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Auriez-vous misé 10 Dollars ? par supergogol le  [Aller à la fin] | Actualités |
J'ai trouvé sur un vieil EE de 1964 une partie extraordinaire de l'Interzonal d'Amsterdam : Portisch -Tal.

Après un début raté, Tal, dominé , essaya d'embrouiller tactiquement son adversaire, qui , avec sang-froid réfuta les menaces .
Au 23è coup,alors qu'un groupe de joueurs , attiré par le sang et la position désespérée de Tal, s'était rassemblé autour de l'échiquier,un journaliste yougoslave proposa à Benko un pari de 10 dollars soutenant que Tal s'en sortirait.
Benkö, prudent, s'abstint de relever le défi.
Effectivement, après avoir raté le gain à plusieurs reprises, Portisch paniqua , et se fit joliment arnaquer une nulle sortie du diable-vauvert.
Sachant qu'il eut jusqu'à 3 pièces de plus (!), on comprend que cette partie le traumatisa de nombreuses années .







Orouet, le
je n'aurais rien misé, bien sûr cette partie me dépasse largement
mais elle est magnifique !
merci


Dcax, le
j'aurais perdu 10$... 


Un ami m'a raconté 
avoir vu Camil Seneca présenter cette hallucinante partie rue du Faubourg-du-Temple à Paris dans ce qui est maintenant un médiocre bistrot, mais était alors le prestigieux cercle Caïssa.


Le célèbre problémiste, chroniqueur et conférencier franco-roumain avait multiplié effets scéniques, dithyrambes, de sorte que les auditeurs étaient doublement comblés : à cette magnifique prestation du génie Tal (bonjour El cave) s'ajoutaient les presque aussi géniaux cabotinages du "maître", qui termina la soirée en pleurant de joie.


Cet ami me dit qu'il analysa "à fond" la partie, mais qu'il a égaré le cahier, qui doit probablement traîner dans une cave comme certains livres de Fox et de Nirnaeth. Ce serait amusant qu'il le retrouve et compare avec ce qu'en donneraient les petits poissons, morues séchées et autres bestioles.


Noapte bună.


Effectivement erony, tout un cahier d'analyses doit être nécessaire pour une telle partie .
Voit-on encore des parties aussi "folles" au plus haut niveau ?


Morozevich - Vachier Lagrave, récemment n'était pas mal dans le genre "position folle avec sauvetage miraculeux".


Egalement 
certaines parties de Shirov et la toute récente Gashimov-Grischuk. Des parties "folles", on en trouve, mais celle-ci concerne deux joueurs disputant un interzonal, présumés jouer "solide" en vue d'une qualification pour les "Candidats" (ce qu'ils vont tous deux réussir trois semaines plus tard). Et il y a un déséquilibre matériel record, avant la clôture par une "attaque perpétuelle"... Avec ces caractéristiques, je n'en vois pas. Si vous avez des exemples approchants, je vous écoute.


Ce cahier, m'a dit cet ami, contenait aussi l'analyse de la 8e de Kérès-Spassky, jouée un an plus tard, d'un tout autre caractère, et peut-être encore plus rare : au moment de l'abandon des Noirs, ils ont encore leurs huit pions, les Blancs n'en ont que six, et aucun échange ne s'est produit depuis la sortie de la "théorie".


Le jeu en chouette est interdit.
Parier sur sa propre valeur est autorisé même en public.


Le cul de chouette est légal mais c'est pas facile...


@erony Je ne sais pas ce que je fais ici, mais vu la partie, ça me fait plaisir :o)



J'ai regardé au fond de la cave en question...

A part quelques bouteilles et ossements divers, les seuls livres que j'ai pu retrouver sont deux vieux traités sur les finales qui calaient une armoire normande ;op (je blague, ils sont toujours dans ma table de chevet...)



Pas vraiment convaincu qu'il faille analyser cette partie :o)

C'est la magie noire de Tal; on n'est plus dans le rationnel, mais dans les sortilèges opaques et autres mirages ensorcelants.

Pour moi, la beauté vénéneuse de ce genre de partie s'oppose à (et complète bien sûr...) la beauté cristalline et géométrique de l'horlogerie des finales si chère à ton alter ego :o)



C'est tellement dur d'attaquer, de jouer sur le fil du rasoir.

Il faut tant de courage...



En passant, tu as la partie Averbakh-Kotov de Zurich 53 (Candidats), où Kotov joue une 20aine de coups avec pas mal de bois en moins (dont la dame sèche pendant une dizaine de coups)




Faut-il un moteur pour trouver la beauté ?

Peut-être, sur une finale ou sur une partie de ce genre, nous donnera-t-il la vérité sur une position...

Mais dans les deux cas,il n'aura jamais accès (enfin, j'espère...) à ce petit bout d'humanité si particulier qu'on appelle la beauté :o)





Désolé de polluer ce post (bon, comme c'est le mien, je dois en avoir le droit),

mais quelqu'un aurait-il des nouvelles de JP Mercier, dont le blog sur Libération semble arrêté depuis le 17 mars dernier ?


Bien sûr Nirnaeth 
mais l'analyse à l'époque, c'était un autre monde, "à visage humain". Et la "beauté vénéneuse" ayant été goûtée, ayant laissé un extraordinaire souvenir, mais ne pouvant être revécue, pas plus qu'une aventure amoureuse, il n'est peut-être pas stupide de refaire exister la partie d'une autre manière !


