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| Simultanée à l'aveugle et mémoire par ins3242 le
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Bonsoir, je me demande quels sont les moyens mnémotechniques utilisés par les joueurs donnant des simultanées à l'aveugle pour ne pas s'emmêler les pinceaux?
Je suppose que des méthodes d'association doivent être utilisées, ne serait-ce que pour se souvenir à quel échiquier correspond une position?
En savez-vous plus sur ce sujet? Connaissez-vous des interviews ou témoignages de joueurs ayant réalisé de tels exploits?
Chessisfun (qui ce week-end a appris à mémoriser un jeu de 52 cartes en 5 minutes;-)
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ET comment fait-on pour mémoriser un jeu de 52 cartes en 5 minutes?
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Ils le font encore plus vite que 5mn Ils se racontent une histoire très vite en faisant défiler les cartes, près ils essayent de se souvenir de l'histoire dans son intégralité
Au moins pour l'un d'entres eux
Dcax, oui j'ai regardé arte un soir , et alors?
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Je crois Tout d'abord il doive retenir le nom de la variante tout d'abord.
Ensuite il me semble qu'il se base sur la structure de pion et ensuite il en determine la "position logique" des pieces.
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J'ai lu quelquepart... que ce n'est pas une question de mémoire méthodique mais que le spécialiste de ces simultanées en blind s'imprêgne plutôt des positions comme des "amies familières"...etc !
Bref, il serait plutôt question d'expérience , de svécu, de senti, d'harmonie...???
Ce n'est pas les mots exacts mais l'idée de fusionner avec les positions est là ( c'est un texte de Koltanoski quidétient le record du monde je crois ? )
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Sorry pour les coquilles !
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Je ne crois pas qu'il y ait de méthode particulière ... Ce genre de "performance" est pour beaucoup un mélange de facultés innées et de "trucs" extrèmement personnels développés pas l'individu, et la plupart du temps "malgré lui". Il en est souvent le premier surpris lorsqu'il s'apperçoit de ses possibilités.
Si c'était si facile de développer une "methode" pour cela, elle serait enseignée partout.
Un habitué de ce forum et de ce genre d'activité nous avait déjà fait part de sa propre expérience dans ce fil.
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Personnellement je joue façilement une partie à l'aveugle (en simultanée, j'ai pas essayé), par contre, j'ai du mal à me souvenir des cartes qui viennet de passer 2 levées avant celle en cours à la belotte!
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Yvap... loin de moi l'idée de trouver une méthode. Je voulais juste savoir quels sont les trucs employés, qui même s'ils sont très personnels doivent tout de même avoir des choses en commun (association d'idées...).
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Yvap 2 merci pour le lien! J'ai de la lecture pour aujourd'hui! En fait je dois écrire un truc pour mes études sur les techniques de mémoire... Et bien sûr j'ai choisi les échecs comme exemple... On se refait pas!
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Bossuet... ça demande un peu de préparation. Les 5 minutes c'est donc une fois que tu as préparé ta mémoire à accueillir les cartes. Cette 'préparation' tu n'as besoin de la faire qu'une fois dans ta vie...
D'ailleurs il y a plusieurs techniques, mais elles utilisent toutes les associations. Se raconter une histoire est une possibilité. Par exemple si tu as un code pour les chiffres (as, 2, 3, 4, 5, 6, 7...) et pour la couleur (Coeur, Carreau, Pique, Trèfle). Chaque chiffre est associé à un objet, et chaque couleur à, disons, une situation (dans la glace, entouré de flammes...). Bon ça il faut déjà le mémoriser. Après tu n'as qu'à associer chaque carte (par exemple 3 de carreau = ma mère bloquée dans un cube de glace, d'après mon 'code') avec une image et bien visualiser.
Comme le dit Dcax ça peut aller beaucoup plus vite que 5 minutes avec de l'entraînement!
Y'avait un truc sur Arte hier soir?? Y-a-t-il une redif?
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Antiblitz... aurais-tu les références tu texte de Koltanowsky?
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@Chessisfun Je ne me souviens plus de l'auteur que j'ai lu et je suppute seulement que c'est Koltanowsky ???
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Excepté des techniques simples (nom de l’ouverture, différencier le plus possible les positions), pour bien mettre le coup annoncé à haute voix par l’échiquier n°7 dans l’échiquier interne n°7 et pas dans le n°3, où il serait aussi plausible, la mémoire n’entre pas en jeu dans cet exercice !
