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Recherche Féminine par GBel le  [Aller à la fin] | Clubs |
Cause de défection de dernière minute, le Cercle d'Echecs de Villepinte recherche une joueuse féminine pour compléter son équipe de Nationale 1 qui jouera les 4 et 5 mai 2019 à Villepinte.
Licence et tout frais payés.
proposer candidature à guybechecs@aol.com


Chemtov, le
Mais il me semble qu'il n'est pas possible de faire jouer des nouveaux joueurs licenciés après le 30 novembre. Non ? A moins que vous ne fassiez appel à un membre licencié chez vous lors de la saison précédente ?


GBel, le
je ne savais pas, merci de l'information... Et si une féminine vient au club et veut jouer en équipe, elle ne pourrait pas ?



Badisse, le
Si, bien sûr.


Sdb64, le
"1.3. Les états navettes comportant les demandes des licences A des mutés évoluant dans les équipes doivent avoir été expédiées à la Fédération au plus tard le 30 novembre de la saison"

donc Gbel peut faire jouer une féminine qui n'est pas mutée, si elle est française ou ressortissante de l’Union Européenne résidant en France.


Deepjcc, le
Si elle a joué en équipe pour un autre club la saison dernière, il faudra passer par la Commission d'homolagation pour savoir si elle accepte de lui accorder le droit de jouer dans une équipe de son nouveau club


El cave, le
Une joueuse pas féminine ça marche aussi ?


si je m'identifie à une femme pour gagner les prix des tournois rapides mais que je suis un homme biologique (XY), ça marche aussi ?


MChoiz, le
Une femme.


El cave, le
Ça me gonfle toujours de lire "une féminine", personne n'aurait l'idée d'écrire qu'il cherche un masculin.


Lu récemment sur le site fédéral : Championnat féminin du Tarn réussi! où l'on se félicite du succès d'un tournoi ayant réuni 12 participantes, remporté par une joueuse à 1100 ayant marqué 100%.
Au delà du condamnable emploi de l'adjectif substantivé "féminine", c'est le système sous-jacent qu'il faudrait combattre.


Orouet, le
"c'est le système sous-jacent qu'il faudrait combattre."
+1


Évidemment 100% d’accord avec Petiteglise

Et c’est malheureusement en lisant ce genre de conneries qu’on s’aperçoit que c’est pas près de changer à priori.


OK, et quelles sont vos propositions concrètes pour renforcer les effectifs féminins ?
J'avoue que je serais curieux de les connaître ...


Eh ben par exemple commencer par éliminer toute distinction de genre à ce jeu.
Cela peut sembler radical à première vue, étant donnée la longue tradition de discrimination positive - dont en outre on ignore l'impact réel sur le taux de pratiquantes. Mais quel meilleur exemple de parité bien ordonnée - id est non condescendante?
Je trouve révoltant qu'au XXIème siècle - qui plus est à un jeu où la Dame est la pièce la plus puissante ;)- nos instances continuent de se comporter avec autant de paternalisme archaïque sur ce sujet.
Faire des catégories pour les jeunes, cela paraît évident puisqu'ils sont en devenir. Mais même si la femme est l'avenir de l'homme comme dirait l'autre, en faire une catégorie à part frise le mépris ontologique.


Je vous rappelle , que ces règles de discrimination positive (Prix féminins , 1 femme (par égard pour El cave) par équipe de Nationale, etc...), dont on peut effectivement contester la valeur ontologique, et simplement l'efficacité (!) ,ont été crées pour, déjà, augmenter les effectifs féminins .

Le problème était antérieur .


elkine, le
Reste à savoir quel était ce problème.


@supergogol : et du coup, tu trouves que ça a porté ses fruits le fait de créer des prix féminins, de mettre une femme obligatoirement en N2 ?


Pas vraiment, en effet . Mais la Fédération devait essayer quelque chose.
Après coup, il est facile de critiquer une démarche qui a échoué. Il est plus difficile de proposer d'autres solutions .
Personnellement , je n'en ai pas .
(il semble que je ne suis pas le seul ...)


C'est une question d'ambiance générale. S'il y a seulement une fille, ou femme (l'âge ne joue pas) au milieu de garçons-hommes, c'est difficile. Dans un club, il faut plusieurs filles pour former un groupe, et là ça se passe bien. Idem pour les tournois d'échecs, qui durent longtemps, les filles -comme les garçons veulent passer du temps avec leur bande de copines-copains -c'est souvent la motivation principale. Et du coup, si on veut faire de la discrimination positive (perso je ne suis pas spécialement pour) il faudrait plutôt imposer trois joueuses, et non une seule.


On peut aussi prendre le problème à l'envers: par exemple les "Échecs féminins" n'ont pas empêché la venue d'une Judit Polgar. Pourquoi? Son père s'en explique dans son livre: il a simplement traité ses filles comme des personnes jouant aux Échecs.
En revanche, combien de filles se retrouvent-elles quasi automatiquement mises à (de?) côté pour les entrainements, les compétitions? Cette ségrégation à base de lots de consolation (ah! le fameux 1er prix féminin) nuit certainement à leur progression, mais aussi à leur intérêt pour le jeu. Demandez donc à la 1ère joueuse mondiale actuelle ce qu'elle en pense!
Ce problème n'est en fait que la conséquence inévitable d'une conception patriarcale de nos rapports. Les femmes et les hommes sont certes différents, et alors?
Poser le problème du nombre de filles aux Échecs sans changer de paradigme, c'est aussi bien s'assurer de l'entretenir.


DDTM, le
Je me demande si ce post servira a Guy pour trouver sa joueuse pour la N1FOuest


MChoiz, le
@supergogol, merci de mettre le doigt sur le vrai problème qui est la féminisation. Il n'y a pas de mixité sans féminisation, c'est pareil dans tous les domaines.

A la FFE des mesures de discrimination positive ont été mises en place sans réelle volonté politique de féminisation de la discipline, comme partout en fait. Elles servent de rustine pour le moment mais tant qu'il n'y aura pas une réelle prise de conscience que 20% de femmes, et seulement 13/14% dans la pratique compétitive, c'est inacceptable, on n'avancera pas.

Enfin, comme pour tout, c'est aux premières concernées de se faire entendre. Le premier des mépris, c'est de croire que des hommes autour d'une table vont décider ce que veulent les femmes dans leur pratique du jeu d'échecs, qui est pour la majeure partie non compétitive, certains ont tendance à l'oublier.


JMC, le
Une fois le problème réglé, que fait-on de tous les titres MIF et GMIF ?


Sur OVS il y a régulièrement des sorties "échecs" auxquelles quelques femmes participent. On n'est pas encore à 50-50 (sauf exceptions), mais on s'en rapproche dès que les gens sentent qu'il n'y a pas d'esprit de compétition et que tous les niveaux sont acceptés.

@JMC : facile : MFF et MIF à la poubelle, et conversion de GMF en MF.


Pietro, le
Vous devriez lire correctement le livre de la FFE A02-4 et 5/7 et vous verrez que GBel à raison. joueur masculin, joueuse française, féminine française, masculin français, ....



Sdb64, le
@DDTM : depuis quand on arrive à trouver une "féminine" sur france échecs en plein mois de février ?

Rendre obligatoire la présence d'une féminine en compétition, c'est obliger un grand nombre de femmes et de jeunes filles à ne pas jouer à leur niveau. C'est un sacrifice pour ces femmes. Et on ne progresse pas comme ça. Alors que ce serait tellement plus agréable pour elles de jouer en Régionale ou en Nationale 4... les seules compét' où elles n'ont jamais été obligées de participer, alors que c'est là qu'elles apprendraient le plus.


Sdb64, le
Dans l'enquête féminisation on trouve :
"L’échiquier féminin étant obligatoire dans les 3 premières divisions, pensez-vous que cette mesure est suffisante ou devrait-on l'étendre ?"

On n'est pas près de voir disparaître l'échiquier féminin obligatoire !


@Sdb64: Et vous arrêtiez la désinformation ?

Je suis retournée voir le questionnaire que j'ai rempli il y a plus d'un mois, parce que il ne me semblait pas que la question était posée dans ces termes. De fait, l'intitulé exact est : "Que pensez-vous de l’échiquier féminin obligatoire dans les 3 premières divisions des interclubs ?"




Sdb64, le
Merci monalisa, votre retour confirme mon sentiment : on n'est pas prêts de voir disparaître cet échiquier féminin obligatoire !
J'avais fait un copier coller du questionnaire. Pas de bol, ils ont changé la tournure des questions.
Prenez le temps de remplir la première page du questionnaire pour apprécier par vous-même, ou faites confiance :

"Avez-vous un programme spécifique à destinations des femmes dans votre club/ligue/comité départemental ? Si oui, lequel ? *
Pour cette année (2018-2019) avez-vous constaté une perte d’effectif chez les joueuses de moins de 18 ans ? Si oui, comment l'expliquez-vous ? *
Vos joueuses participent-elles aux compétitions féminines ? *
Rapides féminins
Interclubs féminins
Coupe de la parité
Autre :
L’échiquier féminin étant obligatoire dans les 3 premières divisions, pensez-vous que cette mesure est suffisante ou devrait-on l'étendre ? *
D'après vous, comment les instances territoriales peuvent aider les clubs dans la féminisation du sport échecs ? *
Par quel type d'actions de féminisation au sein de votre club/ligue/comité départemental seriez-vous intéressée : (plusieurs réponses possibles) *
Des tournois et des actions de sensibilisation ?
Des stages (entraînement, arbitrage) ?
Des actions scolaires, périscolaires, accompagnement éducatif ?
Des actions de communications ?
Une journée portes ouvertes ?
Autre :
Ci-dessous, vous pouvez vous exprimer librement sur le sujet :"


@Sdb64:

1) On ne doit pas parler du même questionnaire. Aucune question ne correspond. Moi, je parlais de celui qui a été adressé aux joueuses (adultes) et qui est cité à la une du site de la FFE ce jour (et que tout le monde peut consulter). Dans ce questionnaire, que nous avons reçu il y a plus d'un mois, la question était celle que j'ai donnée.
Je suppose que le questionnaire dont vous parlez était un autre questionnaire adressé, lui, aux clubs.

2) "pas de bol, ils ont changé la tournure des questions" => si je comprends bien, les questions initiales ne vous plaisaient pas, mais le fait qu'elles aient pu être rectifiées (et moins biaisées) ne vous plait pas non plus ...

2) "votre retour confirme mon sentiment : on n'est pas prêts de voir disparaître cet échiquier féminin obligatoire !" =>
Qu'en savez-vous ? Est-ce que le fait que je rectifie l'intitulé de la question dit quoi que ce soit sur la réponse que j'ai pu donner ?



Sdb64, le
C'est juste le fait d'avoir changer la question de départ qui conforte mon avis, pas vous.

"Que pensez-vous de l’échiquier féminin obligatoire dans les 3 premières divisions des interclubs ?"

"L’échiquier féminin étant obligatoire dans les 3 premières divisions, pensez-vous que cette mesure est suffisante ou devrait-on l'étendre ?"

La FFE prépare-t'elle le terrain pour remettre un échiquier féminin en N3 ? Si non pourquoi cette question idiote ?

c'est ce lien qui mène au questionnaire Info en continu: https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSdxX0-JRL9nH9ZXWYMdVPeGbMlKDvU-4ImFXGhnE0vjc2Q9IQ/viewform


"Pour cette année (2018-2019) avez-vous constaté une perte d’effectif chez les joueuses de moins de 18 ans ? Si oui, comment l'expliquez-vous ?"

Pourquoi la FFE n'essaie-t'elle pas de comprendre ce qui marche et pourquoi ça marche ?


MChoiz, le
La défiance domine toujours visiblement, mais les questions n'ont JAMAIS changé. Tout le monde n'a pas le même questionnaire.


Pietro, le
le jour ou l'on aura enfin une véritable formation vraiment digne de ce nom, là, il y aura des joueuses nouvelles et des joueurs nouveaux en quantité.
Aujourd'hui, c'est que du rafistolage. Un petit coup de stratégie, de tactique par ci par là, quelques ouvertures et finales, rien d'attirant.
Il faudrait un véritable programme de formation qui tienne la route et de vrais professeurs d'échecs diplômés avec un cursus solides.



Encore une fois, il me semble que vous confondez deux questionnaires :
- celui dont vous avez donné les question plus haut, et qui d'adresse visiblement aux clubs,
- et celui adressé aux joueuses (auquel on accède via le lien que vous donnez), dont les questions sont tout à fait différentes
Les questions sont tout à fait différentes, ce n'est pas qu'une histoire de (re)formulation.
[j'ai recopié les questions du questionnaire 2 ci-dessous, désolée pour la mise en page approximative]

Par ailleurs, il me semble que les 3 premières divisions sont Top12, N1 et N2... Pas de panique, donc, pour la N3 ...

Et si vous mettiez de côté, pour quelques minutes, votre mauvaise foi, vous pourriez imaginer que la question est peut-être posée pour éventuellement supprimer cette obligation d'avoir une femme dans l'équipe si les deux questionnaires montraient que la majorité des femmes (questionnaire 2) et des clubs (questionnaire1) étaient en faveur de cette suppression...


