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| La vision des échecs selon Alexander Morozevich par Ch***Bo***9473 le
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Voici un extrait de l'interview de Morozevitch lu sur Chessbase:
"There is no such a thing as the “stronger player”. No one understands chess as it is, there is simply a will to reach the highest possible result. Actually, Kasparov doesn’t understand anything in chess. And personally I don’t give a damn what he is occupied with, he only exists on tournament score sheets. His other endeavors do not interest me"
En résumé, d'après Morozevitch il n'y a rien à comprendre dans les echecs, la seul chose qui compte c'est d'être le meilleur. Inutile de chercher dans les echecs une science ou autre chose, seul compte le résultat..
Que pensez-vous de ce point vue ?
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Ca me rend triste que même lui dise que Kasparov (cité en tant qu'un des plus grands joueurs de tous les temps et non en tant que personne) ne comprend rien aux échecs. Je trouve cette ultrahumilité qu'ont certains joueurs (et de tous niveaux, débutants à confirmés) assez pathétique, et aujourd'hui il devient vraiment pédant de dire que l'on comprend des subtilités du jeu. Arrêtons donc de s'entraîner dans le vide camarades.
Etre le meilleur, c'est en général être celui qui comprend le mieux la position... Mais bon, je ne comprends rien aux échecs a dit M. Morozevitch.
Au moins cette citation alimentera les débats de ceux qui essaient de sortir des seuils de classement élo en-dessous desquels on est sensé ne rien comprendre aux échecs. Maintenant c'est dit, et pas par n'importe qui, on ne comprend rien ! Circulez y'a rien à voir, allez hop !
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comme l'interview de Bacrot... A la coupe du Monde... Bof...
ce sont des joueurs d'exception mais on va pas leur demander d'être 2700+ en "interview".
Ils répondent ce qui leur passse par la tête, l'humeur du moment... "Il n'y a rien à comprendre aux Echecs" ou "dans dix ans le jeu d'échecs sera une affaire de scientifiques" ou "le jeu d'Echecs c'est fini"... blablabla...
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Peut-être qu'il y a un sens derrière tout ça Au lieu de vous lamenter en remarquant que vos idoles ne répondent pas ce à quoi vous vous attendiez, peut-être faudrait-il d'abord chercher à comprendre ce que tous ces mots signifient.
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Ben explique alors... Moi je vois pas
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Attention "No one understands chess as it is" n'est pas la traduction de "personne ne comprend rien aux échecs" mais plutôt "personne ne comprend les échecs tel qu'ils sont" dans leur essence. Ce qui est différent! C'est d'ailleurs un truisme.
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truie toi même!
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la traduction est plus qu'approximative. Moro dit simplement que les échecs tels qu'ils sont actuellement sont juste une course au meilleur résultat, qu'il n'existe pas de "meilleur joueur", (que les joueurs, en fait, ne cherchent pas à comprendre les échecs, mais juste à se battre les uns les autres)....En ce qui concerne Kasparov, Moro se fiche totalement de ce qu'il est en dehors des feuilles de parties des tournois, que ses autres tentatives ne l'intéresse pas.
En clair, les engagements extra-échiquéens de Kasparov (fine allusion à ses engagements politiques) n'intéressent pas Moro.
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Mais.. Si il part du principe que personne ne comprend les echecs, comment peut il savoir que personne ne comprend ?
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@JMC Je ne pense pas qu'il ait voulu dire ça...il voudrait plutôt dire que le but des forts joueurs de compétition est de battre les autres pour le résultat, pas de comprendre les échecs en eux-même. Que même le meilleur joueur n'est pas forcément le plus fort : "there is no such a thing as the stronger player"...ça sous-entend que c'est une bataille perpétuelle pour la première place, et, qu'au fond, aucun joueur n'est vraiment "le plus fort" à ce niveau-là, qu'il reste des choses à découvrir, et que personne ne domine vraiment la situation...
Je trouve ça plutôt optimiste, moi, par rapport à d'autres qui disent que les échecs, c'est fini, ça sera résolu dans dix ans... ;-)
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ce qui me désole , chez Bacrot comme chez Morozevitch, c'est ce froid réalisme, à la limite du cynisme, qui se dégage de leur propos. Bordel , ils ont 20 ans, et ils parlent comme de vieux cons qui ont tout vu... Ou est le rêve, la part de magie ?
Consternant ...
