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| EE Karpov Juillet 2003 par ins2036 le
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Voici quelques extraits de cette interview intitulée "Anatoli Karpov, un Champion dévoué à la cause des Enfants" :
Parlons d’un autre match « manqué », celui de 1984, face à Garri Kasparov. Aujourd’hui encore, nous ne connaissons pas toute la vérité sur l’interruption de ce duel. La connaîtrons-nous un jour ?
Et bien, il est évident que seule une personne connaît tous les faits. Et tant que cette personne ne nous racontera pas ce qui s’est réellement passé, nous pourrons seulement faire des hypothèses.
Je suppose que vous parlez de F. Campomanes. Croyez-vous qu’il nous racontera tout un jour, dans un livre ou autre?
Oui, je pense que c’est possible. Jusqu’à aujourd’hui, le seul qui ait donné son interprétation des faits dans un livre a été Kasparov. Et bien entendu, c’est une interprétation assez partiale, parce qu’il est évident que cette interruption s’est produite, et pour plusieurs raisons, en sa faveur. Il se trouvait mené sur le score de 5-1 lorsqu’on commença à entendre parler d’une annulation. C’est vrai que j’ai perdu les deux dernières parties, alors que j’étais plongé dans les conversations en coulisses et que je m’étais engagé dans la lutte pour obtenir que ce match continue. Mais même à 5-3, tout était encore en ma faveur pour gagner la rencontre. Il faut prendre en compte que, bien qu’il soutienne le contraire, les soutiens politiques de Kasparov étaient très importants. Surtout que Geidar Aliev, le Président de l’Azerbaïdjan, a joué un rôle très important. A ce moment-là, il était l’une des trois personnes les plus influentes d’URSS. Même s’il est vrai que l’opinion publique était contre moi. Je crois que Campomanes n’a pris sa décision qu’au dernier moment, alors qu’ était dans la taxi qui l’emmenait vers cette fameuse conférence de presse, accompagné du Ministre des Sports. Il avait reçu un appel téléphonique, je ne sais pas de qui, mais cet appel a été déterminant. Quelles qu’aient été les nombreuses pressions subies, Campomanes est de toute façon responsable de se qui s’est passé. Il était le Président de la FIDE, et il était celui qui avait l’obligation de défendre les joueurs et de veiller à ce que le match se déroule correctement. Mon opinion est que ce match n’aurait jamais dû se dérouler à Moscou. J’avais proposé de le disputer intégralement dans un pays étranger. La raison est que dans l’ancienne Union soviétique, les personnalités connues n’étaient rien de plus que des esclaves entre les mains des politiques.
Existe-t-il toujours une rivalité entre Kasparov et vous?
Vous savez, nous avons joué tellement de parties l’un contre l’autre. Mais sous d’autres aspects, nous n’avons guère de contact. Kasparov est un homme assez bizarre, et je préfère n’entretenir aucune relation avec lui. Ainsi, c’est beaucoup plus simple.
Vous l’avez battu, en décembre 2002, lors d’un match-exhibition à New York. Avez-vous ressenti quelque chose de spécial?
Ce que j’ai ressenti lorsque j’ai battu Kasparov à New York? Une sensation réellement très agréable, vous pouvez me croire! De plus, c’était curieux : lors de notre match de 1990, à Lyon et à New York, le public paraissait être clairement de son côté. Alors que cette fois, la situation semblait être à l’opposé. J’ai remarqué que les gens étaient en ma faveur.
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1984 L'interruption était censée bénéficier à Karpov, avant tout. Dans les coulisses, il était dit (vrai ou faux ?) qu'il se trouvait à bout de nerfs et avait besoin de soins (on a parlé aussi d'une brève hospitalisation). Enfin, ce début de match a été l'un des plus insensés de l'histoire des Championnats. On ne peut nier aussi que tout le "système soviétique" avait été mis au service d'une victoire du champion officiel. Sinon Karpov mérite le plus grand des respects, pour son apport à la promotion du jeu et sa simplicité.
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en attendant, le kasparov il avait quand même 2 parties dans les dents, contre Karpov ce n'est pas rien.
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oui mais Karpov était à la rue, à son tour. Il semble que la FIDE ait craint une défaillance physique ou psychique de sa part. Une énorme tension entourait ce match.
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bref on sera jamais d'accord :-) ça fait 20 ans qu'on polémique...
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judex tu oublies le soutien de Geidar Aliev pour Kasparov qui était menbre du politburo
et si on allait chercher campo pour le faire parler ?