----------
Comment et où avez-vous appris à jouer ? *
Ecole
Famille
Centre de Vacances
Club d'Echecs
Autre:

Qu'est-ce qui vous a motivé à prendre une licence dans un club d'échecs ? *
L'accueil au sein du club vous a paru... *
Parfaitement correct (1) (2) (3) (4) (5) Parfaitement incorrect

Quelle offre de pratique est proposée par votre club ? *
Cours
Compétitions
Rencontres amicales
Autre

Quel type de pratique aimez-vous ? *
Compétitions individuelles (opens, rapide, blitz)
Compétitions par équipe mixte
Compétitions par équipe féminines
La pratique loisirs au club
Prendre des cours et progresser
Autre:

Que pensez-vous de l’échiquier féminin obligatoire dans les 3 premières divisions des interclubs ? *


Pensez-vous que les dirigeants et encadrants soient assez formés pour l’apprentissage du jeu d’échecs auprès d’un public féminin ? *
Insuffisamment formés (1) (2) (3) (4) (5) Suffisamment formés

Avez-vous toujours une pratique régulière ? Si non, pourquoi ? *

Que pensez-vous de la place des femmes dans le sport Échecs et dans votre club ? *

Avez-vous déjà subi de la discrimination par rapport aux hommes dans le cadre du jeu d'échecs ? *
Oui
Non

Ci-dessous, vous pouvez vous exprimer librement sur le sujet :



Pietro, le
Hommes/Femmes: même combat, si on fait venir des hommes, des femmes vont venir aussi, c'est plutôt une érosion totale et non uniquement féminine. Il suffit de voir les statistiques chez les adultes pour constater une constante dans les effectifs.


"Pensez-vous que les dirigeants et encadrants soient assez formés pour l'apprentissage du jeu d'échecs auprès d'un public féminin ?"

Je ne comprends pas cette question. Comment l'as-tu interprétée, monalisa ?

Sinon je constate que ce sujet est surtout débattu par des hommes. Comme Mathilde dit plus haut "c'est aux premières concernées de se faire entendre". Supposons que je sois une femme et refuse de jouer à l'échiquier féminin en Ntruc ; que je dise clairement vouloir jouer en mixte sur la base de mon elo ? Il se passe quoi ? (Quelqu'un a déjà été dans ce cas ?)

En tout cas vu le succès du sujet je devrais reformuler mon post sur les variantes du jeu en "variantes féminines du jeu d'échecs" :] ça attirerait plus de monde peut-être.


Franxis, le
C'est chez les jeunes qu'il faut concentrer ses efforts pour attirer les féminines. Souvent les filles ne sont que deux avec dix garçons ou plus vers 10-13 ans . Elles se sentent seules ,et finissent pas aller vers des sports ou elles auront plus de copines. Aux clubs et à la FFE de faire en sorte que les filles soient nombreuses et se sentent bien dans un club d'échecs. L'échiquier féminin obligatoire en nationale , oui ,mais cela n'apporte rien à long terme.


Pietro, le
De toute façon, aujourd'hui, il y a une très très très très forte concurrence dans les activités, là, c'est la loi de la plus forte ==> les féminines les plus avisées vont ailleurs.


Sdb64, le
"Pensez-vous que les dirigeants et encadrants soient assez formés pour l'apprentissage du jeu d'échecs auprès d'un public féminin ?"
Tout cela est ridicule, orienté, de la vraie perte de temps. Le mieux qui sera fait : une nouvelle évolution des règlements ! Génial, on a bien besoin de ça.
Les clubs où il y a le plus de féminines sont les clubs qui ne font aucune distinction entre homme et femme et où l'ambiance est bonne, grâce aux bénévoles et aux formateurs de qualité (échiquéenne et humaine). Au diable cette enquête "FEMINISATION" malsaine.
Au lieu de se demander pourquoi les filles quittent un club, ce serait plus constructif de demander pourquoi elles y restent à certains endroits et pas à d'autres ?! La solution au problème (qui n'en est peut-être pas un) se trouve déjà dans de nombreux clubs. Ce qui est certain c'est que la FFE devra se remettre en question sa politique générale de formation, de communication -inexistante- si elle veut atteindre les 100 000 licencié(e)s !!


DDTM, le
40 commentaires et aucun d'une joueuse se proposant de jouer le challenge propose par Guy en N1FOuest ... oui je sais, je reste sur le sujet du fil de discussion, je n'en dirais pas de meme de beaucoup ;)


Chemtov, le
Je suis preneur pour un stage concernant ''l'apprentissage du jeu d'échecs auprès d'un public féminin''. C'est toujours bon d'apprendre.

Car après quelques décennies de suivis, entraînements, cours, stages, animations, ateliers, encadrements, etc... de ''public féminin'' de tous niveaux ( jusqu'à cet après-midi ), je ne parviens même pas à comprendre la question ( '"Pensez-vous que les dirigeants et encadrants soient assez formés pour l'apprentissage du jeu d'échecs auprès d'un public féminin ?" ).


Chemtov, le
@DDTM : vous croyez vraiment qu'elle répondrait ici ? L'annonce est passée, c'est bon, je pense.

Mais peut-être faudrait-il organiser des formations pour gestionnaires de sites et forums... Thématique: "Pensez-vous que les gestionnaires des sites et forums soient assez formés pour attirer un large public féminin ?".


MChoiz, le
M. @Sdb64, étant donné le nombre de femmes dans votre club, je pense que vous devriez vous inspirer de la solution miracle au problème qui se trouve déjà dans de nombreux clubs.




@Benji3000: ""Pensez-vous que les dirigeants et encadrants soient assez formés pour l'apprentissage du jeu d'échecs auprès d'un public féminin ?" Je ne comprends pas cette question. Comment l'as-tu interprétée, monalisa ?
Je ne l'ai pas comprise. Je ne vois pas pourquoi il faudrait une formation spéciale pour enseigner les échecs aux femmes...
Dans l'ensemble, je me suis demandée si ce questionnaire était vraiment utile/pertinent, mais il a le mérite de montrer une volonté de tenter quelque chose... Et puis il y avait un champ de réponse libre, avec donc la possibilité d'aborder d'autres questions si on le voulait.

Pour moi, s'il n'y a pas suffisamment de femmes dans les clubs, c'est pour trois raisons :
- l'image des échecs dans la société : quand je parle avec des collègues, par exemple, ils pensent que les joueurs d'échecs sont des intellos et pas très sociables. Deux traits que l'on attribue plus facilement à un homme qu'à une femme (je parle de préjugés).
- il n'est pas toujours simple pour une femme de s'intégrer dans un groupe d'hommes, en particulier si ces hommes ne font pas l'effort de se montrer un minimum accueillants (envers les femmes, mais plus généralement envers les nouveaux arrivants). Ce qui me frappe souvent dans les tournois, c'est que les quelques femmes présentes vont naturellement les unes vers les autres, comme si elles avaient besoin de se sentir moins seules.
- il y a une période de la vie, disons entre 30 et 45 ans, où les gens ont souvent une famille, des enfants, pas mal d'occupations donc, et, même si les hommes prennent de plus en plus leur part du boulot, je crois qu'il est quand même plus facile à admettre que l'homme aille passer son dimanche à jouer aux échecs (ou au foot) plutôt que ce soit la femme qui prenne sa journée en laissant tout le monde se débrouiller à la maison. C'est mon point de vue en tant que femme qui a commencé à jouer aux échecs sur le (très) tard. Maintenant que les enfants sont grands, je n'hésite pas à partir mais ça aurait été plus compliqué quand ils étaient petits (partir pour le boulot, ok, mais pour des loisirs, je pense que ça aurait eu du mal à passer...)

Pourquoi les jeunes filles ne restent pas, je ne sais pas ... D'ailleurs, est-ce que vraiment les jeunes filles abandonnent plus souvent que les garçons ? Dans mon club, je vois des garçons de 15-16 ans qui veulent arrêter. Si au départ, il y a 2 filles et 10 garçons, et qu'à l'adolescence 2 filles et 2 garçons abandonnent, il reste 8 hommes et pas de femmes.


DDTM, le
@Chemtov
Je n'ai pas vu de nouvelles joueuses dans les effectifs de Guy depuis ces derniers jours.

Mais peut etre que le lectorat du forum est plus feminin que les intervenants et qu'effectivement Guy a eu des reponses.
Cependant, il aurait alors cloture son post en indiquant avoir trouve :)


@monalisa: "Je ne vois pas pourquoi il faudrait une formation spéciale pour enseigner les échecs aux femmes"
On est d'accord :) J'espère que ce questionnaire sera lu par d'autres personnes que l'auteur(e) de cette question.

En tout cas les trois raisons que tu indiques paraissent justes. Lancer des sorties échecs sur OVS contribue à combattre le premier point je pense (j'ai exactement une inscription sur ma sortie "variantes du jeu d'échecs" et c'est... une femme ^^). "en particulier si ces hommes ne font pas l'effort de se montrer un minimum accueillants [...] plus généralement envers les nouveaux arrivants" : en effet ! Ça me semble être le plus important. Et il y a du boulot...


MChoiz, le
Malheureusement si, il y a besoin d'une formation à l'accueil du public féminin, surtout dans un milieu avec 90% de formateurs qui sont des hommes.

Il n'est pas question de formation spécifique aux femmes dans un groupe isolé, mais déjà en premier lieu d'éradiquer le sexisme, la discrimination et l'infantilisation des jeunes filles dans un groupe mixte. C'est du simple vocabulaire mais c'est la base...

De prendre en compte ensuite dans la compétition les spécificités inhérentes à la société, les femmes sont beaucoup moins poussées vers l'excellence sportive que les hommes, ça veut dire qu'il faut redoubler d'efforts pour les soutenir quand elles s'engagent dans un tel processus.

Quant aux problèmes des femmes dans le haut niveau et la haute performance, c'est encore autre chose. L'équipe a consacré un article récemment aux problèmes liés aux menstruations et la baisse de concentration dans le haut niveau chez les joueuses E-Sport. C'est un sujet parmi des dizaines qui sont tabous et non abordés dans les sports ultra-masculins.




Est-ce que la FFE peut permettre d'avoir 50% de joueuses en France, sur le total des joueurs et aussi au top ?
Non.
Il y a trop de facteurs qui rentrent en jeu, dont certains dépassent de loin l'influence de la fédé. Cependant, elle pourrait et devrait y contribuer, agir pour tendre vers ces deux objectifs (50% de joueuses au total et 50% de joueuses au top).
Tout d'abord il faut comprendre que ne rien faire serait bien mieux que ce qui est fait actuellement !

La discrimination positive peut permettre d'accéder à une juste mixité quand hommes et femmes ont des capacités et des compétences égales mais qu'il n'y a pas de parité à cause précisément d'une discrimination.
Ce qu'on appelle discrimination positive est donc bel et bien positif et en réalité n'est pas une discrimination, au contraire, c'est une anti-discrimination.
A l'inverse, ce que font les fédés nationales et internationales, c'est bel et bien une discrimination, et c'est négatif.

Quelques exemples concrets :

On veut plus de mixité ?
On arrête toutes les compétitions exclusivement réservées aux femmes et on prend des mesures incitatives comme par exemple :
licence a 50% pour les joueuses adultes, licence offerte pour les jeunes joueuses.

Un club veut plus de joueuses ?
Avec les économies faites en supprimant les règles de "discrimination négative" de joueuse obligatoire dans les hautes compétitions et les compétitions féminines (quelques centaines à quelques milliers d'euros par joueuse et par an), le club pourrait faire l'adhésion à 50% pour les joueuses et une offre du style - un garçon adhère au club, sa sœur peut adhérer gratuitement.
On remarque qu'on fait face à une discrimination sociétale : moins de filles s'inscrivent en club à cause de nombreux facteurs sociétaux. On combat cette discrimination par une mesure positive d'anti-discrimination. L'inverse donc, de ce qui ce fait actuellement.

Evidemment on rend tous les championnats jeunes mixtes, en conservant pour l'instant un titre symbolique à la première fille, comme ce qui se fait en Espagne et dans (toutes ?) les ligues.

On supprime le national féminin qui doit coûter à la louche 25 000€ pour 10 joueuses. Avec cet argent, on fait l'inscription gratuite ou au moins à 50% aux femmes (dans les opens mixtes donc !) et on offre de bonnes conditions aux meilleures femmes (hébergement, nourriture, transport voire starting fee).
Les meilleures femmes joueront, si ce n'est dans LE national, dans l'accession. Ou mieux encore, on supprime le national et on fait un grand open mixte par exemple à +2300 sans aucun prix féminin si ce n'est le vase de Sèvres offert par le président de la République et le titre purement symbolique qui va avec.

De manière générale, on supprime tout prix féminin dans les opens. Les organisateurs qui souhaitent avoir plus de joueuses offrent l'inscription ou donnent des conditions aux joueuses.
Là aussi, on privilégie une positive anti-discrimination à une discrimination négative.

Evidemment, on refuse d'homologuer tout tournoi qui discriminerait une partie de la population, autrement que par l'âge, le niveau ou un handicap.
Si quelqu'un veut organiser une compétition réservée aux femmes (ou interdite aux femmes d'ailleurs), très bien, mais ça ne sera pas homologué.

On pourrait aussi envisager des campagnes de publicité, demander de l'aide au secrétariat chargé de l'égalité entre les femmes et les hommes... mais bon de toute manière il ne sert de faire des plans sur la comète.
La première étape vers la mixité est que les dirigeants pensent que hommes et femmes aient les mêmes capacités et qu'en conséquence, la mixité est un but vers lequel il faut tendre. Or ce n'est le cas ni à la FFE ni à la Fide.






