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Guerre ou Assassinat ? par Al***ri****12080 le  [Aller à la fin] | Actualités |
Je suis actuellement en train de rédiger un essai sur la comparaison "Echecs - Management".


Dans mes recherches, je trouve bon nombres de comparaisons entre "le jeu d'échec" et "l'art de la guerre".
Mais quelle est la finalité du jeu d'échec ? N'est-ce pas de "tuer" le roi ennemis ?

Le jeu d'échec s'éloigne donc du Sun Tzu (L'art de la guerre) pour se rapprocher de l'idée d' "art de l'assassinat" comme proposée entre autres par l'écrivain Arturo Perez-Reverte.

Amis internautes passionnés, qu'en pensez-vous ?

Alexandre Crinière



De la guerre... Sun Tzu, Sun Zi, Fuller (La conduite de la Guerre), des traités sur la stratégie guerrière avec en fond la guerre et la mort...


Seul les écrits de Carl Von Clausewitz (De la Guerre) ont eu une influence autre, sur les sciences politiques notamment, mais pas les échecs.

Quant aux échecs, c'est un jeu non ?

Management, echecs, guerre... il faudrait plutôt lire Machiavel...


Shinobi



Reyes, le
L'art de la guerre selon le Traité de Sun Zi 
http://mjae.com/art-guerre.html



Arf... Je vois difficilement le rapport entre management et stratégie des Echecs.

Premièrement, Le contexte et les contraintes sont essentiellement différents.


Deuxièmement, les Echecs sont un jeu à somme nulle,alors que depuis les années 60, on a pris conscience qu'il existait dans le jeu des stratégies qui transforment en gagnants les différents joueurs.


AMHA, aujourd'hui, le bon, l'excellent et l'efficace en matière de management, se pratique avec un maximum d'écoute, de reformulation des discours des autres.

Car, la plupart du temps, on est obligé de faire avec ce qu'on a avec les potentialités humaines déjà présente dans les équipes.

Le mensonge et la manipulation sont à très courte vue, car très vite détectés et mal ressentis par les collaborateurs actuels. C'est le meilleur moyen de détruire sa crédibilité



Le manager d'aujourd'hui est beaucoup plus quelqu'un qui sait avoir les épaules solides et supporter la pression pour les autres et est un grand facilitateur du travail en équipe, c'est à dire qu'il est capable d'inventivité pour dépasser les obstacles inattendus qui se présentent, comme être un grand négociateur en dehors de sa cellule d'exercice.

Mais être un grand négociateur dans le monde des humains, demande un autre état d'esprit et bien des qualités supplémentaires que ce qui est requis pour mater un roi adverse.



erratum Deuxièmement, les Echecs sont un jeu à somme nulle,alors que depuis les années 60, on a pris conscience qu'il existait dans le jeu humain des stratégies qui transforment en gagnants les différents joueurs.





ins501, le
Machiavel Aussi, a ecrit un "L'art de la guerre" dans laquelle tu trouveras des renseignements d'ordre plus techniques que dans celui de Sun Tsu et donc plus propre à une comparaison échiquéenne.



Si tu veux comparer un jeu au management, je te suggere plutot de comparer le go !! Dcax sera d'accord avec moi, les liens sont plus nombreux.



Dertasz, n'a pas trouver de jeux de mots bidons la dessus T_T


IDFX, le
il faudrait déjà s'entendre sur le sens de "finalité" pour moi la finalité des échecs, c'est celle proposée par Jonathan Speelman, en gros " quelque chose qui permet d'atteindre un haut degré de concentration, un peu comme se regarder le nombril, en moins stupide".

Si on examine la finalité des règles du jeu, le mat, il n'y a rien à extrapoler. Par rapport au management, en revanche - qui ne consiste pas seulement à gérer des personnes - on peut apprendre des choses intéressantes en termes de processus de prise de décision, on peut même peut-être affermir ses propres processus de prise de décision. Et par rapport au peu que je connais de l'art de la guerre en général, il me semble qu'il y a des analogies intéressantes, mais surtout utiles au joueur d'échecs. A-t-on déjà vu un militaire qualifier une victoire "d'arnaque" sous prétexte que celui qui était moins bien avait réussi à retourner la situation?


lol excellent le coup de l'arnaque  


La finalité du jeu d'Echecs  C'est que pions et pièces noirs ou blancs ensemble la main dans la main rejoignent la boite en fin de partie, ce qui compte c'est la poésie, le bien être, l’art et toute la philosophie qui en découle.



