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Le jeu d'échecs en Arménie par Reyes le  [Aller à la fin] | Actualités |
Depuis l'année scolaire 2011-12, des leçons d'échecs font partie du programme scolaire dans toutes les écoles publiques en Arménie, ce qui en fait le premier pays au monde à rendre obligatoire le jeu d'échecs dans les écoles.
Europe Echecs est allé à la rencontre du grand artisan des échecs en Arménie, le grand-maître Smbat Lputyan. Voir le reportage en vidéo


Pour ma part je doute toujours très largement de l'utilité d'enseigner les échecs à l'école. Franchement, ça sert à quoi ?


http://www.psmcd.net/otherfiles/BenefitsOfChessInEdScreen2.pdf

Un extrait (au hasard) :

At the 40th World Chess Congress in 1969, Dr. Hans Klaus, Dean of the School of Philosophy at Humboldt University in Berlin, commented upon the chess studies completed in Germany: "Chess helps any human being to elaborate exact methods of thinking. It would be particularly useful to start playing chess from the early school days... Everybody prefers to learn something while playing rather than to learn it formally...it produces in our children an improvement in their school achievements. Those children who received systematic instructions in chess improved their school efficiency in different subjects, in contrast with those who did not receive that kind of instruction."

Because of the overwhelming research demonstrating the benefits of chess and because of the brain research theorizing the growth of dendrites, chess should be integrated into the school curriculum at the primary level.

Chess is a new way of solving the old problem of poor education. From the streets of Harlem to Venezuela's public schools the sport of kings has been implemented as an effective tool for teaching students to utilize their higher order thinking skills and to strive to overcome personal problems to reach their full potential. In light of these facts it is not unreasonable to imagine chess as a broader part of schools in America. Chess could very well be one of the missing components for America to regain its place at the top for educating its young people.


@JLUC74
Quand tu vois avec quelle sauvagerie Fressinet a agressé Kramnik hier dans le jardin des Tuileries.
Tu comprends que les échecs ont pacifié un bon nombre de sérials killers en puissance.


Très beau reportage.


on peut aussi se poser la question sur les arts plastiques , la musique ou l'eps.
Je pense que les échecs seraient un peu plus utiles que la musique ou les arts plastiques vu qu'ils développent certaines capacités intellectuelles.
Et en parlant d'eps les échecs ont logiquement leur place dedans au titre de sport...


Ouh là Elpancho, tu ne vas pas te faire des amis chez les musiciens ou chez ceux qui pratiquent les arts plastiques........!!!


A mon avis les échecs sont nettement moins intéressants que la musique pour le développement intellectuel qui en plus est une activité qui développe le sens artistique. Je doute de plus que les enfants aient besoin d'un développement intellectuel supplémentaire, les échecs risquant de les détourner d'apprentissages prioritaires.

D'une manière générale je suis contre l'enseignement scolaire des activités artistiques, sportives ou ludiques en tant que matières scolaires, c'est contraire à leur nature même. Ce qui ne veut pas dire que je suis contre la découverte de ces activités à l'école mais pour ce qu'elles sont, des activités de loisir et non une préparation à une vie professionnelle (je ne parle bien sûr pas de carrière professionnelle dans les échecs mais de l'utilisation des échecs pour le développement cognitif).
Découverte oui mais ni obligation, ni note ni quoi que ce soit de ce genre.


kaktus, le
Ref JL

La principale erreur faite à propos de l'école est d'imaginer qu'elle est une formation professionnelle, n'importe quel métier s'apprend sur le tas par la pratique.

A l'heure actuelle, on sélectionne les "élites" via les langues et les classes européennes ( oubliez vos clichés du XXème siècle, les mathématiques sont mortes, les statistiques les ont assassinées ) , je ne suis pas sûr qu'un gamin qui lit harry potter en VO soit plus performant tant sur le plan professionnel que sur le plan citoyen qu'un gamin qui a appris les échecs...

