|
| J-5 : Mes 3 bonnes raisons pour lesquelles je voterais Léo Battesti par ins7770 le
[Aller à la fin] |
| Actualités | |
… si j’étais président.
En fait l’élection ne m’intéressait pas, jusqu’à ce que je lise ce qui s’écrivait sur le net. Et la conclusion était : soit l’équipe Battesti est de la pire espèce, soit une bonne campagne de désinformation et de dénigrement avait lieu. ..
Ce looong développement (qui n’équilibre pas les nombreux articles anti-Battesti) permettra peut-être à quelques lecteurs silencieux d’avoir une autre vision que celle lâchée en pâture par d’autres sur le net. Moi j’ai fait mon choix (bien que je ne vote pas, donc ça ne m’engage pas le moins du monde !). C’est l’équipe Battesti. .
1. Un homme mais surtout une équipe : .
La liste comprend de mon point de vue les équilibres essentiels : .
- des gens d’expérience comme de nouveaux arrivants dans le monde fédéral (50% de la liste n’est pas au CD actuel = renouvellement et transition dans la douceur)
- des personnalités de terrain y côtoient des hommes et des femmes de dossier, plus discrets (et dont l’humilité souffrirait de les citer ici) mais tout autant indispensables. .
- une représentation sans surprésentation des professionnels des échecs (qui ne fera pas de la fédération française une ligue professionnelle !) .
Je suis particulièrement heureux d’y voir des gens comme (entre autres) Gaël Lejeune (qui a de l’énergie à revendre !), Hélène Rossinot ou encore Yves Marek (dont l’action pour les échecs est de notoriété publique). ..
Quand on voit l’énergie que les membres de la liste déploient au sein de leur club, de leur comité ou de leur ligue, dire que cette liste est « déconnectée du terrain et des clubs » est simplement un mensonge éhonté. Au contraire, je m’étonne encore de l’énergie qu’ils ont pour briguer un mandat fédéral !
La polémique sur la rémunération du président est symptomatique. Certains avançaient des salaires gigantesques (9 k€ !) sans avoir demandé à l’intéressé ni regarder le budget prévisionnel (dont la simple lecture aurait pu montrer que mathématiquement un tel chiffre n’était pas possible). De mon côté, je suis plutôt satisfait d’avoir un président à plein temps qui pourra s’occuper 100% de son temps de la fédération, démarcher des institutions publiques, des soutiens privés, sillonner les ligues et comités départementaux. .
2. Un bilan globalement PO-SI-TIF : .
La critique est aisée mais l’art est difficile. .
N’en déplaise aux détracteurs, il n’y a jamais eu autant de licenciés et les finances n’ont jamais été aussi saines. L’explosion des licences B aujourd’hui sera la licence A de demain. Et plus il y a de licenciés plus la surface d’exposition de notre discipline est attrayante pour les sponsors et les partenaires, tant privés que publics. Rappelons qu’en moins de 10 ans les partenariats privés ont été multipliés par 30 ! .
3. Un projet ambitieux, crédible et réaliste. .
Ambitieux car il y a un véritable projet poussé par cette équipe. Un projet avec des leviers d’action bien identifiés : le développement de masse et des enjeux de communication pour une visibilité accrue. Les jeunes et les scolaires d’aujourd’hui sont nos licenciés, bénévoles, joueurs de club et nos joueurs sur internet (un marché à conquérir !), nos animateurs de demain. Les efforts de communication d’aujourd’hui sont nos subventions et nos soutiens privés de demain. .
Réaliste : des objectifs chiffrés à 4 ans : 80 000 licenciés, 400 000 € de sponsoring, des soutiens institutionnels. Certes, c’est loin du million d’euros promis sur 4 ans par d’autres, dont je n’ai pas vu la première esquisse de financement réaliste.
Un projet crédible car basé sur des finances saines et sur des prévisions prudentes. Tous les postes ou presque du budget ont été augmentés : haut niveau, développement des clubs, refonte du site fédéral, formation, etc.
Alors, c’est vrai, on est loin de l’exposé à la Prévert des 140 (!!) propositions de la liste concurrente, dont aucune n’est véritablement chiffrée ou dont le financement est clairement identifié. Je retiendrais, entre autres : « gratifier les bénévoles et dirigeants » (je propose que le premier diplôme aille à M. Clauzel), le sibyllin « simplifier les règlements », créer une TV échecs (financement ? par qui ? quels programmes ? quel public ?), « mettre à disposition une exposition itinérante » (est-ce là une priorité ?), l’ajout de quelques structures afin d’alléger le fonctionnement ambiant : direction des entraîneurs, directeur national du handicap, référent national et groupe de travail vétéran, groupe de travail « progression jeunes », « groupes de travail des clubs dans le processus de prise de décision », « commission Echecs, Art et culture ». .