Ma philosophie dans les Echecs c'est qu'on ne se bat pas contre un adversaire mais on joue avec lui, pour découvrir et comparer avec d'autres approches et façons de penser intéressantes, et ce pour enrichir son esprit et regarder les choses sur un autre angle et faire évoluer son jeu et son approche des Echecs, s'en inspirer pour construire et développer et peut être aussi regarder la vie autrement!, pousser son art à l'extrême de part et d'autre afin de créer ensemble un chef d’œuvre , une symphonie, rien que pour le plaisir de l'esprit (telle une partie naturelle entre super GMI!! à nous faire rêver...), en revanche, ce qui restera après une guerre, ce sont des ruines, des larmes, des regrets.



La différence entre les ECHECS et la guerre c'est comme comparer la poésie, la passion à la haine et l'indifférence.



En tout cas quoi que pense les esprits guerriers, au Echecs, il arrive on piège le roi certes mais on ne tire pas!



Mon plus grand plaisir dans une partie c'est qu'on mon adversaire me fascine avec une combinaison ou un sacrifice de qualité défensif, ou un coup profond...plus que quand moi je gagne!



ok jouons ensemble alors on va pouvoir s'arranger apparemment :-)


ifu tu as a une vision tres idealisée du management.la reformulation ne sert en réalité qu'a obtenir l'assentiment des collaborateurs: ça passe mieux que l'autoritarisme.et les echecs ne sont un jeu a somme nulle que si l'on considere uniquement ce qui se passe sur l'echiquier.il y a pourtant plus d'aventures sur un echiquier que sur toutes les mers du monde! ne negligeons pas tout ce que ce jeu nous apporte.

@alex:un ouvrage japonais, le go rin no sho (pas certain de l'ecriture) ecrit par Myiamoto Musashi ( le samouraï qui a inventé l'art du combat avec deux sabres) est etudié dans toutes les ecoles de management japonaises. il peut etre appelé "ecrit sur les cinq roues" en français.


Le jeu de go est bien plus proche de situation d'entreprise que le jeu d'échecs.

Dans le jeu de go il y a négociation, partage, zones d'influences, etc, ...

Ce n'est pas par hasard que beaucoup de livres d'économie portent en couverture un partie de ce jeu.

Je ne vois vraiment pas le lien entre le jeu d'échecs et le "management" (pourquoi un terme anglais d'ailleurs ?).

Au jeu d'échecs il s'agit effectivement d'assassiner le Roi ennemi à n'importe quel prix. C'est tout de même un peu primaire même dans le capitalisme le plus pur non ?


Pour moi , les Echecs sont une controverse Et se rapproche à ce titre des"disputationes" des Universités médiévales

La prise du Roi adverse n'est qu'un prétexte

On trouve d'ailleurs des conceptions analogues en Escrime et en judo


la prise du roi n'est elle pas interdite? le roi ne meurt jamais aux echecs, il cede face aux forces adverses.


@doudou L'autoritarisme est vraiment "has been" et à éviter, parce que la peur n'a fait bosser personne avec créativité ou intelligence, et qu'il existe déjà assez de personnes qui se "foutent la pression" toute seule au bureau.

Si on est manager sans savoir déléguer et faire confiance et laisser agir les gens sans avoir le nez dessus, on peut à peine diriger correctement plus de 3 personnes. Bref, on est un naviot au niveau management dans ce cas.

La reformulation permet de détecter là où ca coince vraiment et là où les intérêts des 2 acteurs divergent. Après c'est une question de négosiation entre les personnes.

Vi, on apprend aux managers des trucs de tactiques et de stratégie, mais ce n'est pas pour "entuber" ses collègues de bureau, mais parce qu'on peut se retrouver à un poste de l'entreprise en négociation avec des concurrents, des clients et des fournisseurs.




Pourtant Shakmat Signifie bien "Le Roi est mort"


Perez reverte ... aurait comparé les échecs à "l'art de l'assassinat" dans lequel de ses écrits ?