Par contre, je m'étonne que personne ne soit spécialement dérangé que des mômes loupent une semaine d'école pour faire les championnats de France jeunes...



Kaktus +1
En ce qui concerne les maths, par le petit bout de ma lucarne je les vois bien vivantes et prépondérantes (et assez souvent malheureusement)



ins7281, le
@kaktus
C'est bien parce que la sélection des élites se fait sur des critères douteux que le monde va si mal.
Je préfère garder mes clichés du XXème siècle et les illusions qui s'y rattachent. Et les statistiques n'ont assassiné personne parce qu'aujourd'hui, on n'a même plus besoin de raison pour tuer...


Je préfère aussi la musique à un jeu où il faut battre l'autre. Ou la composition tiens.


Le problème c'est que les missions dévolues à l'école sont maintenant tellement vastes, et vagues, que chacun y perd son latin, si je puis dire.

Qu'on se concentre sur l'objectif essentiel, la transmission des savoirs structurés, et les chèvres seront bien gardées, du moins mieux que maintenant.

Vu sous cet angle les échecs n'ont rien à faire à l'école, de même que l'enseignement de la morale, la dernière lubie de Peillon.

Quant aux affirmations selon lesquelles "on sélectionne les "élites" via les langues et les classes européennes" et "les mathématiques sont mortes, les statistiques les ont assassinées", soyons magnanimes et mettons cela sur le compte d'un début de week-end trop arrosé...


Oimsi, le
@ElPancho, je suis clairement pour les échecs, mais il faut quand même arrêter de dire que c'est un sport, c'est juste du foutage de gueule.
Le seul interret d'être classé comme tel c'est d'obtenir des subventions au même titre qu'un club de foot ou autre...


"Un comité international qui regarde fonctionner une toute nouvelle invention. Alors que toute l’assistance est impressionnée, le représentant français s’inquiète: «De toute évidence ça marche d’un point de vue pratique, mais est-ce que ça va fonctionner en théorie?"

De multiples études depuis plus de vingt ans ont constaté que l'enseignement des échecs est bénéfique.

Personnellement j'ai pu constater que de faire jouer
certains élèves aux échecs canalise leur agressivité.
Même chose pour les activités artistiques.




Chemtov, le
@Lambda: ! +1
J'aime bien votre histoire. Quelque chose marche très bien mais quelqu'un vient et se pose des questions car ''en théorie'' on n'est pas sûr que cela devrait marcher.
Principe de précaution? Il existe peut-être des contre-effets indésirables dangereux !


@kaktus : ce que je voulais dire c'est que si lire, écrire, compter et ensuite l'apprentissage des langues, des sciences, la culture générale, etc... sont des nécessités professionnelles (même pour un footballeur pro), les échecs non il n'y a pas de raison que ce soit autre chose que la simple découverte d'une activité extra-scolaire.

"Par contre, je m'étonne que personne ne soit spécialement dérangé que des mômes loupent une semaine d'école pour faire les championnats de France jeunes..." Ce n'est rien une semaine d'école, surtout que les participants au Championnat de France sont rarement en difficulté scolaire.

@Lambda : "De multiples études depuis plus de vingt ans ont constaté que l'enseignement des échecs est bénéfique." : c'est vrai pour la plupart des activités extra-scolaire : la musique, le sport, etc...
Oui il est bon que les enfants aient des activités autres que l'école et la télé, c'est une évidence mais pas plus les échecs qu'autre chose et à mon avis moins les échecs que la musique ou le sport.



Les programmes étant "pensés" par des "purs théoriciens"
Je suis persuadé qu'une semaine hors cadre scolaire ne peut être que bénéfique pour les élèves.


remarque: pour ceux qui ont des enfants en 1S et TS
sachez que la majorité des enseignants de sciences
physiques sont en désaccord total avec
le nouveau programme et constate les dégâts.



Je suis déprimé par ce que je lis... Et quand je pense que ce sont des joueurs d'échecs qui l'écrivent, je me dis qu'ils sont très très loin d'être les meilleurs avocats de la discipline !