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Ouais d'un autre côté Karpov il s'est un peu honteusement retiré la veille du championnat de Russie. C'est pas joli-joli, ça...
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A qui profitait la suspension ? A Kaspararov, qui avait recollé à 5-3 alors que Karpov était en pleine dérive ? Question subsidiaire : pourquoi alors Kasparov s'en est-il pris aussi violemment à Camponanes ? La simple logique conduit à constater que la Fide avait voulu préserver Karpov. Et cela n'aura servi à rien comme l'histoire l'a prouvé.
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judex Le même kaspy a fait ami-ami avec campomanes ( année de l'olympade de moscou)
d'ailleurs la fide avait retrouvé des parties de karpov en espagne l'empéchant d'avoir la place de Numéro 1 au classement fide (comme des le classement officieux de novembre )
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Réf Judex A Baguio, Kortchnoi était mené 5-2 après 27 parties. Après la 31ème partie, il avait égalisé à 5-5 et Karpov semblait aussi à la dérive. Pourtant la 32ème partie et le match ont été remportés par Karpov, pas par Kortchnoi. Là, Karpov avait encore deux points d'avance et il lui suffisait de gagner une seule partie pour remporter le match. Prétendre que l'arrêt du match a bénéficié à Karpov est donc pour le moins discutable, pour ne pas dire absurde.
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@ThLaussi A moscou, on en était à la 48 ème partie, soit +50% par rapport au match de Baguio City.
Je pense que Karpov devait être au bord de l'implosion psychologique et surtout physique.
Kasparov dit dans le tome IV de MGP sur Fischer que Karpov de part sa fragile constitution tenait difficilement la distance sur les longs matchs, ce qui est vérifié sur ces 2 matchs.
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Bulgroz : C'est la thèse de Kasparov Et ca l'arrange d'autant plus de la formuler que cela lui permettra de dire dans le volume suivant qu'il s'est fait bien flouer.
Après tout, si Karpov était au bord de l'implosion, j'ai du mal à comprendre comment il ne s'est pas fait massacrer par Kaspi, à cette époque. Entre la 32ème et la 48ème partie, Karpov aurait dû perdre minimum la moitié des parties si on suit cette logique.
Méfions-nous des affirmations sans preuve de Kasparov...
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Et le fou devint roi A lire, p. 177 et s. - Kasparov (p. 152) précise : "nous ne connaîtrons probablement jamais la vérité. Je donnerai sous peu ma propre version". Le premier des deux joueurs gagnant 6 parties serait déclaré vainqueurs - Entre les parties 28 et 48, Kasparov a gagné trois parties, dont les deux dernières. Il est mené 5-3 Alors, cette version : en l'absence de Campomanes (voyage à Dubay), et durant l'intérim de Kenzel, Glicoric aurait téléphoné à Campomanes en signalant que Karpov était épuisé. Retour rapide de Campo : celui-ci annonce l'interruption du match, malgré l'avis des DEUX joueurs. Conférence de presse (déclaration de Campo reproduite dans l'ouvrage) : "Ce match a battu le record de tous les autres matchs, le plus grand nombre de parties, le plus grand nombre de parties nulles, une durée de plus de cinq mois. Toutes les ressources physiques, peut être aussi psychologiques, non seulement des participants mais aussi de tous ceux qui sont concernés sont épuisées" (p. 189). "C'est pourquoi j'ai vu la nécessité de passer à l'action, parce qu'après cela que faire ? Attendre 72 parties " (p. 193) Puis déclaration de Karpov : "Et je considère que nous pouvons et que nous devons continuer ce match ... Je pense que Kasparov soutiendra cette proposition ... je ne peux accepter ça" (p.196). Quelques jours après, Karpov aurait signer le protocole d'interruption, puis se serait encore rétracté. Bilan : 1) Kasparov n'accuse pas Karpov mais la Fide. 2) Karpov voulait continuer le match. 3) On peut penser, c'est ma thèse, que l'entourage de Karpov, voire même la Fédération russe, ont fait pression sur Campo pour obtenir l'interruption, contre son avis. La précipitation avec laquelle celui-ci a mené l'affaire pourrait confirmer ce point de vue. Ouf ;-)
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A noter Que ce système de match, qui est manifestement démentiel, avait été proposé par Fischer. Dans son ouvrage, Kasparov admet qu'il n'avait qu'entre 30 et 50 pour cent de revenir au score et de battre Karpov. Je le trouve assez objectif dans cette affaire.
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