Le Tableau du maître flamand (La tabla de Flandes) 


Nuances ... Dans "le tableau du maitre flamand", Perez Reverte mêle jeu d'échecs et intrigue policière.

Il ne développe aucun concept visant à démontrer qu'il y ait une analogie symboliste entre le mat du roi et "l'art de l'assassinat".

C'est en tant qu'amateur du noble jeu qu'il l'utilise dans la dramaturgie du récit.

On est assez loin de von Clausewitz ou de Machiavel.



+1 pour le rapprochement avec l'assassinat ou le duel 


Réf. AlexCriniere Un livre qui traite trés exactement du sujet qui t'intéresse: "Psychologie de la bataille" aux éditions Economica. Les auteurs sont Anatoly Karpov, ex-champion du monde d'échecs et Jean-François Phélizon, directeur général-adjoint de Saint-Gobain.


@ifuinsist tu m'as mal lu;je n'ai pas dit que tu te trompais sur ce qui doit etre fait, mais sur la realité des entreprises.si les theories de management et de gestion etaient correctement suivies, notre economie s'en trouverait beaucoup mieux!


Comparaison or not comparaison, that's the question ! Bonjour,

Ce sujet a suscité beaucoup de réponses de toutes parts. Il me semble intéressant de voir tous les points de vue et toutes les autres voies et pistes d’analyses que vous proposez.

Je vois que l'analogie : Echec - Management ne fait pas l'unanimité parmi vous. Elle n'est évidement pas directe et il y a de nombreuses différences et de nuances à apporter lorsque l'on désire comparer les deux disciplines (?). Il me semble cependant que bon nombres de concepts se transposent d'un domaine (les échecs) à l'autre (le management) et réciproquement. Parmi ces nombreux concepts, nous retrouvons : la gestion des ressources, la gestion du temps, l'art du sacrifice, le compromis et beaucoup d’autres « points techniques ».

La dimension psychologique mentionnée par certains d'entre vous mérite un traitement particulier qui à mon avis se retrouve aussi au jeu d'échec. Pas sur le jeu bien sûr ! Nous n'avons encore pas vu un roi transpirer à l'approche des troupes ennemies fondants sur lui ! Par contre, n'a-t-on jamais vu des joueurs devenir nerveux, avoir peur ? N'a-t-on jamais vu des joueurs croire à la puissance hypnotique de l'adversaire (Cf Benkô – Tal) ? Cette dimension est bien sûr à analyser plus en profondeur, à quantifier, mais elle existe, j'en suis convaincu !

Le jeu de Go est lui aussi intéressant et le nombre de combinaison, encore plus important qu’au jeu d’échecs le rend encore plus mystique. J’ai prévu de lui consacrer une partie de mon essai, sans pour autant lui donner le rôle principal.

Machiavel est quant à lui incontournable pour le sujet, merci de le rappeler.

Enfin, la question de la finalité du jeu d'échec est à elle toute seule une controverse. Chacun joue pour ce qu'il croit. Il n'y a à mon avis pas de vérité. Pour appuyer cette position, je tiens à vous rappeler cette réponse bien connue de Steinitz à un millionaire lui faisant remarquer qu'il ne jouait que pour l'argent alors que lui, jouait pour la gloire : "Chacun joue pour ce qu'il n'a pas".
"Pourquoi joue-t-on?" n'est pas un débat dans lequel je souhaite m'embarquer. Ce qui m'interesse c'est simplement le rapprochement possible entre les échecs et le management, au sens large.

Il me reste à vous remercier pour vos remarques, vos conseils et votre promptitude à répondre passionnément !

A bientôt !

Alexandre Crinière



Je crois qu'on n'a pas assez insisté Sur le caractère ritualisé et symbolique des activités agonistiques ( sports ou jeux )

Si la boxe est peu ritualisée , que dire des Katas du Karaté , où l'adversaire est seulement imaginé , ou des Danses du Sabre Caucasiennes où le combat , sans vainqueur ni vaincu , est arbitré par les specatrices qui décident qui est le plus fort ou le plus agile

Les Echecs se situent à mi-chemin

Leur caractère symbolique se marque bien par le fait qu'une meme pièce peut etre un Fou en Français , un Eveque en Anglais , un Elephant en Russe , et un Officier en Bulgare

Quel rapport avec une armée réelle ?


ins7281, le
@AlexCrinière Cela rappelle le corsaire Duguay-Trouin qui lança, en réponse au "Vous les Français, vous vous battez pour le butin, alors que nous, les Anglais, nous nous battons pour la gloire" de son geolier britannique :

-- Que voulez-vous, chacun se bat pour conquérir ce qu'il n'a pas.