Plusieurs matières cherchent à apprendre à penser. Mais la plupart des matières ennuient les élèves. A l'occasion un enseignant exceptionnel va réussir à passionner sa classe. Mais même lui se heurtera au problème de l'aspect théorique de sa matière.

Le Jeu d'Echecs apprend également à penser. Mais son grand avantage est qu'il le fait sous forme d'un jeu. Beaucoup d'élèves n'aiment pas étudier, mais presque tous aiment jouer.

Et s'il y a une partie théorique dans l'enseignement du Jeu d'Echecs, il y a aussi et surtout immédiatement ensuite la pratique associée. Ces aller-retour permanents théorie-pratique sont d'une grande richesse pour la formation intellectuelle d'un futur adulte.
Beaucoup plus certainement que de bourrer les crânes avec des informations qui ne serviront jamais.

Essayons de penser un peu différemment des schémas classiques archaïques et dépassés. Surtout nous autres, pauvres Français. Et ceux qui lisent un peu l'anglais peuvent aller cliquer sur le lien donné en début de fil.


Orouet, le
"Le Jeu d'Echecs apprend également à penser"

il apprend surtout à douter ... (ce qui n'est pas mauvais)

sinon la phrase de Oimsi à 5h51 prête à confusion
les échecs ne sont pas du foutage de gueule ! :)


El cave, le
Hmm, ça dépend qui joue.


Les échecs permettent tout un tas d'apprentissages comme le dit notamment arnackor.
Apprentissages (développer une stratégie, augmenter ses capacités de concentration, se repérer dans l'espace, apprendre à penser etc. etc.) qui sont transversaux et donc utiles dans toutes les autres disciplines plus "scolaires".
En partant de zéro avec une classe, on peut même remotiver des élèves qui galèrent en lecture/mathématiques car ils n'arrivent pas à combler un retard pris très tôt, d'où un découragement... les échecs peuvent donc être un moyen de redonner confiance aux élèves qui ont le plus de mal.
Egalement, lorsqu'on demande à des enfants de 7 ans ce qu'ils font le WE : télévision, j'ai vu tel film, tel film et tel dessin animé. Ou alors j'ai fait tel niveau avec tel arme dans tel jeu vidéo...
Les échecs vont pouvoir être une alternative.

Enfin pour ceux qui disent qu'on ne devrait faire que : lecture/écriture/maths, essayez de faire ce genre d'activités à 15h00 passées avec des élèves de 7 ans et 5h de cours dans les pattes.
Les journées sont longues et la capacité de concentration est très faible en fin de journée, il faut donc des activités qui demandent moins à l'enfant et qui sont motivantes. Les échecs sont là encore une bonne possibilité (d'autant qu'encore une fois, ça apporte dans plein de domaines, pas que les maths...)

Et ne tombons pas dans les caricatures, il ne s'agit pas de former des pros dans les écoles avec plein d'heures mais bien de découvrir un jeu qui développe des capacités intéressantes pour les enfants.


L'idée ne date pas d'hier.

"Si le mouvement imposé par l'année 1881 se continue, nous ne désespérons pas de voir un jour mise au rang des éléments les plus nécessaires aux carrières libérales l'étude de l'échiquier et en décréter l'enseignement gratuit et obligatoire, ainsi qu'on vient de le faire en Allemagne : le Mannheim Chess Club a fondé une école où 38 élèves étaient déjà inscrits au mois de juillet dernier ; le club d'échecs de Cologne a imité cet exemple.

Dans l'article couronné à Paris en 1878, j'ai fortement conseillé cette étude, bien préférable pour développer l'esprit, à mon avis, aux traités philosophiques de Cicéron et autres moralistes de l'antiquité, dont on bourre la jeunesse qui n'en comprend pas, et ne peut en comprendre un traître mot" (Alphonse Delannoy, "La Stratégie", 15-01-1882).


