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| Poésie d'Eric Prié par Meteore le
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Je viens de voir sur le site de la FFE qu'Eric Prié (contributeur régulier à FE) avait écrit une poèsie à propos de notre jeune vice champion du monde poussin.
malheureusement je ne puis y accéder le lien proposé par la FFE ne fonctionnant pas sur mon PC. Quelqu'un aurait il le texte ?
je me souviens que dans le profil d'EP il y avait une poésie à propos de la disparition de notre ancien président Loubatière. Etant moi même amateur de poèsie j'avais été surpris par sa qualité ('Mallarméenne'il me semble ?) de ce texte, avec une recherche de mots rares et de sonorités inhabituelles.
Cela peut relancer notre débat sur le théme : les joueurs d'échecs sont ils doués pour d'autres disciplines artistiques et en particulier trouve t on des joueurs poètes?
à propos de mallarmé je vous recommande: un coup de dés jamais n'abolira le hasard ,
Un coup de dés
quand bien même lancé dans de circonstances éternelles.......
http://www.poetes.com/mallarme/index.php
il y a peut être un rapport avec le jeu d'échecs : coup de dés , hasard .....
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météore je suppose que tu devrais télécharger le logiciel Adobe (gratuit) pour accéder à ce type de lien .(tu tapes Adobe sur google pour le trouver)
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si tu veux envoies moi ton mail je te fais parvenir le texte (j'ai peur que la mise en page sur fe soit un peu fastidieuse vu la présentation de ce poeme).Mes coordonnées sont dans mon profil
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le "coup de dés" n'est probablement pas ce que Mallarmé a fait de mieux, mais probablement de moins compréhensible :o)))
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Brise marine Un des meilleurs poêmes de Mallarmé "la cher est triste helas et j'ai lu tous les livres" (d'échecs!)
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lire la chaire
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la chair sera encore mieux !
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sinon, moi je préfère le "Toast funèbre" en l'honneur de Théophile Gautier
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oui en effet speedypierre Fin de journée !
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Ca aurait dû passer dans le dernier E&M,
mais, info prise, l’article sur le championnat du Monde en Crête était plein comme un œuf !
Comme quoi, mon « goût » du français peut être tout bonnement partagé :
Jules est Un…
Jule est un petit garçon intelligent,
Agé de neuf ans, donc encore en primaire
Où, soigneusement, il apprend la grammaire.
Il vit à Paris, la cité douce-amère
Des vives lumières et des gentils gens,
Près de Belleville où survivre est urgent.
Suit Nina, sa sœur, dont Florence est la mère
Et, Laurent, le père, aux yeux bleus exigeants,
Mais qui, négligents, se flouent de vers sommaires,
Dans l’avion. Souvent…leur fils part outre-mer…
Pour plaire à papa qui sert aussi d’agent
Et l’escorte. Ensemble, eux deux rêvent d’Argent…
Car Jule est gymnaste ! Artistique. Il profite
De l’agilité merveilleuse de son
Cerveau gauche adroit pour jongler de leçon
Gracieuse, oh ! troublante, même au « néo-fide »,
Avec les figures. D’élégante eau, sont
Elles les statues que, vous, au NAOs, fîtes,
Ô dieux de la guerre ?? Pour singer l’inouï
Combat figuré contre issue la paix ? Juste
Les éléments froids d’une passion jeune ?! Ouis,
Sur huit fois 8 cases, coups !? La geste auguste
Des sauts de cheval sur tapis de sol justes !
En agrès mentaux d’une aise féline, oui !!
Et tellement plus, que ça, pour lui…qu’arbitre
Aux pions, en menus bouts d’âme, l’aérien
D’une ample harmonie, du fond des âges bistres
Venue, en puissance d’un rythme icarien,
D’où dénote à peine, à l’appel de l’Art pitre :
Les Noirs pressent “Start” et « les Blancs jouent. Et rien. »
Il a tout compris ! car il mange, en cachette,
Des bonbons aux lettres chiffrées en amont,
Que, de Caïssa, son sommeil d’ange achète.
Très maïs-jambon, lorsque sommes saumon,
Il n’a pas, à table, un bon coup de fourchette
Mais, sur l’échiquier, c’est un petit démon !
Alors il l’aura…l’Or ! sur lequel s’endorment,
Aux oreillers clairs des lauriers immigrants,
Les champions du monde à l’équilibre énorme.
L’œil, d’un ris, résout les problèmes des grands
Dont les parties sont…des phrases ! intégrant
Ordre et Beauté dièse…aux Échecs, VIE ! s’ils forment
Un beau livre. Un prince, au pays des Mots ; tsar
Charmant ; feu moujik, magique aux russes stars :
Un conte, de fête, animé du quadrige.
Doué d’un vrai talent, d’un pur génie, que dis-je !
Comme, en musique, un autre enfant prodige,
Au jeu des Césars, il est le Grand Moussard !!!
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moi je dirais influencée par Rimbaud Arthur , un gars de Charleville
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Ref meteore Qui est né il y a tout juste 150 ans.
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Desolé ,ericprie mais je n'accroche pas. Disons ,que je ne ressens pas cela comme de la poésie. Plutôt comme un complexe exercice de style...
