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| Les échecs en pages sports ! par yv***ec**8824 le
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Dans l'édition d'aujourd'hui de 20 minutes (distribué gratuitement dans le métro parisien), on peut lire, entre le foot et le rugby, une page complète sur Etienne Bacrot.
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Whaou, y a sa femme a poil sur la moitié de la page ??
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et qu'est-ce que ça raconte ?
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cela: Etienne Bacrot Le numéro 1 français, 22 ans, dispute actuellement la Coupe du monde d’échecs en Sibérie
Echecs mais pas matamor e
Rendez- vous est pris un soir au luxueux hôtel Sheraton de Roissy. E n transit dans l’aéroport parisien, Etienne Bacrot décolle le lendemain à la première heure pour Moscou, puis la Sibérie, où il s’apprête à disputer la Coupe du monde d’échecs ( jusqu’au 18 décembre). Il se justifie presque : « Je n’ai pas trop l’habitude de dormir dans ce type d’hôtel. La chambre est normalement à 500 € la nuit mais, sur Internet, ils en proposaient une à 200 € . C’est un bon plan, non ? » Une fois de plus, Etienne a trouvé le meilleur coup… Etienne Bacrot est tombé dans l’échiquier, comme d’autres tombent dans la marmite, à l’âge de 5 ans. « C’est mon oncle italien qui m’a appris la règle du jeu. J’ai ensuite progressé petit à petit. » A une vitesse vertigineuse, serait- on tenté de rectifier. Etienne remporte le championnat de France, puis le championnat du monde des moins de 10 ans. A 14 ans et deux mois, il devient le plus jeune Grand Maître international ( GMI) de l’histoire. Un record de précocité battu par plusieurs joueurs depuis. « Le titre de GMI n’a plus la même valeur qu’il y a cinquante ans.
Aujourd’hui, on devient Grand Maître à 13 ans! » , confie- t- il sans fausse modestie. Quelques mois plus tard, il mate l’ancien champion du monde Anatoly Karpov. Un mythe vivant pour tout passionné d’echecs. Pas pour Etienne apparemment : « Je ne me souviens pas quand je l’ai battu pour la première fois. On s’est joué tellement de fois Karpov et moi. Il est sympa d’ailleurs… » S’ensuivront cinq titres nationaux consécutifs et une progression fulgurante jusqu’à la 9 e place mondiale, qu’il occupe actuellement, à seulement 22 ans. Avec comme prochain objectif d’être le premier champion du monde français depuis Alexandre Alekhine, sacré en 1927 ? « Non, pas spécialement. Je veux juste améliorer mon niveau de jeu et gagner des tournois. » « Aux échecs, si tu te contentes de défendre, tu te fais massacrer.
»
Etonnante, cette propension d’Etienne à minimiser ses exploits sur l’échiquier, cette volonté de gommer son image de gamin surdoué. Celui qui fut surnommé adolescent « Le Petit Mozart des échecs » se livre peu lorsqu’il s’agit d’évoquer son incroyable talent ou de revenir sur ses plus hauts faits d’armes. Même après une heure d’entretien, difficile de percer la défense du jeune prodige, à l’image de son style de jeu, « positionnel, comme Karpov » . « Mais attention, je ne suis pas un joueur défensif non plus. Aux échecs, si tu te contentes de défendre, tu te fais massacrer. » Mystérieux et attachant, le regard un brin mélancolique, Etienne Bacrot cultive l’image d’un jeune homme lisse, humble, sans outrances. Bref, un garçon comme les autres. Il se braque presque lorsqu’on lui demande quel est son QI, qu’il prétend ne pas connaître. Du coup, on ose à peine lui rappeler son surnom… Avec Etienne, on se situe aux antipodes de la fureur mégalomaniaque et antisémite d’un Bobby Fischer, qui voit des « complots judéo- maçonniques » jusque dans les pièces adverses, et vit désormais reclus en Islande, sous le coup d’un mandat d’arrêt international. On est très loin du délire paranoïaque d’un Victor Korchnoï, qui accuse Anatoly Karpov de vouloir l’hypnotiser au cours d’un match pour le titre mondial, en 1978 aux Philippines. Rien à voir enfin avec l’ego surdimensionné d’un Gary Kasparov – sans doute le meilleur joueur de l’histoire – ivre de rage après sa défaite face au superordinateur Deep Blue, en1997. « Mais Kasparov, il n’y en a pas deux comme lui, sourit Etienne. Je l’ai affronté à deux reprises. La première fois, j’aiperdu. La seconde, j’ai fait match nul après 6h30 de jeu. Après la partie, on lui a fait remarquer qu’il n’avait pas vu un coup gagnant. Il est parti furieux, je ne l’ai pas revu de la journée… » Son joueur préféré, Kasparov ou Karpov? « Non, plutôt Didier Drogba, surtout quand il jouait à l’OM! » , répond hilare Etienne, qui s’épanche plus volontiers lorsqu’il s’agit d’évoquer ses passions, notamment le poker.