Chemtov, le
@erony: Un détail me trouble dans cette extrait de La Stratégie, c'est le terme anglais ''Mannheim Chess Club''. Je sais qu'à cette époque existaient le Mannheimer Schachklub et le SK Mannheim Lindenhof 1865. Mais en Allemagne, en plus vers 1880, donner un nom anglais à un club d'échecs me semble très improbable. Bon...cela n'a pas de rapport avec le sujet des ''échecs à l'école'' (là, en revanche, je ne suis guère étonné par l'article)


kaktus, le
ref nicolas dupont

tu n'as pas du mettre les pieds dans un collège depuis longtemps, (et n'a sans doute pas remarqué les changements de programme dans les lycées, t'inquiète ça va arriver bientôt dans l'enseignement supérieur).

Dès la 6ème, on commence à trier les élèves avec les classes bilingues, la filière continue avec les classes européennes au collège puis au lycée.

Pendant que l'on créé ces filières élitistes (qui je je répète ne sont plus basées sur les maths, ce n'est pas un regret, juste une mise à jour pour ceux qui sont resté scotchés aux années 80 voire 70), les savoirs et savoir faire fondamentaux ne sont plus apportés à la majorité, les autres.

Alors franchement, si c'est pour apprendre à calculer une moyenne en 4eme, en 3 eme, en 2de et en 1ere encore (cf bulletins officiels des programmes, je me suis tortoré tous les niveaux depuis 4 ans, je sais de quoi je parle), autant leurs apprendre à jouer aux échecs, voire aux boules, histoire qu'au moins ils ne s'ennuient pas.

ref Oroy le terme élite n'a aucune connotation positive dans ma bouche, et quand je parle des clichés du XXème siècle, je parle de gens qui voient toujours une salle des profs remplie de gauchistes résistants à toute réforme, alors que bon, y'en a une à chaque ministre qui passe comme une lettre à la poste, je ne parle pas des illusions que je regrette aussi.



Il se trouve que mon cadet est dans un collège/lycée "élitiste" (Saint Adrien à Villeneuve d'Ascq, 100/100 de réussite au bac en 2012, classement départemental 2/277, classement national 50/6570), donc on peut estimer que je sais un peu de quoi je cause...

Le tri dont tu parles n'est qu'une des facettes d'un artifice qui vise à regrouper les bons élèves, alors que normalement c'est interdit. C'est ce qui s'appelle le "choix des options".

Lorsqu'un gamin (ou plutôt les parents) a choisi une troisième langue vivante en option (comme l'Espagnol à St Adrien), c'est évident qu'il sera dans une bonne classe.

Mais d'une part rien n'assure que ce gamin entrera dans "l'élite" (recevoir un bon enseignement c'est bien, en retirer le maximum c'est mieux et pas garanti sur facture), et d'autre part le fusil change d'épaule vers la classe de première, où ce sont les maths qui retrouvent la primeur avec les options renforcées dans cette matière.

Bref pour résumer, les classes bilingues ou trilingues sont un bon moyen pour être dans une classe de bon niveau dans le grand fourre-tout du collège unique. Mais dès que le "tri" est effectué, les disciplines scientifiques reprennent la tête pour la formation des "élites".

Il suffit pour t'en convaincre de regarder les options dans un concours comme HEC, pas spécialement réputé commme "scientifique dur". Et bien il y en a 4, les sciences justement, l'économie, la technologie et les sciences sociales. Tu auras remarqué qu'il n'existe pas d'option "langue"...

Il est donc faux de dire que les langues sont l'outil principal de sélection des "élites", par contre il est exact que les options langues permettent souvent d'être dans les "bonnes classes" au collège.


@ arnackor

"Beaucoup d'élèves n'aiment pas étudier, mais presque tous aiment jouer."

On est d'accord mais il existe un moment dévolu pour le jeu, c'est la récréation. Et l'école ne doit pas être une récréation perpétuelle (ce qu'elle tend bien souvent à être d'ailleurs).

Le système à l'allemande est bon à mes yeux, 5 heures de matières "dures" le matin, et divers ateliers l'après-midi. Là j'applaudirais des deux mains pour un atelier "échecs", au côté de la musique, des arts plastiques, du sport, etc.

