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| Echecs et dépendance par Da***x*11677 le
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Je pense qu'il éxiste une forme de dépendance des échecs ; pensez vous en être dépendant ou non ?
Est ce qu'il vous est déjà arrivé de vous sentir "en manque", après un petit moment sans toucher à un échiquier ? Au bout de combien de temps ? Pourriez vous concevoir votre vie sans les échecs ? Et la dépendance de ce forum ???
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Oui Définitivement... J'ai plusieurs fois dit que je ne voulais plus jouer degouté un peu par mes résultats et par l'ambiance échiquéenne de la région. Mais a chaque fois que je rentre chez moi je me jette sur EE :-S
Vous croyez qu'il y a des patchs ??
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oui pour le jeu. Pour le forum, non, quand je ne suis pas connecté je m'en fous royalement. D'ailleurs, quand je pars en vacances avec mes gosses, je peux même oublier totalement les échecs. Enfin, je crois... en fait j'emmène toujours des bouquins d'échecs à lire ou relire, et c'est toujours ceux-là que j'ai envie de lire en premier.
En fait, les échecs c'est, d'une part, une forme d'évasion qui permet de se concentrer sur des problèmes spécifiques qu'on s'est préparé à affronter; et d'autre part une forme de sollicitation des neurones qui, dans mon cas est nécessaire à dose régulière, sinon je meurs d'ennui. Alors, ça pourrait être autre chose (genre la programmation), mais c'est les échecs.
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moi j'aime assez les bouquins de Kasparov (la série rouge). mais quand j'ai fini de lire un tome j'attends patiemment la sortie du suivant, sans aucun manque. L'avantage c'est qu'ils sont assez gros et ça me prend au moins 15 jours / volume. Le prochain consacré à Karpov puis le suivant consacré aux matchs K-K ont l'air intéressant!
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le jeu me manque au bout d'une semaine environ.... Et encore, si je ne suis pas très occupée. Alors je m'arrange pour avoir toujours un échiquier à disposition (pendant les vacances, notamment...)et quelques bouquins et revues aussi. Le forum, je n'y touche pas pendant les vacances, et ça ne me manque pas. J'ai arrêté de jouer (totalement) à deux occasions : mes deux années de prépa, et pour raison de santé. Ca ne m'a pas manqué.
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ref chouia Moi je n'ai pas pu arrêter pendant mes deux années de prépa. Ca me servait au contraire à penser à autre chose, à me sortir un peu de mes bouquins...
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Drogue ? Pour ma part, les échecs sont une obsession permanente. Peut être est ce du au fait que les échecs possèdent un si grand nombre de possibilités et donc de nouveautés que la découverte est permanente et c'est ce qui joue le rôle d'excitant ;). A partir du moment où on commence à approfondir les connaissances échiquéenne, il s'en suit un eenvie irrésistible d'aller plus loin. Mais il faut le vouloir car le manque de compréhension due à nos limites intellectuelles peut entraîner une certaine tristesse. Le courage est donc de rigueur. Peut être est ce aussi au fait que les échecs regroupent différentes capacités humaines qui ne sont pas forcément facile à exprimer en société et que le jeu d'échecs aide à "exhiber". Rigueur, courage, réflexion, calcul, vérité (mais il faudrait aller plus loin dans ce cas...) sont nécessaires pour comprendre complètement les échecs. Ensuite, c'est peut être contradictoire, mais au delà des "vertus intellectuelles" que le jeu d'échecs demandent, il permet d'exprimer ce caractère animal qui sommeille en nous et qui est assez à montrer quand on est en société. Les échecs sont un jeu mais peuvent devenir une guerre permanente sans morts et celà peut aussi attirer...
Evidemment tout ce qui est tapé est trop généraliste et simpliste et j'en suis désolé...
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je pense assez comme Idfx je me retrouve souvent, lors de moments où il n'y a rien de spécial à faire (du genre j'attends mon bus, où je vais chercher un truc à la boulangerie) à réfléchir à des positions, voire même (ça m'est arrivé, si si, rigolez pas...) à réciter tout haut certaines variantes... C'est automatique, ça me le fait aussi avec les maths, il faut toujours que je sois en train de réfléchir à un exo ou à des ordres de coups dans les ouvertures...
Et effectivement, quand j'ai plusieurs bouquins sous la main, c'est souvent ceux d'échecs que j'ai envie d'ouvrir en premier...
