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| Petrossian par vo***gn***10272 le
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En étudiant quelques parties de Petrossian, je m'attendais à trouver des débuts de parties où les pièces se positionnaient lentement pour finir en contrôlant l'adversaire.
Mais régulièrement, le combat par des attaques directes ou des échanges était engagé dès le début de partie.
Je suis novice aux échecs et je me doute qu'il y a une raison à celà, mais je pensais qu'avec un style de jeu aussi fermé que le sien (tel que j'ai pu le lire), la partie avancerait sans qu' aucun échange ne soit fait et qu'il commencerait la partie en accumulant les menus avantages de sa position.
Est ce que quelqu'un pourrait m'éclairer sur ce que je dois comprendre en lisant les commentaires sur son style de jeu et ses différentes parties ?
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just my 2 cents... Je n'ai jamais trop vraiment cru à cette histoire d'accumulation de petits avantages sensé qualifié le jeu positionnels.
En fait le jeu positionel procède de la position, c'est à dire qu'un joueur positionnel maîtrise des schémas (positions) en milieu de parties qui lui donnent une certaine force car il gagne en vitesse et clarté de réflexion stratégique.
Les GM d'aujourd'hui poussent même la technique positionnelle en partant de la position au sortir de l'ouverture jusque dans la finale. Donc l'échange des "bonnes" pièces est une arme aussi sûre que l'attaque sur le Roi.
Etre un joueur positionnel ne veut pas dire qu'on est une truffe en combat tactique ou attaques directes (Karpov, Leko, Kramnik, Petrossian sont d'excellents tacticiens). Si on leur laisse l'occasion de se montrer actif, ils ne vont pas refuser en principe le combat s'ils estiment qu'il y a des chances de gains.
Le grand problème de ce type de joueurs c'est que leur force tactique agit parfois comme une censure sur leur jeu, et ils ne jouent pas souvent les coups les plus directs car ils ont déjà repérés la défense que pouvait leur opposer leur adversaire.
Le style de Petrossian est très difficile à décrire car il était très original, avec des conceptions en ouverture qui parfois défiaient les principes du jeu classique. Il pouvait se permettre de "ralentir" le jeu de l'adversaire et imposer son propre rythme car il savait en défense détecter la moindre ressource cachée.
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Un joueur comme .... Michael Adams, me semble très proche du style de Petrossian. On voit qu'il est capable aussi comme Tigran de combattre dans les positions ouvertes.
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On dit : Le grand Petrosian ! Petrosian,T - Pachman,L [A04]
Bled (6), 10.09.1961
1.Cf3 c5 2.g3 Cc6 3.Fg2 g6 4.0-0 Fg7 5.d3 e6 6.e4 Cge7 7.Te1 0-0 8.e5 d6?! 9.exd6 Dxd6 10.Cbd2 Dc7 11.Cb3! Cd4? 12.Ff4 Db6
[ 12...Cxf3+ 13.Dxf3 e5 14.Fe3+-] 13.Ce5 Cxb3 14.Cc4!+- 14...Db5 15.axb3 a5 16.Fd6 Ff6 17.Df3 Rg7

18.Te4!?
[18.Dxf6+!! Rxf6 19.Fe5+ Rg5 20.Fg7!+- Tg8 21.f4+ Rg4 22.Ce5+ Rh5 23.Ff3#]
18...Td8 19.Dxf6+ Rxf6 20.Fe5+ Rg5 21.Fg7! 1-0
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super la partie Reyes! belle partie, ce debut paye pas de mine mais il dechire!
pas mal pour un joueur "qui n attaque pas"!!!!!
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La partie qui suit est extraordinaire : imaginez-vous un joueur du top 3 d'aujourd'hui utiliser une telle ouverture contre un bon GM ?
Pomar-Petrosian, Olympiade de Siegen, 1970
1. d4 g6 2. c4 Bg7 3. Nc3 d6 4. Nf3 Bg4 5. g3 Qc8 6. Bg2 Nh6 7. h3 Bd7 8.
e4 f6 9. Be3 Nf7 10. Qd2 c5 11. dxc5 dxc5 12. O-O-O Nc6 13. Kb1 b6 14. g4
Rb8 15. Rhe1 Rb7 16. e5 fxe5 17. Ng5 O-O 18. Nd5 Nxg5 19. Bxg5 Be8 20. Bh6
e6 21. Bxg7 Rxg7 22. Nc3 Nd4 23. Rxe5 Rgf7 24. Ne4 Qc7 25. Rg5 Rf4 26. Qd3
h6 27. Nd6 hxg5 28. Nxe8 Rxe8 29. Qxg6+ Kf8 30. Qxg5 Qh7+ 0-1
En évoquant cette partie, Petrosian disait qu'il avait voulu sortir Pomar de ses structures familières et lui offrir de nombreux choix, pour lui donner l'occasion de ne pas savoir quoi faire et c'est effectivement l'impression que laisse le jeu des blancs. Et pourtant Pomar était je crois classé à + de 2500.
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je crois me souvenir qu'avant d'etre connu comme champion du monde, Petrossian "massacrait" pratiquement tout le monde en blitz. Comme dit ifuinsist, on peut cataloguer un joueur à 2700 + comme positionnel, mais il voit toutes les pointes tactiques, meme si il en sort moins souvent que Tal
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Tous les grands champions étaient d'excellents calculateurs. Le style est plutôt la conséquence de leur réaction quand le calcul d'une ligne aboutit à "pas clair", et du côté qu'ils ont tendance à choisir lors d'un équilibre entre initiative et matériel.
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qu'en termes choisis ces choses-là sont dites ;o) En effet, confrontés à ' ∞ ', je crois qu'on peut dire que Petrossian et Tal avaient plutôt tendance à respectivement fuir la variante et sauter dedans à pieds joints, bien vu.
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Il y a quand même des nuances... Petrossian était par exemple un calculateur bien plus profond et précis que, par exemple, Tal. c'ets d'ailleurs ceci qui lui permettait de se lancer parfois dans des défenses "au bord du précipice". Le second avait en revanche une imagination phénoménales, mais il suffit de regarder quelques-uns des sacrifices pour lesquels ils est si célèbres (et les commentaires qu'ils en donne) pour voir que son calcul était bien moins précis.
Aujourd'hui encore, à haut, Mickaël Adams ou Evgeny Bareev par exemple calculent moins bien que leurs collègues mais compensent par un sens positionnel ultra développé, tandis que la caractéristique inverse est plutot propre à un Ponomariov, Leko ou Shirov.
Et ces 'aptitudes' ne sont forcément en corrélation avec le 'style' agressif ou solide, etc...
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