Cela rapelle aussi le toast basque :
-- A l'intelligence !
Parce que la santé, ils l'ont !



Je vais encore me faire des potes...


A ceci près 1. Que ce n'est parce qu'on ne s'échange pas des coups physiques, que la compétition sur échiquier est pour autant moins violente.

2. Que même le symbolisme de l'affrontement est trompeur et est devenu désuet à présent; où il ne s'agit plus pour les êtres humains de s'affronter nationalité à nationalité, ethnie à ethnie, religion à religion, mais plutôt de trouver les voies de se doter un jour d'un gouvernement mondial pour ne pas se retrouver à tous mourir sous une catastrophe écologique.



C'est AMA, la grande force (et la supériorité sur le jeu d'Echecs) d'un traité comme celui de Sun Tse, qui par le réellement de Stratégie et ne se limite pas au simple exercice de la guerre ou de la confrontation.



Le jeu d'Echecs est très bien pour apprendre à se concentrer aux plus jeunes et à leur permettre d'établir leurs premiers plans dans leur vie.
Mais hélas, on a bien vu que le meilleur de tous, Kasparov, a lamentablement échoué dans ses stratégies qui emmenaient un collectif, vu qu'il a fait foirer coup sur coup deux tentatives d'organisations des joueurs professionnels.



Le jeu d'Echecs, tout simplement, n'apprend pas la stratégie au niveau collectif. Il ne sagit pas là du bon médium.

Ce qui ne retire en rien sa composante artistique énoncée plus haut.


ins7281, le
@ifuinsist La stratégie consiste grosso modo à trouver sa route vers un but défini à l'avance et de se doter des moyens de la parcourir jusqu'à son terme.

Bien sûr, il n'y a pas de stratégie universelle, car la nature du but et celle du milieu dans lequel on doit tracer cette route est d'une importance décisive dans les choix qu'il faut faire.

Mais dénier l'objectif assigné, comme tu le fais, pour en fixer un autre n'est pas de la stratégie. Au mieux, c'est un aveu d'incompétence à résoudre le problème qu'on t'a posé, ou même une vulgaire reculade...

Ca me fait penser à certains hommes politiques, éludant les questions qu'on leur pose sur des problèmes concrets qu'ils ne savent résoudre, au profit de cavillations incertaines sur l'avenir des autres mondes.


Dsl Oroy Si tu voulais bien préciser où tu voulais en venir.
C'est que je ne vois pas où j'ai parlé de changement d'objectif.


ins7281, le
@ifuinsist il ne s'agit plus pour les êtres humains de s'affronter nationalité à nationalité, ethnie à ethnie, religion à religion, mais plutôt de trouver les voies de se doter un jour d'un gouvernement mondial pour ne pas se retrouver à tous mourir sous une catastrophe écologique.

A la question concrète, presque technocratique, de savoir si l'expérience stratégique du joueur d'échecs pouvait être utilisée ailleurs, tu montes dans les hauteurs de la spéculation philosophico-politico...

Plus tard, je vais manger !



Ah vi d'accord. Bon ben, l'exemple était pompeux, et je m'en excuse.


Ce que je voulais dire :

sans prise de conscience individuelle et globale des gens, tu peux appliquer la stratégie que tu veux en tant que politique bah c'est foutu d'avance.



Même une grosse campagne d'information dans les médias ne peut convaincre si les gens ne tiennent pas à en être convaincus.



Un exemple simple (et il y en a beaucoup comme cela) :

si tu demandes aux organisations et aux populations de continuer sur XP et de ne pas évoluer sur Vista, parce que cela va mettre rapidement d'après les estimations, 400 à 500 millions d'ordinateurs à la benne qu'il faudra recycler, sans compter que ceux-ci seront remplacé par d'autres configurations qui consommeront chacune 60 à 80 watt de plus en électricité.
Bah le consommateur moyen, il va te répondre "de quoi je me mêle, je veux faire Whoaaah! devant mon écran comme tout le monde, si j'ai le pognon."
Et d'un point de vue individuel, au niveau d'un certain degré de liberté auquel tout acteur aspire, il n'a pas tort.