Mais je ne vois rien qui justifie de faire entrer les échecs dans le programme scolaire obligatoire. Pourquoi pas aussi le go, le bridge ou même le poker ?



Et dans le lycée où je bosse, bizarrement, c'est dans les 2 terminales S Svt (pas les 2 Si, hein, faut pas pousser...), qu'on retrouve les meilleurs élèves, y compris bien sûr ceux qui vont faire du droit, des langues plus tard, et même des hypokhâgnes...Alors c'est sûr, les maths ne sont plus attractives, mais sélectionnent toujours!


L'Allemagne passe progressivement à la journée française et surtout au modèle norvégien. Les cours durent aussi jusque 3 ou 5 heures de l'après-midi, avec ici où là une vingtaine de minutes de pause. Et les fameux ateliers sont payants.

Je suis néanmoins d'accord avec ce qu'écrit nicolasdupont. Ce sont les options langue qui trient.

Sur l'apport du jeu d'échecs à l'école, je ne crois pas qu'il faille le mettre à un niveau supérieur d'autres pratiques. Il faut arrêter les fantasmes. Chaque discipline apporte quelque chose à l'enfant.


@arnackor : surtout ne pas être dans un trip "je joue aux échecs donc c'est le jeu le plus génial du monde, ça devrait être enseigné à l'école". Comme dis nicolasdupont le jeu c'est la récréation et c'est là que les échecs ont leur place.

Tu parles de théorie et là je hurle : surtout pas ça à l'école ! Les enfants qui s'y intéresseront auront bien l'occasion de s'occuper de la théorie dans les clubs.


Oui Chemtov, cela m'avait étonné aussi. Comme en outre "Mannheim" y est mal orthographiée, je suppose que l'auteur aura repris l'info telle quelle d'une revue anglaise, qu'il cite par ailleurs dans son article.


Les échecs font partie des mathématiques et les mathématiques sont un jeu.
A partir de là,beaucoup est dit.


Les échecs peuvent exercer un pouvoir de fascination sur les enfants,j'ai été animateur en milieu scolaire entres autres,et la très grande majorité étaient intéressés et enthousiastes.
Je me souviens d'un exercice ou dans une position donnée il fallait trouver le nombre de mats en un coup(ou quelque chose du genre,c'était il y a longtemps)et pour répondre à la question,il fallait faire preuve de logique,de calcul,du sens de l'observation,ect.
Pour des éléves de CE2 c'était très bien,l'institutrice trouvait que ça avait été très utile et profitable!(je me souviens encore de cet épisode).


@Rialto : à mon avis les échecs sont tout autant des mathématiques que de la psychologie.


@ nicolasdupont : "On est d'accord mais il existe un moment dévolu pour le jeu, c'est la récréation. Et l'école ne doit pas être une récréation perpétuelle (ce qu'elle tend bien souvent à être d'ailleurs)."

Je ne peux pas laisser dire ça, c'est n'importe quoi.
Il suffit de regarder comment on apprend en école maternelle. Par le jeu et rien que par le jeu. Et on y apprend des TAS de choses, pas que scolaires certes mais également beaucoup de choses scolaires.

Forcément, cela continue à l'école élémentaire (on est d'accord qu'au lycée on a besoin de passer par le jeu).
Un élève de 6/7/8 ans qui va apprendre le plus est celui qui aime l'activité qu'il fait. On ne peut pas leur demander de travailler pour travailler, ou même pour avoir un métier plus tard.
La notion de plaisir est primordiale.
Alors pour ceux qui ont du mal à se motiver (les élèves qui souvent sont en difficulté), passer par un côté ludique est d'une aide capitale.

Que ce soit avec le jeu d'échecs ou des jeux de parcours en lecture, ou encore des défis mathématiques etc.

