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| Traitement de la zeitnotite chronique par mo***ll***ea**** le
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| Actualités | |
Beaucoup de joueurs se retrouvent systématiquement en zeitnot et gâchent ainsi de nombreuses parties.
Quelles sont les méthodes suggérées par les entraîneurs pour éradiquer cette tare? Vos remèdes personnels?
Avec quel résultat avez-vous expérimenté ces méthodes/remèdes?
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Moi j'ai cette maladie depuis tout petit... Et ca me réussit plutôt bien :D.
Des méthodes pour jouer plus vite ? Hum... Difficile à dire mademoiselle. Evidemment de la pratique, puisque les mécanismes permettent de passer moins de temps à réfléchir, de même qu'une bonne connaissance de la théorie des ouvertures.
Un peu moins classique, je dirais peut-être se fixer des objectifs du genre se démerder pour avoir au moins 30 min pour les 10 derniers coups, mais ça n'a pas beaucoup de sens à mon goût.
Non je ne sais pas trop comment t'aider en fait, puisque je suis dans le même cas que toi. Je me débrouille bien en zeinot, j'ai de la chance...
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Méthode : je joue plus vite :-)
Résultats : je joue moins bien :-(
D'autres questions?
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La solution : l'analyse des temps Noter ses temps de réflexion pendant la partie, puis, ensuite, vérifier si le coup que l'on a envisagé rapidement est celui qui a été finalement joué après les 10 ou 20 minutes de réflexion, où si les longs moments de réflexion ont permis de trouver des meilleurs coup. Ainsi, petit à petit, on se fait de plus en plus confiance et l'on évite de perdre un temps précieux pour rien. Anand lui-même a dit que lorsqu'il réfléchissait de trop, il jouait moins bien.
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La volonté , et l'éxpérience ! Après que j'ai gâché quelques parties bien menées, à cause de zeitnots désastreux ,j'ai fait tout pour l'éviter. A mon avis , çà passe par une auto discipline raisonnée et un "audit" critique de son jeu.
Pour ma part, j'étais ce que Timman appelle joliment, un plongeur des grandes profondeurs. Mes analyses étaient si profondes que ...je m'y noyais le plus souvent! J'ai compris que c'était surtout un manque de confiance dans mon jugement qui me faisait ainsi repousser l'instant de décision. J'ai vite compris aussi que je n'étais pas un fort calculateur, et donc ce type de longues analyses m'étaient aussi inutiles que coûteuses en temps. Donc, j'en viens à jouer plus vite , sur mon intuition, c'est à-dire sur mes connaissances acquises (doncl'éxpérience), et je réserve les longues phases de calcul au moments-clés de la position (du moins à ceux que je juge tels !)
Depuis , (presque) plus de zeitnots , et des résultats plutôt satisfaisants (pour moi)...
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en ce qui me concerne il faudrait :
- me décider plus vite à jouer les coups que je sais que je vais jouer de toute manière.
- travailler le calcul pour éviter de recalculer cinquante fois les mêmes débuts de variantes.(et ne pas revenir sur les coups déjà éliminés)
- rêvasser un peu moins.
Par contre, savoir ce que j'ai à faire ne m'a jamais trop aider à réduire le problème ;-)
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sinon, moiselleJeanne je te conseille la lecture de 2 livres :
-"La psychologie aux échecs" par Krogious
-"Confidences sur l'échiquier" par Kotov
qui traitent de manière intéressante du sujet.
Bien sûr , il y a à prendre et à laisser...
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l'entrainement... a mon avis en jouant sur internet tu t'habitue a jouer plus vite (notamment les ouvertures)
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Pas certain On joue vite les ouvertures sur Internet parce que l'adversaire à moins de temps aussi. Jouer à l'arrache des ouvertures en 40 coups 2h00 alors que l'adversaire peut prendre 15 minutes pour réfuter un coup louche, c'est surtout suicidaire.
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OUi, comme le dit Reyes : noter ses temps de réflexion. Mais aussi mieux réfléchir sur le temps de son adversaire, ne pas se laisser distraire (je connais un joueur qui met des bouchons d'oreille pour s'isoler pendant les parties longues), ne pas recalculer ce qui l'a déjà été "pour vérifier" (c'était un de mes défauts). Sinon, jouer des blitz et des bullets sur le net m'a appris à ne plus craindre le zeitnot, parce qu'au fond, cinq minutes, c'est long....
