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| Aux échecs il est primordial d'avoir un plan. par St***gl****10811 le
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Ce plan repose sur l'analyse de critères liés à la position,la structure de pions,...il en résulte une évaluation plus ou moins objective de la partie dont découlera le plan.
Cependant,comment accorder la juste importance à chacun de ce critères?
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Quels critères ?
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ref Babaorum Je pense principalement aux critères suivants:
équilibre des forces,structure de pions,développement de pièces,dynamique de la position (notion très souvent rencontrée mais très vague selon moi),possibilités combinatoires(notion que je rattache personnellement à la dynamique de la position).
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Mes critères sont beaucoup plus concrets Quand je joue, c'est plutôt des critères du genre "tiens les noirs ont un trou en f6", "tiens, ils ont un pion faible en d6" ou "tiens leurs pièces sont pour la plupart loin de son roi"...
Alors je me construit un petit plan suivant ce que je veux jouer, et de temps en temps, ça marche pas mal.
;-)
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A propos des dits critères: 1/ quel est le roi le + en sécurité?
2/ a qui profite l'échange des Dames?
3/ qui a la meilleure structure de pions?
4/ recherche des cases faibles et des cases fortes
5/placement des pièces de façon active
6/possibilit ou non de pénétrer ou d'installer une pièce chez l'adversaire (et réciproquement hélas)
7/création de la fameuse deuxième faiblesse.
Certes, ce n'est peut-etre pas dit dans le bon ordre et ces éléments s'entremêlent mais tous sont à mon sens indispensablesà la formation générale d'un plan.
Maintenant, ce qui serait bien, c'est que de forts joueurs nous donnent leur méthode pour formuler un plan...
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ref Chascal oui je pratique comme cela également en observant notamment les cases immédiatement couvertes (ou non) par les pièces et pions adverses.Cela me permet de découvir et d'occuper des positions qui,parfois peuvent se montrer très gênantes pour l'adversaire.Nénamoins il s'agit là de considérations essentiellement tactiques.Je recherche des critères d'évaluation d'ordre stratégique et ce,pour les raisons suivantes:
-ces critères stratégiques devraient me permettre d'avoir une meilleure compréhension de la position;il s'agit là d'une notion qui revient souvent mais qui n'est pas définie (du moins ne l'est-elle pas par moi).
-ces critères stratégiques doivent logiquement conditionner l'issue du combat.Choisir les développements tactiques appropriés devrait théoriquement permettre de triompher de l'adversaire (pour autant naturellement que l'on parvienne à mettre le plan à exécution).
Je crois qu'il doit forcément exister un "clef" permettant de découvrir le bon critère stratégique en fonction de la position.Cette"clef" est selon moi liée à l'intelligence de la position.C'est ce que j'essaye de définir.
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Une des difficultés survenant lors de l'analyse est que les critères d'ordre stratégique peuvent être exacts mais que les moyens tactiques mis en oeuvre se sont avérés incorrects.A moins de grossières erreurs il n'est pas toujours facile de savoir si c'est le plan stratégique qui est à revoir où si c'est la tactique qui est en cause.
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ref Vérole Je suis d'accord avec toi et j'en profite pour donner un exemple.Si l'on considère la notion de protection du Roi,quels sont les critères permettant d'évaluer cela?
Réponses:
-roque ou absence de roque
-danger de menaces immédiates
-colonne(s) ouverte(s)
-...
br>Cet exemple est simple car il correspond à ce que nous sommes habitués de faire et ce,même à un niveau relativement faible.Par contre,la notion de "à qui profite l'échange des Dames" est déjà beaucoup plus complexe.Je suis personnellement susceptible de définir une série de critères mais,sont-ils pertinents et surtout,le sont-ils en fonction des positions respectives.
J'ai le sentiment que cette fameuse compréhension des échecs passe par là.Je n'ai pas la prétention de battre Kasparov mais au-delà des parties c'est cette notion qui me captive.Dès lors si quelqu'un peu m'aider à progresser dans cette voie...
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Ben, chais pas trop quoi te répondre... Le pragmatisme fera toujours la différence aux Echecs, puisque le plus brilliant des plans peut se faire planter par une petite sous-variante tactique mal calculée.
Le mieux est que tu comprennes en profondeur ces idées séparement, puis voir comment elles peuvent s'appliquer à une position donnée... sachant qu'à la fin, la tactique fera souvent la différence.
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A mon avis, pour formuler un plan : dans le livre de Silman "comment murir son style aux échecs" il te montre comment juger une position et comment développer par la suite un plan correct.
dans Kotov dans son livre "penser comme un Grand Maitre" il te montre comment analyser et calculer profondément une position.
après il y a le livre de Dorfman " my method in chess" qui explique quand accorder la juste importance à chacun de ce critères ou quand il faut modifier le critère de la position d'une façon dynamique ou statique.
mais le plus dur est de trouver le temps de s'exercer à suivre assidûment ces préceptes pour que cela devienne automatique.
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L'expérience. Un premier travail est en effet de connaître les critères d'évaluation de la position. Et il faut admettre que ces critères peuvent être plus ou moins sophistiqués selon le niveau du joueur. Certains joueurs avancés peuvent ainsi agréger des éléments et raisonner directement à partir de synthèses.