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« Je n’accroche pas » Musicalement, c’est déjà un drôle de compliment, même si c’était involontaire. ;o)
Mais le plus beau c’est celui que j’ai reçu, entre autres, par mail hier de la maman de Jules :
« Cher Eric,
Je viens de relire ton poème sur le site de la Fédé. Il est vraiment superbe et je t'en remercie. Tu as un grand talent et beaucoup de générosité. Bonjour à ta famille et joyeux Noël à tous. Florence."
Effectivement, ce que je compose ondoie à la frange de la Poésie. Il suffit de regarder le texte original, ayant gardé « la forme », pour s’en convaincre. J’ai un nom pour ça, mais je ne sais pas l’écrire au clavier…
De toute façon, je procède bien de ce courant initié par Gautier –Celui qui a dit de « L’Art »: « Tout passe. L’art robuste seul a l’éternité : Le buste survit à la cité »- et que Mallarmé culmine, par exemple, dans
son sonnet en 'ix'. Le deuxième quatrain est -Je l’ai, d’ailleurs, déjà dit- mon kérygme.
Je suis entièrement d’accord avec Speedypierre sur « Un coup de dés…» même si la phrase introductrice (A l’instar du « Chantre : Et l’unique cordeau des trompettes marines » apollinaire, il aurait pu s’arrêter là ;o) m’inspire beaucoup.
Pour autant, je ne range pas « toast funèbre », que je trouve trop « discours », dans mes favoris.
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hommage... Son verbe a les arabesques que ses "Dadas" jadis,
Dessinaient; ondulant et cruels à vous pincer les cuisses,
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ref ericprie je trouve que certains vers du toast valent vraiment le détour :
"Vaste gouffre apporté dans l'amas de la brume
Par l'irascible vent des mots qu'il n'a pas dits,
Le néant à cet Homme aboli de jadis :
"Souvenirs d'horizons, qu'est-ce,ô toi, que la Terre?
Hurle ce songe; et , voix dont la clarté s'altère,
L'espace a pour jouet le cri : " Je ne sais pas !"
Ca a quand même de l'allure...
En fait, j'ai réfléchi, et mon préféré de Mallarmé, c'est "Sainte", une petite merveille de musique...
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Un incompris... Jules Renard avait mené la cabale avec un ramassis de prétentus hommes de lettres sur cet auteur incompris et à la vision de son art très hors du commun.
Jules Renard ne s'était il pas fendu d'un : " Mallarmé, intraduisible, même en français. "... tristement célèbre !
Pardon pour ce petit écart qui s'éloigne de nos sphères échiquéennes... quoique ce jeu prélève dans les mêmes nappes qui abreuvent le poète !
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Ref Temudjin Oui je sais c est bien le probleme. Mallarmé, Prié et moi ont a un peu le même probleme avec nos poemes: on est incompris !! Un petit exemple de mes creations:
La lavandiere
lavr1c
mm1dkp
uzoéa62
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ah Bakou 2002 quel bon souvenir en tant qu'étudiant en Littérature ;o) hein Eric ?!
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Un monde d'incompris que je vous dis... !
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Eh oui Yannick, quand je pense qu’à l’époque je n’étais même pas Métricien ;o)
Ce qui nous mène à Sjakk. Car il me semble bien que l’école SMSiste et sa métrique préconise, indépendamment du nombre de syllabes et de toute forme de rime, l’égalité du nombre de caractères à chaque vers. M’aurais-on trompé ?!
Entre incompris on se comprend et c’est même, Temudjin, notre cheval de bataille ;o)
Tout chez Mallarmé « vaut le détour », cher ;o) SpeedyPierre, et, dans l’extrait que tu cites, on retrouve, par exemple, un certain nombre de syllabes formant mots (gouffre, néant, aboli, jadis, clarté…qui furent peut-être mieux, voire de façon plus « frappante », employés ailleurs dans son œuvre.
Je n’avais pas accroché sur ’Sainte’ mais, maintenant que tu y as attiré mon attention, c’est vrai qu’elle donne envie de s’en imprégner davantage.
Comme dans « Jules… », les références privées peuvent gêner la perception d’un thème tel qu’on le voit récurrent. Or, « Phalange…musicienne de silence » c’est manifestement merveilleux, comme lecteur de l’Invisible...
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cher :o) Ericprié Je suis bien d'accord pour considérer que l'ensemble de Mallarmé "vaut le détour", mais je trouve qu'il y a tout de même parfois un peu de déchet.
Je ne suis moi'même pas très admirateur du "sonnet en -x", car je trouve qu'il tient parfois un peu de la prouesse et de l'exercice de style (un peu dans le style du "Jérimadeth" de Hugo). Mais Sainte...
Cela dit, ça fait plaisir de voir un fort joueur d'échecs s'intéresser d'aussi près à la poésie... Bonne continuation !
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ref bordille On est tous passés par là lors des cht jeunes...Mais faut avouer que ça relaxe, et que ça peut rendre les cagoules plus légères - et je ne fais pas mon calimero, sa race!...;o)
Dire qu'à une époque patras-esque je lui apprenais des trucs!...;o)
eLGuida, premier lecteur (historique!)d'EP
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C'est clair mais je me demande si ça m'a pas trop relaxé ( cf R1 chtp d'europe Juniors 2002 Fxb2 attaque ma Ta1 ma réponse fût...Rh1 !!!! lol avec abandon immédiat of course ). En tous cas c'est clair que c'est assez pépère...et marrant ! Hein Eric ? Que serait-tu devenu sans l'apport d'étudiants en Littérature que nous sommes Sara et moi ? lol
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