"Il n'est pas question de formation spécifique aux femmes dans un groupe isolé" : je crains que les gens (bon, moi au moins) aient pourtant lu la question comme ça - il faudrait peut-être la reformuler :)

Sinon je n'aime pas du tout cette idée de tout proposer à moins 50% aux femmes ; soit elles veulent jouer soit elles ne le veulent pas, leur adhésion ne devrait pas dépendre d'une promotion sur la licence :/


"éradiquer le sexisme, la discrimination et l'infantilisation des jeunes filles dans un groupe mixte"

Passionnant comme France-Échecs reflète fidèlement la société française et ses lubies égalitaristes (je n'avais pas lu le développement de PE ci-dessus mais c'est du même tonneau, pas vraiment serein). Bizarrement, les sociétés qui ne font pas de ces objectifs une obsession sont aussi celles qui n'ont pas ces problèmes... Je ne suis pas sûr, par exemple, que sur Géorgie-Échecs, ça passe son temps à chialer sur des problématiques de genres.

Et avec quelques résultats probants, aussi bien aux échecs qu'en musique.


MChoiz, le
Tu parles de la non mixité comme un frein à la féminisation alors que plus de 50% des joueuses ne savent même pas ce qu'est l'échiquier féminin, jouent juste en interclubs jeunes/adultes et ont leurs cours en mixte. Leur pratique se vit entièrement mixte.

Tu parles de championnats, de national, d'open et d'invitations. Autrement dit tu ne parles que de compétition, ce qui est une infime partie des joueuses d'échecs.


Chemtov, le
J'allais le dire. Je ne comprenais pas non plus ce que cela avait à faire là.

Perso, ce qui me consterne, c'est lorsqu'on ouvre une section du club dans une école. Inscriptions : 31 garçons et 1 fille !


El cave, le
Marrant d'exhumer de vieilles discussions et de constater des évolutions sur certains sujets. Je suis beaucoup trop mégalo pour changer d'avis malheureusement mais c'est rassérénant.


Chaque année il y a en France plus de 100 000€ gaspillés en compétitions féminines et prix féminins, payés par la fédé et les clubs avec un effet négatif par rapport aux objectifs de mixité, total et au top.

Je propose justement de supprimer ces compétitions afin de financer des mesures non compétitives comme la baisse du prix, voire l'offre de la licence et de l'adhésion en club pour les joueuses.

Je propose aussi, certes, d'améliorer les nécessaires compétitions, mais il ne faut pas occulter le reste.

Mais encore une fois, ça ne sert à rien de parler dans le vent car il n'y a aucune volonté de mixité de la part des dirigeants.


MChoiz, le
@Chemtov, c'est le vrai problème oui ;) qui relève d'une politique générale de féminisation/communication. Et la petite arrêtera surement parce que seule dans une masse de garçons.


L'objectif c'est l'égalité des chances, pas l'égalité des résultats. C'est absurde de penser qu'on va avoir une société où tous les métiers et toutes les activités seront pratiqués à 50-50 par les hommes et les femmes. Même en retirant les activités avec une dimension physique, il n'y aura pas répartition égale selon les sexes, car il y a des différences significatives d'intérêt pour les activités.

Ces différences d'intérêt sont en partie une construction sociale, qui peut donc être remise en cause, mais qui n'est pas forcément une mauvaise chose en soi (c'est important d'avoir des rites et des codes sociaux permettant la construction de son identité de genre, ce n'est pas juste un effroyable asservissement). Et la recherche récente montre également des différences plus profondes, donc qu'il faut bien qualifier de "biologiques", entre les intérêts des hommes et des femmes (j'insiste sur le "entre les intérêts": la recherche montre au contraire qu'il n'y a quasiment aucune différence en termes de performances cognitives, à part de meilleures performances pour les filles à l'école). Pour une illustration de ce paradoxe, un article scientifique récent: http://eprints.leedsbeckett.ac.uk/4753/6/symplectic-version.pdf


L'important, c'est de réduire au maximum les normes sociales douteuses et les comportements déplacés qui empêchent un individu de s'épanouir dans une activité qui lui plaît. Et je rejoins complètement les analyses sur le machisme ordinaire dans les clubs qui va faire que certains vont considérer les filles comme incapables de bien jouer aux échecs, leur parler comme à des demeurées ou avoir des paroles ou des attitudes rebutantes (je me souviens de ce prof d'échecs qui appelait systématiquement la Reine "la pouffiasse", et des ricanements que cela suscitait). Donc il faut combattre tout ça dans les clubs, voire comme dit MChoiz mieux valoriser la pratique récréative, pour qu'aucune fille ou femme ne se sente a priori exclue de la pratique des échecs. Mais penser qu'en faisant cela on va tendre vers un 50-50, c'est se tromper (ça n'arrivera pas) et se tromper d'objectif (on s'en fout, du 50-50).


En fait c'est ici qu'on en avait déjà parlé:
https://www.france-echecs.com/article.php?art=20141026124656486

Du coup je me répète en moins bien, c'est la décrépitude de l'âge :-D


MChoiz, le
@petiteglise, je pense que nous sommes d'accord sur de multiples points, la différence c'est que j'ai bien conscience qu'il n'y a pas de mixité sans féminisation. De multiples ligues ont des championnats mixtes, la proportion de femmes n'augmente pas pour autant, le niveau non plus. Alors c'est bien, c'est mixte mais est ce que la mixité est une finalité ? L'objectif c'est que ça soit mixte ou bien que les femmes jouent plus et jouent mieux ?

La politique tarifaire favorisante est une idée, mais ce n'est qu'un outil, ce n'est pas cela qui va changer l'image de la FFE et des échecs auprès des parents et jeunes filles, ni contrer tous les comportements machistes qui font encore fuir les filles/femmes seules isolées face à des masses masculines. Je te rejoins néanmoins parce que c'est quelque chose largement utilisé dans tous les domaines.

Mais encore une fois, sans politique générale -et il n'y a jamais eu de claire volonté politique de faire changer quoique ce soit- on n'y arrivera pas.



@raspoutilf: je n'ai pas encore lu l'article (bon, l'abstract et la conclusion quand-même ^^), mais le lien pour ton bouquin est cassé (possible autre lien). Je le chercherai à ma médiathèque :)

Par contre même si 50-50 ne doit en effet pas être un objectif, je ne vois pas pourquoi un jeu (car les échecs sont avant tout un jeu) a priori neutre n'attirerait pas autant de femmes que d'hommes. Sans doute car il est moins neutre que j'imagine.


Merci! :-)


Marc08, le
Bonjour à tous,
Je me permet de prendre la parole aussi sur ce sujet , pour information , car certaine personnes ne le savent peu être pas je suis à l'origine - malheureusement de la suppression de la féminine en N3- ce point que j'ai présenté lors d'un C.D était intitulé : modification du règlement des interclubs pour la féminine et ce que j'ai défendu c'est le règlement COMPLÈTEMENT IDIOT et qui perdure dans nos règlements des interclubs ( Coupe 1700 par exemple) du moins 1 et là plusieurs membre du C.D se sont engouffrer dans la "brèche" pour demander la surpression pure et simple de l'obligation de cette féminine
Bon revenons un peu à l'autre sujet, de mon coté je pense un peu comme "petite église" que notre Fédération par le biais de "forcer" les compétitions féminines ne va pas dans le sens d’intégrer celle ci à notre "sport" qui n'en déplaise à certaines restent un "sport" MIXTE après est ce que l'ambiance joue : oui si dés le départ les clubs ont de nombreuses féminines elles se sentiront intégrées , car pas du tout seules, par contre c'est surement très dur pour une jeune filles qui sait jouer aux échecs d'arriver dans un club en étant la seule femme ou jeune fille du club parmi 15/20 joueurs .
Et le TRÈS gros problème de notre fédération c'est - malgré que je reconnais tous leur travail vis à vis des féminines- les différentes personnes bornées qui s'occupent de la direction de celle ci et qui ne veulent pas évoluées ou entendre parlé d’arrêter les championnats féminins et de passer le cap en suggérant d'effectuer toutes les compétions MIXTES


Chemtov, le
A noter que les obligations d'avoir des filles dans les équipes commencent déjà en scolaire ! Lors des récents championnats scolaires du Bas-Rhin ( 6ème Fête des Echecs / 237 scolaires / Tournoi individuel mais incluant un classement par équipe ), la section du club citée précédemment ne pouvait pas se qualifier pour la finale de l'académie. Ce fut aussi le cas d'autres équipes. Et les vainqueurs du tournoi ont été rétrogradés après modification du classement ( fait initialement sur les huit meilleurs d'une école, sans prendre en compte la discrimination filles/garçons). Incompréhension complète de certains parents qui débarquaient dans ce monde étrange des Echecs. Donc le message passe déjà ( vedettariat féminin ! ) lors des premiers pas des enfants dans les Echecs. Après, évidemment...pour changer les mentalités...


MChoiz, le
Quelques points factuels :
- Une très grande proportion des femmes vivent une pratique mixte et ne savent même pas de quoi vous leur parlez quand vous parlez d'échiquier féminin et de mixité : "je ne sais pas", "je ne suis pas au courant", "je ne fais pas de compétition" etc.
- La majorité des femmes déclarent jouer aux échecs pour avoir une pratique loisirs et non compétitive, pratique loisirs qui peut s'organiser autour d'un groupe de femmes ou d'un groupe mixte, peu importe.

La mixité n'est absolument pas le très gros problème de notre fédération, le très gros problème c'est celui de Chemtov et de dizaines de clubs qui ont des sections avec 5%-10% de filles qui partent aussitôt arrivées parce qu'elles sont seules. Et celles là entrent à peine dans les échecs et vivent une pratique du jeu qui est mixte. Mais la mixité à 1 pour 9, 2 pour 15-20 ou en l'occurrence 1 pour 30 ce n'est pas très réjouissant.

Dire que c'est parce qu'il y a des catégories féminines dans certaines compétitions que les clubs n'arrivent pas à faire venir les femmes, c'est de la malhonnêteté intellectuelle, aucun parent et aucune jeune ne vous dira jamais "je ne m'inscris pas au club d'échecs parce que si je me qualifie au championnat de France je vais devoir jouer contre des filles." Jamais, nulle part, personne.


Avec 1000€ un club typique peut payer une joueuse à 2000 pour qu'elle joue 11 parties au dernier échiquier en N1.

Avec 1000€ de manque à gagner, ce même club pourrait avoir 4 ou 5 jeunes joueuses et une ou deux adultes avec des offres du style :
Adhésion à 50% pour les joueuses.
Adhésion gratuite pour les filles de la même famille qu'un joueur adhérant.
Et la joueuse à 2000 jouera bénévolement en n3 avec les autres joueurs à 2000.

A l'échelle nationale, en arrêtant la gabégie des compétitions féminines, on pourrait envisager de doubler le nombre de joueuses en quelques années...


@Petiteglise: ce même club pourrait avoir 4 ou 5 jeunes joueuses et une ou deux adultes avec des offres du style...
Encore faut-il les trouver, les joueuses motivées pour s'inscrire ! La licence a 50%, et même gratuite, c'est encore trop cher si c'est pour se retrouver dans un club où on ne se sent pas bien (parce que pas assez de femmes, trop de machos, trop de mépris, etc.) ... Je ne suis vraiment pas persuadée que l'argent soit le problème. Ou alors, qu'on me montre des clubs qui ont sensiblement plus de femmes que les autres en ayant mis en place de telles mesures ...

Je crois que ce qui fait qu'on va vouloir entrer et rester dans un club, c'est :
- soit d'y trouver un accueil qui nous convient, c'est-à-dire :
    - un milieu mixte équilibré (c'est l'idéal) ou alors masculin mais néanmoins sympathique (c'est possible !)
    - ou alors des opportunités de jouer entre femmes (en compétition ou pas)
- soit d'avoir suffisamment pris goût au jeu et à la compétition, et être suffisamment motivée pour faire abstraction d'un milieu masculin peu accueillant (ça existe aussi...).

En ce sens, les compétitions féminines peuvent avoir un intérêt : une occasion de jouer dans un milieu où on se sent mieux, prendre confiance en soi. Oui, ça coûte un peu d'argent, mais si ça amène des femmes à se mettre aux échecs, c'est très bien. Plus il y aura de femmes, plus on tendra vers une vraie mixité, plus d'autres femmes auront envie de venir dans les clubs.
Je ne sais pas si l'existence de compétitions féminines marche vraiment, je n'ai pas de chiffres. Mais en tout cas, comme le dit MChoiz, je doute fort que ça ait l'effet inverse ...


MChoiz, le
De nombreux clubs ont déjà expérimenté la gratuité de la licence, les 50%, j'ai même vu l'option des cotisations clubs totalement gratuites pour les filles, cours inclus. Sans aucun effet.

Si c'était si facile ça se saurait. La politique tarifaire c'est une action au service d'un projet, seule sans projet global, ça ne marche pas du tout.




Ah ça c'est sûr que si c'est un pas dans la bonne direction, ça ne suffit pas. C'est pour ça que plus haut j'ai proposé plusieurs autres réformes qui seraient autant d'avancées. Et il y a plein d'autres idées qui mises en commun auraient un réel impact.
Toutes passent par l'arrêt du système actuel qui est non seulement inique et pire qu'innefficace : contre productif.

Si on additionne les coûts des championnats féminins, les prix féminins, la paye des joueuses, par an et en France, on obtient un gros nombre à 6 chiffres. Sans que ça aide à obtenir plus de joueuses ni à les faire progresser. Pas dur de trouver mieux d'autant que rien serait mieux...


Intéressant le lien d'El cave. Finalement, le seul truc intéressant, ça serait les raisons d'un tel revirement : Saint-Paul, on sait, PE pas encore...