Et rien que ce degré de liberté que tu ne rencontres pas chez les pièce du jeu d'Echecs, la compétence de bien savoir jouer aux Echecs ne te permettra pas de deviser une stratégie capable de prendre en compte cette contrainte.
Car tu es dans l'action collective humaine.


liberez les pieces du jeu d'echecs! sans contrainte, pas de liberté.


ins7281, le
@ifuinsist Je reprends brièvement.

Ce que j'ai vu dans ton message, c'est que tu contestais que la problématique de l'affrontement direct des échecs soit également présente dans les rivalités financières, industrielles, économiques, sociales, nationales qui sont à mon avis parfaitement évidentes.

Et tu suggères la noble réunion de tous les hommes de bonne volonté -- y en a-t-il d'autres --conjuguant leurs forces contre dans une gouvernance mondiale pour abattre le mal, tapis dans l'ombre, représenté par une catastrophe écologique de cause incertaine.

L'attardé que je suis, et qui voit que les conflits sont omniprésents sur la planète, ne te suis pas. Tu me suis ?

Il pense donc que le modèle proposé par le jeu d'échec --le duel-- pourrait être pertinent pour essayer d'en élucider d'autres. En revanche, comme je l'ai déjà dit, à chaque duel, sa stratégie.

Mais ta vision idéalisée de la gouvernance mondiale n'est qu'une élucubration dangereuse et perverse : dangereuse parce qu'elle peut détourner certains des vrais combats à mener ; perverse parce qu'elle permet aux hommes de pouvoir, qui tirent les ficelles dans l'ombre, de démobiliser les victimes consentantes, par ignorance ou pusillanimité, des faiseurs de miracles d'après-demain qui brandissent sous leur nez le thermomètre de la planète pour les détourner de l'idée de se le mettre dans le cul, des fois qu'ils s'apercevraient que c'est eux qui ont la fièvre. Oui, il y a encore bien des luttes à mener, et, hélas, pas avec tous les humains du même côté...

J'espère que tu ne fais que te tromper...


ins7281, le
@ifuinsist J'ai écrit mon dernier message sans avoir vu le tien. C'est donc une réponse à ton message précédent.

Mais ta rectification de trajectoire ne change pas grand chose à ce que j'ai dit : tu ne fais que constater toi-même qu'il n'y a pas de consensus, même sur des choses qui te paraissent évidentes, et que les belligérants ne sont pas des forces abstraites mais des humains aux intérêts divergents.

Comme les Blancs et les Noirs. Mais, ter repetita placent, développer ses pièces, occuper le centre (ou les coins, comme au Go), veiller à la sécurité de son/sa Président(e) de la République, ça ne règle pas les problèmes sociaux, les conflits ethniques, les guerres chaudes ou froides... Et ça ne permet même pas d'améliorer le management des entreprises. Dans la vie, comme disait Lucky Lucciano, un sourire plus un pétard, c'est plus efficace qu'un sourire seul : ça c'est une stratégie de connaisseur !


Cavillation. Joli mot, que je connaissais pas. Une recherche sur Google semble montrer qu'il est seulement anglais, signifiant :
"Frivolous or sophistical objection". Ou bien je me trompe, Oroy ?


ins7281, le
@nicolasdupont Oui.


@Oroy Ce n'est pas une question de consensus mou qui ne mène à rien en effet sinon généralement à l'immobilisme politique.


C'est une question de prise de décision, donc de choix, et de conduite de l'action collective en intégrant le paramètre que chaque acteur (même le citoyen) a sa stratégie et un degré de liberté propre.


Aux Echecs, c'est toujours une question de prise de décision, donc de choix, et de conduite de l'action collective (et on l'espère coordonnée...) des pièces. Mais on n'a pas a intégrer au moment de fabriquer sa stratégie et par lsuite le fait qu'une pièce n'ait pas envie de se déplacer, ou qu'un groupe de pièce ait subitement envie de faire "cavalier seul".



