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| Echecs français , années 60 par Meteore le
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Nous sommes tous plus au moins au courant de ce qui s'est passé au niveau mondial dans le monde des échecs dans les années 60 : smyslov, botvinik, tal, spasky, petrossian....les livres de Kaspa nous l'enseigne utilement.
Par contre je pense que peu de personnes connaissent l'histoire des échecs francais dans les années 50 et 60. J'ai pensé à cela en lisant les post de Oroy. Ceux qui connaissent cette période pourraient ils nous en parler? J'ai quelques noms en tête : Bouteville, Raizman, Huguet , Caminade...
Comment apprenait on à jouer aux échecs à cette époque ?
Y avait il déjà des jeunes prodiges de 13 ans capables de rivaliser avec les meilleurs?
Quels étaient les grands clubs francais?
Comment se compare la force du 10 ème joueur francais d'alors à celle du 10éme aujourd'hui?
Quels livres étaient à la disposition des joueurs français ?
y avait il des bases de données d'ouverture?
Y avait il des professionnels.?
les joueurs soviétiques donnaient ils des stages pour faire progresser les francàis?
Y avait il une polarisation de la pratique de haut niveau à Paris ou bien d'autres villes rivalisaient elles?
Voici quelques unes des questions que je me pose ? Peut être Oroy peut il nous donner des éléments. Ou peut être d'autres participants au forum? Ce serait sympa de faire partager l'info....
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@meteore Je serais bien surpris que cela intéresse les joueurs d'aujourd'hui. En me replaçant à cette époque, et en me demandant si je serais intéressé par la situation des Echecs en France avant la guerre de 14, je sais ce que j'aurais répondu.
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@Oroy ce n'est pas parce qu'on sait ce que tu aurais répondu que l'on devrait répondre la meme chose.
Mais je te l'accorde ; le sujet m'indiffére quelque peu, mais il est quand meme nécessaire, dans LE forum francais sur les échecs d'avoir, de temps en temps, quelques piqures de nostalgie sur l'histoire des echecs francais.
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@hberger S'il se confirme qu'il y a suffisamment d'intéressés, j'en parlerai... l'année prochaine. D'ici-là d'autres que moi peuvent s'y coller, je ne suis pas le seul survivant !
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Ben moi ca m'intéresse... C'est bête mais j'aime l'histoire des échecs presque autant que le jeu lui-même... Comparé au bridge par ex, les échecs ont une grande richesse culturelle je trouve.
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Moi aussi ca m'intéresse .A part le Florilège des échecs en France de Tristan Roux ,on n'a presque rien à se mettre sous la dent concernant les événements et les joueurs francais du passé.
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Ca m'intéresse... surtout les méthodes d'entraînement mais les autres questions aussi !
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J'essaie... Quelques tentatives de réponse :
Comment apprenait on à jouer aux échecs à cette époque ?
Il y n'y avait peu de cours dans les écoles ou les clubs. On apprenait
principalement de deux manières :
- Avec un joueur chevronné jouant le rôle du maître.
- En autodidacte avec l'aide des livres de Tartacover ou Tarrash.
Comment se compare la force du 10 ème joueur francais d'alors à celle du
10éme aujourd'hui?
Il serait très interessant de reprendre les parties sous Fritz et
de comparer leur puissance de calcul.
Le travail est à faire. Pour les connaissances théoriques et la
stratégie, la différence sera plus dure à évaluer.
Y avait il des professionnels.?
Les meilleurs joueurs étaient très souvent professionnels comme
aujourd'hui, mais pas plus riches pour ça.
Y avait il déjà des jeunes prodiges de 13 ans
Il y avait déjà de jeunes joueurs de bon niveau, mais beaucoup
moins qu'aujourd'hui en pourcentage.
y avait il des bases de données d'ouverture?
Bien sûr que non pour
2 raisons :
- Les ordinateurs de la taille d'une grande salle (avec les périphériques)
pouvaient gérer de fichiers, mai on ne voit pas qui aurait pu utiliser
leur coûteuses ressources pour diffuser des informations échiquéennes
stockées sur cartes, bandes perforées ou magnetiques.