Averbakh-Kotov, je ne sais pourquoi, ne m'a jamais impressionné. Dans la série "sacrifice lourd" puis coups de "repos", je préfère cent fois Maroczy-Tartacover. Mais dans le genre de Portisch-Tal, parmi d'autres, Tal-Keller 1959 est aussi envoûtante.


Si le moteur peut créer de la beauté ? La réponse est certainement oui, évidemment à son insu. Il est question par ailleurs de Mandler : combien d'effets mandlériens ont été mis en lumière par le "monstre" ? Mais à condition qu'il soit canalisé par une main de fer. Laquelle dissimulera un sens esthétique, mais nous entrons dans les poncifs. Et même les souverains poncifs.


Ah désolé non, sur JPM, je ne sais rien.


Le Rafale est un bel avion Et pourtant son dessin est issu de la CAO


@supergogol Le blog échecs de Libération s'arrête sur l'affaire Andruet le 7 mars.
Mais l'auteur a toujours bon pied, bon oeil, semble-t-il. J'ai vu une de ses chroniques, consacrée aux championnats de France jeunes, dans le journal papier il y a quelques jours.


Je reformule :o) J'ai été bien trop vite dans mon commentaire, et te prêtais bien à tort de viles intentions :o)



Ce que je voulais dire, c'est que ce genre de partie, il ne faut pas l'analyser pour démontrer l'incorrection du jeu, pour chercher la petite bête via un moteur.

Il y a probablement de nombreuses fautes mutuelles, réfutations... Elle ne ne satisfait probablement pas aux canons (papaux) de beauté classiques.


J'avais craint, d'où ma réaction, que l'on tente de démontrer que la moitié des coups de Tal étaient foireux (un peu comme son sacrifice fameux contre Botvinnik).



Mais la vivre, la revivre, l'étudier ?

Bien sûr ! C'est un bijou !

A la minime de préférence.

Kortchnoi dit dans son bouquin qu'il a beaucoup appris d'une partie où, perdant un pion central important dans une sicilienne, il a du se jeter à l'attaque.

Ce genre de partie se doit être étudiée, et elle est, je pense accessible, avec un peu de temps, au commun des joueurs.



La passer au mo(tocul)teur, pourquoi pas. Cela peut permettre d'en tirer de nouvelles perles bien cachées.




Ce que je trouve fascinant dans cette partie, c'est la capacité de Tal à se jeter à l'eau.

A accepter de succomber, mais debout.

A s'accrocher à la vie en luttant pied à pied.

Celle, à partir d'une position relativement anodine, de créer un chaos absolu et pourtant avec un ordre, une unité sous-jacente.

A exploiter des thèmes stratégiques (faiblesse des cases blanches, puis des cases noires, du roque...) dans une furie tactique absolue.

Ici, peu m'importe la perfection du jeu



D'où le parallèle avec Averbakh-Kotov, où il faut quand même du courage pour se jeter à l'eau sur ce genre de truc sans retour sur un tournoi des Candidats (étant acquis, de mémoire, que le perpét était presque assuré... Mais l'erreur est toujours possible).

Le tour que prend la partie est bien sûr plus prévisible qu'ici. Mais elle illustre très bien le titre français du bouquin de Bronstein.




Quant à créer la beauté par un moteur ?

Tatata... On pourrait réveiller Paolo, Yvap et quelques autres :o)



Tal-Keller (mais bien sûr, je n'y ai jeté qu'un oeil, passant à côté de l'essentiel) : C'est autre chose pour moi, plus classique et conventionnel.

Le chaos est attendu, il découle presque naturellement du Botvinnik.

Maroczy-Tartacover, dans le même style que celle de Kotov, est, elle aussi, superbe !



El cave, le
l'artiste s'est mis en marche mais celui qui trouverait Tal errant au vu de cette partie n'est rien moins qu'un traitre.


Il y a pourtant des partiesO Où , à partir d'un certain point , les logiciels ne peuvent trouver de faute , comme Steinitz-Bardeleben où le logiciel rejoue tous les coups de Steinitz

En sont-elles pour cela moins belles?


Certes Mais je ne disais pas que le logiciel ne peut pas générer de la beauté.

Ni que ce qu'il produit ou reproduit est forcément diminué de ce fait...



Je demandais juste s'il fallait un moteur pour apprécier la beauté d'une partie.

Ou mieux encore, s'il pouvait accéder à cette beauté. Ce qui est une boutade et s'éloigne du sujet ;op


ins5987, le
Je ne comprends rien à cette partie. Et comme je n'aime pas les jeux de hasard j'aurais probablement préféré payer un coup à boire à Tal avec mes 10$


El cave, le
pauvre Portisch quand même depuis longtemps il en rêvait,que le fort Micha aie dû signer.


Le pauvre Portisch n'en fait plus une montagne...


Bon sang, celui-là ,El cave , il m'a donné du mal !
Heureusement que nnnnnnn a lâché un indice, sinon, je serais encore dans les affres du doute...


Dans la même veine "Qu'il est fort Mika, et qu'elle est polie, Esther !"
Extrait d'un sketch de Francis Blanche, je crois.




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