Est-ce crédible ? Est-ce réaliste ? Je n’y vois ni moyens ni priorités. En fait, je n’y vois pas de cap mais juste une longue liste de projets plus ou moins définis, pas hiérarchisé. En fait, cela n’inspire pas confiance.
En conclusion .
Je n’avais pas grande envie d’entrer dans le débat numérique de cette élection mais quelques éléments m’ont poussé à écrire ces quelques lignes. Oh, pas grand chose, mais bon, mis bout à bout ça m'a agacé !
- la lettre de M. Clauzel : on sent bien qu’il parle avec ses tripes mais cela ressemble plus à un règlement de compte qui laisse transpirer plus d’amertume qu’autre chose. .
- La réponse de M. Salazar à la déclaration de M. Moingt : des menaces, des sous-entendus, un ton familier. Bref, je ne vois pas un président répondant ainsi par écrit. .
- Les attaques incessantes soit personnelles soit dirigée contre la Corse. Comme je l’ai écrit par ailleurs, que ceux qui assurent que le modèle corse (sic) n’est pas transposable s’inspirent au moins du dynamisme des bénévoles et des acteurs locaux.
- A lire les critiques, la fédération peut tout, doit tout. Mais avez-vous regardé vos ligues, comités mais aussi vos clubs ? Ne vous trompez pas de combat.
La fédération de demain ne se construira pas sur du sable. Tous mes vœux de réussite à l’équipe Battesti.
Supermarin
|
|
|
J'essaye de comprendre les enjeux de cette élection derrière toute la communication qui est faite, et de voir ce qui sera fait concrètement.
Comme on l'a fait remarquer, la liste de Salazar propose de nombreuses idées, mais après avoir dit il faut faire.
Battesti a un plan simple, le développement de masse, qui passe par une démocratisation du jeu d'échecs. Si j'ai bien compris l'objectif est de devenir auprès des pouvoirs publics un interlocuteur qui a du poids, obtenir des subventions, pour les réinjecter dans le développement. Vu que l'on touche très peu de subventions par rapports à d'autres fédérations sportives.
Plan peut-être long mais solide, qui peut aussi garantir une certaine indépendance, le nombre fait la force et le poids. On construit par en bas et non par en haut.
Pour conclure Batesti me semble avoir une vision simple et claire, alors que Salazar fait reposer le développement sur des apports financiers opportuns mais sans doute aléatoires.
|
|
|
Ahh ! la dialectique électoraliste ...
Trop tard, nous avons déjà voté.
|
|
|
Il serait possible de développer mais pour résumer, les deux énormes failles du plan Battesti :
1) Prendre des licences B aux écoliers qui ne sont pas adhérents d'un club, puis les utiliser pour obtenir des subventions, c'est du détournement d'argent public, c'est illégal.
2) Le développement de masse sur toutes les bouches, oui, mais qui va dans les écoles ? Sont-ils correctement formés ? Quel est leur statut économique ? Comment est financé leur poste ? Est-ce précaire ou pérenne ?
Ce sont les questions à se poser, et c'est la réalité économique globale, il faut la regarder en face.
|
|
|
Je suis plus ou moins d'accord, mais tout ne dépend pas de Batesti et de la FFE puisque l'Education Nationale a son mot à dire.
Concernant le point 2 je peux te répondre précisément puisque je suis éducateur et que je vais dans les écoles.
Non les "animateurs" ne sont pas correctement formés. D'autre part de mon avis tant que l'on restera dans cette idée d'animation, on restera dans l'amateurisme, tant dans le statut que dans la pratique.
Pour information les russes ont créé une filière (5 ans) d'éducateur spécialisé dans une université à Moscou pour répondre aux nouveaux besoin, résultant de l'intégration du jeu d'échecs à l'école.
Enseigner les échecs dans un club à des gamins, qui parce que leur parents les ont inscrit dans un club, on peut en déduire qu'ils sont issus d'un milieu socio-économique pas trop bas, qui ont certains acquis,est réalisable, sans trop de difficultés.
Quand tu enseignes le jeu d'échecs dans des quartiers populaires,par exemple j'ai une école ou j'ai 90% d'enfants issus de l'immigration, où tu a des enfants qui n'ont même pas d'échiquier chez eux parce que les parents ont d'autres priorités financières, cela deviens une autre paires de manches, et je dirais qu'il faut mouiller la chemise.