- L'informatique personnelle a commencé dans les années 75-80
même s'il y a eu de pécurseurs un peu avant.
Cependant, il existait, dans les années 60 (50 je ne sias pas), sur
papier, des satistiques de début avec le pourcentage de réussite
des variantes.
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moi je trouve que ça ne manque pas d'intérêt...
Allez Oroy, tu vas tout de même pas te faire prier ( sans jeu de mot) alors que t en meurs d'envie ???
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Correction pour la présentation : Quelques tentatives de réponse :
Comment apprenait on à jouer aux échecs à cette époque ?
Il y n'y avait peu de cours dans les écoles ou les clubs. On apprenait
principalement de deux manières :
- Avec un joueur chevronné jouant le rôle du maître.
- En autodidacte avec l'aide des livres de Tartacover ou Tarrash.
Comment se compare la force du 10 ème joueur francais d'alors à celle du
10éme aujourd'hui?
Il serait très interessant de reprendre les parties sous Fritz et
de comparer leur puissance de calcul.
Le travail est à faire. Pour les connaissances théoriques et la
stratégie, la différence sera plus dure à évaluer.
Y avait il des professionnels.?
Les meilleurs joueurs étaient très souvent professionnels comme
aujourd'hui, mais pas plus riches pour ça.
Y avait il déjà des jeunes prodiges de 13 ans
Il y avait déjà de jeunes joueurs de bon niveau, mais beaucoup
moins qu'aujourd'hui en pourcentage.
y avait il des bases de données d'ouverture?
Bien sûr que non pour
2 raisons :
- Les ordinateurs de la taille d'une grande salle (avec les périphériques)
pouvaient gérer de fichiers, mai on ne voit pas qui aurait pu utiliser
leur coûteuses ressources pour diffuser des informations échiquéennes
stockées sur cartes, bandes perforées ou magnetiques.
- L'informatique personnelle a commencé dans les années 75-80
même s'il y a eu de pécurseurs un peu avant.
Cependant, il existait, dans les années 60 (50 je ne sias pas), sur
papier, des satistiques de début avec le pourcentage de réussite
des variantes.
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@speedypierre Non, vraiment, je n'en mourais pas d'envie. Si j'interviens c'est pour relever certaines erreurs. Il y avait des joueurs professionnels en France dans les années 50-60 ? Ca m'avait complètement échappé. S'il s'agit de Tartacover, mort en 56 ça en fait un, mais il ne vivait que du produit de ses livres et de quelques cours. Tcherbakov gagnait quelques monnaie en arnaquant des gogos en blitz à avantage. De plus il bouffait à l'oeil dans les restaurants russes de Paris à condition de chanter au dessert "Les Bateliers de la Volga" grâce à sa remarquable basse. Et en cas de grande dèche il avait un frère qui ne le laissait pas tomber. Camil Sénéca était très bien payé pour sa chronique du Figaro et complétait grâce aux cours qu'il faisait à Caïssa. Popel est parti pour les USA à peu près à la mort de Tarta. J'ai connu aussi des oisifs qui étaient joueurs d'échecs, des épaves venant de l'est pris en charge par des clubs, Skorup par exemple, mais des vrais pros non. Mais je n'étais pas partout. En dehors du Championnat de France (100 joueurs maximum) et de quelques tournois organisés à Caïssa par Mme Le Bey-Taillis, il n'y avait aucun tournois jusqu'en 1964.
Pour les livres, il faut surtout citer ceux de Victor Kahn et Georges Renaud, excellents pour les débutants et introuvables aujourd'hui. Mais le livre mythique, c'était "Les 200 parties d'Alekhine" dont l'edition faites par la FFE était épuisé. Epuisé comme moi, qui vais me coucher. Ciao.
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Je complète avec la chronique de Lemoine dans le Monde
Avec le livre de Chéron chez Payot.
Pour ma part, je crois que j'ai été le premier professionel officiel en 71.
A l'époque à Paris, Makles et Penot vivaient des échecs, mais c'était la galère.
Makles suivait la piste de Tcherbakov et Penot assurait l'accueil et donnait quelques cours à la Maison des Echecs.