Donc ton entrainement aux Echecs est une bonne base pour apprendre les prémisses de la stratégie et fabriquer tes plans dans un univers simplifié, mais dans l'action collective, il n'est pas évident qu'on soit dans toutes les situations en logique de confrontation, et même si on y est, le mode de pensée appliqué au jeu d'Echecs n'est pas transposable dans cet univers infiniment plus complexe.


La valeur éducative et artistique des Echecs n'est pas remise en cause, d'ailleurs c'était Lasker qui défendait cela, mais il reconnaissait par ailleurs que l'action humaine dans la société c'était un autre niveau de complexité.


Il y a un classique qui parle de cela. "L'acteur et le système" de Crozier et Friedberg.

Toujours d'actualité d'ailleurs


Merci de tes explications, Oroy ! 


Pour finir Sur le problème de la gouvernance mondiale.

Le problème se posera forcément, il y aura nécessairement dans l'avenir un élargissement du conseil de sécurité à chaque pôle potentiel du monde (bah sinon l'ONU sera oubliée et les problèmes écolos nous tomberont dessus).

Et se posera alors la question sur des sujets faisant consensus d'organiser la où les stratégies qui répondent à ces problèmes.

Croire l'inverse, bah, avec ce qui risque de nous tomber sur la figure rien qu'au niveau du réchauffement de la planète, c'est la cata assurée.

Evidemment, que l'être humain n'agit pas pour faire le bien, mais il sait parfois adhérer soit rationnellement, soit par émotion aussi.


ins7281, le
@ifuinsist Tu l'as dit toi-même : les pièces d'échecs trouvent leur synergie parce qu'il n'y a qu'une volonté et qu'une intelligence qui les animent.

"L'union fait la force" n'est qu'un aphorisme creux si l'on ne dit pas qu'il s'agit d'une union cohérente. Hors, rien n'est moins cohérent qu'une masse d'individus sans histoire commune, sans langue commune, sans culture commune, sans ambition commune. La seule gouvernance mondiale possible c'est la dictature totale, l'impérialiste universel. C'est à cela que nous conduit IMMANQUABLEMENT la mondialisation et même dans une moindre mesure la construction d'une Europe fédérale. Ce dernier péril est, il est vrai, assez improbable en raison même de l'insolubilité (je ne trouve pas le mot juste) des Nations dans l'Europe.

En revanche, la mondialisation est plus dangereuse car le capitalisme est capable de tout réduire en très petits morceaux, en magma, sur lequel il reconstruira son ordre nouveau.

A côté de ce péril, le réchauffement de la planète, c'est le paradis surtout si ça tue quelques milliards de personnes : moins il y aura de survivants, plus ils seront heureux !

Alors, quelle est la bonne stratégie, pour aujourd'hui, pour demain et pour après-demain ?



ins7281, le
@nicolasdupont Il n'y a pas de quoi.


ins7281, le
@nicolasdupont Je n'ai pas le coeur à te laisser passer une nuit d'insomnie : ça existe également en français comme tu l'aurais constaté si tu avais consulté le TLF plutôt qu'un dico anglais. Mais pour cette fois la perfide Albion n'a pas frappé : ce n'est pas un faux ami.

J'ai lu ce mot pour la première fois dans le Néropolis d'Hubert Monteillet, historien, romancier et accessoirement joueur d'échecs qui fréquentait Caïssa dans les années cinquante ou soixante... Mais je l'ai revu plusieurs fois dans la presse ou des bouquins. C'est difficile à placer dans la conversation bien que ce ne soient pas les occasions qui manquent, justement à cause de cette abondance où ça risquerait de passer un peu au-dessus des oreilles


C'est gentil ca... J'ai pas consulte un dico anglais, mais juste constate l'absence de definition dans le PR, donc lance Google. Amusant de voir que les sources "premieres" sont toutes en langue anglaise. C'est par ailleurs une experience assez classique : bien souvent l'eclairage donne par la toile, meme sur une question epineuse franco-francaise, est en langue anglaise. Pas sur que la creation du web par les amerloques soit l'unique explication...


lis moi bien sur la gouvernance mondiale.

De toute facon elle est déjà en marche. avec des institutions comme l'ONU (Politique), l'OMC (commerces, échanges), l'OMS (Santé), BIT (Travail), HCR (réfugiés) etc.