Nous ne sommes pas formés pour affronter ce genre de situation. On apprend avec l'expérience, les remises en question à apprendre comment faire.
Oui ce slogan les échecs pour tous me plait. Mais en l'état, sans éducateurs bien formés, on pourra sans doute augmenter le nombre de licencié, mais il faut comprendre qu'en moyenne, je dis bien en moyenne, les enfants des classes défavorisées ont plus de difficultés à assimiler le jeu (pour de multiples causes), et que l'on ne peut remédier à cela qu'avec une formation de haut niveau (psychologie du développement de l'enfant, cognitivisme, etc..).
On assistera donc à une démocratisation quantitative du jeu d'échecs, mais pas qualitative. C'est à dire que l'on observera le même processus de ségrégation sociale que dans l'Education Nationale, sans doute moins prononcé, mais il sera là.
Sur le point 1, je pense que c'est une bonne idée. Quand les enfants ont atteint un certain niveau, il faut leur faire faire de la compétition, qu'ils mettent en oeuvre leur savoirs, autrement il y a un risque de démotivation. Donc il faut un classement, qui est aussi une évaluation. Le fait est que c'est le seul moyen d'évaluer les élèves sur leur compétences. Et sans évaluation, c'est à dire sans compétition, donc licence B, ont reste dans l'amateurisme.
|
|
|
Qui l'emportera ?! Ce qui est sûr c'est que de nombreux clubs ont déjà voté par correspondance ou déjà confié leur pouvoir. Mais ce qui aussi sûr, c'est que dans chaque liste il y a des éléments de valeur se donnant pour les Echecs, chacun à leur niveau de responsabilités, et que les dits colistiers, vainqueurs et vaincus, élus et battus, devront dès dimanche soir gouverner ensemble.
Les élus de la liste battue (de 4 à 7 selon les sondages) devront être eux aussi investis de missions et ne pas se contenter d'une opposition stérile. Les non élus des 2 listes devront eux aussi être intégrés à des commissions et autres car il n'est point nécessaire de faire partie du CD pour oeuvrer pour le développement des Echecs.
Les bénévoles ne sont pas si nombreux pour que l'on se permette le luxe d'en laisser sur la touche.
|
|
|
Perdu, il faut 5 bonnes raisons.
|
|
|
moi j'ai une question qui me hante depuis un moment, j'aimerais que les professionnels de la profession me répondent :
En quoi consiste et combien ça coûte le matériel nécessaire à retransmettre correctement des compétitions en direct ?
Est-ce un investissement envisageable par la FFE pour rendre lisibles des compétitions telles que le top 12 ou le championnat de France ? (lisibilité qui pourrait éventuellement attirer des sponsors ??)
Ce matériel, pourrait éventuellement être loué ou prêté à des tournois organisés en France.
Y'a quand même pas mal de tournois internationaux en France, en dehors des divers championnats nationaux, Capelle, Cap d'Agde, Avoine, j'en passe, le rôle d'une fédération ne serait-il pas aussi de "fédérer le matériel" comme certaines ligues le font pour des échiquier par exemple ?
Avec JCM, on a vu beaucoup de petits fours, sans doute nécessaires aux arcanes du fonctionnement de la fédé, mais n'y a t-il aussi un rôle matériel concret à jouer pour une fédé ?
Bon, je suis sans doute naïf, mais j'aimerais quand même qu'on me chiffre le matos nécessaire pour "médiatiser" une épreuve.
|
|
|
A supposer qu'on a un ordi, il faut compter environ 600€ d'investissement par échiquier sensitif (peut être moins si vous en achetez 20 ou 50 d'un coup).
On peut imaginer la location ou le partage (le club de Sautron avait fait un tel partenariat pour le Championnat Universitaire).
La FFE annonce sur son site que 50 parties du Championnat Jeunes seront diffusées, donc ils ont dû investir déjà.
Ah oui, il faut aussi une bonne dose de patience et de connaissances en informatique, car cela reste un peu hasardeux d'utilisation.
|
|
|
il y a diffuser et diffuser, si c'est avec un applet à 2 balles sans les temps et sans commentaires, sans chat, sans vidéo, un club un peu riche ou juste habile peut le faire.
je parle d'une retransmission qui fait envie, un kit média (inclus le coût humain pour les commentaires et des conférences de presse).
Un truc présentable quoi, et viable (tout le monde n'a pas des liens dans un lobby capables de filer des milliers d'euros pour salarier des copains sous des dénomination pompeuses..)
Soit dit en passant, j'aimerais bien savoir quelles institutions actuellement possèdent ces échiquiers sensitifs, le nerf de la guerre apparemment)
|
|
|