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Cinq minutes c'est long quand l'adversaire a aussi 5 minutes, mais 5' c'est très court quand il reste 10 coups jouer et que l'aversaire a encore 40' à sa pendule ;o)
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La méthode de Botvnnik : accorder plus d'importance à la pendule qu'& ce qui passe sur l'échiquier pendant toute la phase de "sevrage de zeitnot"
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grand amateur de blitz devant l'éternel je pense que la pratique du 5-min est à envisager comme le dit chouia pour apprendre à gérer son stress. @Reyes: en blitz c'est "pareil" qu'en partie longue dans ce sens où tu peux avoir 1min pour jouer tes coups et ton adversaire 3min. Mais d'une manière générale si il te reste 5' pour 10coups et 40' pour ton adversaire c'est qu'auparavant tu auras déjà mal géré ton temps de réflexion. Donc le problème est en amont (ou aval je ne sais jamais le sens). La méthode que tu proposes de noter son temps de reflexion est évidemment une bonne chose pour identifier les positions qui nous ont demandé beaucoup de temps et travailler en conséquence sur le thème/type de position problématique. D'accord de plus avec Chouia (c'est pas si souvent :-)) pour réflechir sur le temps de l'adversaire: si tu a 5' et lui 40', et que la position demande de la réflexion tu peux réfléchir sur son temps, l'avantage d'un demi-coups qu'il peut posséder dans sa réflexion (s'il s'agit de calcul de variantes) est maigre et nul s'il s'agit de réflexion plus générale.
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demi-coup
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Pour moi l'important n'est pas le zeitnot mais la position avec laquelle tu arrives en zeitnot Evidemment le mieux c'est de jouer vite et bien, mais si la partie est originale c'est pas évident. Dans ce cas, je dirais que le zeitnot se "prépare", il faut s'assurer :
- qu'on a suffisamment compris la position et qu'on sait ce qu'il faut faire (en gros, que tout le temps de réflexion dépensé n'a pas été inutile)
- qu'on est prêt à calculer vite si la position est compliquée, et pour cela j'aime bien dès le début de la partie m'exercer à calculer des variantes de plus en plus compliquées (même si ce n'est pas ce que je vais jouer), pour voir mon état de forme, et si je peux faire confiance à mon calcul. Le mieux est de faire cet exercice sur le temps de son adversaire.
D'ailleurs j'avais lu quelque part qu'un GM disait que le mieux pour bien "rentrer" dans un tournoi, c'était de commencer par une partie compliquée.
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Merci @ Cocovitschje ne connais pas cette méthode Botvinnik. Accorder de l'importance à la pendule, ça veut dire se forcer à jouer un coup après un certain délai, quel que soit l'état de calcul? C'est ce que suggère Dvoretsky, quelqu'un a expérimenté cette méthode? @reyes: Noter son temps de réflexion, il parait que c'est interdit, non? @supergogol: Je ne me souviens pas de recettes anti-zeitnot chez Kroguious. Chez Kotov, sa théorie de l'arbre des variantes est utile pour ne pas tomber dans le travers décrit par Alfila (recalculer 10 fois des bouts de variantes) mais on rencontre un autre problème: sa technique est bonne pour les positions critiques, rien à dire, mais pour savoir qu'une position est critique il faut cogiter, ce qui conduit immanquablement au zeitnot. @ zenewbe: J'ai l'impression que le jeu rapide (blitz ou internet) permet peut-être de mieux se comporter en zeitnot (à vérifier) mais n'empêche pas de s'y retrouver.
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je ne suis pas convaincue par la méthode de noter les temps de réflexion. Simplement parce que pour moi, et sans doute de nombreux autres joueurs d'échecs, le temps passé pour un coup n'est absolument pas équivalement - ni même proportionnel - au temps de réflexion effectif sur ce coup. D'ailleurs, je doute que beaucoup de joueurs passent tout leur temps sur une partie à penser uniquement à cette partie.
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Les pensées parasites sont un autre problème.