Evidemment, ces trucs là n'avancent pas très bien et surtout par accoup, car le monde est encore divisé et pour longtemps, mais il apprend a négocier.

Cependant, une fois que le Conseil de Sécurité sera représentatif de tous les pôles mondiaux, il n'est pas interdit de penser que sur les quelques sujets qui ferons accord (et il y en aura forcément), nous bénéficirons tous de possibilité d'organisation et de réponses à ces problèmes inégalées.

Il ne peut s'agir évidemment d'un gouvernement "imposé d'en haut" qui serait très ridicule dans sa conception et injuste.


A ce titre, l'Union Européenne est un organisme qui montre la voie (en connaissant aussi des difficultés) et qui au moins aura servi à démontrer qu'on pouvait s'associer entre nations pas trop irraisonables et ne partageant pas forcément les mêmes intérêts économiques, ni les mêmes cultures.


Quant au Capitalisme mondialisé tel qu'des on le connaît aujourd'hui il va être bousculé et se transformer notamment

1.grâce à l'arrivée de nouvelles technlogies (Internet, bio technologies, nano-technologie, robotique, etc.)

2.grâce aux nécessités écologiques, par exemple, on assistera à l'émergence d'une grande industrie du recyclage (financée par les taxes CO2 et sur les produits non-propres pour commencer), puis surement à l'intégration des repéres écologiques dans la conception de produits ( ce sera une réflexion de fond pour les entreprises voulant gagner des marchés car les produits les plus polluants seront surtaxés dans les différentes zones économiques.)



IDFX, le
cavillation moi mon premier résultat est le dico de l'Académie Française...
Bon, je vais voir si j'arrive à le replacer, bordel ;o)


C'est très simple.... Le but du jeu d'échecs et de mater le Roi dans le respect absolu des règles. En cela ce jeu est authentique


En ménagement, le but est de mater également l'adversaire, mais en ne respectant les règles que de manière fictive...


En cela, le ménagement est un jeu démocratique (faire croire au respect d'une certaine forme de moralité), alors que le jeu d'échecs est totalitaire (respect réel d'une forme de moralité).


Naturellement, dans la mesure où l'espèce humaine est perverse par nature, elle préfère en général le premier au second...


si j'ai bien compris le totalitarisme, c'est le respect et la democratie, c'est le mensonge!


Yep, fx Dieu sait pour quelle raison, mon Google etait mal configure...


ins7281, le
@nicolasdupont Google mal configuré ou consultation des dicos anglais, ça revient au même.


Les Echecs n'ont pas tellement de rapport  Avec le management :

Le Poker , et meme le Bridge , en ont beaucoup plus :

Le but du Poker n'est pas de tuer l'adversaire ,mais de lui piquer son fric

Quant au Bridge de compétition , chaque équipe est mise face à une conjoncture , qu'il faut d'abord apprécier , puis valoriser selon ses prévisions

Aux Echecs , le sort du Roi adverse n'est qu'un prétexte , comme la Conférence du Stage qui oppose 2 avocats pour ou contre un prévenu imaginaire

A mon avis , ils auraient plus d'affinités avec le Droit : d'ailleurs , plusieurs GMI étaient juristes de formation



ins7281, le
@ifuinsist, lis moi bien toi aussi.  Je jense que, non seulement les organisations internationales que tu me cites ne font pas avancer l'Humanisme, mais qu'elles empêche son émergence. Elles ont été créées par de grandes puissances a l'issue de guerres sanglantes pour consolider leur impérialisme.

Les seuls progrès possibles ne peuvent venir que d'Etats-Nations éduqués et gouvernés démocratiquement et se propager par contagion de pays à pays. Rien ne peut se faire durablement contre les peuples, sauf les mettre sous la botte.

Hélas, certains sont prêts a se soumettre à ces règles imposées d'ailleurs par des organisations non représentatives --et de quoi pourraient-elles l'être quand les référendums eux-mêmes sont bafoués ?-- et il me semble que ton préchi-précha écolo-internationnaliste ressemble fort à cette soumission. Ta voix est à peu de choses près la même que celle de la classe politique que les citoyens rejettent majoritairement et non sans raison, moins préoccupée qu'elle est du bonheur des gens que du nombre de sièges d'hiérarques à pourvoir.