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@ Chouia et JMC Nul besoin de comprendre les echecs en eux-même pour être un grand joueur.
Le but n'est pas de comprendre le sens des echecs mais d'être le meilleur. Dans ce sens Kasparov ne comprend rien au echecs en eux-même.
De plus il se fiche des occupations actuel de Kaspy qui n'existe par ailleurs que par les feuilles de résultats des tournois.
Voila comment je traduit...
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Ouai Chouia.. Tu m'as éclairé là je dois dire.
Vu comme ca, je te rejoins dans ton optimisme :-)
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as it is = les choses étant ce qu'elles sont.
Sinon, je souscris à la traduction de chouia.
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euh Chessbord Je suis vraiment pas convaincu par ta traduction!
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En même temps il a pas tort... Topalov le prouve en devenant champion du monde en jouant des trucs hypers pointus et calculatoires, gagnants dans la pratique mais sans doute bien loin de ce que serait la vérité échiquéenne...
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extremement intelligent Pas de langue de bois, il dit ce qu'il pense et il se fout des commentaires sur sa personne.
Je pense qu'il a raison quand il dit que personne ne comprend rien aux echecs. Les echecs ne sont que compétition. Les joueurs ne s'entrainent et ne recherchent des nouveautés dans l'ouverture que pour piéger l'adversaire. Sur l'echiquier, ils recherchent le coup qui fera le plus mal.
Les echecs, c'est un combat d'ego.
Meme en interview, il est a plus de 2700.
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sa remarque sur le fait que les champions ne comprennent rien aux echecs est peut etre liée au fait que l'informatique permet maintenant de montrer que les champions du monde font aussi pas mal d erreurs, chose qui etait presque impensable avant...
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Mon commentaire ne portait que sur l'extrait en question, je n'ai pas lu l'article en entier, j'espère que dans un contexte différent ses propos sont moins dogmatiques.
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ref. guitov je souscris à ton jugement ! En effet, la vérité échiquéenne c'est plutôt un gars comme Malakhov qui la détient...
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euh Cette citation paraît quand même un poil confuse. Il parle bien anglais, Moro ?
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@ arnacman En même temps je suis pas expert en anglais mais il faudrait avant tout voir ce qu'on entend par "comprendre les echecs.." dans les propos de Morozevitch...
C'est tout le problème de ce texte!
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c est traduit du russe...
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ref le_gars probablement car ca me semble pas un anglais très académique:
Je voudrais bien savoir ce que signifie:
"En fait, Kasparov ne comprend rien du tout aux echecs"
"Actually, Kasparov doesn’t understand anything in chess"
Ca m'intéresse beaucoup si quelqu'un peut m'expliquer cette phrase ...
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Son anglais est approximatif, c'est sûr : "the stronger player", par exemple, ça n'existe pas : c'est "this player is stronger than...." ou "the strongest player"...donc, méfiance....
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Après avoir lu cette interview dans son intégralité, je la trouve très intéressante. Ce garçon semble considérer sa situation avec beaucoup de pragmatisme et de distance. Il y a bien confirmation de ce qui est dit plus haut : "chess is a sport, a struggle for results and a fight for prizes", "chess is not my calling, but only a temporary occupation. One of the methods to develop my intellect", "I will not play chess all my life".
Il dit aussi qu'il n'abandonnera pas les échecs, mais qu'ils ne seront pour lui qu'un moyen de gagner sa vie. Qu'il est pessimiste sur le sponsoring et les possibilités de popularisation (éternelle comparaison avec le foot...). Qu'il n'a pas d'amis dans le milieu des échecs et qu'il se considère que "the lone wolf" (le loup solitaire), que pour lui, la dépense d'énergie et l'inverstissement nécessaire aux échecs sont absolument disproportionnés au regard des "récompenses" et des "compensations matérielles" obtenus, qu'il existe en la matière un énorme déséquilibre.
On sent tout de même le gars déçu...
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Vous voulez du Moro, vous aurez du Moro! Dans le dernier NewInChess, à propos de sa partie avec les blancs contre Judit Polgar à San Luis.