Je ne me souviens plus de la phrase exacte car ma mémoire est une vraie passoire ;o) mais il se trouve que les joueurs de simultanées à l’aveugle sont plutôt doués « d’une imagination reproductrice prodigieuse ». Ce n’est pas moi qui le dit ;o) mais l’éminent spécialiste Christophe Bouriau, maître de conférences et chercheur au CNRS en philos-psychologie.
On lui doit la réédition récente du livre d’Alfred BINET « Psychologie des grands calculateurs et joueurs d’Echecs » l’Harmattan 2004, disponible partout, et même dans les librairies spécialisées Echecs dont j’en ai vu la pub ! que toute personne qui s’intéresse à la question du jeu à l’aveugle se doit d’avoir dans sa bibliothèque.
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"la mémoire n’entre pas en jeu dans cet exercice"
Il me semble que si, justement. Mais c'est vrai que dans l'autre fil, aimablement donné par Yvap, tu parlais de diapositives, et tu insistais sur le fait que cela ne te posais aucun problème de classer les coups sur les bons échiquiers... Même si tu le fais sans efforts c'est quand même de la mémoire, non?
On se tutoie? :-)
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Si ce n'est pas de la mémoire C'est une forte imagination ;o)
Et l'émission dont je parle a été diffusée il y a quelques années, aucune idée concernant une rediff, même si il doit y en avoir eu beaucoup, les programmes télés étant si.... pauvres...
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"Diapositives", "image mentale" etc C'est pour permettre au plus grand nombre de visionner la chose ;o) de s'en faire une idée.
Si tu relis le fil, tu ;o) verras qu'il s'agit d'un autre processus, euh, beaucoup plus "ésotérique", au moins dans mon cas.
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Je pars jouer pour le W-E Bonne continuation !
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j'ai remarqué que j'ai plus de facilités à retenir les coups joués que la position (à l'aveugle)
Je voudrais savoir si toi aussi tu rejoues quelque fois la partie entière pour être sûr de la position (@ Eric)
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A plusieurs reprises j'ai pu lire que la mémoire n'entrait effectivement pas en ligne de compte. Je ne suis donc pas étonné de la remarque sans toutefois comprendre ce qui , alors , entre en ligne de compte.
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Je voudrais également dire que depuis le début septembre je m'entraîne , plus sérieusement qu'avant , à répéter les positions "de mémoire" mais j'ai effectivement l'impression que le moyen utilisé pour y parvenir relève plus de la logique et du principe d'exclusion de certaines impossibilités que de la mémoire pure . Je trouve ça très étrange . Je ne compare naturellement pas cet exercice avec les parties à l'aveugle dont il est question mais je mets cette expérience en parallèle avec un commentaire publié dans un livre du milieu des années cinquante qui soulignait que les échecs relèveraient davantage des mêmes qualités que celles nécessaires à l'acquisition précoce du langage .
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@petiteglise Je ne rejoue jamais les coups. Ca m'est pénible et très fatigant sur l'instant. Dans la semaine, je "vide" ensuite l'espace où ils se sont pourtant imprimés en entrant ces parties dans ma base.
Inutile également : l'image mentale est censée être fiable comme support de traitement à la pensée échiquéenne...Excepté quand elle "mute" ! J'ai expliqué le phénomène dans le lien donné par yvap.
Ca m'est arrivé dans la dernière simultanée sur 6 échiquiers que j'ai donnée au chateau Haut-Marbuzet ( Le vin de l'Assemblée Nationale !) sur l'invitation de son extraordinaire châtelain Henri Duboscq. Par un Cg3-f5, je m'apprêtais à mettre le point final à mon attaque de Mat quand mon adversaire m’a annoncé « coup impossible ! » En effet, sa dame h4 clouait mon Cavalier sur mon Roi e1 ! J’ignore par quel processus délétère, mais depuis une dizaine de coups je jouais avec l’image d’avoir roqué !! Et bien qu’étant soudainement très mal, avec le Roi au centre, c’était déjà un vrai miracle que je n’aie rien gaffé avant. Finalement, j’ai réussi à m’en tirer au prix d’une qualité et d’un peu de jeu puis Nulle, car mon dernier adversaire était en train d’épuiser rapidement ses 2 minutes rajoutées ;o) avant de devoir ensuite tout jouer à tempo !
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