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pour progresser Les seuls endroits ou l'on pouvait une chance sérieuse de progresser en club étaient Paris, en raison de la proximité de certains forts joueurs étrangers et l'Alsace qui possédait une vieille tradition échiquéenne et la proximité des joueurs allemands. Les alsaciens étant alors invités à mettre des équipes dans les championnats allemands.
Un exemple: accueil à Strasbourg en 70-71 d'un joueur allemand: ah! vous êtes allemand: on vous met dans ce cas dans l'équipe une.
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mémoire ref widbow: C'est tellement ancien pour oublier l'orthographe du nom de Jacques MACLES?
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une partie de 73 Je vous confie une partie de 73 contre un MI Autrichien. C'était ma trouvaille de l'époque avec ma nouveauté d'alors (Fe2) et mon sacrifice de cavalier...
Il n'y avait pas encore d'informatique aux échecs. Merci de me confier l'opinion de vos ordis :-)
[Event "Imperia Open Italie"]
[Site "Imperia"]
[White "Meinsohn,Francis"]
[Black "Wittmann,Walter"]
[Result "1-0"]
1.d4 Nf6 2.c4 c5 3.d5 e6 4.Nc3 exd5 5.cxd5 d6 6.e4 g6 7.f4 Bg7 8.e5 Nfd7
9.Ne4 dxe5 10.Nd6+ Ke7 11.Nxc8+ Qxc8 12.Nf3 Re8 13.Be2 Kf8 14.0-0 e4 15.Ng5 Bd4+ 16.Kh1 h6
17.f5 hxg5 18.fxg6 f6 19.Bxg5 Kg7 20.Bg4 Qc7 21.Qb3 Qb6 22.Bh6+ Kxg6 23.Qh3 Re5 24.Bf4 Nf8
25.Qh6+ Kf7 26.Bxe5 Bxe5 27.Bh5+ Ke7 28.Qg7+ 1-0
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ref bzh92 Elle est pas sure l'orthographe franciséé de Macles. D'autant qu'il s'amusait à noter ses parties en russe...
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Pour Meteore Les livres de Kasparov sont EXTREMEMENT biaisés. Si on veut une histoire moins révisionniste, mieux vaut chercher ailleurs.
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ref: championnat de France 100 participants au championnat de France. Y avait il des groupes de niveaux ou bien tout le monde jouait dans le même groupe? Ref vidbow: ne pourrais tu la mettre sous forme visualisable ta partie?
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@vidbow Je suis encore obligé d'intervenir.
Macles n'a pas marché longtemps sur les traces de Tcherbakov : il a opté pour un job dans l'informatique, sur miniordinateurs. J'étais au CSM puteaux avec lui, mais je ne saurais dire quand exactement, peut-être en 66. Quant à Penot, c'est plus tard qu'il s'est occupé de la MdE, après la mort de Balcaen, appointé par la MdE, et de Fredouille, après 70. Il y avait aussi Baratz, finalement hébergé par le Dr Lebreton et Molnar qui vivait de sa chronique des Lettres Française et de cours au club de la Régie Renault. Mais encore une fois, peut-on parler de VRAIS professionnels ? Non !
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ref meteore il y avait national, accession, majeur A et majeur B... Les deux majeurs ont disparu au profit d'un grand Open qui s'est ensuite subdivisé en 2 puis en 3. La roue tourne.
Pour la partie, je vais faire une tentative... Mais c'est une première! :-)
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@meteore Oui, bien sûr, c'était des groupes de 12. National, Majeur A, Fédéral (réservé en principe aux étrangers résidents en France et aux recalés du Majeur A), Majeur B, Promotion auxquels s'ajoutaient parfois un Universitaire (5 joueurs à Bordeaux 57) et un Scolaire (25 joueurs à Bordeaux 57). Enfin, le chic de chez chic, un tournoi féminin (5 joueuses à Bordeaux dont 3 locales). Si j'ai bien compté, cela fait 95 joueuses et joueurs en 1957. Mais c'est juste de mémoire, aussi je peux me tromper mais pas beaucoup. En 1960, le Championnat de France n'eut pas lieu car on n'avait pas trouvé d'organisateur. Le système suisse a été introduit pour le National, à Paris en 1961, après une vive résistance des tenants de l'ordre établi. L'incompréhension du système était telle que le système de départage fut le Bucholtz malgré mes quolibets. L'année suivante, je crois, toujours à Paris ce fut mieux encore. Il y eut quatre premiers ex aequo : deux Parisiens et deux Bordelais. Un match à quatre fut organisé plusieurs semaines plus tard : les deux Bordelais ne purent jouer, le titre fut donc adjugé à l'issue d'un match hautement ridicule entre Mazzoni et Thiellement. J'ai oublié qui gagna !