« Alors que les échecs, c’est mon métier. Je m’entraîne six heures par jour et je joue rarement pour le plaisir. » U n métier lucratif? « Disons que je gagne bien ma vie. Mais je roule en Peugeot 307 et lorsque je pars en vacances, je ne loge pas au Sheraton… » Franck Crudo A 14 ans et deux mois, il devient le plus jeune Grand Maître international de l’histoire. Quelques mois plus tard, il terrasse l’ancien champion du monde Anatoly Karpov.
Etienne Bacrot est désormais l’un des dix meilleurs joueurs du monde. Rencontre avec un jeune prodige qui ne veut surtout pas donner cette image…
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un peu trop journalistique mais intéressant "Je m’entraîne six heures par jour et je joue rarement pour le plaisir." C'est quand meme malheureux qu'aux échecs plus on joue moins on reste passionné :-(
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Je vais jouer les modérateurs ! Bien lire la FAQ pour la mise en forme et il me semble bien que la copie d'articles complets est interdite par la charte, utiliser les liens, le journal 20 minutes met en ligne l'intégralité de ses articles sur son site internet.
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d'accord avec VIPlayer. C'est triste...mais enfin, il lui reste le foot et le poker... Lorsqu'il a fini de bosser ses échecs...comme pour beaucoup de gens qui travaillent, en fin de compte..
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Là où commence le travail s'arrête le plaisir ?
Qui va oser dire et penser qu'il joue par plaisir parmi nos champions ?
J'ose espérer que cela existe...
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Oui je suis persuadé que cela existe.
Mais les passions sont parfois douloureuses. Et la douleur parfois jouissive.
Mieux vaut, peut-être, ne pas trop déductioner avec : "je joue rarement pour le plaisir".
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@xxx Bien vu !
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sauf Yvechecs c'est pas en page sport mais en page rencontre.
Ca change tout.
Ref Chouia je ne vois pas en quoi c'est triste.
Je lui prends volontier ça place contre la mienne il verra la difference entre une 106 et une 307
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@moi : c'est triste de ne plus jouer aux échecs par plaisir. Je n'échangerais pas ma place contre la sienne. Sincèrement.
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Oui, je suis d'accord avec Chouia: c'est la première chose que j'ai remarquée dans cet articule... Mais attention, ce sont des paroles raportées, et peut-être que Bacrot ne s'est pas exprimé exactement de cette façon (concernant le plaisir aux échecs).
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Cela fait deux articles où les journalistes insistent sur ce point : celui d'Almira et d'Etienne ; est-ce une mode journalistique ou est-ce vraiment le ressenti des joueurs ?
Dans les deux cas, je trouve cela dommageable pour l'image véhiculée par notre jeu.
Je joue et j'en éprouve beaucoup de plaisir.
D'accord, je suis une toute petite joueuse mais quelle importance puisque j'y trouve mon compte.
La souffrance a lieu ailleurs que sur les 64 cases !
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je trouve ça normal c'est son métier, c'est plus un passe-temps ou un loisir, c'est un job, qui lui permet de manger. Je ne vois rien de choquant au fait que le plaisir ne soit donc pas le critère numéro un pour jouer. Pour vous (pour moi) la souffrance est ailleurs car les échecs ne sont qu'un petit pan de notre vie. Pour lui c'est un accomplissement professionnel, c'est une source de fierté, c'est normal de le prendre beaucoup plus à coeur, et évidemment l'amour pour le jeu en souffre forcément, même si paradoxalement je pense qu'en dépit de cela la plupart des champions aiment quand même les échecs infiniment plus que nous.