Pour le professeur : il connait tous ses objectifs scolaires derrière son activité, les élèves travaillent.
Pour les élèves : ils prennent du plaisir, ils jouent. (et progressent d'où un retour au plaisir)


Ah voilà la "pédagolâtrie" qui pointe le bout de son nez, il fallait s'y attendre...

L'apprentissage par le jeu est une tendance actuelle, c'est clair. Par exemple la fondation "la main à la pâte", créée par Georges Charpak, qui voudrait faire de la science une discipline ludique.

Le problème est que ça ne fonctionne pas, il suffit de regarder le classement PISA de l'école française ou, mieux encore, lire Jean-Paul Brighelli "la fabrique du crétin".

Apprendre en jouant, c'est flatter des instincts primaires, l'apprentissage c'est quelque chose de compliqué, d'âpre, d'exigeant. D'ailleurs les "élites" l'on bien compris, ils ne jouent pas eux, ils bossent. Pendant ce temps les futures classes laborieuses jouent, mais pas pendant longtemps. La cigale ayant chanté tout l'été se trouva fort dépourvue quand la bise fut venue...




Oui et puis ils ne bossent pas assez non plus c'est vrai, il faudrait les faire rester jusqu'à 20h à l'école pour former les élites, ça leur donnerait les bonnes habitudes.


kaktus, le
ref ND
"Il se trouve que mon cadet est dans un collège/lycée "élitiste" (Saint Adrien à Villeneuve d'Ascq, 100/100 de réussite au bac en 2012, classement départemental 2/277, classement national 50/6570), donc on peut estimer que je sais un peu de quoi je cause..."

Oui, c'est sûr, tu sais de quoi tu causes, pas de la même chose que moi, moi j'exerce dans ceux qui font au delà de 2 sur 277, surtout dans ceux qui sont au delà de 200...

Au delà des nids à bourgeois qui peuvent trier leurs élèves et s'arranger avec les programmes, il y a les autres qui eux suivent les programmes, qui en matière de mathématiques sont devenus vides au moins jusqu'en première.

Je persiste, pour les élèves qui n'ont pas la chance d'être nés dans un milieu relativement aisé, pour les accrocher à l'école, actuellement c'est mieux par le biais d'activités alternatives, que dans le cadre ridicule de la peau de chagrin des programmes officiels : les échecs, comme d'autres sans doute (l'informatique est également un bon support), en est une qui présente le double avantage de ne pas être stupide et d'être très captive (largement au delà du jeu !).

Du reste, ça ne ferait pas de mal non plus aux "élites" de diversifier leurs savoir, quitte à les initier à la modestie..




A partir du moment où tu veux discuter de la sélection des élites, mieux vaut effectivement connaître les endroits où elle se pratique !

Mais maintenant tu changes de sujet, en te demandant quoi faire avec les élèves qui n'ont pas la chance de recevoir un enseignement "élitiste". Car chacun le sait bien, pendant qu'on fait mumuse en banlieue avec des programmes vidés de leur substance, on bosse pour de vrai à Louis Le Grand.

Alors tu évoques les "activités alternatives" pour remplacer des programmes défaillants. Je préférerais qu’on en revienne à un enseignement élitiste pour tous, à la condition d’offrir des alternatives pratiques intéressantes à ceux qui ne peuvent pas suivre un enseignement trop théorique.

Dans le système actuel, on sait bien que le pourcentage de fils/filles d’ouvriers qui entre dans les grandes écoles ne fait que baisser. C’est d’ailleurs logique puisqu’on refuse à ces classes populaires la possibilité de se frotter à l’excellence, en les laissant volontairement dans un ghetto scolaire.

Baisser les exigences en espérant créer ainsi une « égalité des chances » est un leurre, et l'on paye très cher cette énormité. Les classes favorisées à la naissance détournent ce principe à leur avantage, creusant encore plus le fossé avec les classes défavorisées.

Comme disait je ne sais plus qui, l’ascenseur social fonctionne toujours, il redescend ! Je suis loin d'être persuadé qu'introduire les échecs comme matière obligatoire puisse inverser ce processus.





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