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| Enseigner les échecs par Br****2109 le
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Depuis 1997, j'enseigne les échecs à des enfants de 8 à 12 ans. C'est donc avec la plus grande joie que j'ai découvert une nouvelle méthode: la méthode par étapes des Hollandais van Wijgerden et Brunia. Il paraît qu'aux Pays-Bas, c'est pratiquement la seule méthode à être utilisée à grande échelle (dans la plupart des écoles, on y enseigne les échecs). Maintenant que la traduction française a paru, je comprends pourquoi.
Tout d'abord, les élèves disposent d'un vrai cahier de travail, comme celui pour les maths, le français, etc. Fini les copies que l'on ne retrouve jamais, qu'on laisse traîner partout. A partir de maintenant, les échecs, c'est du sérieux. On a son livre d'exercices personnel et on en est fier.
Ensuite et surtout, parce qu'il s'agit d'une très bonne méthode: elle est peut-être lente (on n'y aborde les thèmes qu'au compte-gouttes et l'enfant ne connaît les règles de jeu principales qu'après la septième leçon(!)), mais elle est simple et très efficace.
Simple? Oui, on y enseigne les échecs comme on enseigne une langue. On aborde les différents thèmes de façon structurée. C'est comme p.e. l'apprentissage des pronoms. D'abord, on explique le pronom COD et on présente toute sorte d'exercices sur le pronom COD, ensuite, on explique le pronom COI et on présente des exercices et finalement on fait faire des exercices mixtes aux élèves (mélange de pronoms COD et COI). Traduction échiquéenne:
D'abord, on enseigne la marche des pièces, suit alors toute une série d'exercices, ensuite, on explique ce qu'est une attaque, exercices, la prise d'une pièce, exercices, etc. Puis, synthèse.
Efficace? Certainement, car les exercices et les jeux (et ils sont nombreux - ce qui est normal, car les élèves ne peuvent jouer leur première véritable partie qu'après la septième leçon) permettent de s'approprier des compétences et non pas des connaissances (de là, la lenteur de la méthode: on se garde de faire courir un enfant, s'il ne sait toujours pas marcher). Ainsi, non seulement, ils s'amusent énormément (grâce à toute la variété d'exercices et de jeux), mais entre-temps, ils sont en train de se créer une solide base qui leur permettra de jouer mieux aux échecs. En fait, l'enfant apprend à aborder une position de façon structurée sans trop réfléchir.
Pour les enfants, il est aussi motivant de pouvoir décrocher un diplôme à la fin d'une étape. Je les vois déjà dans quelques années. "Moi, j'suis en deuxième et j'ai battu un gars de troisième."
Finalement, on y enseigne avant tout toutes les facettes de l'attaque (on pourrait rouvrir la discussion de la mort des échecs à cause des parties nulles). Vraiment, cette méthode, j'adore : il faudra être fort pour trouver une meilleure méthode et m'en convaincre.
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question Et où la traduction française est-elle disponible ?
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Hollandais ...copieurs !! Il y a du y avoir un espion hollandais à Hyères , car j'utilise cette méthode d'enseignement depuis plus de 15 ans dans les écoles de Hyères !!!! Quant aux "divisions" elles fonctionnent dans les clubs scolaires de Hyères depuis au moins aussi longtemps : j'ai même maintenant des enfants dont les parents se souviennent avoir joué ,eux même, par exemple , en 2-ème ou 3-ème Division de leur école !! Et ils espèrent que leur progéniture va atteindre la 1-ère Division ! Quant aux enfants , ils savent tous comment monter d'une division ...ou ne pas en descendre !
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Mouais, Ca pour être lente...
Ceci dit je suis assez convaincu qu'elle soit efficace sur la masse, en effet tout le monde n'a pas un intérêt inné pour le jeu d'echec. Et lorsque avant même de jouer on a un a priori sur le jeu, ben paf ca bloque dès que c'est un peu compliqué. Cette méthode est donc pas mal, l'enfant trouvant le jeu facile au premier abord, il aura plus de chance de s'y interesser. Mais pour quelqu'un de motivé par le jeu et jeune, pour apprendre la marche des pièces, rien ne vaut la méthode bourrin selon moi;-).
PS: Non non je ne cracherai pas sur le système scolaire et la façon dont on nous fait aborder les choses, bien que l'envie m'en démange...
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Ben si Il faut l'avouer. Combien de fois je me suis emmer... ennuyé en cours. Comment c'est chi... embêtant de devoir écouter puis apprendre quelque chose qui ne nous intéresse pas.
Déjà je vois comme certains jeunes vont au club d'échecs en début d'année pour s'éclater comme à la garderie... en jouant aux cartes yu-gi-oh (post pokémon). Et les récalcitrants forcés par leurs parents.
Et là, pof ! on t'inflige les échecs en cours. Et non pas perçu comme un loisir, il s'agit bien là d'une épreuve notée à la fin du mois (si j'ai bien compris).
Je me souviens en ces belles années de (oulaaa !) CM2, quand un "prof" d'échecs venaient dans notre classe et que, pourtant il nous montrait bien que c'était un super jeu, la moitié de mes camarades ralaient et que l'autre moitié, à part moi, chahutait.