"C'est pour ça que plus haut j'ai proposé plusieurs autres réformes qui seraient autant d'avancées."

C'est beau le doute allié à la modestie.


MChoiz, le
Affirmer de manière péremptoire que c'est contre-productif, qu'il suffit de tout supprimer et de faire 50% sur la cotisation club et tout sera merveilleux, c'est un peu grossier... et ça fait rien avancer.

pour avoir parlé du sujet avec des dizaines de personnes issues des autres fédérations, de l'entreprise, des milieux hyper-masculins ou de la sociologie, les équilibres à trouver sont un tout petit peu plus compliqués que ça...


Aucun revirement, je considère les joueuses de haut niveau soit comme des amies soit comme des pairs, voire des modèles. Et je les défendrai toujours face à un gros beauf qui les insulte et prétend qu'elles ne devraient pas jouer. Cela dit, déjà à l'époque je m'étais embrouillé avec l'éternelle directrice des féminines pour avoir critiqué les compétitions féminines qu'elle mettait en place, en particulier la grotesque accession féminine. Et déjà à l'époque je soutenais toutes les joueuses qui préféraient jouer en mixte.

Plus grossier et plus péremptoire, serait d'affirmer que le système actuel sert à obtenir plus de joueuses et les faire progresser.
Sur les 6 ou 7 dernières années on a dû dépenser +1 million d'euros dans ce système.
Pour quels résultats en augmentation du nombre de joueuses et de leurs niveaux ?
C'est impensable d'imaginer qu'il y avait mieux à faire ?


Pietro, le
Il faudrait déjà protéger les joueuses et joueurs formés au club.


MChoiz, le
Tu parles de supprimer des choses qui ne te plaisent pas et qui n'ont rien à voir pour résoudre le fait qu'il y a 1 fille sur 31 inscrits au cours de Chemtov, le tout sans tenir compte du fait que ce n'est pas parce que cela ne TE plait pas que ça ne plait à personne.

Le seul vrai problème, c'est la proportion des femmes dans les clubs, chez les dirigeants, les animateurs et dans les sections à l'école car tout le reste découle de cela.

La réalité chiffrée aujourd'hui que c'est la majorité des femmes ne veulent pas supprimer les compétitions féminines, parce que c'est souvent leur seul rempart à l'isolement. Les mécanismes sont les mêmes dans tous les domaines, tant que la proportion de femmes n'augmentera pas, les femmes se réfugieront dans des pratiques non mixtes si le milieu est peu accueillant et plus elles seront nombreuses plus la mixité s'imposera naturellement.

Je sais très bien les représentations que tu as mais ce n'est pas parce que des femmes sont solides et habituées à naviguer dans un milieu sexiste et machiste que c'est le cas de tout le monde, très loin de là.




Post intéressant et récurrent......




La parité un obstacle pour les femmes ?

Oui la preuve à Sarcelles.


"Les mécanismes sont les mêmes dans tous les domaines, tant que la proportion de femmes n'augmentera pas, les femmes se réfugieront dans des pratiques non mixtes si le milieu est peu accueillant et plus elles seront nombreuses plus la mixité s'imposera naturellement."
Exact, mais peut-être un voeu pieux tant qu'un plus grand nombre d'entre elles ne comprendront pas que le pouvoir ne s'offre pas, il se prend. Mais voilà, elles sont trop nombreuses à ne pas aimer le conflit.


Sdb64, le
Disons qu'on initie un groupe de 100 gamins (50 filles 50 garçons mélangés), même programme, même traitement. On leur propose un tournoi dans la foulée. On aura 40 participants : 30 garçons, 10 filles.
"Seulement" 10 filles d'après certains. Qu'est-ce qu'on fait ?
1) On se dit 'c'était un chouette tournoi, vivement l'an prochain'
2) On remet en question l'initiation et l'animateur qui inconsciemment s'est peut-être comporté différemment avec les filles et on se demande s'il est suffisamment formé.
3) On fait de la discrimination positive >> on propose un tournoi mixte (5 filles présentes, les autres se réservent pour le Féminin) et un tournoi féminin (15 filles présentent) >> super, 20 participantes au total, la FÉMINISATION aux échecs est née.



Chemtov, le
Wow ! 50 filles sur 100 enfants ! Mais d'où viennent elles ?


Sdb64, le
D'une école pardi !


Chemtov, le
C'est bien. Vous avez de la chance. Hélas, nous n'avons pas d'entrée dans le scolaire. Et par le périscolaire, nous voyons venir très peu de filles. Donc, nous ne pourrions pas tester votre scénario.


@Sdb64: Et alors ? Si l'objectif de la FFE est d'amener plus de filles à jouer aux échecs, l'objectif est atteint, non ? (20 joueuses au lieu de 10)
La question qu'il faudrait peut-être se poser, c'est pourquoi 10 filles n'ont envie de jouer que s'il y a un tournoi féminin, et pourquoi 5 autres préfèrent un tournoi féminin à un tournoi mixte quand elles ont le choix.
Ca vous arrange peut-être de croire que c'est parce que le niveau y serait plus faible, mais peut-être que les vraies raisons sont ailleurs ?


En résumé :

Problème fondamental : Il n'y a pas assez de filles dès l'initiation et l'inscription en club.

Tentative de solution pratiquée depuis des années et des années : octroyer le gros des ressources, en argent, en temps et en énergie à des compétitions féminines et des prix féminins qui concernent avant tout les meilleures joueuses : National F, France Rapide F, Interclubs F, joueuse obligatoire, prix à la première femme dans les open mixtes, championnats de France jeunes séparés...

Bilan : A la surprise générale, ça ne contribue en rien à ne serait-ce qu'une amélioration du problème fondamental. Ni, soit dit au passage, à l'amélioration du niveau.

Plan d'action : Surtout ne pas se dire que tout ce temps, cette énergie et cet argent pourraient mieux servir. On ne change rien et on attend que les mêmes causes, dans les mes conditions, produisent des effets différents.

Courage Chemtov : Jocelyne va nous contacter un tournoi féminin supplémentaire et Dvorkovich va instaurer le tournoi des Candidates.
Ca serait surprenant qu'avec ça l'an prochain tu n'aies pas au moins 10 joueuses sur les 31 élèves et rapidement bien plus de licenciées et de joueuses parmi les meilleurs du club.


"On ne change rien et on attend que les mêmes causes, dans les mêmes conditions, produisent des effets différents." Excellent ^^

Ceci dit je ne suis toujours pas fan des frais réduits pour les dames. Si je devais proposer quelque chose ce serait plutôt des animations gratuites (du coup financées par l'argent du circuit féminin supprimé), effectuées dans des lieux plus fréquentés qu'un sombre club d'échecs dont tout le monde ignore l'existence. Des curieux et curieuses passeraient à côté et accrocheraient peut-être - un peu comme à la journée des associations en septembre. En plein air sur une place fréquentée c'est idéal, enfin c'est pas encore la saison (quoique).

Après on peut rêver et imaginer un cours d'échecs obligatoire(s) à l'école ? Enfin plus généralement jeux de plateau type go, dames, othello ...etc. Il y a bien musique et arts plastiques... ^^


MChoiz, le
Tout cela avec le postulat faux :
- il faut déshabiller le haut niveau pour rhabiller le développement : ça sous entend que le problème est financier, hors ce n'est pas le cas du tout.

Quant aux "grosses ressources" pour les compétitions féminines, pardon mais lol.

Entre parenthèses, les licences A Femmes sont en constante augmentation et augmentent plus vite que les licences A Hommes (dans lequel on claque beaucoup plus d'argent soit dit en passant).


Même si le problème n'est pas financier, réattribuer des ressources différemment ne peut pas faire de mal, puisque d'après ce que j'en comprends (et du peu que j'ai constaté dans certains clubs) la situation pourrait difficilement être pire.


MChoiz, le
Mais de quelles ressources vous parlez ?

Si vous supprimez par ex. l'échiquier féminin en top 12, les équipes qui jouent le titre, au lieu de payer une femme, elles devront payer un homme à la place, ça ne sera pas réutilisé ailleurs dans le développement féminin.

Si vous supprimez le prix féminin de 100€, très bien, il sera au mieux réattribué dans les prix généraux mais n'ira jamais dans le développement féminin non plus.

Nous ne sommes pas en train de parler d'un pognon de dingue, on parle de supprimer des miettes et de montants ridicules comme si ces miettes allaient ensuite être mises dans le développement.


Bonjour,
Vous parlez de parité. C'est bien.
Les filles qui ont pris part au club d'échecs sont parties l'année suivante pour aller au club de football.
Quand parlerez-vous d'égalité qui , je vous rappelle, fait partie de la trilogie de la République Française ?
La parité, existe , certes un peu, mais existe : il y a bien un championnat de France Mixte et Féminin.
Mais pour ce qui est de l'égalité : quand verrons-nous une championne de France obtenir la même récompense que son homologue masculin?


Wisemas, le
@ChessLulu53
Jamais car il n'y a pas de compétitions masculines aux échecs. S'il y en avait, nous pourrions comparer.

Pour ce qui est de l'utilisation des ressources financières que certains souhaiteraient voir supprimer pour les meilleures joueuses (qui d'ailleurs ne seraient peut-être plus joueuses du tout si elles n'existaient pas), on ne peut que rejoindre MChoiz.

La mixité dans le sport est un "problème" global et non uniquement spécifique aux échecs.


Sdb64, le
Roland Garros affiche le même 1er prix chez les hommes et chez les dames depuis 2012, soit 2,2 millions d'euros pour le ou la vainqueur.
70% d'hommes à la FFTennis.

@monalisa : comme PE je pense que les compétitions féminines coûtent trop de fric pour un retour sur investissement ridicule. Dans l'exemple que je décrivais, on parle d'enfants qui ne connaissaient les échecs. Tout le monde l'a remarqué, les filles ne sont pas très attirées par la compétition aux échecs. Alors pourquoi dépenser tout ce fric dans les compétitions féminines ? Ne pourrait-on pas utiliser cet argent ailleurs ? Par exemple dans de la communication - pas un flyer, quelque chose de sérieux, un spot qu'on pourrait diffuser dans les écoles. La FFE attend qu'un club fasse le travail à sa place ?
C'est si compliqué de faire ce genre de spot ?
https://www.youtube.com/watch?v=PflmdW5Ya70


https://www.youtube.com/watch?v=HlRq8FBefrI


MChoiz, le
@Sdb64 c'est bien les échecs français. Un monde dirigé par des hommes sexistes et machistes qui écœurent les femmes, qui majoritairement préfèrent jouer entre elles. Et ces mêmes hommes viennent ensuite leur dire, jouez en mixte et donnez nous les quelques euros de vos compétitions féminines parce que sinon on ne sait pas comment faire du développement.

"trop de fric" : c'est juste faux.

Et pour la dernière fois : ce n'est pas un problème d'hommes et ce n'est pas des hommes autour d'une table qui peuvent penser la féminisation du jeu d'échecs et du sport en général, ce forum en est encore la preuve. A aucun moment l'un de vous se demande : qu'est ce qu'elles veulent, pourquoi elles ne jouent pas, pourquoi elles arrêtent, pourquoi la majorité veut encore jouer des compétitions féminines, personne ne se dit que la voix la plus importante au chapitre, ce sont les premières concernées.


elkine, le
Les dirigeants sexistes écœurent tout le monde, ce n'est pas une raison pour former des clans.


MChoiz, le
@elkine à partir du moment où il n'y a pas d'égalité entre 2 groupes, il n'y a pas besoin de former des clans, ils sont déjà formés.


elkine, le
Si tu veux les y voir. Il y a peu de joueurs noirs, ce n'est pas pour ça qu'ils forment un clan.


MChoiz, le
Kasparov :
"Some people don’t like to hear this, but chess does not fit women properly.It’s a fight, you know? A big fight. It’s not for women. Sorry. She’s helpless if she has men’s opposition. I think this is very simple logic. It’s the logic of a fighter, a professional fighter. Women are weaker fighters."

Fischer : "They're terrible chess players... I guess they're just not so smart... I don't think they should mess into intellectual affairs, they should keep strictly to the home"

ou le fameux : "I could give any woman in the world a piece and a move; to Gaprindashvili even, a knight."

Ce n'est pas le groupe discriminé qui crée un clan, il est créé par ceux qui discriminent. Je n'ai encore jamais entendu "vous jouez bien pour un noir." par contre "vous jouez pas si mal pour une fille", je l'ai entendue des dizaines de fois.




elkine, le
Et vous quittez le terrain à cause de quelques beaufs ?


MChoiz, le
Quelques beaufs ? C'est par centaines. Mettez-vous de l'eau sur la nuque avant que les témoignages soient publiés parce que vous allez tomber de haut si vous pensez que ce sont des comportements isolés et rares.


Sdb64, le
tu mets en avant un préjugé (les échecs c'est un jeu d'homme) qui fait dire à certains "vous jouez pas si mal pour une fille".

On apprend à jouer à jouer à un bleu, un blanc, un rouge. On les invite à participer à une rencontre. Le rouge n'y participera pas, pour X raison
On pourrait laisser le rouge tranquille et lui proposer le même projet l'année suivante. On pourrait aborder d'autres rouges aussi.
Mais non, on va lui faire une offre qu'il ne pourra pas refuser (ou pas) : on lui propose un tournoi réservé aux rouges !! Waouh le rouge y participe !! ma démarche est forcément bonne. Bah non.

Citer Kasparov ou Fischer renforce l'idée que la féminisation progresse si vous lutter contre les préjugés. La meilleure façon d'y arriver est d'apprendre à jouer massivement aux enfants de maternelle ou primaire.

