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Les livres plus forts que la pratique? par Im***ne*11676 le  [Aller à la fin] | Actualités |
Si je me souviens bien, dans "Le joueur d'échecs", la célèbre nouvelle de Stefan Sweig (cf un post récent), le mystèrieux Dr. B fait jeu egal avec le champion du monde, après n'avoir lu qu'un seul livre d'échecs, volé à ses geoliers, mais "étudié" pendant toute une vie.


Récemment, dans Europe-Echecs, j'ai découvert l'incroyable histoire du Sultan Khan, qui ne sachant pas lire, et n'ayant donc jamais ouvert un livre d'échecs, était pourtant l'un des meilleurs joueurs de son époque, gagnant même contre l'invincible Capablanca! Et cela donc, uniquement par la pratique (et le talent forcemment!).

La force du roman de Zweig est justement de montrer que l'homme est capable de l'impossible pour gagner ou conserver sa liberté, mais pensez-vous qu'un lecteur puisse, sans (presque) jamais toucher une pièce d'échecs mais en étudiant pendant des années l'intégralité de la littérature échiqéenne, rivaliser avec un joueur invétéré? Personnellement, la part et l'apport de la pratique me semble prépondérante.

Réciproquement, aujourd'hui, quelqu'un pourrait-il devenir un champion (disons dans les 100 premiers mondiaux) sans ouvrir un livre d'echecs, uniquement en jouant et en regardant jouer les autres? Cela ne me semble plus possible...



JMC, le
Je me suis toujours posé cette question... Et j'avoue que j'en sais rien, mais je pense qu'il y a un facteur très important aux echecs au niveau de la competition, c'est la prise de décision, et ce facteur n'existe pas pendant l'etude.

Il revele tout de même des qualités importantescomme la confiance, l'intuition, la technique entre autre.

Ensuite, question comprehension du jeu, oui pourquoi pas en effet.

Mais bon, on distingue tout de meme, et quelque soit le domaine, une importance non négligable entre la théorie et la pratique.


Enfin bon .... Capablanca etait quand meme pas si fort ;-)
Sinon, EE avait raconte l'anecdote d'un gars qui avait gagne sa partie contre un champion , en ne faisant que jouer les meme coups que son adversaire... qui avait fini par le comprendre lors cette reciproque s'etait revele un coup illegal.Donc, on peut effectivement etre bon sans savoir jouer ... ;-)


interessant ce sujet Quand j'ai commencé à jouer et que j'avais un niveau débutant, je pensais que le plus important pour progresser, c'était l'étude dans les livres, j'envisageais ca un peu comme une discipline scolaire quoi.

Au fur et à mesure que j'ai progressé, j'ai complètement changé d'opinion, et j'ai compris que c'était la pratique et encore la pratique qui faisait le plus progresser. Je dirais maintenant que pour bien avancer, il faut 2/3 de pratique, et 1/3 d'étude.

En tout cas, il est exclu d'arriver à un niveau correct sans jamais pratiquer, et en cela le roman de Zweig est irréaliste.


oué j'avais lu (un dico de giffard) que seul parmi les grands Akiba Rubinstein était parvenu à devenir ce qu'il était en se coupant du monde et en étudiant, sans pratique donc pour progresser.


Fischer, vingt ans après D'ailleurs, je pense aussi à Fischer qui a gagné facilement contre Spassky (qui lui non plus ne jouait plus beaucoup) après vingt ans d'absence mais je présume beaucoup d'étude (?).

Néanmoins, à mon avis, le champion du monde de 1972 gagnerait haut la main contre le revenant de 1992, même si ce dernier bénéficie de vingt ans d'analyses supplémentaires et de nouvautés théoriques.


yegonzo, le
@e2d4 je crois que c'était le baron de munchaüsen.


Pas si irréaliste que cela, Zweig Le cas du joueur d'échecs de Zweig et celui de Fischer sont très proches de l'autisme et de certaines autres formes de folie. Qu'ils arrivent à atteindre certains sommets dans un domaine précis n'a rien de surprenant.