C'est Kotov, encore lui, qui dans son livre donnait l'exemple d'un joueur (lui peut-être), qui avait passé pratiquement tout son temps de partie à se demander où il avait pu ranger ses clefs.
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tu peux déjà gagner du temps... 1:Jouer instantannément les coups évidents,les prises forcées,les coups prévus à l'avance,plutôt que de réfléchir sur la suite,tu verras bien après(et d'ailleurs c'est plus facile puisque la position a avancé).
2:Ne pas perdre de temps dans l'ouverture si tu la connais et que l'ordre de coups a bien été respecté par ton adversaire (sinon ya ptet anguille sous roche...).
3:Les coups doivent dérouler lorsque auparavant tu as trouvé un plan clair,ne pas tout remttre en question,sauf si un nouveau problème est apparu dans ta réflexion...
4:Réfléchir aussi sur le temps de ton adversaire,plutôt que se lever tout le temps(encore que j'ai tendance à le faire,mais ça dépend des positions,quand c'est trop compliqué,trop de coups candidats,je préfère attendre que mon adversaire joue et je verrai ensuite,ça fait du bien aussi de se détendre).
Et il y en encore plein...
Ensuite,si les positions ont demandé beaucoup de réflexion,il en est ainsi,il vaut mieux bien avoir réflechi et se retrouver en zeitnot,que de réflechir trop vite et louper des coups qui feraient qu'on a même pas eu le temps d'arriver à ce zeitnot...
Comme Alfila,je ne suis pas convaincu du tout par le fait de noter le temps de réflexion,ça te fait déjà perdre du temps en notant ce temps,et aucune équivalence comme le dit Alfila entre les parties au même moment.
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Comme Reyes Tu notes les temps puis tu analyses ta partie en soulignant bien les moments dans lesquels tu as pris du temps.
Y a pas de secret tu sais, faut simplement travailler.
Ah oui je sais, ca demande de la volonté et des efforts, alors pourquoi ne pas tenter de connaitre une astuce économique qui nous permettrait de réduire ce problème hein ?
Faut bosser tout simplement, y a aucun secret.
A moins que tu sois un génie, dans ce cas tu peux compenser un peu.
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D'accord avec Reyes et j'irai même plus loin ,en disant que le Blitz et le Zeitnot n'ont absolument rien à voir sur le plan psychologique et émotionnel, en particulier.
D'après Bronstein, "il est plus facile de jouer une partie d'1 mn, que de trouver le bon coup en 5 ou 10 mn en condition de tournoi "! "Le zeitnot demande un extraordinaire effort de volonté ainsi qu'une parfaite maîtrise de soi."
C'est pourquoi certains joueurs , bons Blitzeurs,sont de vraies "mazettes" en zeitnot.(et je peux en témoigner !)
D'après Krogious, la mauvaise gestion de son temps, ce qui favorise bien sûr le Zeitnot, est étroitement liée avec la psychologie du joueur dans sa vie de tous les jours (où l'on est aussi amené à reporter certaines décisions...) D'après lui, le "traitement" du zeitnot est donc d'ordre psychologique , plus qu'échiquéen. Je pense qu'il y a une part de vérité dans cette affirmation.
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@Reyes mais n'est-ce pas interdit de prendre des notes autres que les coups joués ? Il me semblait...
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En fait, le problème n'est pas tant de gérer le zeitnot que d'éviter de perdre inutilement du temps en début et milieu de partie....
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Réf moiselle Jeanne et xavierdupret Non, ce n'est pas interdit, les règles spécifient même explicitement qu'il est autorisé de noter les temps sur la feuille de partie.
12.3 La feuille de partie ne peut être utilisée que pour enregistrer les coups, les temps des pendules, les offres de nulle, les faits relatifs à une réclamation et autres informations s'y rapportant.
Règles du jeu
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Merci ThL
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J'ai bien aimé le commentaire de Svidler après sa partie de Sofia contre Anand, où ce dernier, pour la première fois de sa vie, était dans un tel zeitnot qu'il n'a pas pu noter entre le 30 ème et le 40ème.
Svidler a dit en substance, que dans de telles situations, même avec moins d'une minute, Grischuk prenait toujours le temps de bien noter son coup, et même le temps restant aux deux joueurs !