Il y a beaucoup de femmes dans les créneaux vétérans (80% dans les miens). Souvent ces femmes veulent découvrir les échecs parce qu'elles veulent dépasser leurs propres préjugés. Elles ont d'ailleurs beaucoup de regrets de ne pas avoir été inciter à jouer dans leur jeunesse.

C'est un gros travail. Qui prendra des années. Des dizaines d'années si la FFE est incapable de changer de conduite.




elkine, le
D'accord avec Sdb. Jouer entre vous ne fait que donner du crédit aux sottises de K. et F.


MChoiz, le
Je me suis permise d'écrire la vraie histoire :

Bleu discrimine rouge depuis des siècles. Bleu joue à un jeu depuis 1500 ans. Rouge décide il y a un siècle qu'il essaierait bien de jouer aussi. Comme Bleu discrimine rouge sur tous les sujets et que Bleu trouve Rouge trop nul pour jouer avec lui, Bleu crée des tournois de rouges et s'assure bien de continuer à dire que Rouge est trop nul pour jouer.

Un siècle plus tard, Bleu vient dire à Rouge, tes tournois de Rouges n'ont vraiment aucun intérêt donc on va les supprimer et tu joueras avec les Bleus même si t'es encore trop nul pour jouer avec eux.

pas de chance, Rouge s'est habitué à ses tournois de Rouges et n'a pas forcément envie de supporter Bleu et ses discriminations.

Bleu continue de vouloir imposer ses idées à Rouge, après tout comme disait Einstein, deux choses sont infinies.


Hanam, le
Kasparov a changé un peu d'avis sur le sujet...

https://www.telegraph.co.uk/news/2017/12/02/garry-kasparov-wrong-women-playing-chess/

Résoudre le problème (si c'est un problème) sera de toute façon complexe tant que ça ne créera pas un état d'alerte...la prise de conscience ne suffit pas...


Sdb64, le
Sauf que Bleu Blanc Rouge sont des enfants qui n'ont pas les mêmes considérations que les féminisationistes de la FFE...


MChoiz, le
Ah parce que les enfants sont déconnectés de toute vie sociale et donc de tous les stéréotypes et discriminations ? Ils vivent dans une bulle ?


Hanam, le
Donc MChoiz a bien raison. Bleu continue à imposer sans demander à Rouge.


MChoiz, le
Aujourd'hui, Rouge n'a pratiquement plus aucun intérêt à accepter de rejoindre Bleu car le sport Rouge est devenu visible et rejoindre Bleu rendrait Rouge complètement invisible.

Et la grande tendance c'est le financement par les grandes entreprises du sport Rouge qui en a un peu ras le bol des frasques des Bleus.



Sdb64, le
Tu parles des grandes entreprises dont 90% des présidents ou DG sont des Bleus (qui donnent un peu aux Rouges pour s'acheter une image ou faire écran de fumée)? Quelles sont ces entreprises qui surfent sur la tendance de la parité et de la féminisation aux échecs ?

@MChoiz "Ah parce que les enfants sont déconnectés de toute vie sociale et donc de tous les stéréotypes et discriminations ? Ils vivent dans une bulle ?"

En Grandes Sections et CP ils n'ont jamais entendu des échecs, n'ont aucun préjugé sur ce jeu, ils et elles adorent tous et toutes les échecs quand c'est bien présenté.

Pendant que moi je mélange sans cesse dans les classes les Bleus et Rouges, sans arrière-pensée, toi tu les attends à la sortie avec une pancarte "Les échecs, c'est mieux sans les Bleus !".

La Féminisation pourquoi pas pour les grands. Mais épargnez les fillettes qui n'ont pas à se retrouver séparer des garçons alors qu'elles n'ont rien demandé.




Wisemas, le
Sdb64, j'ai l'impression que vous mélangez deux sujets.

Pensez-vous réellement que la présence de "peu" de filles / femmes aux échecs et liée à l'existence de compétitions pour les filles / femmes ?

Je doute que ce ça soit qui y contribue.




MChoiz, le
@wisemas évidemment que non.

Mais apparemment bleus et rouges dans les cours d'échecs vivent dans une bulle et n'ont jamais été exposés aux stéréotypes de genre donc tout va bien.


Sdb64, le
Une femme joueur d'échecs est un joueur d'échecs comme les autres.

cf. https://www.youtube.com/watch?v=3MOrYRcPK80

La compétition féminine n'arrange pas les conditions des femmes aux échecs. Pas d'augmentation du nombre des femmes joueurs d'échecs non plus. Au lieu de passer à autre chose, on nous met la tête dans le seau avec le Plan Féminisation (ou plan Echecs et Femmes ça passe mieux).

Si on veut augmenter le nombre de pratiquantes il suffit d'élargir la base. Soit c'est tous ensemble, soit c'est tout séparé comme au foot. La féminisation ne doit pas pourrir toute la pyramide.


MChoiz, le
Les échecs ne sont pas une bulle déconnectée du reste du monde, s'il n'y a pas beaucoup de filles qui jouent aux échecs, cela n'a rien à voir avec les compétitions féminines, le responsable c'est les stéréotypes de genre inculqués depuis la prime enfance qui font que les jeunes et leurs parents ne peuvent pas se projeter dans une activité qui a une image scientifique et marginale et qui comme toutes les activités sportives reste un bastion du sexisme.

Encore une fois AUCUNE jeune dans une école ne vous dira jamais : "je ne m'inscris pas au club parce qu'il y a des compétitions féminines", ce n'est pas un sujet. C'est même ce qui permet d'en garder beaucoup, car elles se sentent moins seules et marginalisées.

Si au lieu d'avoir 1 ou 2 filles pour 8 garçons comme on a actuellement, on arrive en changeant l'image du jeu par de la communication, en ne laissant plus passer toutes les petites réflexions sexistes qui existent encore, en féminisant les encadrements, en montrant des modèles féminins de réussite dans les échecs à passer à 3 filles pour 7 garçons, ou on peut rêver à 4 filles pour 6, alors il n'y aura plus de compétitions féminines parce que la féminisation des activités permet la mixité.

Dans tous les domaines, les femmes ont commencé à vouloir faire des activités et ont été discriminées d'emblée et elles le sont encore. Je vous rappelle quand même que Coubertin a réussi à dire "les olympiades femelles, inintéressantes, inesthétiques et incorrectes", "Aux Jeux olympiques, leur rôle devrait être surtout, comme aux anciens tournois, de couronner les vainqueurs", "les jeux Olympiques constituent l'exaltation solennelle et périodique de l'athlétisme mâle avec l'applaudissement féminin pour récompense". Ça n'a pas 1000 ans, ça a un siècle.

Ce qui est fabuleux, c'est que cela dérange plus les hommes que les femmes alors que ce sont eux qui sont entièrement responsables de ce système. Quand on interroge les femmes elles sont encore majoritaires à vouloir garder les compétitions féminines, la question est donc : mais de quoi vous vous mêlez ? Dans tous les sports et tous les domaines les hommes ont parqué les femmes dans des sous catégories et maintenant ils voudraient continuer à en plus prendre toutes les décisions, et leur dire non finalement maintenant tout est mixte, parce que quand même vos compétitions issues du sexisme, ça nous coûte trop cher (mais ça coûte toujours 3 fois moins cher que pour les garçons parce qu'il faut pas exagérer quand même).

Et je dis tout ça en soutenant totalement la mixité parce qu'elle est un outil fabuleux pour élever le niveau des femmes et casser les stéréotypes, je me suis assez engagée sur le sujet. Mais je ne vais pas non plus m'asseoir sur la réalité : des jeunes filles qui quittent le club parce que la copine est partie et qu'elles sont seules au milieu des garçons, des femmes qui veulent avoir une pratique loisirs ou compétitive entre femmes parce que c'est du lien social et qu'elles ne veulent pas se faire emmerder, des jeunes filles qui ne veulent pas jouer en mixte pour de multiples raisons, des professionnelles qui ont été façonnées par un système et ne peuvent pas en sortir, des clubs qui arrivent à garder beaucoup de filles parce qu'ils font des sections féminines etc.


elkine, le
> ça coûte toujours 3 fois moins cher que pour les garçons

Il n'y a pas de compétitions de garçons à ma connaissance.
Et c'est moins une question de prix que de principe. Chaque centime engagé dans une compétition sexiste est un renoncement.
Il valide l'opinion de Kasparov et Fischer que les femmes ne devraient pas se mêler aux hommes.


MChoiz, le
"Et c'est moins une question de prix que de principe. Chaque centime engagé dans une compétition sexiste est un renoncement."

Ce ne sont pas les compétitions qui sont sexistes, ce sont les hommes. Les compétitions en sont une conséquence ET un refuge.


elkine, le
Es-tu pour des arrêts de bus / rames de métro réservés aux femmes parce qu'elles se font emm... dans les transports ?


MChoiz, le
Il n'y a pas 13% de femmes qui prennent les transports.


elkine, le
Je ne vois pas ce que ça change au principe de se construire un refuge.
Prends un groupe minoritaire comme les juifs si tu veux et repose-toi la question.


MChoiz, le
Les juifs ne sont pas discriminés dans les échecs.

Trouvez-moi une comparaison valable : un groupe minoritaire ET discriminé, autre que les femmes.

Indice : aux échecs, il n'y en a pas.



Le plus comparable aux échecs, c'est le E-sport.

Dans les années 90, il y avait 90% d'hommes et 10% de femmes sur les jeux vidéos, industrie très masculine et sexiste (tout ceux qui ont côtoyé les forums et chats des jeux vidéos savent à quel point c'est absolument imbuvable). Quand les compétitions ont été créées, il s'est passé quoi ?
- Des championnats mixtes
- La création d'équipes entièrement masculines et l'exclusion des femmes
- En réponse à ça, la création d'équipes entièrement féminines et des femmes qui ne voulaient pas jouer les compétitions mixtes (à peine 5% de femmes)
- puis évidemment comme rien ne marchait, la création il y a à peine 4-5 ans de compétitions exclusivement féminines pour continuer à laisser un espace de jeu aux femmes.

Et aujourd'hui, l'écrasante majorité des femmes dans le E-sport veulent garder la scène féminine tout en jouant quelques compétitions mixtes.

La différence c'est qu'à ma connaissance, les hommes ne viennent pas les emmerder en voulant leur imposer la mixité totale.


Orouet, le
quoi ?
il y aurait des femmes qui jouent aux échecs !
j'en suis ravi !
il est vrai que mon horizon s'arrête à la 8ème rangée ...



elkine, le
On parle des conséquences sociales de construire des refuges et des barrières pour éviter que les préjugés d'A heurtent B.
Au lieu de combattre le préjugé, tu le renforces. Dans les deux sens. Les femmes doivent être protégées parce que les hommes sont tous des beaufs.
Kasparov dit : She’s helpless if she has men’s opposition. Tu ne lui donneras pas tort en créant des refuges.


Il a des faits : la majorité ou au moins un grand nombre de femmes préfèrent (ou en tout cas, apprécient de) jouer dans des compétitions féminines, que ce soit à un niveau modeste comme celle qui a fait ricaner au début de ce fil, ou à un niveau plus élevé (on parle donc de bonnes joueuses, qui savent ce que la compétition est, qui ont probablement joué à de multiples reprises en milieu mixte, et qui persistent à favoriser les compétitions féminines).

Au lieu de se demander pourquoi et d'essayer de faire en sorte qu'elles aient naturellement envie de jouer dans des compétitions mixtes, la plupart des intervenants masculins proposent une solution miracle : "on va les empêcher de jouer entre elles".
Avec tout un tas d'arguments pipeau : "ça coûte cher" (vraiment ?), "ce n'est pas qu'on ne veut pas payer pour soutenir les femmes, mais il vaudrait mieux utiliser l'argent autrement" (avec quelques idées foireuses à l'appui, et déjà des protestations d'autres intervenants masculins), "c'est pour leur bien, ça leur permettra de progresser" (de quoi je me mêle ?), "c'est injuste, nous les hommes, on ne peut pas participer aux tournois féminins" (il n'y a pas assez de tournois mixtes - à plus de 90% masculins en pratique ?).
Pourquoi est-ce que quelque chose qui ne pose pas de problème dans d'autres fédérations sportives génère autant de rancoeur chez les joueurs d'échecs ?

Je n'étais pas jusque-là vraiment convaincue de l'utilité des compétitions féminines (sans pour autant être contre), mais je le suis de plus en plus au fur et à mesure que je lis ce forum...


MChoiz, le
@elkine

Si vous comprenez pas que cela n'a rien à voir avec les échecs et que c'est un fait sociologique lié à la discrimination, et que c'est pareil pour toutes les minorités discriminées dans tous les domaines et que ce n'est ni moi ni les femmes qui le créent mais ceux qui discriminent, je peux rien faire pour vous.

Si en plus c'est de la faute des personnes discriminées qui se réfugient entre elles et "renforcent le préjugé"... sans commentaire.

N'inversons pas les responsabilités, le seul coupable c'est le groupe qui discrimine.



elkine, le
C'est vous qui ramenez cela aux échecs (10h17).
Les tournois refuges sont souvent organisés par des hommes, les sexistes que vous dénoncez. Ce sont autant des refuges que des mises à l'écart.
Les débutantes sont en général surprises de leur existence mais suivent un état de fait.


MChoiz, le
Je ne ramène pas cela aux échecs, vous me faites une comparaison avec les juifs qui n'a pas lieu d'être puisque les juifs ne sont ni discriminés dans les échecs, ni dans les transports.