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j'aimerais en débattre... mais là, le suis en pleine partie...
tout à l'heure peut-être!
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Ben oui j'suis drogué
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Oui, je suis complètement accro et ça tient à mon tempérament . Je suis passionné par les échecs ainsi que par 2 ou 3 autres activités . J'éprouve le besoin de toujours avoir l'esprit occupé simultanément par ces différentes activités et quand je m'occupe de l'une je pense toujours aux autres . Néanmoins les échecs occupent une place à part car je peux m'y consacrer n'importe où et je m'amuse à faire des liens avec la vie quotidienne . Cette dépendance date de mes études et même durant une longue interruption de plus de 10 ans pendant lesquels j'étais dans l'incapacité de m'adonner à mes passions , j'ai malgré tout toujours pensé aux échecs.
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C'est ma passion J'ai arrêté de 18 à 24 ans pour cause d'études et j'ai cru m'en passer facilement mais c'était faux.
Dès que je suis devenue un peu plus disponible, j'ai recommencé . J'ai eu beaucoup de mal d'ailleurs au niveau des résultats car 6 ans d'abstinence, ça compte et il m'a semblé que le niveau général du jeu avait augmenté.
Je pense aujourd'hui avec certitude que je jouerais aux echecs tant que je le pourrai.
Je refuse le terme de drogue car les Echecs ne nuisent pas à ma santé, bien au contraire !
Je lui préfère le terme de Passion.
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drogué faut pas abuser quand même! passioné m'a l'air plus précis!
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@simonski sisi Olivier, tu es un drogué des échecs !!! assume ! :D
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il y a une addiction c'est obligé, comme n'importe quelle activité qui occupe le temps et les pensées (jeux vidéo, téléphone portable, internet, télé, etc..).
Comme en plus il y a des aspects passionnels divers (sportifs, ludiques ou scientifiques selon les personnalités), c'est une activité à fort potentiel addictif psychologiquement.
Maintenant, je ne sais pas s'il y a eu étude sur une éventuelle addiction physique, comme celle-ci a été démontrée pour une pratique du sport relativement intensive.
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pour moi la dépendance prend plusieurs formes. Il m'est arrivé pendant plusieurs mois de ne pas jouer, mais je suivais quand même l'actualité échiquéenne, ou alors j'apprends avec Chessmaster sans jouer réellement avec quelqu'un.
Et en ayant beaucoup appris ces deux dernières années, je trouve que ma dépendance augmente !
Quand au forum, oui, accroc, je peux plus m'en passer. Chaque jour, et souvent de nombreuses fois, faut que je passe, sinon je suis en manque.
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ça dépend
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La vrai question est: est-ce grave? Y a-t-il un psy parmi nous?
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@benvoyons lol !
non, c'est plus par curiosité. Mais j'avoue que ça m'étonne toujours de voir à quel point ça peut être "prenant", comme Fox qui réflêchis à des variantes en allant chercher le pain :)
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@ simonski Hum je suis pas loin de rejoindre Dadoux est de te soupçonner d'intoxication quelque peu active. Comme elle le dit si bien assume ;) ... C'est pas une tare non plus va.
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ref Dadoux Ah, c'est pour ça que je ne progresse pas, je fais le contraire :
Je réfléchis à mon pain au lieu de chercher des variantes :)
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Une addiction parfois fatale, probablement parce que et si... on rentre dans le jeu de vouloir vraiment être reconnu parmi les joueurs licenciés, ce qui se traduit pour la majorité par un maintien et une progression de l'Elo de "parties longues".
Or, le système d'évaluation fondé sur une confrontation individuelle de type "moi ou l'autre" est beaucoup plus dur psychologiquement qu'un examen classique des compétences. Avec publicité incontrôlée sur internet de résultats attachés à la personne plus qu'à l'épreuve...BR>
L'incitation est forte en club, de la part de ceux qui sont "tombés dedans", et parfois contraignante.
D'autant que les clubs risquent des pénalités s'ils n'honorent pas leurs engagements de compétition.
La contrainte directe pèse sur les clubs, pas vraiment sur les joueurs (quoique, avec les dispositions sibyllines du nouveau règlement...), mais ça se répercute, et parfois, on "joue le jeu" de compétition ou on se fait pourrir la vie (se faire insulter gratuitement ou parce qu'on a un faible Elo peut faire partie du "jeu", au passage...). Et le jeu consiste aussi à nous inciter à nous "refaire" si on perd des points.