Apprendre les règles élémentaires des échecs à l'école, oui !
Imposé un apprentissage, non !
Cela doit rester avant tout un loisir, à l'image du sport pratiqué à l'école :
on voit rapidement de tout, on apprend les bases, on aime ou on aime pas. Et si ça nous plait, alors vive les clubs !!
Sinon, est-ce une méthode intéressante pour un club ?
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Précisions Pour Deckard: J'ai acheté la traduction française lors d'un tournoi à Monaco.
Le livre mentionne un site web (où la traduction française est en construction): www.stappenmethode.nl (qui permet de commander le livre) et une adresse e-mail: info@stappenmethode.nl. Je ne sais pas si le Damier et autres le vendent déjà.
Pour Bernard83: je ne voulais pas dire deuxième 'division', mais deuxième 'étape'. Quant à ta méthode, tu me rends curieux.
Pour 'Kusmi': on peut toujours modifier son approche selon l'élève que l'on a devant soi (pendant les moments de jeux, pourquoi ne pas jouer des parties soi-même contre les élèves ambitieux). Sur le site, j'ai vu des exercices des étapes supérieures, et je dois admettre... que j'ai des problèmes. D'ailleurs, les auteurs précisent que peu d'élèves atteignent la sixième (et pour l'instant dernière)étape (et qu'elle ne convient par conséquent pas à un enseignement classical)
Pour Kavaliov: Je suis tout à fait d'accord avec toi, mais je n'ai malheureusement pas été clair: les cours que je donne à l'école sont uniquement destinés aux volontaires (si je remarque que l'enfant y est contre son gré, les parents le sauront rapidement) et quant aux 'notes', il n'en est pas vraiment question. La seule chose que l'on fait à la fin de l'année (et pas du mois!!), c'est présenter une feuille d'exercices, qui reprend les thèmes vus en classe. On n'est d'ailleurs pas obligé de leur faire faire des examens. Si l'enseignant remarque que l'enfant parvient à appliquer les compétences abordées, pourquoi ne pas le faire passer à une étape supérieure.
La méthode convient certainement aussi au club (peut-être même mieux encore, car si le club dispose de plusieurs entraîneurs, chacun d'eux pourra se concentrer sur une étape).
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Site Web Ce matin, j'ai vu que le site web existe aussi en français (on peut même y commander les livres en ligne(pas plus de 9,50 euro pour le manuel et 4,95 pour le livre de travail)).
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La marche du cavalier Bonjour,
J'exhume ce fil pour poser une questions à ceux d'entre-vous qui ont une expérience de l'enseignement du jeu aux enfants.
Cet après midi j'ai expliqué les échecs à ma fille (6 ans). Tout était facile jusqu'au déplacement du "cheval", et j'ai un peu tatonné pour lui expliquer. D'abord j'ai dit "deux cases, une tout droit et une en diagonale", mais elle avait tendance à s'embrouiller, ne se souvenant plus trop de la première partie du trajet, ce qui aboutissait souvent à deux cases en diagonale ou deux cases tout droit. Je lui ai fait visualiser les cases d'arrivée possibles avec des pastilles de couleur disposées autour d'un cavalier placé au centre de l'échiquier, et fait remarquer que toutes les cases étaient de la couleur opposée à la case d'origine et distantes de deux cases. Je lui disais donc "de deux cases mais doit arriver sur une autre couleur", mais je sens que ce n'est pas très clair pour elle. Je suis vite passé à une partie interactive pour que ce soit plus ludique.
Que recommandez-vous comme approche? Il y a aussi la fameuse "marche en L", je n'ai pas essayé pour ne pas achever de l'embrouiller, car j'avais déjà proposé deux approches.
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Voici comment mes enfants ont appris : avec le fameux ca-va-lier ils comprennent vite que ca-va on va tout droit et -lier à gauche ou à droite.
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J'ai essayé en formulant un coup comme une tour, puis un coup comme un fou (=comme toi, le Y quoi), mais aussi le contraire (le V).
Certains enfants accrochent mystérieusement plus facilement à l'une qu'à l'autre..
Le coup des pastille avec la rosace, et le L, ça marche pas mal pour retenir le déplacement, mais ça s'avère vite catastrophique quand il faut visualiser 2 coups successifs.
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La methode de Wijgerden et Brunia a ete publiee pour la premiere fois en 1987 et est devenue la methode officielle aux Pays-Bas. J' enseigne les echecs a des enfants de de 6-8 ans depuis 2 ans et je la trouve tres bien faite, tant au niveau pratique qu' au niveau didactique, La federation neerlandaise propose des formations pour l' exploiter au mieux. Reste l' aspect pedagogique bien sur, parce qu' il faut savoir les motiver, les gamins!:-) L'enseignement est ici facultatif, il s'agit d'une activite extrascolaire @Bascombe: c' est comme ca que j' enseigne la marche du cavalier egalement; tu peux peut etre essayer ca:le cavalier fait un saut un pas tout droit, un pas de cote.
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tiens, Bascombe fait remonter a la surface un post de 2 ans!