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@thl merci
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Expérience perso Aussi de graves problèmes de zeitnot mais je progresse avec la méthode qui suit:
1- je sais que je suis malade chronique, c'est un premier pas.
2- dès lors je controle mon temps durant toute la partie, en faisant des bilans tous les 5 ou 10 coups.
3- Comme l'indique dulovitch, il y a des pertes de temps inacceptables (coups évidents p.ex) et des gains de temps profitables (temps de l'adversaire, bonne connaissance des ouvertures mais surtout des finales! etc).
4- Et puis la seule consigne: ne pas perdre pour une question de temps.
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@ moiselle Jeanne L'entrainement à cadence rapide..
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@ThL : merci, je ne savais pas qu'on pouvait aussi noter les offres de nulles : comment fait-on ? Y a-t-il un symbole particulier, ou écrit-on simplement "offre de nulle" dans la (petite) marge ?
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C'est dans le lien ''Règles du jeu'' que j'ai donné Non seulement on le peut, mais on le doit (articles 9.1.b). Le symbole est un signe égal entre parenthèses : (=) (article E.13).
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en ce qui me concerne la solution serait simple : rester plus souvent devant mon échiquier. Allez savoir pourquoi, je ne le fais pas.
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Connaît-on des cas d'avertissement (ou pire) donné à un joueur qui refuse cette absurde obligation de noter les propositions de nulle (que pour ma part je n'appliquerai jamais) ?
Sur le manque de temps, je crois qu'il faut inlassablement répéter cette phrase d'Alekhine : "L'excuse du manque de temps est comparable à celle de l'assassin qui soutient qu'il était ivre au moment du crime. Chez un maître expérimenté, l'incapacité de gérer la pendule est aussi grave qu'une faute de calcul".
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D'accord avec... ... dulovitch, xavierdupret, erony...
Personnellement je considère le temps comme du matériel (la 17e pièce en somme).
Perdre du temps, c'est comme sacrifier du matériel...
Cela rend une vision plus objective de la pendule.
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Comme remède au Zeitnot, pour ma part, j'essaie bêtement d'avoir plus de temps que mon adversaire, et si nous sommes tous deux en Zeitnot, je ne suis généralement pas plus mal à l'aise que mon adversaire.
La pire situation à éviter est de se retrouver avec 3 minutes pour 10 coups alors qu'il reste 1 h à l'adversaire.
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@foutaiseux : considérer le temps comme du matériel ça, c'est vraiment une idée originale et qui nous parle. Tu as raison, c'est ce que je ferai à l'avenir.
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mais que seraient les echecs sans un bon zeitnot?? Se retrouver en zeitnot avec son adversaire ds une position compliquee avec 5 min a la pendule pour jouer 10 coups, voir la position partir completement en vrille, la decharge d adrenaline de devoir jouer 1 coup/20 sec contre 10 min auparavant, arriver a executer son adversaire en zeitnot mutuel,... etc
moi je joue aux echecs que pour ca ;-)
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@arnacman : autant ne jouer que des blitz, alors...
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en effet arnacman ce n'est pas la même sensation Chouia que du blitz. Il y a la tension qui augmente petit-à-petit dans la partie à cadence lente. On se shoote à l'adrénaline et c'est bon! :-) Quand les 2 joueurs ont une volonté de boxeur le combat est magnifique. Voir jouer des grand-maîtres en Zeitnot sont dans les meilleurs moments de spectacle que j'ai pu assister. Une maîtrise magnifique entre Mamediarov et McShane jouée il y a 2-3 ans à Lausanne, est restée spécialement gravée dans ma mémoire.
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Le Zeitnot peut être une arme aussi 2 cas de figures par exemple :
- J'ai remarqué que dans les parties compliquées (et équilibrées), les 2 joueurs ont tendance à "se suivre" au niveau du temps de réflexion. Il peut être intéressant alors (notamment contre un adversaire plus fort contre qui on aurait normalement aucune chance) d'entraîner la partie vers une phase de zeitnot mutuel, augmentant ainsi les chances de gain.