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merci reyes pour la partie!
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Je confirme. Mr Macles fait de l'informatique. Pas au même niveau que les échecs.
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au fait Oroy Tu as peut-être connu Boucanus à Bordeaux?
Encore un "semi-professionel" qui selon la formule consacrée, ne faisait que cela, mais n'en vivait pas.
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cela donne l'impression que Bordeaux était un centre échiquéen de toute première importance.
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Ah merci Reyes pour la partie. Bonne partie d'attaque de Vidbow. Ce serait intéressant d'avoir un diagnostic informatique sur la correction de la partie.
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l'étude des variantes Les varantes étaient étudiées avec les bouquins d'Allemagne de l'Est, traduits eux même du russe (Averbach, Suetine, Kotov, Keres) et les Schach Archiv de Max Euwe qui se rassemblaient dans des classeurs.
En français il y avait des fascicules traduits et produits par Raymond Lhoste et des monographies réalisées par Le Monnier. A partir de 72 j'ai concurencé tout cela avec la série Echecs, puis la série Gambit...
A la librairie d'echecs Guisle (à Paris rue St Jacques) les initiés trouvaient des revues et des bouquins en russe.
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@vidbow Oui, je l'ai connu d'abord à Bordeaux alors qu'il habitait déjà Paris, lorsqu'il venait dans sa ville natale pendant les vacances. On avait du mal à croire en ses exploits parisiens et en son classement IVP. Mais ils étaient réels, à croire que le climat du Sud-Ouest ne lui convenait pas. Plus tard, à Paris j'ai du me rendre à l'évidence : il avait un certain talent pour aplatir les positions et faire nulle. Comme tu le dis, il ne faisait que jouer aux échecs mais n'en vivait pas, lui et sa charmante épouse. Il a donc émigré au Sénégal où un destin calamiteux l'a rattrapé : il a contracté je ne sais quelle vacherie tropicale dont il est mort prématurément... Il me semble qu'il avait fait un assez bon résultat au Championnat de France de Mérignac, en...
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ref oroy et boucanus Un bruit bizarre a circulé comme quoi sa mort n'était que diplomatique...
Je n'en sais bien sûr pas plus.
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re vidbow non, ça c'est Elvis.
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J'appelais professionnels ce que certains appellent semi-professionnels, mais qui en réalité vivaient (très mal) des échecs.
Il n'est pas nécessaire de bien vivre pour vivre.
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Bien sûr, bien sûr
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@vidbow Je n'en sais rien.
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J'aurais aimé que quelqu'un se souvienne de Julien Guisle, un des premiers libraires spécialisés (rue St Jacques)et de Balcaen qui a tenu à bouts de bras "La Maison des Echecs", un club presque "moderne", pas situé dans un café et qui attirait parfois les meilleurs joueurs du monde.
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C'est vrai que la Maison des Echecs représente plutôt les années 70. Mais c'est aussi le cas de F. Vidbow.
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belle partie de Vidbow . Je ne sais pas si les joueurs des années 50, 60 et 70 étaient meilleurs, mais j'imagine qu'ils étaient au moins aussi passionnés !
Leur nombre étant nettement plus restreint, je suppute que leurs situations sociales étaient dans l'ensemble ,plutôt aisée... (pas mal de médecins, d'ingénieurs et autres notables) qui pouvaient se permettre de passer du temps sur les échecs. Quant aux autres, qui n'avaient pas de ressources par ailleurs, il leur fallait certainement une forme de courage , voire d'inconscience, pour se jeter dans le professionalisme !