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Je pense pas que le probleme soit la Les pros sont tres souvent des passionnés qui perdent leur passion (voire plus que ca) au fil de leur investissement, Almira et Etienne sont loin d'etre les seuls a le dire. Les GM prennent apparemment moins de plaisir que les ptits joueurs, et je pense pas que ce soit normal. Beaucoup de personnes aiment leur métier, et particulierement quand tu as la chance de devenir pro dans ton sport. Ce n'est pas parce qu'il le prend a coeur que ca devient moins jouissif mais car aux échecs le plaisir disparait plus ou moins au profit d'un besoin, comme c'est si bien décrit dans Le joueur d'échecs. Ce probleme reste assez tabou mais selon moi il est bien réel.
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"Beaucoup de personnes aiment leur métier, et particulierement quand tu as la chance de devenir pro dans ton sport." Ceci invalide alors peut-être définitivement le fait que les échecs soient un sport ?!.
En passant, je n'ai pas vraiment aimé le bouquin de Zweig, il aurait plutôt dû s'appeler le fou bon pour l'asile, je ne sais pas exactement ce qu'il essaie de démontrer mais je ne crois pas y adhérer.
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En tout cas ce qu'il décrit est réaliste Et beaucoup de (forts) joueurs le ressentent, de maniere plus ou moins intense. Je ne pense pas vraiment que les échecs soit un sport, mais qu'on doive prendre du plaisir a son taf quand a l'origine c'est sa passion, ca me semble évident. Que ce soit un sport ou non ne change rien.
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Aller aux échecs comme on va au charbon, c'est triste, en effet.... Mais quand on ne sait rien faire d'autre, hein ?
Voilà pourquoi il me semble si dangereux que des jeunes champions soient déscolarisés précocement.
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moi je trouve que ça frise la caricature mais bon pour le reste je trouve que tu juges bien vite sur l'amour / désamour qu'un joueur de haut niveau (et l'aspect compétition ici est primordial, rien à voir avec le milieu artistique ou scientifique par exemple à mon avis) éprouve pour sa discipline, tout ça à partir d'un torchon gratuit donné dans le métro...
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croisement avec chouia
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@fox : comme le dit Mik, il y a tout de même une correspondance troublante avec la récente interview d'Almira...et là, ce n'était pas dans un "torchon gratuit"...
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Tout a fait d'accord Chouia Et puis c'est tres loin d'etre les seuls, je me souviens de Tchakiev disant la meme chose, entre autres, et pourtant je lis pas trop les revues. Lautier disait aussi qu'il joue mieux quand il joue moins. Je ne suis pas spécialiste du haut niveau mais c'est pareil a niveau plus modeste. Quand je joue trop je perd ma motivation, et beaucoup de joueurs qui tentent des années sabatiques échecs n'arrivent pas a grand chose...
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vous parlez de qualité / quantité quel rapport avec amour/désamour ? Ce n'est pas parce qu'on joue moins qu'on aime moins.
@chouia : c'était dans Libé non ? Regarde où ils en sont lol.
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bon et comme vous le dites justement, ça touche tout le monde. Combien de gens ici viennent poster en disant qu'ils sont déprimés, qu'ils en ont marre, qu'ils ont l'impression de ne plus avancer, qu'ils ont besoin d'un break avec les échecs. Moi-même tous les deux mois je décide que j'arrête les échecs parce que ce putain de jeu me fait bien chier des fois. Voilà, je t'aime moi non plus. Faut admettre qu'on pratique quand même un jeu qui rend taré !
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@fox : mais non, c'est une question de dosage.... Après avoir tenté d'écouter les avis de tout le monde (et depuis La Fontaine, on sait que c'est stupide, mais bon!), j'ai fini par renoncer à adopter une quelconque méthode pour progresser...je ne bosse plus les échecs (OUF! j'ai failli y plonger tout de même..), et je progresse tout doucement. Comme mon objectif dans la vie n'est ni de gagner ma vie avec, ni d'avoir un super-classement, j'ai toujours autant de plaisir à jouer. C'est quand on se donne des objectifs dans un domaine quelconque que la galère peut s'installer. Il faut savoir s'arrêter au bord du gouffre.
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?? quel rapport avec ce que j'ai dit ? je ne suis pas encore en train de débattre sur la meilleur méthode de progression ou si c'est bien de s'investir à fond pour monter au classement, chacun fait comme il le sent. Je parle du rapport passionnel qui s'installe entre le joueur et le jeu lui-même, indépendamment d'un quelconque objectif de classement (je ne joue pas en compét, j'en ai rien à battre de devenir FIDE, et pourtant les échecs et en particulier les ouvertures ça me fascine et j'en bouffe à toutes les sauces - c'est un DROGUE). Il faut donc se sevrer de temps en temps pour rester sain d'esprit, on a de grosses descentes et y a des moments où, c'est clair, on n'a plus envie de jouer. Les pros aussi ont le droit d'en avoir marre de temps en temps, c'est tout.