D'un point de vue historique, il y a toujours eu des cas d'illétrés capables de prodiges (faire des multiplications à 10 chiffres ou des racines n-ièmes de tête). L'un ces plus célèbres est l'indien Ramanujan, étoile filante des mathématiques modernes, ayant lui aussi étudié seulement un livre.



Pour les échecs, j'avais justement lu le cas d'un homme qui avait subi les camps pendant le 2ème guerre mondiale, et qui s'était lui aussi entrainé avec un seul livre. Il a fait une partie nulle contre Kasparov il y a quelques années... Si quelqu'un peut retrouver la référence, je suis preneur.



Le baron de Münchhausen et l'inconnu Lien ici sur www.mjae.com !


ins174, le
Tout à fait Qopi ... Ce qui rejoint la discussion sur la "pratique" dans le fil sur la "dimension artistique" des échecs.

Où certain voudrait tout "théoriser" et en faire effectivement une discipline scolaire.

Et justement, voilà un argument supplémentaire en la faveur du côté artistique, le fait que comme le fait également remarquer JMC plus haut, intervienne l'intuition.

A développer ....


Pas de règles. La variété humaine fait qu'il n'y a pas de règle stricte. La méthode de l'un ne conviendra pas à l'autre.


Dans sa nouvelle , Zweig précise également que le champion du monde est incapable de jouer à l'aveugle,ce qui se justifie d'un point de vue psychologique mais nuit un peu à la crédibilité du personnage.


Bellamy, le
Attention blaylock Juxtaposer "des cas d'illétrés capables de prodiges (faire des multiplications à 10 chiffres ou des racines n-ièmes de tête)." et "l'indien Ramanujan, étoile filante des mathématiques modernes, ayant lui aussi étudié seulement un livre", est presque une insulte (je sais, bien sûr, que ce n'était pas le but) à la mémoire de Ramanujan !


Ramanujan n'était en aucun cas un illétré, ayant même fréquenté une université indienne. Et il ne faut pas confondre grand mathématicien, et calculateur prodige (Par exemple Dahse). Beaucoup de mathématicien ne sont pas spécialement doué pour le calcul !


Bellamy, le
Par contre, à me relire, j'ai l'impression d'être moi-même un illettré...


JMC, le
Exact Bellamy Et aussi, il n'y a pas confrontation d'idées, c'est tout de même différent.

On peut avoir un prodige qui trouve 50 diag de combinaisons très complexe en très peu de temps mais qui néanmoins, ne pourra peut être pas battre un joueur de niveau Maitre.




JMC, le
Bah nan..dis pas ca Bellamy, je t'ai compris moi, ca m'inquiète :-) 


Ramanujan n'avait pas d'éducation ''classique'' Il n'avait pas le cursus universitaire habituel qu'on attendait des mathématiciens de l'époque (doctorat, etc...). Ce qui faisait à la fois sa force (son originalité) et sa faiblesse.



Il a sorti une énorme quantité de formules sans démonstration aucune, ce que beaucoup considèrent comme une hérésie. Un mathématicien doit prouver que ce qu'il affirme est vrai. Ramanujan disait que les formules lui étaient soufflées par la déesse Vishnu (ou une autre, je sais plus) pendant son sommeil. Pas exactement la méthodologie rigoureuse de Hardy ou autres.



Le plus génial, c'est que dans le lot, la grande majorité de ces formules fonctionnaient, seules quelques rares étaient fausses.



JMC, le
Oui, Blaylock Le sentiment qu'il se basait sur un compromis intuition et verification, peut etre supposait il que lorsque les deux compromis sont suffisants, cela suffisait a se dire que c'est exact sans avoir besoin de démontrer.

Un peu comme un grand maitre qui joue un sacrifice de pion pour ouvrir les lignes, il n'a pas tout calculé mais il sait néanmoins que c'est le coup juste.




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