Me trompé-je?
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@nogre Parfois, ils en vivaient... bizarrement. Je me souviens d'une virée nocturne sous la conduite de Tcherbakov : on était quatre, dont une joueuse de l'Est que je marquais à la ceinture, d'où ma présence, et peut-être Molnar. Il nous traîne dans une sorte de bouge, rue Rambuteau, ou de la Grande Truanderie, à l'époque où les halles étaient encore...aux Halles : camionnettes au milieu de la chaussée, cajots partout, "Chaud devant !" plus prompts que la parole, peaux de bananes, plumes en tout genre, pavés cabossés et ruisselant d'eau de déglacée, les Halles quoi, après minuit. On pousse la porte étroite, la foule ; une foule compacte et déhanchée sur une java des années trente, gueulée par deux ou trois haut-parleurs éraillés ; les mains sur les fesses. Il pousse, il écarte des coudes, il bouscule... On ne va pas rentrer là-dedans ? Si, si ! il redouble d'énergie. Un gus apparaît, fendant la presse en sens inverse, le reconnaît, se met en devoir de le tirer pour nous faire pénêtrer plus vite au coeur de la mêlée. On finit par butter sur une table ronde, autour de laquelle s'agrippent quelques consommateurs. Inoui ! le gus les fait lever et on s'assoit à leur place. Ah ! dans de drôles d'endroits, c'était un drôle de cicérone, Tcherbakov !
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@nogre J'en parlerai plus tard.
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@Oroy Je me souviens d'un joueur qui officia un temps à Monaco et qui développait, dans les années 70, une théorie sur les programmes d'échecs. Il avait déjà un certain sens de la contestation et prétendait, contre tous, que l'ordinateur battrait un jour les meilleurs. "Il suffit d'y mettre les moyens humains" c'est à dire un nombre suffisant d'heures de programmation. J'étais, comme Macles (un de nos adversaires habituels) un professionnel de la question et partageais le point de vue de ce visionnaire.
Je tiens à le féliciter aujourd'hui d'avoir osé dire ça à l'époque où l'opinion générale était que les machines rivalisant avec l'homme ça ne se voyait que dans les nouvelles d'Asimov.
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faudrait qu'un type un courageux, (et motivé) ,^prenne le temps de recueillir les souvenirs des Oroy, Nogre, Vidbow et autres pointures des échecs Français...
Cà ferait un joli bouquin truffé d'anecdotes , que je serais le premier à acheter!
Avis aux éditeurs...
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@nogre Dans les discussions que j'ai eues avec Marcel Barzin, j'ai posé la conjecture suivante : Tout bon programmeur est capable, quelle que soit sa force aux échecs, d'écrire un programme plus fort que lui. Et j'ai expliqué comment : par un algorithme qui privilégie la force brute, plutôt que l'expertise comme ils (Barzin, Euwe, Le Lionnais, etc.) l'avait fait dans le programme sponsorisé par le CERN. On était en 1967, je n'étais encore informaticien et on ne connaissait même pas la méthode alpha-béta. Et je n'ai jamais joué pour Monaco bien que la FIDE, par erreur, m'ait fait monégasque. Et je ne connais pas le gars dont tu parles, ni toi d'ailleurs que je n'ai pas identifié (Peut-être P.....).
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@Oroy C'est bien d'une variantre de cette conjecture que je parlais. Je ne me souviens plus au cours de quel tournoi.
Pardon pour Monaco, je n'avais pas vérifié l'information de la fide. Je ne suis pas P...
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variante
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Est ce qu'on sait ce qu'est devenu Maclès dont on parle tant?
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Club SNCF Il y avait apparement un fort club à la SNCF. Un joueur de mon club en parle souvent avec nostalgie. Selon lui il y avait au premier échiquier un certain Raizman, qui était selon lui un génie. Ce club faisait parfois des voyages échiquéens dans les pays de l'Est. Savez vous si le PCF qui était trés influent à cette époque essayait de stimuler les échanges franco/soviétiques échiquéens?