Le critère sus-cité "qui est mieux après l'échange des dames?", utilisé par Dorfman je crois pour son système d'évaluation, est l'exemple d'une telle synthèse. Un très fort joueur peut certainement l'utiliser comme donnée de départ, grâce à une expérience approndie de situations de milieu de jeu et de finales. Mais pour d'autres (comme moi), il faut déjà raisonner à partir de critères plus élémentaires pour répondre (souvent mal) à cette question: le matériel, l'activité des pièces, quelques idées vagues sur les finales...
Comme tu l'as dit toi-même, Struggle, la sécurité du roi est aussi déjà une telle synthèse. Chacun en fonction de son niveau a accès à un arsenal de critères pour évaluer la position, et si l'on se sent dépourvu à ce niveau-là, il y a des manuels de stratégie pour cela (Pachman par exemple).
Après, et c'est ta question, il faut définir ce qui prime dans une position complexe, où chaque camp a des avantages de nature différente. Et là, je ne crois pas qu'il y ait de clé miracle (ça se saurait et les logiciels seraient très contents). C'est d'ailleurs ce qui fait le charme des échecs, tous ces cas particuliers qui échappent aux grands principes. C'est uniquement l'expérience (parties ou lectures) - et aussi dans une certaine mesure ton caractère - qui pourront t'aider à trancher, à priviligié un type d'avantage au détriment d'un autre, dans les positions complexes.
Comme ça fait deux ou trois fils où je décèle chez toi une volonté forte de théoriser à un point très avancé (cf ton intérêt très théorique pour le choix des variantes), j'aurais tendance à te conseiller d'arrêter de te prendre la tête, de faire plus confiance à ton expérience du jeu et à l'intuition qui en découlera, plutôt que d'essayer de tout rationaliser en amont.
Cette fameuse compréhension des échecs dont tu parles, elle passe par l'expérience, qui donne du corps aux concepts trouvés dans les manuels, et permet de faire l'arbitrage entre les différents aspects de la position. C'est aussi ça qui fait la différence entre un bon joueur et un maître.
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Oops "à privilégier".
Et aussi d'accord avec les deux dernières interventions (de belles synthèses!), et l'ordre des priorités qu'on t'y suggère.
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réf. babaorum Le pragmatisme prime en effet. Lors d'une partie, il faudrait plutôt parler non pas du plan ou d'un plan mais d'une succession de plans. Si la structure des pions change, il faut peut être changer de plan. Si votre position comporte un point faible, votre adversaire peut l'expoiter et s'il commence à "tactifier" il faut garder à l'esprit que la tactique passe avant la stratégie. J'ai l'impression qu'à haut niveau un plan ne dure pas plus que 3 à 4 coups devant un barrage tactique. De plus, avant toute prise de décision, il faut juger si on a l'avantage (d'espace), si on n'a que l'initiative (cad pas grand chose) ou si on est en défense.
Une façon de progresser est de juger a posteriori comment vous prennez vos décisions. Mais c'est un autre sujet...
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Ref Kibitz Ce que tu viens de dire a une coséquence importante: un logiciel d'Echecs qui fonctionne à profondeur 15 ( soit 7 coups1/2 )est tout à fait capable d'élaborer un plan sur 4 coups , ce qui apporte une réponse positive à une question essentielle
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ref Bascombe Merci pour ce commentaire,étant en déplacement je n'ai pu y répondre plus tôt.
Je suis entièrement d'accord sur les différents points que tu développes en ce compris ma volonté de théoriser qui peut,parfois, consituer un obstacle dans ma progression.Je dois cependant reconnaître que c'est l'un des aspects qui m'apporte le plus de plaisir dans la pratique de ce jeu que je considère davantage comme une discipline de l'esprit (science?)que comme un sport (quoiqu'il en soit indéniablement un).En conséquence,je "fais avec" comme on dit certainement chez nous et peut-être en France également.N'as-tu pas l'impression que la compréhension du jeu passe par cette rationnalisation en amont dont tu parles?Bien sûr il est présomptueux pour un joueur de mon modeste niveau de prétendre y arriver au même titre qu'un maître mais,pourquoi se limiter? (Je ne prétends pas que tel est ton propos)
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ref Kibitz Juger à posteriori est ce que j'envisage de faire mais encore faut-il savoir quels sont les points à observer.
Comme chacun je connaîs une série de critères à prendre en considération mais en rejouant les parties des plus grands je m'aperçois au même titre que d'autres que tel mouvement non immédiatement compréhensible par moi débouche sur tel ou tel résultat.J'ai peine à croire que les maîtres n'agissent que par analogie de position et j'en déduis qu'il doit exister une série de critères objectifs amenant à prendre la bonne décision (Voire,une hiérarchie des critères amenant à prendre telle décision.)Au travers de ce forum chacun s'accorde à reconnaître l'importance de la pratique.C'est indéniable,la pratique permet aux joueurs moyens, par l'analogie de positions,la reconnaissance de modèles stratégiques et tactiques mais je sais aussi que toute réalité pratique s'appuie sur des lois.Quelles sont-elles? Cette réflexion,davantage que l'elo, est le "sel" indispensable à ma pratique.
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des modèles ? Des thèmes stratégiques et tactiques ? Voyons voir : le pion isolé, les pions pendants, le pion passé, l'attaque de minorité, la structure bloquée ou dynamique, la rupture, le contrôle et l'occupation du centre, l'activité des pièces, l'ouverture de ligne, la sur-protection, l'avant-poste, la tour en 7e ou en 6e, la double menace, le bluff, le passage en finale, sans oublier le calcul, le calcul et le calcul, mais j'en oublie certainement.
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