certaines sont très chouettes.

Un point est intéressant : en cas de match nul, il fallait rejouer la partie avec les mêmes couleurs. En clair si La Bourdonnais (Blancs) annule il rejoue avec les Blancs la suivante. Semble un peu tordu car il faut un gain noir pour "reprendre la main". Manifestement c'est un mode opératoire qui était en vogue au 19e siècle. Après tout au volley ball cela fonctionne comme ça (il faut prendre le service de l'adversaire pour avoir le droit d'engager). De nos jours nous pourrions peut-être appliquer cette convention.

Imaginons un match 1800 vs 2000. Le plus fort aura forcément les Noirs dans la 1ere et on y va comme ça. Si le 1800 gagne (ou perd) il aura les Noirs dans la 2e. En cas de match nul il rejoue avec les Blancs.

Quel est votre sentiment sur cette formule ?


Cher Penarol, merci pour ce rappel des exploits de ce glorieux ancien !
Pour des raisons inconnues, La Bourdonnais est souvent négligé par les historiens du jeu, même Français. C'était un joueur formidable pour l'époque, et un modèle pour Morphy et ses contemporains, grâce à une compréhension positionnelle innée. Philidor est plus connu, mais c'est un théoricien (il n'a pratiquement pas joué en compétition) tandis que La B. est un féroce praticien, qui pendant le match, en attendant les coups de son adversaire, faisait des parties rapides intéressées avec les spectateurs du célèbre Café de la régence. Un personnage et un joueur à redécouvrir !


Bonjour Christophe, malheureusement a part ce match on a pas beaucoup de parties de La Bourdonnais, il ne notait pas ses parties et sans limite de temps La Bourdonnais lisait le journal et entamait la conversation avec les spectateurs selon le Palamède! Heureusement qu'il y avait un Anglais pour faire le travail... Amitiés au Docteur!


Malgré tous mes efforts, je n'ai pu trouver que 45 parties de La Bourdonnais, à 95% contre McDonnell.
C'est comme le disait gbertola, vraiment très peu alors qu'il a du en jouer un nombre considérable


Penarol, le
J'ai l'intégralité du match avec Mc Donnell (85) mais aussi des parties avec Boncourt, Boncourt & Mouret, Szen, Kieseritsky, Popert, Walker, Lavallino, Jouy, Lecrivain et Wilson. Je suis d'accord, nous pourrions en avoir au moins 200 de plus mais avait-il vraiment envie que l'on sache comment il jouait (il avait quelques "bottes secrètes" qui devaient rester un peu secrètes... Mon avis). Ceux qui notaient étaient les spectateurs (ou les organisateurs).
De cette époque le pire est Alexandre Deschappelles. Quasiment rien.


Dommage pour Deschappelles, on aurait bien voulu savoir comment jouait celui qui a formé La Bourdonnais. Il aura laissé une plus grande trace au whist, où il semble avoir été l'inventeur du coup qui porte son nom.

La Bourdonnais (comme Saint Amand d'ailleurs) est passé au second plan mais plusieurs joueurs contemporains lui ont rendu hommage, comme Razuvaiev ou Eingorn.

Son jeu était clairement en avance sur son temps, solide et construit.

Son match contre McDonnell fait penser au Steinitz-Andersen de 1866, où le jeu "scientifique" triomphe du jeu romantique alors en vogue.


Penarol, le
Attention si on parle de Razouvaiev (j'ai connu l'oiseau) c'est immédiatement respect absolu. Son bouquin sur Rubinstein est un pure chef d'oeuvre. Une belle personne et un grand entraîneur.
La Bourdonnais reste pour moi (c'est subjectif) un joueur romantique mais il savait manoeuvrer si nécessaire. Il appartient plus à l'école italienne (dans mon esprit l'école de Modène incarnée par Ercole del Rio avec Lolli et Ponziani) que Philidor. Le Francais Philidor voulait placer les pions avant les pièces alors que les romantiques font (prônent) le contraire. Mais le match avec Mc Donnell est très moderne car La Bourdonnais joue 1.e4 mais aussi 1.d4 et même 1.f4. Il joue 1...e5 mais aussi 1...c5 (!) suivi de Cc6. Aujourd'hui c'est hyper à la mode mais en 1834...et que dire ensuite de e7-e5. Le gugusse était clairement en avance sur son époque.


Penarol, le
Attention si on parle de Razouvaiev (j'ai connu l'oiseau) c'est immédiatement respect absolu. Son bouquin sur Rubinstein est un pur chef d'oeuvre. Une belle personne et un grand entraîneur.
La Bourdonnais reste pour moi (c'est subjectif) un joueur romantique mais il savait manoeuvrer si nécessaire. Il appartient plus à l'école italienne (dans mon esprit l'école de Modène incarnée par Ercole del Rio avec Lolli et Ponziani) que Philidor. Le Francais Philidor voulait placer les pions avant les pièces alors que les romantiques font (prônent) le contraire. Mais le match avec Mc Donnell est très moderne car La Bourdonnais joue 1.e4 mais aussi 1.d4 et même 1.f4. Il joue 1...e5 mais aussi 1...c5 (!) suivi de Cc6. Aujourd'hui c'est hyper à la mode mais en 1834...et que dire ensuite de e7-e5. Le gugusse était clairement en avance sur son époque.




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