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ref meteore C'est exact, il y avait une filière PCF, syndicats cheminots, Humanité qui permettait à certains de jouer à l'est et à des GM soviétiques de venir. Raizman était bon, mais je ne le considère pas comme un génie. Son traitement des ouvertures en particulier m'avait déçu.
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@meteore Le génie, ça n'existe pas. Mais Raïzman était de loin le meilleur des joueurs français survivant d'avant la seconde guerre mondiale. Il a été 6 fois champion de France comme Boutteville, mais ce dernier ne l'a jamais été quand Raïzman jouait. Raïzman, comme d'autres joueurs de son époque n'étudiait pas les ouvertures. Mais quand il analysait une position, j'écoutais...
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@meteore Il y avait aussi la filière FSGT/PCF avec des clubs comme Aubervilliers qui a aligné un moment les 8 meilleurs Français dans son équipe 1 (non FFE) et qui organisait des rencontres à l'étranger.
Parmi les anciens qui fréquentaient la maison des échecs, on trouvait Raizman et Rossolimo, les jeunots étant Haik,Macles/Limonest(pseudo),Lohéac...
Parmi les Russes qui venaient donner des simultanées et qui passaient rue Vivienne, on voyait souvent le trio Petrossian, Averbach, Smislov; cetains en profitant pour passer un moment dans le quartier Porte St Denis voisin (je les ai vus s'y engouffrer sans "comissaire politique").
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@nogre Pas Haïk. Et le souvent est excessif. Est-ce que ton pseudo est un anagramme...?
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plutôt du verlan à vue de nez !
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@oroy Peut-être que je me trompe pour Haik mais les 2 autres étaient les "piliers" du club.
Quant aux Russes, l'une des principales raisons de leur venue a été l'organisation de simultanées géantes à l'hotel Hilton (150 joueurs contre 3 GMI) où Tal et Korchnoï venaient aussi. Quelqu'un pourrait reprendre le flambeau aujourd'hui...
Mon pseudo n'est pas l'anagramme d'un patronyme.
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Il y a 3 ans, j'ai travaillé sur le même projet informatique avec mr Maclès pendant 6 mois. Il était en intérim chez nous. J'ai essayé de temps en temps de parler échecs avec lui, mais il me disait que c'était du passé et il ne semblait pas très interessé de parler échecs. Il est courtois et sympa. Mais programmeur très moyen.
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El Cave C'est d'abord ce que j'ai pensé : du verlan d'apocope. Mais ?
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Programmeurs ou conducteurs Les mauvais, ce sont les autres.
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Réf nogre Après la pluie vient le beau temps. Qui va à la chasse perd sa place...
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Oh non nogre ! Pour ce qui est de programmer, j'ai toujours assumé ma mauvaiseté !
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Vidbow comment définirais-tu "la façon de jouer " de ces années là ?
Je demande çà car sur un autre post, que j'ai perdu, tu pensais qu'on allait revenir à cette façon de jouer...sans développer cette idée
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@nogre Ton patronyme est-il un prénom ?
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ref gogol Je ne veux pas esquiver la réponse.
Je ressent très bien le sujet, mais je ne suis pas capable d'y répondre maintenant en 3 lignes. Il faut repenser aux ouvertures et aux joueurs phares de l'époque et peut-être reformuler la question en "comment gagnait-on les parties à cette époque?".
Je vais y réfléchir et te propose de revenir là dessus après ou entre les fêtes.
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@vidbow Sujet en effet intéressant, relatif à l'évolution du jeu. Nous attendons en effet avec impatience ta contribution toi qui connais bien les 2 époques. Il me semble qu'aujourd'hui par rapport a il y a 30 ans, le jeu est beaucoup plus "concret" et se base moins sur l'application des régles générales. En effet la multiplication des parties stockées sur les bases de données et l'analyse par fritz , ont permis notament dans les ouvertures de ne pas se fier uniquement aux régles générales mais de pouvoir les dépasser par l'analyse plus concréte et plus exhaustive des variantes. En gros au départ le jeu était une forét tellement touffue que l'on y avancait 'à l'aveugle' à l'aide de quelques régles générales (sortez les pièces , tour sur colonne ouverte , pion au centre.....). ce qui fait que tout le monde jouait à peu prés de la même façon. Maintenant la répétition des parties et l'accés à l'information a permis de connaitre beaucoup mieux la subtilité du jeu , et de s'approcher de régles plus intimes et moins généralistes....C'est un peu comme en science ou on se rapproche petit à petit de la réalité : galilée puis Newton et enfin Einstein....