Un match 40 coups 2 H + 1 H KO, ça peut être 6 H de match, et avec les transports, une très grosse journée de travail.
Un "simple" tournoi de 6 matches 1 H 20 coups + 1 H KO, ça peut aller jusqu'à 6X4=24 heures de jeu en 4 jours...et ça a un coût.
Nous avons des joueurs amateurs qui enchaînent de tels tournois et y consacrent TOUTES leurs vacances...Outre plusieurs week-end consacrés aux nationales et critérium après les entraînements en club...Et évidemment les lectures et entraînements à la maison.
Sachant que le système - en partie artificiel, le jeu d'échecs peut être autre - et ses suppôts essaient de nous intoxiquer comme toute drogue et tout drogué qui se respectent, cela produit :
- quelques très bons qui restent équilibrés et sympas (sujets exceptionnels),
- des addicted qui s'en sortent à peu près correctement (en se croyant souvent très bons rien qu'en balançant un "le plan f5, l'ordinateur est trop con pour comprendre") au prix de quelques déformations psychologiques typiques des drogues dures et dont ils ne se rendent plus compte (un paquet sur FE, no comment),
- des addicted moyens qui savent parfois limiter les effets secondaires et rester sympas,
- des addicted qui ne s'en sortent pas malgré y avoir passé tout ce temps,
- des dégoûtés (bons ou pas) qui plaquent tout (le mieux est d'être dégoûté sans s'être trop fait plumer et arnaquer son emploi du temps) et ne toucheront plus jamais un échiquier, même à la maison,
- des gens qui ressortent tout de suite sagement après la première visite, parfois charitablement aidés dans cette saine résolution par des dingues les éclatant en réunion au blitz 5 mn (la majorité, des gens normaux, en somme. S'offre parfois un échiquier électronique pour se consoler),
- et parfois de simples joueurs de loisir qui ont la force de caractère de refuser cette addiction, et qui réussissent parfois "malgré tout" à avoir un jeu correct(peut-être aussi rares que les premiers).
Quant au forum FE, il ne recrute plus et abrite des posteurs parfois corrects et sympathiques, parfois pas ou à peine contenus par les règles les plus élémentaires de la vie en société, et discréditant donc complètement le jeu.
Moi ? Versatile le dit bien, aucun manque par rapport au type de compétitions offertes par le jeu d'échecs, j'en ai fait par curiosité, par devoir, jusqu'à l'agacement de me sentir contraint, parce qu'il faut être capable de le faire, parce que ça marchait parfois pas trop mal à l'entraînement ou en compétition d'entrée de jeu, et parce que c'est un vieux loisir, mais sans effort théorique majeur, par paresse et stratégie pour d'autres efforts plus rentables.
Tout simplement, ça prend trop de temps, et j'ai d'autres loisirs plus calmes, plus discrets, moins concurrentiels, plus conviviaux et participatifs.
Donc, le plaisir de comprendre et d'observer, mais l'envie en général de m'améliorer sans avoir besoin d'un aiguillon comme l'Elo.
Pas vraiment fait psychologiquement pour ce type de compétition :
pas d'affinité ni de complaisance avec l'affirmation par antagonisme individuel -surtout quand il est public -, même s'il faut être capable de le supporter quand on n'a pas le choix, pour gagner sa vie par exemple, et ça m'arrive parfois sur des enjeux autrement plus importants que ceux d'une compétition d'échecs, ce n'est pas un jeu.
Tiens, j'ai vu "million dollar baby", à propos : un beau film sur jusqu'où peut aller la lutte entre les individus.
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merci, versatile, pour cette excellent analyse.
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Oui, mérci pour cette Belle contribution; combien de fois ai-je la sensation que "Elo" pourrait s'écrire "Ego" ?
Il y en a de la compensation, et de la frustration en l'air...
Consacrant, au mieux, une demi heure par jour, et ayant par conséquent un classement modeste ( " Docteur,ça fait mal quand on éclate ?") je lis bien plus la presse spécialisée que je ne joue...
Et pourtant, en éprouve du plaisir, ne me crispant pas sur la compétition, ni sur l'actualité des modes théoriques...
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