-Et puis il y a la fameuse arnaque psychologique de Pachmann : dans une partie où il était foutu aux alentours du 20ème coup, il s'aperçoit que dans deux coups il peut tendre un dernier piège subtil à son adversaire (Doda). S'il le joue tout de suite, celui-ci va se douter de quelque chose. Pachman commence donc à réfléchir longtemps et se met en zeitnot, joue son premier coup, puis après la réponse de son adversaire, regarde la pendule d'un air désespéré et joue le 2ème coup rapidement. Doda croit alors que c'est une bourde de zeitnot et répond sans réfléchir, tombant dans le piège à pieds joints, perdant ainsi une partie facilement gagnante.
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Gérer, éviter, ou supprimer le zeitnot? Zatiz ze kouechtionne.
Gérer le zeitnot est possible, c'est savoir jouer rapidement des coups pragmatiques pour rendre le trait à son adversaire, c'est avoir une vision rapide des combinaisons à la manière d'un joueur de blitz (l'analogie s'arrête là), c'est savoir compter combien de coups sont nécessaires pour atteindre le coup de contrôle (et ne pas tout jouer a tempo jusqu'au 54ème coup).
Quand j'ai débuté aux échecs, mes parties duraient entre vingt-cinq et trente coups, donc le zeitnot n'existait pas.
Le niveau progressant et les parties s'allongeant, le zeitnot est apparu, parce qu'à trop vouloir chercher le KO dans le milieu de partie (attaque de mat, sacrifice sur le roque), on dépense du temps à rechercher quelque chose qui n'existe pas et on se retrouve en zeitnot.
Après avoir gâché des positions de toutes sortes ainsi, j'ai entrepris de supprimer le zeitnot.
Avoir un peu d'habitude dans l'ouverture, évaluer si une position est calme ou tendue, évaluer si une position mérite l'attention que l'on doit porter à une position critique, tels sont les éléments qui permettent de se dire "là je dois me décider rapidement" ou bien "là je dois prendre du temps pour construire un plan / pour calculer précisément des variantes".
Maintenant, je lutte contre deux éléments : le perfectionnisme (le plan est établi, on sait qu'on va jouer deux coups mais on hésite sur l'ordre de ces deux coups, A puis B ou B puis A); et l'image résiduelle (lorsque j'ai réfléchi à une grande variante que j'estime la meilleure pour les deux joueurs et qu'au milieu de cette variante, mon adversaire joue un autre coup, je dois arrêter d'appliquer mon plan calculé à l'avance et me poser la question : "pourquoi avais-je écarté ce coup-là du calcul?" J'essaie alors de revenir sur la position avec un oeil neuf, et en général il y a une réfutation rapide qu'un bon kibbitz de blitz trouverait à peu près instantanément.
L'apparition de la cadence 30 secondes par coup a réduit une première fois le temps global pour le milieu de partie, l'apparition de cadences encore plus courtes sans ajout (ou très peu) de temps après le quarantième a à nouveau réduit ce temps global.
Aujourd'hui, je continue d'appliquer cette méthode, qui m'a permis de continuer à progresser.
Pour ce qui est de l'évaluation matérielle du temps, 1h30 contre 1h au quinzième coup dans une position calme vaut bien un pion; 20 minutes contre 5 minutes dans une position complexe au vingt-cinquième coup vaut quasiment partie gagnée contre un adversaire réputé de valeur égale. Bien entendu, ce n'est pas une règle, mais juste un ressenti.
Enfin, lorsque je suis en retard au temps (selon un critère quantifiable en matériel), mon premier objectif est de réduire ce retard à zéro tout en conservant une position équilibrée (je peux donc gâcher un petit avantage en jouant ainsi, mais c'est un prix modique à payer).
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Je ne comprends pas la remarque d'erony Il ne faut qu'une seconde pour écrire = sur sa feuille de partie. En tant qu'arbitre, si un joueur refusait de le faire, je lui mettrais certainement un avertissement pour non respect des règles du jeu.
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et bien je pense que pas mal de joueurs ignorent tout simplement cette règle....je n'ai jamais vu aucun de mes adversaires noter sur leur feuille de partie mes propositions de nulles, et réciproquement, je n'ai jamais noté les leurs (puisque j'ignorais cette obligation...). Par contre, c'est vrai que ça ne prend pas beaucoup de temps de le faire...quand on est au courant.