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vieux de 2 ans, disais-je:-)
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bascombe a fait l'erreur De montrer deux méthodes en une fois...
Fallait en essayer une, et laisser le temps que ça rentre, et si ça marchait pas , quelques jours après lui en montrer une autre...
Dcax, qui a fait la même une fois, et on l'y reprendra plus ;oX
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Par expérience Je pense que la meilleur méthode pour apprendre la marche du cavalier est "la" visuelle :
Je pose un cavalier au milieu de l'échiquier et 8 pions sur les cases où il peut aller.
J'explique ce que ça veut dire et je demande aux enfants de bien visualiser. Je pars une minute. Je reviens. Et là exercice : on pose un cavalier sur une autre case et chaque enfant pose un pion sur une case où peut aller le C.
On recommence l'exercice autant de fois que besoin. En début de séance suivante, on vérifie l'acquis. On réitère l'exercice pour ceux qui en ont besoin. Je n'ai jamais eu besoin plus de 3 * 5 minutes pour apprendre la marche du C.
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ref yegonzo, Dcax Si l'on s'en tient à l'apprentissage de la marche du cavalier, comme pour n'importe quel apprentissage, il est indispensable de présenter plusieurs méthodes, et laisser l'enfant "choisir" celle qui lui convient le mieux.
C'est le BaBa de la pédagogie, chaque enfant ayant heureusement un fonctionnement différent, en gros (très gros..) classé en utilisation de la mémoire visuelle, de la mémoire auditive, de la mémoire kinesthésique (moins connues, mais largement aussi importante, le boulier asiatique devrait être obligatoire dans les écoles!), et pour les plus "mâtures", la mémoire conceptuelle.
Toute personne qui enseigne quoique ce soit sous une seule forme, avec des certitudes,risque de se planter lourdement avec des individus pourtant pas dépourvus de talent.
Maintenant, aucune "recherche" ou "expérimentation" officielle n'existant, le pb de l'apprentissage des échecs restera pour l'instant un affrontement de certitudes.
Pourtant, rien que sur la marche 1 case tout droit, une case en diagonale, on peut déjà la présenter de façon audive, visuelle, ou kinesthésique.
L'un retiendra l'image du "Y" (ou du "V"), l'autre retiendra la phrase "déplacement ainsi, puis comme ça.", l'autre un geste.
De ce point de vue, la "rosace" a pour moi l'inconvénient de ne s'adresser qu'à la mémoire visuelle, même si j'admets l'avoir utilisée avec succès, pour ce qui concerne l'apprentissage de la marche des pièces.
Cependant, à l'étape suivante, quand il s'agit d'envisager 2 déplacements successifs (ou plus, bien sûr) d'un cavalier, (dans des combinaisons ou des finales basiques par exemple), je me suis aperçu que chez enfants comme adultes, l'habitude du "L" ou de la "rosace" réduisaient visiblement "l'horizon" tactique.
Je serais d'ailleurs très intéressé sur la façon de penser le déplacement des cavalier par de forts joueurs (au dessus de 22).
Spécialement pour les joueurs tactiques.
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Je suis globalement d'accord avec toi. Quand je parle de "la rosace", je parle bien sûr de ma 1ère méthode et c'est celle dont j'ai remarqué pour mon cas qui fonctionne le mieux.
Souvent, j'ai vu aussi pour des enfants qui bloquent sur le côté visuel de cet apprentissage que d'autres méthodes sont plus adaptées...
Pour envisager les déplacements successifs, rien de mieux qu'une partie "bouffe-bouffe" ou "échecs explosifs" (je joue un coup, tu joues 2 coup de rang, je joue 3 coups de rangs etc ...)
M'est avis que les + de 2200 ne "pensent" pas le déplacement du Cavalier ; il est "en eux" depuis un long moment je pense ...
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J'ai "enseigné" les Echecs à des enfants de 4 à 12 ans.Et outre le plaisir de partager sa passion avec de jeunes enfants, il est effectivement très instructif de voir que chacun s'approprie très vite sa méthode pour apprendre; d'où effectivement l'obligation de proposer des outils multiples et variés pour être le plus exhaustif possible.
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Merci pour vos avis.
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Bah y a pas une méthode magique qui marche Tout le temps...
Ce qui peut faire des merveilles avec un groupe, un enfant, un adulte etc ne marchera pas forcément avec un autre.
Faut pas se montrer obtu dans la démarche, même si je l'aime pas, j'ai beaucoup d'enfants qui ont appris à jouer avec leur parents et qui font du "ca-va-li-er" et se trompent très souvent, même en recentrant le "ca-va-lier", plusieurs fois.
En fait faut trouver à quoi l'élève sera sensible; et ça demande un effort d'analyse qui est parfois difficile à faire, faut de la pratique ;o)
Dcax, un autotrompeur sachant s'autotromper doit savoir euh...
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Une autre méthode possible mais plutôt à 12 ans qu'à 8 : le Cavalier joue un coup de longueur racine de 5. On fait d'une pierre deux coups, tout en soulageant la tâche du prof de maths qu'ils vont avoir en 4e.
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