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La revue Europe-Échecs n°682 du mois de décembre 2017 par Europe Echecs le 01 décembre 2017  [Aller à la fin] | Actualités |
Changement de CAP

La XVe édition du tournoi du Cap d’Agde a répondu aux attentes des joueurs. Un succès populaire avec une participation record dans la plupart des tournois du « Fil Rouge » au « Grand Prix », une ambiance festive et une organisation bien rodée sous la conduite de Bob Textoris. Une nouveauté remarquée : la rencontre scolaire qui a opposé la France à la Russie. Elle s’inscrit parfaitement dans l’esprit des Rencontres du Cap car près de la moitié des joueurs ont moins de 20 ans !

Le match défi entre le 12e champion du monde et le quadruple champion du monde Vétérans maintint le suspense jusqu’à la dernière partie. Vaisser, qui a pu jouer à haut niveau en Union soviétique après la trentaine, avait, face à lui, l’un des plus grands joueurs de l’histoire, Anatoly Karpov, couronné champion du monde à 24 ans. Karpov, très impliqué dans d’autres activités, manquait de pratique. Vaisser, qui jouait sous les couleurs de la France, a fait mieux que résister et le dénouement n’était pas sans rappeler le match Carlsen-Karjakin disputé l’an dernier à New York. Le Trophée Karpov a permis au Russe Daniil Yuffa, 20 ans, de s’imposer en finale contre l’un des meilleurs grands-maîtres venu d’Iran, Amirreza Pourramezanali, 25 ans.

Le point à améliorer de ce trophée, même si organisé dans l’urgence et en concurrence avec le championnat d’Europe des Nations, est le manque de visibilité sur le plan international et échiquéen des enjeux. La plupart des participants sont certes très talentueux mais ils ne sont pas représentatifs des futurs candidats au titre pour permettre d’inscrire le tournoi dans l’histoire des échecs et surtout de pouvoir attiser la curiosité de la planète échecs.

Sur le plan purement échiquéen le championnat d’Europe des Nations a été l’événement marquant avec la victoire au départage de l’Azerbaïdjan qui l’emporte devant la Russie et l’Ukraine. C’est l’illustration de la transmission réussie de l’héritage des échecs soviétiques qui est encore très présent dans la formation des champions. Le travail basé sur la compréhension positionnelle est un thème cher à Anatoly Karpov pour justifier la supériorité de l’école russe.

La 20e position de la France, présentée comme une équipe favorite, est une contre-performance (13e sur le classement de départ de la moyenne Elo) même si l’absence du numéro un Maxime Vachier-Lagrave et de son secondant Etienne Bacrot, a affaibli l’équipe, mais cela n’explique pas tout. Même scénario pour le classement féminin où la Russie devance la Géorgie et l’Ukraine. La France termine 22e.

Excellente performance du vainqueur de la coupe du monde, Levon Aronian qui obtient la médaille d’or au 1er échiquier alors que l’ex-championne du monde Alexandra Kosteniuk s’est imposée au 1er échiquier de la Russie. Pour Maxime, le grand prix FIDE de Palma de Majorque est celui de la dernière chance pour obtenir sa qualification pour le prochain tournoi des Candidats qui se jouera à Berlin en 2018. Un sujet qui sera traité dans notre prochain numéro.

D’ici là, bonne lecture et joyeuses fêtes de fin d’année.

Georges Bertola
www.europe-echecs.com/la-revue-europe-echecs-detail.html?id=650


Le sommaire de la revue Europe-Échecs décembre 2017

— Actualités en Blitz — Maxime sans filet
— Rencontres CAPECHECS - L’empreinte russe — Daniil Yuffa et Darko Anic à l’analyse, Interview de Bob Textoris
— Coupe d’Europe des Clubs : la Russie et la Géorgie — Théorie & tendances par Igor-Alexandre Nataf
— Championnat d’Europe des Nations : l’Azerbaïdjan en trouble-fête — Reportage de Romain Edouard
— RIDEF 2017 : sous le soleil de Tunisie — Reportage de Gilles Miralles
— Championnat d’Europe féminin Rapides & Blitz — Cécile Haussernot à l’analyse, Interview de Jean-Michel Rapaire
— Spice Cup : le Top des opens américains — Reportage de Alex Yermolinsky
— Le Joueur du Mois : Anatoly Karpov, la légende du Cap — Analyse et interview d’Anatoly Karpov
— Le Cahier de la Fédération Française des Échecs
— Faites-Vous la Main : 18 combinaisons - Spécial Daniil Yuffa et Cap d’Agde — Par Bertrand Valuet
— Féminines en Or : A. Muzychuk-Kashlinskaya — Par Susan Polgar 8e championne du monde
— Ouvertures & Idées gagnantes : Gunina-Ushenina – La Rossolimo avec 3…g6 — Par Christian Bauer
— Discutons Ouvertures : défense Semi-Slave – variante Anti-Moscou — Par Marc Quenehen
— Progressons : sacrifice positionnel de Dame — Par Marc Quenehen
— La Créativité aux échecs : Ivanchuk-Wei – La tentation du sacrifice — Par Vassily Ivanchuk
— Finales Inoubliables : Karpov-Vaisser – S’imposer en finale contre le gambit Benko — Par Darko Anic
— Dans le Rétroviseur : Buenos-Aires 1939 (2) – Un duel à distance… — Par Georges Bertola
— Humour : Echec… et gag ! — Par Luc Deroubaix
— Annonces de tournois

Fondée en 1959 par Raoul Bertolo, la revue Europe-Échecs résulte de la fusion entre deux revues, l'Échiquier de Turenne et L'Échiquier de France. Tout a commencé avec L'Échiquier de Paris (bulletin des cercles de l'Ile-de-France) créé en 1946, qui a fusionné après son 60e numéro, en 1955, avec L'Échiquier de France. Ce mensuel a à son tour fusionné, après 36 numéros, en décembre 1958, avec L'Échiquier de Turenne créé en 1955, pour finalement fusionner après 41 numéros, en décembre 1958, avec le magazine Europe-échecs créé en janvier 1959. Europe-Échecs est, avec son 682e numéro, l'une des plus anciennes revues françaises sur le jeu d'échecs encore en parution.

Merci à tous pour votre soutien et votre fidélité !



Ducouloir, le 05/12/2017 - 23:53:15
"Le point à améliorer de ce trophée, même si organisé dans l’urgence et en concurrence avec le championnat d’Europe des Nations, est le manque de visibilité sur le plan international et échiquéen des enjeux. La plupart des participants sont certes très talentueux mais ils ne sont pas représentatifs des futurs candidats au titre pour permettre d’inscrire le tournoi dans l’histoire des échecs et surtout de pouvoir attiser la curiosité de la planète échecs."

Façon diplomatique ou juste maladroite pour dire que le plateau et la formule n'avaient aucun intérêt. Ce tournoi a, dans les années antérieures, mobilisé de très grands joueurs (Ivanchuk, Bu, Bacrot, Nakamura) et pas seulement une momie, pour des prix conséquents. Pourquoi ne pas faire un vrai tournoi fermé de haut niveau qui épouse le rythme des compétitions amateurs de la semaine, façon Bienne ou Wijk aan Zee, plutôt qu'un Trophée Naphtaline ?

A croire que les français ont tant de tournois fermés de haut niveau que ça... Syndrome Immopar des organisateurs du Cap.


Hanam, le 07/12/2017 - 14:47:31
Personne n'est interpellé par les propos de Alex Yermolinsky dans son article ?



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