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Mouais Pour moi, à haut niveau, il y avait plus de variété dans les années 50-60 que maintenant, et de loin ! Petrossian se permettait une originalité incroyable, Bronstein avait des idées à foison ... Qu'aujourd'hui ce soit plus basé sur l'analyse concrète des variantes d'accord, mais dire que c'était avant que tout le monde jouait de la même façon là moins d'accord.
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Ben le but est pas de dire 'c'était mieux avant' c'est ce que chante Francis, mais pas le même ;o)
Bôf quand je relis les vieux EE des 80 et fin des 70's, je vois pas de différence : une chiée de Benoni, aujourd'hui c'est une chiée de slave alors ....:o))
Malheureusement chaque époque a eu son lot de "modes théoriques", à moins que les 60's....?
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Sur ce thème le livre de Watson 'chess strategy , advance since Nimzovitch' (de mémoire) me semble intéressant. il démontre assez bien que le jeu contemporain est nettement plus riche que celui des matchs Alhekine Capablanca, car les joueurs ont investis des territoires (grace à l'analyse concrète) , qu'ils n'osaient pas explorer précédemment.
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Oui bon Presque tout le monde l'a lu ici, mais ce n'est pas parce que Watson a une théorie en tête qu'il faut en faire un dogme. Et puis on parle des années 60, or Alekhine-Capablanca c'est 1927. Et si les joueurs contemporains jouent maintenant des variantes qu'ils ne jouaient pas avant, ils en ont abandonné des tonnes, en tout cas à haut niveau. Alors que Tal a joué gxf3 sur la Caro-Kann en championnat du monde.
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J'ai retrouvé ce fil que j'avais quitté pour cause de départ en voyage.
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J'ai fait un gros lapsus au sujet du Championnat de France 1961, à Paris. Le système suisse fut employé pour la 1ère fois et j'ai dit qu'on y avait utilisé le Bucholtz comme départage, ce que j'affirme être un non-sens. C'eut été fort judicieux, au contraire. J'ai voulu dire : le Sonneborg-Berger, qui doit être réservé aux Toutes Rondes. Voilà l'erreur corrigée.
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et ne faut-il point ajouter que sur les échecs français, des années d'après guerre aux années 60, à part les vieux Europe-Echecs il n'y a guère que mon Grimoire sur Emil Diemer. ... parties contre des Français ; nombreuses simultanées en France ; participation au Tournoi des Nations, etc.
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cela me fait songer qu'à Puteaux en 72, on ne classait pas les joueurs du national par les points mais par le Bucholz...
Avec cette remarque du directeur technique de l'époque "le Bucholz est un systeme de classement, ce n'est pas un systeme de départage".
Connerie quand tu nous tiens!
La jeune génération appréciera l'énergie qu'a nécessité l'évolution des échecs français...
Si vous appréciez, il y a d'autres exemples.
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@vidbow En revanche, un système de classement acceptable serait : ((Points de parties x nombre de rondes) + Bucholtz). J'ai montré vers 1960 que cette formule donnait les mêmes résultats que la première itération du calcul de l'IVP.
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ref Oroy Bien qu'audacieux, ton systeme est assez juste et cela aurait pu être une intéressante possibilité alternative à ce qui s'est passé.
Je croix que maintenant c'est trop tard... C'est le systeme suisse qui est dépassé!
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@vidbow De l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace ! Bien qu'en cette affaire je ne vois pas très bien où elle est. Pour ce qui est du système suisse c'est un terme bien vague. Avec de plus en plus de joueurs dans les tournois, il faut bien avoir un système d'appariement qui s'apparente au système suisse, mais avec quelques ingrédients supplémentaires qui le rende moins aléatoire.
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