Tu peux considérer notre débat comme clos : je suis trop vieux pour changer d'une opinion que j'ai depuis déjà bien longtemps... D'ailleurs nous sommes hors sujet, n'est-ce-pas, Réyés ?


ins7281, le
empêchent 


@ oroy si tu empeches les jeunes d'avoir des ideaux, qui pourra changer le monde?


Au rugby , il n'y a pas de Roi On cherche seulement à porter le ballon dans l'en-but adverse

Et pourtant les combats sont très intenses , pour ne pas dire plus , alors l'assassinat me semble une fausse piste


kaktus, le
Ref Photophore excellent exemple le rugby, moi aussi, après 12 bières, j'ai besoin de l'arbitrage vidéo pour savoir s'il y a mat :)


ins7281, le
@Doudou31 Ah bon !? En quoi j'empêche les jeunes d'avoir des idéaux ?

Dois-je comprendre qu'il n'y a, pour toi, d'idéal que ce qui coïncide avec ta vision de l'avenir, ta vision personnelle ?

Et que celle-ci, en poussant à peine, n'envisage, à l'instar d'Ifuinsist, un monde apaisé, parfaitement ataraxique, que dans une uniformité universelle, consensuelle, entropique, --internationale--, d'une tiédeur, d'une moiteur, d'une douceur parfaites ?

Ca existe déjà ! Dans les cimetières, au moins en ébauche. Mais les physiciens prévoient que c'est ainsi que l'Univers finira...

Blague à part, on peut quand même nourrir d'autres espoirs plus toniques parce que plus réalistes, plus proches, plus excitants, je devrais dire plus bandants que vos (toi et Ifuinsist...) machins cosmopolito-technocratiques qui prennent les citoyens pour des cons !


Pas mal Oroy... A part que ces Etats-Nations démocratiques ou non, se font sans cesse la compétition culturellement, économiquement et technologiquement. Et cela est inévitable.

Ils ne disposent pas non plus de frontières hermétiques et doivent contrôler ou s'adapter à des flux de toutes natures (idées, hommes, argent, marchandises, oeuvres culturelles,...) qui entrent et qui sortent.

Ces flux créent immanquablement des tensions, même dans notre petit jeu à plusieurs pays démocratiques européens.

Tant pis si je prends cela comme une preuve d'évolution de voir des ministres ou des chefs d'Etat de ces différents pays, s'asseoir autour d'une table et de se mettre à négocier âprement (tu dirais "sur le dos des citoyens"), plutôt que de jouer le grand jeu guerrier à 3 qu'on a connu (Angleterre, Allemagne, France) pour voir qui va sortir vainqueur (en charpie) de la zone européenne...

C'est sûr, cette dernière solution est plus "bandante, tonique" et j'oserais ajouter "couillue". ;-)


@ oroy ça sert a quoi d'etre agressif?

je disais juste qu'en rabaissant systematiquement ceux dont tu n'apprecies pas les idées, tu fais exactement ce que tu me reproches! moi pas.
quand a "nos" machins cosmopolito-technocratique:ou m'as tu lu sur ce sujet? et cette formule me rappelle quelqu'un qui me fait gerber! si tu savais ce qu'est la tolerance et l'ouverture d'esprit, on pourrait peut etre debattre. l'age n'empeche pas le changement!


Les échecs permettent de comprendre les ruses du management Dans une vision idéaliste du jeu comme du management, comme de la discipline apparentée du Droit, les meilleurs et les plus justes gagnent.


Mais un dicton dit que "l'erreur commune fait le Droit", et c'est bien valable dans ces domaines.


Partant de là, l'idéal s'effrite hélas, et l'on découvre avec désenchantement que l'erreur est une pièce maîtresse de la stratégie, à laquelle autrui peut être poussé jusqu'à la mort, ou à la ruse suprème de laisser croire en l'erreur, qu'elle soit sienne ou d'autrui (et l'on en revient dès lors au mat).


Bon, enfin, entre deux personnes qui gagnent, la plus forte sera quand même celle qui a gagné en trichant le moins, en étant la plus juste et la plus honnête, donc vraiment la meilleure. Mais ceci n'est qu'une vision morale peut-être un peu risquée.




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