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La revue Europe-Echecs N°704 — Décembre 2019 — Les enfants prodiges aux échecs par Europe Echecs le  [Aller à la fin] | Actualités |
L’un des premiers enfants prodiges de l’histoire moderne, Paul Morphy (1837-1884)), fut initié très tôt par son père et son oncle. A 9 ans, il se fit remarquer en infligeant deux défaites au général Scott, qui avait la réputation d’être un grand connaisseur du jeu. Offusqué et abasourdi le général avoua beaucoup plus tard qu’il ne cessait depuis de s’interroger : avait-il joué avec le premier génie des échecs de son siècle ? Morphy conforta sa position, alors âgé de 13 ans, en remportant plusieurs victoires contre le maître hongrois Johann Löwenthal. En 1857, il devint champion des Etats-Unis et après une tournée triomphale en Europe, Morphy fut considéré comme le premier champion du monde, alors que le titre n’existait pas encore.

L’histoire est à peu près similaire avec le 3e champion du monde de l’histoire : Capablanca (1888-1942). Il apprit le jeu vers l’âge de 4 ans en observant son père jouer avec des invités. A 13 ans, il remporta un match contre le champion cubain Corzo et à 21 ans il terrassa le champion des Etats-Unis Frank Marshall. Il dut attendre jusqu’en 1921, car la première guerre mondiale rendait toute confrontation impossible, pour détrôner Lasker.

Depuis de nombreux prodiges se sont succédé dans l’histoire du jeu, Samuel Reshevsky (1911-1992) donnait des simultanées, contre des adultes expérimentés, dès l’âge de 8 ans.

Plus récemment les records pour le titre de GMI ne cessent de tomber. En 1955, Boris Spassky à 18 ans, fut le plus jeune à obtenir le titre, puis avec Bobby Fischer en 1958, c’est le grand saut à 14 ans et 6 mois, un record qui tiendra plusieurs décennies. En 1991, c’est la meilleure joueuse de tous les temps, Judit Polgar, qui l’accapare à 14 ans, 4 mois et 28 jours.

L’écart ne cesse alors de se réduire et lorsque je posais la question à Etienne Bacrot, détenteur du record en 1997, à propos du prodige indien Nihal Sarin, 15 ans, qui a participé au « Trophée Karpov » lors des 17e Rencontres du Cap d’Agde, sur sa marge de progression, il me fit cette remarque : « Nihal joue sans arrêt, il a probablement acquis l’expérience d’un joueur de 20 ans à mon époque. »

Mais la grande surprise fut l’exploit du jeune Parisien Marco Mateira, 10 ans, qui réalisa sa première norme de MI dans le tournoi du « Grand Prix ». Son père ne joue pas aux échecs, un point qu’il partage avec Marc’Andria Maurizzi, l’autre grand espoir français avec un titre de MI à 12 ans ! Marco a appris à jouer à l’école à 7 ans et a bénéficié de l’appui de forts joueurs comme, entre autres, Emmanuel Neiman, ce qui lui a permis à 8 ans d’être champion de France en Petits Poussins à Belfort en 2017 et Agen 2018. Depuis il s’est entraîné avec le GMI Olivier Renet et bénéficie de l’appui du « Pôle excellence » avec des cours donnés par quelques-uns des meilleurs GMI français. Cette année, Marco a obtenu une 4e place au championnat d’Europe des moins de 10 ans.

Marco disputa un match avec handicap (10 minutes contre 3) contre le GM Laurent Fressinet. Il fit mieux que résister (+1 =1 –2) et révéla un sens positionnel hors du commun appuyé par une vision tactique étonnante. Je crois ne pas avoir vu un si jeune joueur avoir un tel niveau depuis le « Lausanne Young Masters » où j’ai pu observer Magnus Carlsen, 13 ans, qui entamait son ascension vers l’Olympe des échecs.

Vous trouverez à nouveau une actualité abondante et vos chroniqueurs habituels.

Bonne lecture et toute la rédaction vous souhaite de bonnes fêtes de fin d’année et les meilleurs vœux de santé.

Georges Bertola
https://www.europe-echecs.com/la-revue-europe-echecs.html

Le sommaire de la revue Europe-Echecs N°704 — Décembre 2019

— Actualités en Blitz — MVL Candidat !?