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manifestement tu n'es pas sous l'emprise de cette passion mais d'autres le sont, et ce n'est pas du tout comme tu as l'air de le croire par obsession du sacrosaint Elo.
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@fox : alors, c'est quoi au juste qui t'obsède à ce point ? Dans ton cas, c'est une addiction comme une autre, il faut te poser la question de ce que tu refuses de vivre (d'affronter?) en te plongeant dans les ouvertures de cette façon....du moins si tu en souffres, comme ça a l'air d'être le cas.
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moi , j'en ai seulement marre de jouer comme une daube, jamais de jouer.;-)
Je ne crains pas l'overdose, je suis également passionnée, chacun est différent...
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lol je refuse de grandir bien sûr mais non en fait je refuse surtout de ne pas détenir la vérité, d'avoir l'air d'être moins intelligent que l'autre, je ne le supporte pas, ça me rend chèvre que l'autre me batte (oui je suis obsédé par GAGNER, pas pour un classement juste pour MOI - je suis un grand égocentrique c'est mon défaut principal je pense), j'ai l'impression qu'il m'humilie et que la foule me houspille en me montrant du doigt. Voilà c'était la minute de psychothérapie ;-).
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Ok avec toi Fox C'est une drogue, qu'on a la facculté de doser pour conserver le plaisir. Le probleme est qu'au niveau pro c'est souvent du non stop forcé, d'ou un probleme.
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oui tout à fait les pros ont le droit d'en avoir marre comme tout le monde (cf mon post précédent) mais parce qu'ils sont pros ils n'ont pas le droit d'en avoir marre. Bientôt je ferai du Jean Claude Van Damme si ça continue.
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hmm, en effet quand ton train de vie dépend de tes résultats il va sans dire que le plaisir diminue, à moins d'être vraiment monstrueusement fort et de pouvoir te lâcher sur l'échiquier tout en gagnant quand même.
Cet état d'esprit est renforcé par l'évolution des échecs je pense, avec tout ce travail préparatoire fondé sur l'informatique et la véritable veille technologique à laquelle doivent se livrer les joueurs de haut niveau pour demeurer en pointe, alors qu'il me semble qu'il y a quelques décennies les joueurs créatifs avaient plus de latitude pour s'exprimer. La nécessité d'un travail immédiatement "rentable" nuit à la compréhension des échecs.
Quant au rapport avec le jeu, d'accord avec fox, la passion n'a rien à voir avec le classement, c'est plutôt quand on commence à analyser à l'aveugle pendant les séances de ciné ou ce genre de choses qu'il faut s'inquiéter un peu !
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Là où il y a de la gêne, y a pas de plaisir...
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oui ce qui m'arrive tout le temps !!!!
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@fox : LOL! je posais une question sérieuse....
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(réponse à la dernière phrase d'elcave)
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Lol totalement d'accord avec El Cave... ou encore quand tu peaufines tes analyses pendant tes heures de sommeil...
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ou quand sous la douche en commençant à te savonner, tu te mets à réciter "alors reprenons e4 c6 d4 d5 Cc3 dxe4 Cxe4 Ff5 Cg3" etc...
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@fox : si c'est vrai, c'est tout de même inquiétant..... :-) Sous la douche, je chante, c'est tout de même plus gai, non ?
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authentique ! oui je fais les deux, mais chanter, c'est sous le jet seulement, je chante trop mal pour me permettre de le faire sans bruit de fond !
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"mais non en fait je refuse surtout de ne pas détenir la vérité, d'avoir l'air d'être moins intelligent que l'autre, je ne le supporte pas, ça me rend chèvre que l'autre me batte (oui je suis obsédé par GAGNER, pas pour un classement juste pour MOI - je suis un grand égocentrique c'est mon défaut principal je pense), j'ai l'impression qu'il m'humilie et que la foule me houspille en me montrant du doigt. Voilà c'était la minute de psychothérapie" LOOOL
Moi pour parler sérieusement je suis complètement incapable de définir honnêtement ce qui me passionne dans ce jeu, mais ce qui est sur, c'est qu'il me passionne.
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