Bref j'abandonne...



Si on peut laisser les joueuses faire ce qu'elles veulent, y compris jouer aux échecs entre elles ou pas, ça ne serait pas de trop.

Qu'elles soient rétives à entrer ou durer dans ce milieu, c'est bien le minimum. Trois salles de tournoi sur quatre puent, et ça n'est pas le fait des joueuses. Je n'ai pas le souvenir qu'une joueuse m'ait déjà incommodé sur ce plan ni sur aucun autre d'ailleurs. Pourtant, des joueurs qui m'ont incommodé parce qu'ils schlingaient, c'est quasiment à chaque tournoi.

Sur les stéréotypes de genre, la culpabilité masculine, etc. Pas sûr que Bourdieu et ses délires soient la meilleure voie pour un quelconque apaisement. Les femmes ont acquis leur indépendance économique. Elles sortent du système scolaire plus diplômées... Bref, l'avenir leur appartient. Et vous leur pardonnerez de préférer, selon mon expérience personnelle, une soirée à l'Opéra plutôt qu'avec les poivrots du club d'échecs voisin. Elles ont du goût, vous non...


elkine, le
@MChoiz : j'ai demandé si vous étiez pour la construction d'espaces refuges dans les transports. La proportion de femmes est hors-sujet, on parle du principe du refuge pour se protéger de certaines remarques.
Vous avez demandé un exemple avec un groupe minoritaire, j'ai voulu savoir si vous trouvez la construction de lycées ou facs séparés, par exemple, pertinente dans le cas que vous citez.


elkine, le
@Ducou : il y a une différence entre laisser chacun faire ce qu'il veut et la création institutionnelle d'espaces ségrégés.


Quand dans un open il y'a 5 prix au général et qu'on donne un prix à la première femme en lui disant "t'as fini 10ème, si t'étais un homme ça ne vaudrait rien, mais 10ème c'est très bien pour une femme, prends-ton prix", elle vient d'où la discrimination ? Il vient d'où le "tu joues bien... enfin pour une femme quoi..." ?
Des organisateurs et dirigeants qui cautionnent et entretiennent ce système.
Si un organisateur a 1000€ à consacrer spécifiquement aux joueuses il peut faire 3 prix, disant à chaque primée "tes résultats n'auraient mérité aucune récompense si tu avais été un homme, mais pour une femme c'est excellent, bravo !".
A la place, il pourrait dépenser ces 1000€ en baisse d'inscription voire inscription gratuite pour les joueuses et conditions pour les meilleures afin d'attirer plus de joueuses. Au départ de la première ronde, tout le monde, hommes et femmes, joueraient au même jeu pour les mêmes prix.
La majorité des joueuses voient bien le sexisme du système en place (pas partout heureusement !). La plupart acceptent ces prix tout en disant que c'est injuste voire insultant. Certaines vont même jusqu'à refuser ces prix qui sous entendent qu'une femme est intrinsèquement inférieure aux hommes.
Et nos dirigeants à la FFE et à la FIDE ? Depuis toujours, ils cautionnent et entretiennent ce système. Car eux aussi, en majorité, pensent qu'une femme qui joue bien "enfin, pour un homme non, mais pour une femme", mérite d'être récompensée.

Vive Echecs et Mixte! - lien vers une belle interview d'une jeune joueuse qui ne joue que en mixte, grâce notamment à sa présidente de club.



MChoiz, le
C'est marrant ce gloubi-boulga entre les prix féminins, les tournois féminins, l'échiquier féminin, le sexisme, la mixité, la proportion de femmes et les aspects financiers.

on a l'impression qu'on appuie sur le bouton femmes et que d'un coup on a déversement compulsif sans réfléchir à quoique ce soit alors que toutes ces choses n'ont rien à voir, certaines sont de la discrimination (les prix féminins par ex.), d'autres non, certains sont nécessaires, d'autres non. Mais la paresse fait qu'il faut ça soit blanc ou noir et tout mettre dans le même panier.

Bref, comme disait Benoîte Groult, il n'y a qu'une manière pour un homme d'être féministe, c'est de se taire et de laisser parler les femmes.


elkine, le
Vous les hommes, vous ne pouvez pas comprendre. Bel exemple de sexisme.


Argumentation ad personam.
Quand une des parties impliquées est invitée in fine à se taire de façon unilatérale, c'est que l'autre partie, plutôt qu'une voie concertée vers une recherche de solution, a trouvé son bouc émissaire.
Le "point Groult" de la posture féministe. Ce serait comme de dire par exemple: il n'y a qu'une manière d'être pacifiste, c'est de se taire et de laisser parler les vétérans.



@elkine: croisement


Julo62, le
Il y en a quand même pas mal, qui, sans doute, peuvent comprendre mais qui ne cherchent pas...

Et juste comme ça, l'argument financier (i.e. le coût des compétitions féminines et le meilleur usage de cette manne mirobolante), comme souvent prête à sourire (pleurer?!) quand on parle des échecs.

J'aime bien la citation de B. Groult, pas parce que c'est souhaitable, mais bien parce que c'est nécessaire!


J'ai écrit plus haut :
"La discrimination positive peut permettre d'accéder à une juste mixité quand hommes et femmes ont des capacités et des compétences égales mais qu'il n'y a pas de parité à cause précisément d'une discrimination.
Ce qu'on appelle discrimination positive est donc bel et bien positif et en réalité n'est pas une discrimination, au contraire, c'est une anti-discrimination. "
Il y a donc bien des mesures spécifiques pour les joueuses que je défends, j'en ai donné plein tout au long du fil. En revanche je suis contre toutes les mesures de discrimination négatives, celles qui ne rentrent pas dans le cadre défini ci-avant.

Quant à la citation hors contexte de Feue Benoîte Groult on rappellera qu'elle est issue de "Le féminisme au masculin", ouvrage dans lequel elle rend hommage aux hommes qui ont contribué au féminisme...


@MChoiz : "C'est marrant ce gloubi-boulga entre les prix féminins, les tournois féminins, l'échiquier féminin, le sexisme, la mixité, la proportion de femmes et les aspects financiers" : car le sujet est vaste et complexe, et qu'il n'est pas délirant d'imaginer que tous ces trucs soient un brin corrélés. Tu as dit toi-même que c'était complexe (08/02/2019 - 16:14:55). Alors évidemment on ne peut pas résoudre le problème en quelques lignes sur F-E, personne ici n'a cette prétention. Ça n'empêche pas d'émettre des suggestions. Partant du constat (que tu fais aussi ?) que les effectifs féminins pourraient difficilement être plus bas dans les clubs (c'est mon indicateur, les tournois dans le fond je m'en fiche un peu), et bien à défaut d'être des solutions miracles peut-être qu'une ou l'autre de ces idées améliorerait la situation.


MChoiz, le
La première chose à faire : demandez aux non joueuses pourquoi elles ne jouent pas et demandez aux joueuses pourquoi elles restent, pourquoi elles arrêtent.

Tant ce que ce constat n'est pas fait, vous vous exprimez à la place des premières concernées, et c'est juste fatigant. Les hommes qui ont contribué au féminisme, il y en a plein, mais le féminisme sans écouter les femmes, ça n'existe pas. Sauf apparemment, dans le livre de Benoîte Groult qui a fait un livre sur les hommes qui ont contribué au féminisme sans jamais écouter les femmes. Comme quoi la mauvaise foi..



"demandez aux [...] joueuses" : étant hors circuit je ne fréquente aucune joueuse de compet (même pas de joueuses de club en fait ; ce serait pourtant sympa d'avoir une amie joueuse [régulière] mais bon, pas trouvé :/ ). Les retours que j'ai des potentielles joueuses occasionnelles (essentiellement via OVS) rejoignent ceux des hommes ne jouant pas : "c'est trop compliqué ce jeu, j'y comprends rien je préfère les jeux vidéos" (en résumé). Après sur les quelques femmes que j'ai pu croiser lors de ces sorties :
- une a un plutôt bon niveau (je lui ai dit, et sans préciser "pour une fille" ;) ) mais se croit nulle. Elle est pourtant inscrite en club et y a des potes (forts joueurs m'a-t-elle dit). Elle devrait pas mal progresser, en fait elle est un peu dans le cas idéal : environnement sympa et stimulant.
- plusieurs connaissent guère plus que les règles et apprécient de jouer quelques parties - comme elles joueraient à un autre jeu - mais en gros préfèrent comme le disait Ducouloir aller à l'Opéra plutôt que dans un club d'échecs.
Je n'ai pas rencontré le cas intermédiaire (débutante motivée pour progresser) ; peut-être l'organisatrice de cette sortie, mais ne l'ayant pas encore croisée je ne vais pas parler à sa place :)


elkine, le
MChoiz, je vous invite également à écouter les femmes en lisant l'interview d'Eva Perles ci-dessus.


Chemtov, le
Bon... moi dans tout ça... je n'ai que quatre interrogations :
1 ) Pourquoi dans cette école ( un cas que je citais beaucoup plus haut ) n'est venue qu'une seule fille ( et 31 garçons ). Par quels filtres sont passées ces fillettes qui ne sont pas venues, quels barrages les ont empêchées de venir, alors que dans d'autres ateliers, cours, etc..., le pourcentage est tout de même plus élevé ( jusqu'à 25% ).
2 ) Pourquoi, suis je forcé d'aligner deux filles par équipe d'école ( j'ai deux écoles sur trois du département qualifiées pour la finale académique ) ?
3 ) Pareil pour notre équipe mixte de Nationale 1 ou Top adulte. Quel est le sens de cette obligation ?
4 ) Pourquoi nous impose-t-on d'avoir une équipe féminine ? ( pas de problème pour faire une équipe si elles le souhaitent, mais là c'est une obligation ) ( et d'ailleurs cela ne les intéresse pas vraiment ).
5 ) Qu'est ce qu'un gloubi-boulga ? Cela se mange ?

Je ne sais pas si ces sujets sont corrélés ou pas. Je m'en fiche. Mais les quatre premiers s'imposent à nous, même quand on n'a pas du tout envie d'entrer dans ces débats ( mais alors pas du tout ! )


MChoiz, le
@Daniel
Les échiquiers feminins sont des mesures qui ont échoué lamentablement... On est d'accord.

Vouloir imposer des femmes dans les équipes dans lesquelles elles ne veulent pas jouer et bloquées entre elles pour la plupart au dernier échiquier pour faire un semblant de mixité, ce n'était pas une solution.

Mais en même temps au niveau scolaire, si elles ne peuvent pas jouer dans l'équipe de 8 (c'est pas délirant que sur la masse 8 garçons soient plus forts que les filles), elles ne peuvent pas jouer tout court car pas de 2ème division.

Concernant l'obligation d'équipes féminines, c'était j'imagine pour forcer les clubs à former des filles et ça s'est transformé en fardeau à porter avec l'obligation d'aligner une équipe de 4 alors que ça ne les intéresse pas nécessairement.

Il n'y a pas dans les échecs institutionnels de pratique intermédiaire, c'est quasiment formation -> compétitions sérieuses, homologations, classement, et tout le tralala. L'idée de pratiques loisirs alternatives est très peu développée.


MChoiz, le
Quant à ton école... Ça arrive c'est la fourchette basse. Il peut y avoir des raisons sociologiques liées à l'école en elle-même. Il y a plein de paramètres dans une école, la population, les messages véhiculés par les profs, la présence d'autres activités etc.


El cave, le
@:chemtov
confiture de fraise, chocolat râpé, banane écrasée, moutarde forte, saucisse de Toulouse.
J'ai goûté une fois dans un genre de bizutage en plus sympa, c'est abject.


Chemtov, le
@El cave : Le gloubi-boulga ? Ah...OK... Les trois premiers ingrédients sont sympas.

@Mathilde : Sur les premiers points ( échiquiers féminins adultes et équipes féminines ), ne serait-il pas temps ( enfin ! ) que la FFE évolue un peu ? Nous sommes au 21ème siècle...

Sur l'obligation en scolaire : Mais non ! Le 7ème de l'équipe, un garçon qui a fait 3,5 sur 5 dans les Championnats du Bas-Rhin n'apprécie pas du tout de devoir céder sa place à sa copine, 12ème de l'équipe, qui n'a fait que 2,5 sur 5.

Concernant l'école ( 1 à 31 ), effectivement, il doit y avoir des raisons sociologiques. Je cherche, mais je n'ai pas réussi à identifier lesquelles ( en plus, ça marche plutôt bien là -bas, puisque 10 enfants sur 31 ont fait le déplacement à Erstein pour les championnats scolaires. Bizarre, bizarre... Et chaque année, c'est presque pareil. )


Sdb64, le
@Chemtov : tout se joue lors de la communication. Déjà faut que le flyer plaise aux garçons et aux filles. Faire circuler ce papier par le biais des enseignants c'est pas souvent le top. Faire le tour des classes et vendre son animation c'est mieux (par une femme encore mieux).
L'année prochaine tu mets une animatrice dans cette école. Tu retrouveras tes 31 garçons mais aussi beaucoup plus de filles.




Chemtov, le
C'est exact. Mais dans cette école ( privée ) ( très catholique ) la communication est entièrement faîte par la direction. Pas moyen de s'immiscer dans leur organisation. Pas de flyer. Je ne m'occupe de rien. Juste une petite annonce de démarrage et l'atelier est immédiatement complet en quelques jours. Inscription ferme et définitive dès la première séance ( une seule plage horaire ). Les filles ( leurs parents ) ont apparemment plus de mal à se décider. Une animatrice ? Peut-être... ( Mais je crois qu'ils veulent aussi avoir le ''Maître''...).