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@chouia Je comparerais le temps à de l'énergie potenteielle et le matériel à de l'énergie cinétique, somewhere.....
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@Chouia C'est fabuleux comment les joueurs de base ignorent les règles du jeu les + simples. Je crois te l'avoir déjà dit: un bon petit stage d'arbitrage ne te ferait pas de mal!!!
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Pareil Je note jamais le signe = lors de propositions de nulles, je connais la règle mais j'oublie de le faire.
Par contre, j'ignorais que c'était obligatoire.
Mais bon, ca ne fait que 18 ans que je joue aussi :-)
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@Poutitechatte Est-ce obligatoire pour les deux joueurs de le noter, ou seulement pour celui qui propose?
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Pythontuile tu as la partie de Pachman, ou les références du livre dont tu parles ? Ce type d'exemples m'intéressent.
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Pour les deux et c'est obligatoire depuis 1997. Ce qui n'empêche pas que bien des joueurs l'ignorent encore (tout comme bien des joueurs ignorent encore le fameux article 10.2 qui spécifie qu'on peut demander la nulle à l'arbitre quand on a moins de 2 minutes en phase KO et que l'adversaire ne peut ou ne veut pas gagner sur l'échiquier).
Quand j'arbitre, si je vois un joueur proposer nulle sans noter la proposition de nulle sur sa feuille de partie, je l'informe simplement de la règle. Généralement, c'est qu'il ne le savait pas et il le fait sans discuter.
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@ supergogol Il me semble avoir lu ça dans un des tomes de 'La Tactique aux échecs' de Pachmann (Grasset-EE).
La partie en question est Pachmann-Doda 1965, où les blancs ont été surpris par 27...Ce5! -+, et leur fameux piège en deux coups était 29.Cd1!? suivi sur 29...Cxf4 ?? de 30.Cf5!
La partie
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perso, je note mon temps à chaque coup (sauf en très grand zeitnot) et le temps de mon adversaire tout les 5 coups (ou après une grande réflexion)
J'écris aussi évidemment toutes les propositions de nulles ça peut paraitre con, mais rien que le simple fait de prendre 2 secondes à écrire (=) sur sa feuille, calmement permet d'être plus objectif (ne plus faire compter que les facteurs de la position, et pas le élo de l'adversaire)
Et même si on est sur qu'on va accepter, noter (=) sur sa feuille peut-être intéressant pour voir la réaction de l'adversaire qui devait s'attendre à ce que l'on tende la main direct...
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merci, pythontuile
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Pareil que Iglesia pequena Je note mon temps à chaque coup (sauf en très grand zeitnot) et celui de mon adversaire aussi, à chaque coup. J'aime bien après la partie, chez moi, tranquille, comprendre pourquoi j'ai pris du temps ici ou là, pour, comme je l'ai déjà écrit plus haut, éviter de perdre du temps là il ne faudrait pas.
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je note le temps tous les dix coups si la fréquence des coups est régulière, mais si un coup prends vraiment plus de temps que les autres, je le note en plus. Je note aussi le temps pour les coups de mon adversaire. @poutitechatte : mais qu'est-ce que vous avez tous à vouloir me faire faire un stage d'arbitrage ? déjà Gbel....
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ref chouia un zeitnot et un blitz n ont rien a voir. Quand tu joues le zeitnot, tu as deja 3h50 ds jeu ds les pattes, tu etais en cadence longue. Le changement de rythme, c est vraiment ce qui tue! Les blitzs, j en gagne, j en perds, je m en tape... En zeitnot, la c est comme si je jouais ma vie! Tu as 3 a 4 fois moins de temps pour calculer, donc si tu te retrouves ds une position non prevue, il faut calculer vite, tres vite, trouver une idee valable tout de suite, pas le temps de faire plus qu une verif, et surtout, jouer! Vous aurez compris, j aime bien les zeitnots... mais que si mon adversaire l est aussi et que je n ai pas une posit ecrasante!
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mon problème et différent : c'est souvent mon adversaire qui se retrouve en zeitnot mais avec une position souvent meilleure....alors qu'il me reste pas mal de temps....bref, je joue sans doute trop vite mes débuts de partie, justement par crainte de me retrouver en zeitnot.