"De nos jours, il n'y a plus de respect pour les GMI comme cela était le cas encore dans mon enfance. Ainsi la plupart des joueurs de San Luis ont été critiqués par des amateurs sur les forums du Web. Cette partie n'est pas très bonne, avec beaucoup de fautes de part et d'autre, mais tout et n'importe quoi a été dit dessus et j'aimerais donc présenter mon point de vue. 1.Cc3 ce coup a été beaucoup critiqué. Alors que 1.Cf3 passe pour un lieu commun, et est un coup normal pour la plupart des joueurs, pourquoi 1.Cc3 n'est-il pas aussi populaire, alors que tous les deux développent un cavalier en contrôlant des cases du centre ? Sans doute parce qu'il y a une majorité de droitiers dans le monde! Pour ma part, je l'ai simplement joué pour éviter la Sicilienne Paulsen et obliger mon adversaire à jouer une Najdorf. En effet les quelques coups noirs suivant sont à peu près forcés."
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ce type est génial !! (petit message perso à quelqu'un qui se reconnaîtra : t'as pas vu mon New in chess ???)
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c'est quoi la paulsen (jmy perds dans ces appellations de sicilienne).
Je sais qu'il y a e6 mais c'est avec quoi d'autre par rapport à la Kan par exmeple ?
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Vive 1.Cc3 et vive Moro ! (petit message perso : celui avec cette citation est en-dessous du dernier numéro de FHM...)
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@dan31 paulsen c'est e6-Cc6, Kan c'est e6-a6 et on attend de voir ou mettre le cavalier b8.
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bon merci maintenant en quoi 1.Cc3 c5 2.Cf3 empêche-t-il la Paulsen ?
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traduction "seule la victoire est belle" comme disait le grand philosophe grec nike
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Pas mécontent du tout d 'en être au même point que kasparov
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N'y a-t'il pas une comparaison (implicite) avec les échecs des époques plus anciennes...?
Et donc Alexander chercherai à indiquer qu'aujourd'hui seule la compet et les prix comptent
Et que hier les "grands joueurs" étaient plus dans une philosophie de vie échiquéenne
avec des objectifs comme la beauté du jeu, la compréhension de l'essence des avantages...
Excusez du peu
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Il a l'air très avenant ce garçon J'aime beaucoup sa conception de la chose. JE le rejoins aussi lorsqu'il dit que 1.Cc3 n'est pas une faute
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Oui, mais Fox ne va pas être content ! LOL! Moro dit que les échecs ne sont ni une science, ni un art... ;-)
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Les Echecs sont bel et bien à la fois sience, sport et art. Kramnik pense que ce sont un art (i.e. IL pense ça POUR LUI), il n'en demeure pas moins qu'il joue des parties en tournoi et que ces parties viennent enrichir les connaissances du jeu.
Moro pense que ce sont un sport (i.e. Les Echecs professionnels contemporains), il n'empêche que des joueurs produisent encore de belles parties, et que les connaissances du jeu augmentent.
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l'anglais semble effectivement traduit du russe un détail tout de même. Dans la réponse de l'interviouve il faudrait certes dire the strongest player, comme dans la question, mais the stronger player existe bel et bien, il s'agit de parler du plus fort de deux joueurs donnés. Exemple : Maxime and I played a game of chess and the stronger player won signifie Maxime et moi avons joué aux échecs et je me suis fait exploser.
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yes, the stronger of the two of us....mais ce n'est pas le cas ici.
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traduction libre, Daik :-)
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ref Sebesth Je pense en effet que l'ère Kasparov a été aussi l'ère de la course aux prix plutôt qu'à l'amour des échecs mais ce n'est pas du à Kasparov ;-)
C'est l'évolution de notre société, des cadences aussi pour gagner ce fameux argent qui permet d'en vivre, du professionnalisme quoi ...
Bref, on peut dire que les anciens champions étaient des amateurs...sauf ceux de l'ex-URSS et c'est bien pourquoi ils dominaient largement !
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Antiblitz C'est juste mais qu'en partie. Car Steiznit, Lasker, Bogolioubov, Janowski et d'autres encore comptaient pour une grande part sur les échecs pour assurer leur subsistance.
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Plutôt qu'une "vision des échecs" par Morozevitch... je dirais que c'est une "vision des échecs en ce qui me concerne" par Morozevitch. Il y a plus de choses dans cette interview à propos de ce qu'il ressent (solitude, affrontements...) et de son avenir (les échecs comme gagne-pain, son désintérêt de la physique, le fait qu'il n'ait pas encore trouvé sa voie...) que sur les échecs en tant que tels. Il est aussi très pessimiste sur la popularité des échecs. Il dit que c'est peu accessible au pékin moyen, contrairement au foot, et que les nulles fréquentes ne font rien pour arranger les choses.
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