Inversement, dans une école internationale où j'interviens, je propose un mois d'essai, je m'occupe de toute la com, je réponds à plein de mails, coups de fil, explications, on prend son temps, c'est beaucoup plus cool. Et chaque année, environ 30% de filles ( cette année 21 sur 67 ).

Donc, effectivement, il faut convaincre un public qui a des préjugés ( Et bien sûr, aucun effort à faire quand les familles viennent de Géorgie, Arménie, Azerbaïdjan, etc... )

Concernant les enseignants et les associations de parents d'élève, c'est plus mitigé... Il faut se méfier. On a eu de mauvaises expériences. Certains parents n'aiment pas les échecs, ils trouvent parfois ça trop élitiste ou ils ont souvent des intérêts contraires et ils vous sabordent le projet. Idem pour des associations de loisirs qui cohabitent dans les écoles.

En plusieurs décennies et sur des dizaines de sites et modes de fonctionnement, on a un peu tout vu...

Mais cette année, ce 1 à 31 m'a tout de même sidéré...




@chemtov: tu pointes un élément important : les animateurs sont souvent des hommes; quand animatrice il y a (elles sont souvent excellentes, d'ailleurs), on voit beaucoup plus de filles.


DDTM, le
Je viens de comprendre que le but des interventions sur le post est de permettre a Guy de voir son annonce en tete du forum FE.
Pas bete du tout .....


Pas de raisons sociologiques donc... Juste le sexe de l'intervenant, l'auditoire qui s'identifie plus ou moins, etc. C'est d'une certaine façon rassérénant.

Pour comprendre pourquoi ce type de débat n'existe pas sur Géorgie-Échecs ou République Tchèque-Échecs, il suffit de se rappeler qui dominait le champ intellectuel (et médiatique) français à la fin des années 1980 : Bourdieu, Barthes, Foucault marqués par un engagement politique à l'extrême-gauche.
A la chute du mur, ces intellectuels ont, par chance pour les sociétés d'Europe Centrale et de l'Est, été inaudibles car référencés comme communistes. Les délires liés aux genres, l'intrusion de la sociologie dans de nombreux champs disciplinaires (l'Histoire, les Sciences de l'Education, la littérature) n'y ont, dans les sphères médiatiques et culturelles, que peu de prises. Il en résulte des sociétés apaisées où les femmes ne sont pas agressées sous prétexte qu'elles sont femmes. Autant dire que ça paraît impossible vu de France.

Symptomatique d'un mal national, les journalistes les plus impliqués de la ligue du LOL appartiennent aux rédactions des Inrocks et de Libération, journaux qui ont donné voix plus que n'importes quelles autres rédactions nationales, et de façon souvent exclusives aux féministes ou aux acteurs des genders studies. On voit aujourd'hui de quel bois ils sont faits (et je n'ai rien contre ces thématiques, elles m'indiffèrent car elles me semblent surfaites).

Alors oui, l'obligation d'aligner un échiquier féminin est absurde : un consensus doit être trouvé sur ce point. Mais dans le même temps, les compétitions féminines sont légitimes dans la mesure où la dimension physique est l'un des paramètres qui participent à la performance échiquéenne, que ce soient pendant la partie ou en amont. Et parce qu'il est permis d'y participer ou non, sans qu'on ait pour cela à défendre telle joueuse qui ferait ce choix (comme s'il fallait attaquer telle autre joueuse qui ne le ferait pas...).
Et l'on redécouvre que les Anciens, dont on aime à citer les excès ou dont on se plaît à rappeler, à travers trois phrases, l'indignité supposée, savaient aussi, à l'occasion se montrer efficaces, raisonnables et généreux.


Pietro, le
En paraphrasant JF Kennedy pour les femmes :
(Ne demande pas ce que ton pays peut faire pour toi, demande ce que tu peux faire pour ton pays)

Ne demande pas ce que les hommes peuvent faire pour toi, demande ce que tu peux faire pour les femmes.


"Il en résulte [en Europe de l'Est] des sociétés apaisées où les femmes ne sont pas agressées sous prétexte qu'elles sont femmes. "

127 Countries have domestic violence laws, but not Russia

Protection orders are provided in the penal code of 124 countries, but not of Russia.

Russia is among 18 of the world's worst countries when it comes to laws protecting women's rights

Russian women are more likely to fall victim to domestic abuse than suffer from violence outside of the homeoutside

Russian police will ignore domestic violence reports unless the woman is physically assaulted with a knife

At the beginning of 2017 domestic beatings were decriminalized in Russia

More than 16 millions women suffer from domestic violence in a year

38% of women in Russia were exposed to verbal domestic violence throughout life

20% of women were exposed to physical abuse throughout life

10% of victims appeal to the police


La moindre des choses sur FE, c'est de s'exprimer en français.

Mon expérience se limite, directement, aux sociétés des pays d'Europe Centrale, indirectement à quelques pays d'Europe de l'Est dont il m'a été donné de croiser de nombreux ressortissants, et pas uniquement des joueurs d'échecs. La Russie, c'est un autre problème.


GBel, j'espère que le post que tu as lancé t'a aidé à trouver une joueuse ...


https://blog-altereurope.univ-st-etienne.fr/2018/06/14/rencontres-etre-une-femme-en-georgie/

[...] "Toujours est-il que l’égalité hommes-femmes en Géorgie est loin d’être achevée. Malgré la bonne volonté affichée du gouvernement, les mentalités ne se modifient que petit à petit. On nous affirme que dans le cadre de la famille, les garçons sont des enfants-rois tandis que les fillettes aident très tôt leur mère aux tâches ménagères. Dans le cadre légal, si la Convention d’Istanbul, passée l’année dernière, entend réduire les violences faites aux femmes, une loi prévoyant l’instauration de quotas dans l’administration a échoué début 2018. Dans le cadre économique enfin, les femmes peinent à accéder au marché du travail du fait du manque de places en crèche. On estime que 55% des femmes sont actives contre 73% des hommes." [...]

Bon je n'ai jamais été en Géorgie, je ne fais que copier-coller.


elkine, le
J'imagine Ducou en 1789 : « les autres pays ne sont pas là à chialer, bande de gauchos... »


Sdb64, le
MChoiz, le 08/02/2019 - 17:34:55

"Le seul vrai problème, c'est la proportion des femmes dans les clubs, chez les dirigeants, les animateurs et dans les sections à l'école car tout le reste découle de cela."

ANaigeon, le 08/02/2019 - 20:12:25
"[...] le pouvoir ne s'offre pas, il se prend."


Alors finalement, la FFE peut-elle résoudre ce problème ?


Spécialité des universitaires français : faire passer tout autre pays que la France pour un pays de demeurés... À l'exception de Cuba où il fait bon d'être invité pour quelques colloques bidons. On trouvera des mains des mêmes universitaires des tas d'articles sur le laboratoire vénézuélien, des statistiques très rassurantes sur la réduction de l'analphabétisme depuis 2002, etc. Le Monde Diplomatique s'est fait une spécialité de ce type de productions : les farcs colombiens y étaient de sympathiques révolutionnaires alors qu'ils enlevaient, tuaient et trafiquaient.

La situation économique en Géorgie est difficile : le pays a subi la crise financière de la fin des années 2000, une déstabilisation quasi permanente de son voisin russe... Les salaires sont bas, mais il y a une densité hors-norme de joueuses d'échecs de premier plan, et de jeunes femmes surdiplomées. Les visages de la Géorgie sont féminins autant que masculins. S'il faut comparer ce pays à un autre, alors prenons son voisin la Tchétchénie...

Sans oublier que celle qui signe le papier sur l'égalité hommes-femmes en Géorgie pense aussi que la situation est inégalitaire en France, mieux mais inégalitaire au profit des hommes. Alors que ce que l'on observe partout en France, c'est une montée en puissance des femmes, et, en moyenne, plus de diplômes que les hommes (faudrait peut-être qu'elles arrêtent de réclamer l'égalité car elles ont déjà plus, voir un amphi de fac de pharma ou de médecine).


@Sbd64 citant ANaigeon: "le pouvoir ne s'offre pas, il se prend. Mais voilà, elles sont trop nombreuses à ne pas aimer le conflit."

Je n'avais pas jugé utile de commenter cette phrase sur le moment, mais puisque vous la reprenez, permettez-moi de dire que je trouve ce genre de propos tout simplement affligeant...




C'est donc que vous ne l'avez pas compris.
Et puis, affligeant, c'est une étiquette moralisante, mais ce n'est pas une réponse argumentée.


DDTM, le
Esperons d'une maniere generale que les femmes sont mieux traitees dans les clubs que leurs commentaires ne sont respectes sur ce post .... surtout au club de Guy qui recherche toujours sa joueuse ...



SLM, le
Au pire elles pourront toujours s'inscrire à l'Open de Rochefort là au moins elles seraient respectées, hein ?

Quand on se fait le chantre de la bienséance on balaye devant sa porte avant.


@ANaigeon: "affligeant, c'est une étiquette moralisante"

affligeant : qui afflige, navre, consterne (source : Larousse)

N'ai-je pas le droit d'être affligée (et de le dire), en tant que femme, quand je lis de tels propos, ou même ça, ça va nous être interdit ?

Je suis affligée par le sexisme de ces mots : "tant qu'un plus grand nombre d'entre elles ne comprendront pas" (eh oui, nous sommes tellement bêtes…), "elles sont trop nombreuses" (jugement de valeur) "à ne pas aimer le conflit" (stéréotype). Qui est en train de faire la morale à l'autre ?

"le pouvoir ne s'offre pas, il se prend"
Je suis affligée par l'idée (malheureusement largement répandue) que les gens qui se trouvent en difficulté n'ont qu'à se bouger un peu pour sortir de leur condition : les chômeurs n'ont qu'à traverser la rue, les pauvres n'ont qu'à mieux gérer leur budget, les femmes agressées n'ont qu'à s'habiller correctement et ne pas sortir le soir, … les joueuses d'échecs qui ne se sentent pas toujours à l'aise dans un milieu très masculin n'ont qu'à prendre le pouvoir (et puis ?). C'est très commode pour ceux qui sont, eux, dans une situation confortable de penser ainsi…
Les minorités ne peuvent accéder au pouvoir que si les majorités leur en offrent la possibilité (exemple : les lois sur la parité dans la vie politique et les entreprises).
Par ailleurs, les majorités ne sont pas obligées d'écraser les minorités sous prétexte qu'elles (les majorités) sont au pouvoir.

"trop nombreuses à ne pas aimer le conflit"
Je suis affligée par le fait qu'on vienne m'expliquer que si je veux espérer évoluer dans des conditions agréables, dans un milieu accueillant et mixte, je n'ai qu'à aimer le conflit et jouer les gros bras. Tout ça dans un contexte de loisirs (pour la très grande majorité des joueurs d'échecs), où on peut imaginer que les gens ne sont là que pour le plaisir…
En 2019, alors que de moins en moins d'hommes contestent (au moins publiquement) aux femmes le droit d'avoir une place (pas forcément au pouvoir) équivalente à la leur dans la société (*), j'espérais mieux …

(*) Je ne parle pas, bien sûr, de ces gros beaufs de la Ligue du Lol, même si on peut penser qu'ils vont faire profil bas, désormais.


El cave, le
Ça me rappelle un vieux sketch de l'excellent Fernand Raynaud dans lequel il est douanier.



"N'ai-je pas le droit d'être affligée (et de le dire), en tant que femme, quand je lis de tels propos, ou même ça, ça va nous être interdit ?"
C'est quoi cette manie de la persécution, d'autant plus inutile que, cette fois, dans la suite, vous expliquez votre point de vue.

"Je suis affligée par le sexisme de ces mots : "tant qu'un plus grand nombre d'entre elles ne comprendront pas" (eh oui, nous sommes tellement bêtes…), "elles sont trop nombreuses" (jugement de valeur) "à ne pas aimer le conflit" (stéréotype). Qui est en train de faire la morale à l'autre ?"
Voilà ce que vous n'avez pas compris ! Ce n'est pas un jugement de valeur, c'est une confrontation entre le but et les moyens (cf la suite).

"Je suis affligée par le fait qu'on vienne m'expliquer que si je veux espérer évoluer dans des conditions agréables, dans un milieu accueillant et mixte, je n'ai qu'à aimer le conflit et jouer les gros bras. Tout ça dans un contexte de loisirs (pour la très grande majorité des joueurs d'échecs), où on peut imaginer que les gens ne sont là que pour le plaisir…
En 2019, alors que de moins en moins d'hommes contestent (au moins publiquement) aux femmes le droit d'avoir une place (pas forcément au pouvoir) équivalente à la leur dans la société (*), j'espérais mieux …"
Il y a des méchants dominants, et de gentil(le)s dominé(e)s.
Où, sur cette terre, et quand dans l'histoire, avez-vous vu les méchants renoncer subitement aux avantages procurés par leur domination ?
Comment comptez-vous vous faire une place en présence de gens pas sympas ? En leur demandant gentiment (sans gros bras) de devenir sympas ?
Eh bien voilà, le réel est parfois affligeant, mais seule une attitude non affligée permet de se le coltiner.
Au moins aurons-nous échangés nos points de vue, dont je devine bien qu'ils ne convergeront pas.
Vous pouvez même, pur vote satisfaction intérieure, m'assimiler à un "gros beauf", mais cela ne fera pas avancer le schmilblik d'un iota.

