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Que ressentez-vous en jouant une partie d'échecs ? par li***or***h*1102 le  [Aller à la fin] | Actualités |
Physiquement, émotionnellement, psychologiquement, moralement.

Ressentez-vous les mêmes sensations dans d'autres situations ?





perso j'ai rarement été " a fond " , c'est a dire plein d'émotion, concentré a 100%, focalisé à 100% ...



A part peut etre en zeitnot de temps en temps mais sinon malheureusement j'arrive pas à etre focalisé sur le jeu. Je pense que ca nuit a mes résultats, en tout cas je joue beaucoup mieux quand je joue un long tournoi loin de chez moi (type championnats de france), ou je suis plus "impliqué" , qu'un petit tournoi près de chez moi ou qu'une partie d'interclubs en week end. Il me faut du temps pour etre en mode "echecs"


du stress  je ne le laisse pas trop paraitre, mais je ne suis jamais détendu. d'un autre coté cette trouille est peut etre synonyme pour moi de concentration, donc je pense que ça m'aide.
paradoxalement ( ou peut etre pas ?), ce stress n'ôte en rien le plaisir que j'ai à jouer une partie sérieuse ( sinon, j'aurais arrêté depuis longtemps :-) )


Tout un flot d'émotions variées : excitation, ennui, amusement, déception, etc...


Quelques sensations lancées spontanément : Physiquement :comme une boule à l'estomac comme losqu'on est angoissé, parfois mal de ventre .
Emotionnellement : peur de gagner, peur de perdre encore plus , avant tout le plaisir de jouer qui surpasse tout le reste.
l'envie de se surpasser , j'ai toujours pensé que l'adversaire en fait c'était moi , ou plutôt que si je perdais c'était de ma faute , même si l'adversaire avait bien joué .
Psychologiquement : aide à la concentration et à la combativité .
Moralement : Difficulté de "rebondir" parfois .
Manque de confiance en soi.[ générée ou antérieure aux échecs, je ne sais ...)


"Lutter, souffrir, mourir"  c'était la devise des combattants de Verdun. Je trouve qu'elle s'applique assez bien, en certainement moins héroïque, aux joueurs de tournois. En tout cas, elle résume assez bien les miens.


Comment, dans ces conditions, ai-je d'aussi bons souvenirs des tournois en question, du moins de certains d'entre eux ? C'est de l'ordre du miracle.


Orouet, le
adrénaline, quand tu nous tiens ! le plaisir est réellement "physique".


ins7879, le
D'accord avec Orouet, c'est très "physique" :
L'envie de licebroquer avant une partie

La bouffée de chaleur au visage quand tu vois que ton coup n'est pas bon.
Le goût du sang
La main qu'il faut essuyer sur son futal quand ton adversaire va abandonner :-)


et le cerveau qui pédale à toute vitesse, ça se ressent et parfois aussi qu'il se traîne comme un escargot boiteux et anémique les lendemains de soirée très tardives...


ah ah ah je me souviens d'avoir rencontré un MI dans un tournoi où la veille j'avais un peu trop abusé des produits locaux : je recommande chaudement la damassine du Jura! Une gueule de bois phénoménale, et le type me joue un système rampant au possible. Je gaffe positionnellement, aucun espoir, mais inabandonnable. Pfff, il m'a massé le maximum du temps légal, sur 90 coups. L'enfer sur terre...


@Erony Dans les parties à sacrifices ?

Sinon, j'aime beaucoup cette devise, non pas que je la cautionne mais qu'elle véhicule un certain sublime qui me touche.


Avant : de la tension, de la nervosité et l'envie de démolir mon adversaire (manque de confiance en soi)
Pendant : des montées d'adrénaline et des bouffées de chaleur
Après : Boire une bonne bière !


soit je sens une tension nerveuse soit je sens rien se tendre. Dans un cas, je peux gagner en sachant pourquoi et perdre en etant dominé, mais apres une lutte.
Dans le deuxieme cas, je gagne par inadvertance ou je perds sans avoir rien vu.


Je me sens bien C'est comme monter sur les planches ou voir une pièce de théâtre, jouer ou assister à une partie de rugby...


Faire une dissertation d'agrégation de philosophie...


Ah oui moi à chaque fois ça me fait pareil qu'une dissert d'agreg de philo.



Pendant la partie j'essaie de me motiver: "Fais des efforts, calcule, anticipe, ne t'endors pas".
Après la partie je me dis "quel nul je suis!". Je n'ai pas grand souvenir des victoires mais les défaites, je les encaisse mal. Cependant, le sentiment qui domine c'est l'intensite des émotions pendant une compèt en parties longues. C'est essentiellement pour cela que je joue, beaucoup plus que pour gagner, ou éviter de perdre.


Bizarre On a pas encore entendu sur ce post ceux qui se prennent pour Fischer ou Kasparov en personne, les paraphraser sans vergogne.


stress AVANT le match ! je suis 1859 mais je ne peux pas m'empêcher de me demander : ok je joue contre un 1500mais pourquoi ne pourrait-il pas me battre ? après tout j'ai fais la meilleure perf de ma vie (2088) au chpt régional quand j'étais 1480 contre des 1700/1800/1900.



sinon passé le premier coup je suis super détendu et je joue en me baladant souvent (surtout quand je suis fatigué je ne tiens pas en place) ou bien desfois je m’assois en pensant à autre chose qu'aux échecs et du coup je perd un peu de temps



je n'essaye pas par contre d'inciter mon adversaire à l'erreur en faisant style de m'énerver pour une gaffe alors que c'est juste un piège (c'est pas fair-play)



ah si ! desfois il m'arrive de sourire devant un bon/intéressant coup de l'adversaire ou de moi-même. même si je perd ce jeu me fascine toujours !




Orouet, le
j'y ai pensé dimanche ... Ahh ...ces maudites mains moites !
et ce léger tremblement au moment de signer la feuille de partie !
l'âge, (sûrement) je ne vois que ça...


Le tremblement... Ca me rappelle ma première partie importante gagnée ! Avec le noirs. Je tremblais tellement, qu'après avoir signé la feuille de partie, je n'arrivais plus à remettre le capuchon sur mon bic jaune... Obligé de bloquer mes deux poings serrés sur la table et d'avancer tout doucement l'un vers l'autre : "Ici station d'arrimage ! contact dans trois secondes, two, one, Ziro FFFFFFF. Ok ! Mission réussie, vous pouvez vous relâcher. Relâchez-vous c'est bon ! Z'avez gagné !"


Pareil que tout le monde : plaisir, montées d'adrénaline, stress au début de la partie etc.



Mais le plus important c'est que c'est l'une des rares activités qui me permettent de vraiment ne plus penser à rien d'autre, de faire le vide de tout le reste. Et donc, malgré le stress et la tension tout ça, je trouve ça extrêmement reposant psychiquement.




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