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Précision sur les propositions de nulle Je ne critique évidemment pas les joueurs qui écrivent les temps sur les feuilles de partie (j'ai moi-même pratiqué longtemps cette façon de faire), ni ceux qui notent les propositions de nulle pour se donner des repères pour une analyse ultérieure.
C'est l'obligation de consigner ladite proposition de nulle que j'estime aberrante. Car, ou cette proposition est acceptée, et la partie se termine par les signatures rituelles, ou elle est refusée, et alors elle devient un non-événement qui ne concerne en rien l'arbitre. Sauf dans un cas, si un joueur incorrect multiplie les propositions de nulles, son adversaire pourra en faire le décompte, avant de se plaindre. Mais, même dans ce cas, le joueur de mauvaise foi prétendra que l'autre a écrit quelques "=" de trop.
Une fois de plus, pour (très mal) combattre de rares marginaux, on enquiquine la quasi totalité des joueurs de tournoi.
On en revient à la fameuse clause de devoir implorer auprès de l'arbitre l'autorisation de proposer nulle, dont il a été débattu sur FE en octobre dernier.
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Je considère au contraire qu'une proposition de nulle refusée est un événement important d'une partie et qu'elle concerne bien l'arbitre dans la mesure où, bien évidemment, les 2 joueurs ont apposé le signe = sur leurs feuilles de parties, comme ils en ont l'obligation. Cà permettra à l'arbitre de faire jouer l'article 12.5 des règles du jeu sur les propositions de nulles injustifiées.
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sinon j essaie souvent de noter les temps... mais pris par la partie j oublie svt!
j ai appris a noter mon coup avant de commencer a reflechir... mais pas le temps :-)
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pour ce qui est des zeitnot Pour les éviter, les conseils donnés par taamer sont très bons.
Mais on peut aussi les rechercher ... pour l'adrénaline qu'ils procurent... et puis on peut bien jouer avec moins de 5 minutes à la pendules pour jouer 10 coups! (en tout cas mieux que son adversaire, car paradoxalement, ca peut être stressant pour lui d'avoir un joueur en face en grave crise de temps.)
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@foxi : effectivement... Perso, ça me stresse d'avoir à noter les coups alors que mon adversaire n'a plus à le faire...
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Une question à se poser... Mes 30 premiers coups sont-ils notablement plus mauvais si je les joue en 1h30 que si je les joue en 1h58? Je n'en suis pas persuadé... par contre, les 10 suivants seront probablement beaucoup plus problématiques si j'ai 2 minutes pour les jouer que si j'en ai 30.
Pourquoi alors ne pas se dire qu'on a 1h30 pour jouer 30 coups? Sauf exception bien sûr (si les coups entre 25 et 30 demandent une intense réflexion et sont décisifs pour la suite, il serait idiot de les bâcler pour rester sous les 1h30).
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le zeitnot on peut en guérir ??? ca mintéresse !
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Je pense mettre en application le principe suivant:avant chaque coup qui me semble prendre du temps à la pendule,definir si c'est un coup critique,important,ou pas.S'il existe plusieurs coups paraissant de force équivalente,ne pas s'apesantir inutilement.
De même,jouer plus rapidement les coups stratégiques que les coups tactiques necessitant un calcul soigneux.Donc consacrer plus de temps pour le calcul que pour la stratégie.
Ne pas croire qu'on assure comme un dieu en zeitnot et que donc on peut se l'autoriser à chaque partie.Le fait d'entrer en zeitnot doit rester une exception et ne doit pas être normalisé!
Enfin,le plus important une fois le probléme identifié est d'avoir la volonté de se sortir de ses mauvaises habitudes.Il faut donc se révolutionner.
Pourquoi je dis ça?Et bien parce lors d'une de mes derniéres parties,j'ai eu une envie pressante impossible à satisfaire du fait que j'avais moins d'une minute à la pendule contre beaucoup de temps à mon adversaire!
Donc j'ai du attendre presque 3/4 d'heure au total,et jouer le zeitnot de maniére lucide dans ces conditions,c'est pas évident!
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