PS : j'espère qu'il est évident que ce sujet dépasse de loin le jeu d'échecs qui, soit dit en passant, est un affligeant simulacre de combat. ;-)



@ANaigeon : je dirais plutôt que les hommes sont trop nombreux à aimer le conflit. Et j'ai du mal à comprendre ce que tu préconises concernant les femmes aux échecs. Peux-tu être un peu plus précis ?


Ok, hommes trop nombreux, mais tu comptes les calmer comment ? Tant que ça dure, les femmes vont faire quoi ?
Je n'ai rien à préconiser à la place des femmes.
Elles viennent peu, mais est-ce que certaines sont venues, puis reparties ? Cela accréditerait l'idée d'une mauvaise ambiance.
Mais je ne crois pas que cela épuise le sujet, elles viennent moins nombreuses dès le départ, donc sans avoir essayé ni le jeu ni l'ambiance des clubs.
Malgré les pseudos, je crois pouvoir dire qu'elles sont aussi moins nombreuses en ligne (où l'on peut souvent bloquer le chat).
Elles jouent moins aussi aux jeux vidéo qui ne sont pas tous des batailles.
Pourquoi tout cela ? Je n'en sais rien, c'est à elles qu'il faut le demander.
Peut-être que les femmes sont plus dans le réel de la vie, et donc éprouvent moins le besoin de la jouer d'une façon transposée... Je ne sais pas, tout en répugnant, comme tout un chacun, à l'idée d'un effet sans causes.




160 commentaires en 8 jours: on se croirait revenu au temps de chouia pour ceux qui ont connu !!
Pourtant, tout était dit dès le 5ème post.


"Peut-être que les femmes sont plus dans le réel de la vie, et donc éprouvent moins le besoin de la jouer d'une façon transposée..."

J'ai la même impression parfois. Ceci dit Wikipedia indique que concernant les jeux vidéos le ratio s'équilibre, avec des préférences différentes par genre.


Gordan, le
@gbel,tu pourras en trouver plusieurs au championnat d Europe féminin de parties rapides et blitz du 28 novembre au 2 décembre à Monaco.


El cave, le
Recruter le 28 novembre pour jouer le 4 mai de la même année ça parait sous-optimal à première vue.


El cave, le
Sinon on ne peut pas revenir à l'époque de chouia sans l'intéressée, sa capacité à faire dégénérer n'importe quelle conversation reste inégalée à ce jour, je ne crois même pas qu'on l'ait approchée.


Chemtov, le
Mais je ne trouve pas que cela a trop dégénéré ici. On a assez vite basculé d'une petite annonce d'un président de club à un sujet de fond. Mais ce sujet ( qui a pris le dessus... c'est vrai ) est tellement vaste que, faute de discipline dans la discussion, les sous-sujets ou thème dérivés se sont entrecroisés. On pourrait reclasser les différents thèmes, voir s'ils ont corrélés, expurger les digressions sans intérêts et les remarques des mangeurs de popcorn, et au final, une petite synthèse pourrait peut-être donner quelque chose d'exploitable. En tous les cas, merci à Mathilde pour avoir renvoyer les balles dans autant de directions.


Bien, poutitechatte, tu as tout compris. Il est dommage que l'on ne puisse pas faire une demande sur ce forum sans provoquer un vaste débat qui n'a pas lieu d'être sur ce type de demande.


El cave, le
C'est le jeu ma bonne Lucette.


elkine, le
pas lieu d'être c'est vite dit...
C'est comme ça qu'on se fait ch... sur FE ces dernières années.


Chemtov, le
En effet, ce ''vaste débat'' a tout lieu d'être. Pas du tout à cause des gens ''qui se font ch...'' ( mangeurs de popcorn ), mais parce que cela peut être un élément pour faire évoluer notre fédération.


Oui El cave, mais à cette époque, on se marrait bien sur FE, ce qui n'est plus toujours le cas de nos jours.


elkine, le
@Chemtov : aussi. Tu remarqueras que je participe.


Chemtov, le
Certes. Mais de manière constructive ?


elkine, le
Chacun jugera. Pour moi le meilleur de ce fil c'est les 4 premières lignes d'MChoiz le 9 à 19h00.
Par contre je trouve que la suite ne colle pas.


Sdb64, le
Pas sûr qu'une fédération sportive puisse faire autrement que de suivre la tendance de la féminisation. On trouve encore des subventions dans le Plan Féminisation du CNDS.
Alors donc, quels sont les attentes du public féminin ? Comment un club peut-il adapté son offre pour satisfaire ces attentes ?
Il y a peut-être de quoi innover en matière de formation. Moins de confrontation sur l'échiquier ? Plus de production écrite - exercices sur feuille ?
Des pièces d'échecs roses pour tous les enfants ?
Lutter contre les préjugés sexistes n'est-il pas la seule chose qu'on puisse faire pour le développement des échecs féminins ?

@elkine : le code couleur c'est mon idée, fallait bien que les choses sortent !


À propos des éventuels JO 2024
"Kouatly promet un tournoi mixte, idéal pour ériger la discipline en parangon de progressisme et d’égalité entre les sexes"

Vous y avez cru ?
Naïfs...

"..., même si la vérité est plus nuancée. Un tournoi féminin sera aussi programmé par souci d’équité."

En tous cas c'est pas si mal d'affirmer que les tournois non mixtes sont régressifs et inégalitaires.

20 min


elkine, le
par souci d'équité


Oui l'article sonnerait plus juste en changeant à peine la formule :

Kouatly promet un tournoi non-mixte, idéal pour ériger la discipline en parangon de régression et d'inégalité entre les sexes, même si la vérité est plus nuancée. Un tournoi (en théorie) mixte sera aussi programmé par souci d'équité.


bzh92, le
« Les hommes jouent aux échecs depuis 500 ans, les femmes depuis 70 ans », sourit la DTN selon l'article.
Pauvre Vera!


De retour de la sortie OVS "variantes du jeu d'échecs" avec une sympathique demoiselle, à qui j'ai pu demander pourquoi elle ne jouait pas en club vu qu'elle disait avoir stoppé le jeu par faute d'adversaires. Sa réponse :
- un club on s'attend à ce qu'il y ait un (très) bon niveau, donc en tant que joueuse de niveau moyen j'ose pas trop.
- les tarifs des licences à 50% pour les femmes, ça fait discriminatoire et donc ne donne pas envie (rejoignant mon avis).


Les idées ne manquaient pas pour des JO mixtes :
Reprendre la Pro Chess League.
Équipe de 4
Moyenne Elo < 2500
Un +27 est ramené à 27
Une joueuse est comptée 100 point de moins pour la moyenne.
On a donc 3 catégories de joueurs cibles : les +27, les meilleures joueuses, les espoirs (car sous-classés).
Avec des matchs pays contre pays en élimination directe, 4 mini matchs en cadence type 10'+2", chaque joueur d'une équipe affrontant les 4 adversaires.
Ça montre les meilleurs joueurs du monde, les meilleurs joueuses du monde, des grands espoirs, jouant tous ensemble. Les équipes auraient souvent une, deux voire trois femmes.
Mixité, progressisme, égalité.

Et le spectacle serait au rendez-vous : Toujours 4 parties rapides ensemble donc on s'ennuie pas. Et imaginez des départages en cas de match nul 8 partout : Le premier qui score fait gagner son équipe. Le joueur 1A affronte avec les blancs le joueur 1B en cas de nulle on a 2A avec les noirs puis 3A avec les noirs puis 4A avec les blancs puis Armageddon entre les 1.


Si pour une obscure raison on souhaite un tournoi individuel on qualifie 32 femmes et 32 hommes par régions du globe. Pour les 32ème de finale on apparie hommes vs femmes avec 1er homme vs 32ème femme et 1ère femme vs 32ème homme.
Le tournoi serait mixte et des femmes joueraient au moins jusqu'en 8ème.

J'espère que le dossier au Cojo, à l'inverse de l'article, ne mentionne pas la mixité. Car la technique de venter les vertus de la mixité juste avant d'annoncer qu'il y aura un tournoi avec que des femmes et un (en pratique) avec que des hommes, c'est original, mais ça paraît sub-optimal.
Pas sûr que ça compense, le : "oui mais en fait, comme à la boxe ou au judo, si une femme s'était qualifiée, et qu'elle avait préféré jouer un tournoi sans chances de médaille, un des deux tournois aurait pu être mixte... vous voyez on est un parangon de progressisme et d'égalité entre les sexes !"


MChoiz, le
Quand on ne connaît absolument aucun impératif du COJO, le mieux c'est de se taire, cela évite de proposer des formules qui ne cochent aucune case du cahier des charges.


Le problème n'est pas ce que je peux dire sur un forum, c'est ce qui est dit par nos dirigeants de manière officielle.

Venter la mixité pour juste après dire qu'elle ne sera pas appliquée, ce n'est pas une candidature au Cojo c'est une candidature au prix de l'humour politique.


MChoiz, le
Le problème c'est que c'est faux car il y a du mixte par équipe.

Si au lieu de tout commenter de façon compulsive en jugeant avoir un avis plus pertinent que tout le monde alors que tu ne sais rien sur le sujet hormis 1 ligne mal écrite dans la presse, tu te renseignais, ça aurait l'air moins ridicule ou relevant moins de l'attaque personnelle.


Ah mais s'il n'y a aucun tournoi séparé et que la discipline s'érige effectivement en parangon de progressisme et d'égalité entre les sexes, je serais le premier à applaudir et faire mon mea culpa face aux dirigeants que j'aurais mal estimés.

En revanche s'il s'agit de ne pas faire mieux qu'une discipline physique comme le tennis avec un tournoi femmes, un tournoi "mixte" mais en vrai hommes et un équivalent du double mixte, adressant au monde entier un message d'inégalité, alors je maintiendrais mes critiques.

La ligne de 20 min était peut être mal écrite mais semble malheureusement laisser peu de place au doute.


Hanam, le
Pourquoi compter 100 points de moins pour une joueuse ? C'est plutôt une dévalorisation.

Y a que le 20 minutes qui a relayé l'info ? Y a de quoi être surpris par le contenu...


Ben c'est une mesure de discrimination positive du coup entre un joueur et une joueuse du même niveau il est plus intéressant de sélectionner la joueuse.
De la même manière qu'en rabaissant un 2800 à 2700 il devient intéressant de prendre les meilleurs joueurs.
On pourrait imaginer une top équipe de Chine avec Ding Liren (qui passe de 2812 à 2700) Hou Yfan (de 2662 à 2562) Ju Wenjun (de 2575 à 2475) et il reste une place pour un jeune à 2260 ou une troisième femme à 2360.
Enfin c'est juste le format (sûrement améliorable) de la Pro Chess League la seule compétition par équipes au monde qui mélange hommes, femmes et enfants de talent dans un tournoi spectaculaire.
Mais il paraît que c'était pas possible de s'en inspirer donc n'en parlons plus.


Hanam, le
Trop de contraintes et trop compliqué en fait..

Si on se place en spectateur lambda, le temps qu'il intègre qu'on est un ELO qui sert de classement mais qu'au final, on a mis en place tout un système pour outrepasser ses limites, ça rime à rien. D'autant plus qu'on va s'interroger sur l’intérêt de ce fameux 4ème pas au niveau de l'équipe. Çà fait limite le joueur qu'on choisit dans un fantasy avec les crédits restants...

Même si je n'aime pas l'idée, autant imposer 1 homme, une femme, un.e jeune et un 4ème joker "au choix"...C'est bien limité au -23 au foot...


Orouet, le
encore un petit effort !
et ce fil se clôturera (200 posts) le jour de ...
la St Valentin !!


"Venter les vertus de la mixité"... Ou "vanter" ?

Me fais toujours marrer que les obsédés de l'égalité en soient à prôner des mesures discriminatoires qu'ils nomment, puisqu'elles viennent d'eux, "positives".

J'observe aussi que l'argument d'une différence physique qui justifie la permanence de compétitions et/ou de prix féminins n'est jamais discuté. Ça éviterait bien des propositions oiseuses. Et pas mal de vent...


Orouet, le
"Me fais" ou "me fait"
j'avance le schmilblicque ...
;-)


GBel pourra vous remercier d'avoir bien trollé son post ...


elkine, le
« l'argument d'une différence physique »

t'inquiète Ducou on t'oblige pas à jouer avec Brad Pitt


Chemtov, le
@matendeux : Mais non ! Son post était simplement une annonce. Je pense qu'il n'attendait pas que quelqu'un réponde en public : ''oui, je suis candidate '' !


Chemtov, le
Maintenant on peut terminer les derniers messages sur le sujet... Comme par exemple, relever que c'est GBel qui organise, les 04 et 05 mai à Villepinte... Cela doit être bien. What else... Licence et tous frais payés ( wow ! chez nous même les MI et les MF, en mixte, paient leurs licences et même leurs cotisations ! ) What else... il faut répondre par mail ( donc pas sur le forum, le sujet était donc clos dès l'annonce ).


Je me demande s'il y a déjà eu, dans l'histoire de FE, des sujets qui ont dépassé les 180, 190 commentaires sans pour autant atteindre la barre des 200... Et simultanément donner l'impression qu'ils ne pourraient jamais les atteindre...


DDTM, le
Surement un petit paquet ... a qui reserver un chapitre dans l'etude sur les discussions du forum FE ;)


clarxel, le
De nos jours, les échecs sont plus populaires parmi les filles et les femmes que jamais auparavant et cela commence à se refléter dans les prix des tournois féminins.

Selon Alexander Baburin dans the Independent


Yves4, le
Le 200 éme !




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