— Cap d’Agde — Du combat, des prodiges et Karpov. Alexey Sarana, Bilel Bellahcene, Marco Materia et Olivier Renet à l’analyse

— Magnus Carlsen puissance 101 — Peter Heine Nielsen à l’analyse

— Championnat suisse par équipes – Le C.E. Genève champion — Reportage de Jean-Noël Riff, analyse de Romain Edouard

— Championnat d’Europe par équipes – Le doublé de la Russie — Reportage de Romain Edouard, Interview de Igor-Alexandre Nataf

— Interview Arkady Dvorkovich — Les perspectives mondiales de la « Nouvelle Fide »

— Open de Menton & championnat de Rapides de la Francophonie — Guillaume Lamard vainqueur surprise - La revanche de Sabino Brunello. Reportage de Serge Cairo et Patrick Van Hoolandt, Guillaume Lamard à l’analyse

— Nouméa – Un open international à l’autre bout du monde — Reportage d’Adrien Demuth

— Chess960 – Wesley So champion du monde FIDE — Jouez au Chess960 sur www.europe-echecs.com !

— Le Joueur du Mois – Hao Wang Candidat au titre mondial — Interview et analyse de Hao Wang

— FFE - Le Cahier de la Fédé

Les Rubriques du Mag’

— Faites-Vous la Main : les 18 combinaisons du mois – Spécial Maxime Lagarde , Par Bertrand Valuet

— Féminines en Or : Parligras-Harika – L’Est-Indienne à l’attaque, Par Susan Polgar 8e championne du monde

— Théorie & Tendances au Grand Swiss de Douglas, Par Igor-Alexandre Nataf

— Le Cahier de Marc Quenehen, A la recherche d’un plan !

— La Créativité aux échecs : Najer-Anand – La Nimzo-Indienne avec 5.Fd2, Par Vassily Ivanchuk

— Finales Inoubliables : Caruana-Sevian – La perception très nuancée, Reportage et analyse de Darko Anic

— Dans le Rétroviseur : Isabelle (Sztrauch) Choko, championne de France 1956, Par Georges Bertola

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Laissez tranquille ces jeunes, pas la peine de leur mettre la pression avec Polgar, Morphy & Fisher, franchement ...


C'est bizarrement un mal français, ça, d'en faire des caisses. Cf interview édifiante de Richard Gasquet (je ne sais pas faire les liens, mais cette citation suffit :

"Dans les autres pays, en Espagne ou autres, ils s’en foutent. En France, c’est trop. Je n’ai pas peur de le dire, j’étais le meilleur de l’histoire en France à cet âge-là mais il y a eu beaucoup trop d’attentes. Quand tu es jeune, adolescent, il faut grandir et s’entraîner dans la quiétude et ce n’était pas du tout le cas.")


@ComicStrip : il y a une ambiguïté sur ce point. D'un côté, d'une manière générale, il vaut mieux protéger les enfants, clairement. C'était ce que faisait l'URSS avec les surdoués type Kasparov. De l'autre, on vit dans un monde capitaliste, et pour que ces enfants continuent, il faut trouver de l'argent. Un Maurizzi ou Materia "coûte" à ses parents 20/30 000 e par an, entre entraîneurs et déplacements/logement.


intéressant, je ne pensais pas autant. Je pensais que la fédé / leur club / leur ligue finançait énormément, et que le sponsoring "d'ami d'ami" dérivait des précités. ce qui peut suffire pour la moitié de la somme, mais peut-être pas plus, vous avez sûrement raison

mais les coûts me paraissent énormes, vraiment


Chemtov, le
Ben... regardez Maurizzi. Quand on quitte la Corse ensoleillée pour se licencier et jouer désormais... en Alsace ( brrr... 18 degrés d'écart aujourd'hui! ) pensez vous que c'est juste pour le plaisir d'affronter des 1900 dans un faible Top jeune ?
http://www.echecs.asso.fr/EquipesCalendrier.aspx?Ref=5&Saison=3000


Renan, le
Il peut faire nulle contre un 1980... Ça arrive..


Chemtov, le
Bien sûr. Ce n'était pas mon propos. Je voulais juste dire que pour devoir quitter son club pour jouer trois parties contre une moyenne à 2071 elo ( soit 344 points sous son propre Elo ) et risquer de perdre ainsi 11 ou 12 points, cela se négocie probablement très cher. En rapport avec le questionnement de ComicStrip sur les mouvements financiers autour des jeunes.


Renan, le
Ah oui je comprend... Est ce une pige de sa part pour ce club ??...
Mais évidemment c'est un risque de faire une contre perf...


Chemtov, le
Une pige ? Je ne sais pas. La licence est pour l'année ! D'abord j'avais entendu qu'il irait à Mulhouse. Mais là je pense qu'il doit avoir des entraînements gratuits avec les GM pros du grand club allemand de Baden-Baden qui finance Bischwiller ( par le sponsor Grenke ). Enfin... c'est une simple supposition. Il faudrait plutôt demander aux intéressés.




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