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| Attitudes par Me****5982 le
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Une attitude qui me désole particuliérement est lorsque quelqu'un perd une partie ou fait un mauvais tournoi et met cela sur le compte soit de la fatigue, soit d'un virus (peut-être du PC, ce qui explique le manque de préparation grâce à chessbase) attrapé,
alors qu'il n'en est rien en realité et que c'est pour donner une raison à leur defaite alors qu'elle est seulement due à un meilleur niveau de l'adversaire dans cette partie tout du moins, pourquoi ne pas le concéder??
Est ce une honte d'avoir été battu par plus fort que soi ??
Les echecs restent un jeu et rien ne sert d'adopter cette attitude!! Qu'en pensez vous??
Ps: desolé pour les probables fautes..
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bon il y a quand meme des gars qui mittonnent pas et ca se voit (genre le gars arrete pas d'eternuer)
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c'est humain
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Je parle de ceux dont ce n'est pas le cas ptitebote!
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bah y a la chance aussi... j espere qu yvap et peres vont pas relancer la chance aux echecs, mais ca arrive de perdre par manque de bol. Pas besoin d aller chercher la fatigue ou autre chose.
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le manque de bol ... implique-t-il de boire la tasse ?
Yvap, potier en tropique.
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les raisons de la defaites sont multiples Un joueur peut perdre pied par un manque de theorie sur une ouverture et perdre alors que ce meme joueur domine son adversaire dans beaucoup d'autre parties...la psychologie est fondamentale dans la victoire...Le depit d'avoir perdu
est parfois est surtout une defaite
psychologique.Mais une majorité de ces joueurs refont pied apres la partie et sont tout a fait a meme de reconnaitre leur erreurs qui provoqua leur defaite
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il y a plus terrible pour lui... Que le gars ne se rende pas compte ue ce soit la fatigue qui soit la cause de cela, et qu'il se mette à travailler d'arrache-pied pour améliorer son niveau.
La sous-estimation de soi est un peu plus nocive que la surestimation.
;-)
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Merci Coment fais-tu pour savoir que ce n'est pas le cas? En général quand on m'a dit ça, c'était probablement le cas.
Ceci dit même quand c'est le cas, autant le garder pour soi, déclarer sagement forfait pour le reste du tournoi, rentrer soigner son rhume, et massacrer l'adversaire lors du tournoi suivant :).
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excellente, yvap!
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Kasparov a fait une gaffe contre Huzman. Est-elle révélatrice d'une compréhension supérieure d'Huzman, je ne le pense pas. Expérience personnelle: Je (1800)joue un adversaire moins bien classé (1600)j'obtiens un petit avantage dans l'ouverture, je gagne un pion puis deux, j'arrive en finale de fous de même couleur avec deux pions de plus net et ......je donne mon fou !!(enfilade grrrrrr).A-t-il était meilleur que moi ? Je ne crois pas j'ai été étourdi. Quand la situation inverse se présente, je suis le premier à reconnaître que j'ai eu de la chance.
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Le noble jeu Le noble jeu ne rend pas forcément noble ... On voit se comportement dans les jeux de cartes, le ping pong ou la pétanque (la chance de l'autre, le soleil dans les yeux, le sol qui glisse, tous ces bla blas ...)
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On dit de plus le "noble" jeu... mais il est d'une violence extrême, car il met en pratique la capacité de prendre une décision dans un temps limité, alors que c'est justement ce qu'on fait toute la vie durant pour tenter de survivre.
Alors, il est tout à fait normal que cette analogie mette inconsciemment les personnes au pied du mur lorsqu'elles perdent une partie soit sur une gaffe, soit sur le long terme.
Le problème étant que la réalité se joue souvent d'un air moqueur des meilleures intentions d'un pratiquant de ce jeu, comme celles d'un être humain. Si on croit plutôt à la psychanalyse, ce n'es plus la réalité mais l'inconscient qui fait des siennes.
Alors on cherche ensuite à consolider le bilan de tout cela à travers des diagrammes, ds tableaux, des projections mathématiques telles que le classement Elo. Nous poussons en tant qu'être humain parfois le besoin de comprendre dans des directions qui deviennent obsessionnelles mais qui ont la capacité de nous tranquiliser.
Nos ancêtres sacrifiaient une partie de leur revenu de la chasse à d'improbables dieux, mais cela les déchargeaient peut-être en quelque sorte du poids psychologique et de la responsabilité de la chance ou de la déveine.
On ne peut pas décemment établir de paramètres tels que la force de jeu, car on quitte le domaine du qualitatif (niveau de compréhension du jeu) pour celui du quantitatif (la performance, les statistiques, ...) Un des problèmes centraux de la compétition sur un échiquier est la transformation de cette force de jeu en points concrets.
Ce genre de drame est universel, je vois nombre de gens intelligents qui ne réussissent pas dans la vie suivant les critères communs, et d'autres qui semblent poussés par un destin mystérieux depuis leur naissance.
Le destin, qui est un des moteurs de la tragédie grecque, comme aussi le concept de noblesse (le noble jeu ou le jeu des nobles ?) qui par son évidente injustice a fasciné des millions (plus peut-être) de pauvres êtres humains pendant des siècles et leur a fait croire à un ordre établi au sein de l'univers.
Ce qui est étrange, c'est que l'on s'accommode tous de ce genre d'état de fait, que l'on obéisse encore à des critères communs sans les remettre en cause ni les examiner, que l'on est tellement de mal soi-même à accepter nos défaites sur l'échiquier pour être capable de rejeter la suspicion sur ceux qui avoir perdu pour cause de fatigue, que l'on fait tout pour s'accomoder d'un ami haut placé en écrasant le talent environnant en milieu d'entreprise ou d'administration etc.
Bref nous avons peur de ne pas être digne du corps que quelque chose ou quelqu'un (????) nous a confié dès la naissance. Nous avons encore peur... mais de quoi ?
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Tiens ? Personne n'a encore appelé Tartakover à la rescousse :
"Je n'ai jamais gagné contre un joueur en bonne santé."
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Qui a dit... ? Qui a dit : "Quand je perds, je me tais et j'avale ma purge." ?
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Des fois dire "j ai perdu parce que j ai mal joue" est aussi bete que de dire "j ai perdu parceque j avais mal dormi et puis je suis pas remis de ma grippe, en plus mon adversaire a fait n importe quoi, il connait rien aux ouvertures..." Exemple: Vous faites un beau sacrifice speculatif. Il semble que vous ayez un contre-jeu plus que suffisant, tout le monde vous voit deja gagner. Et puis une demi douzaine de coups plus tard, votre adversaire sort une ressource insoupconnee, vous avez l air de gagner, mais vous ne gagnez pas. Vous perdez. Le soir Fritz confirme : le sacrifice avait l air bon mais ne l etait pas. Ces choses la ca arrive meme a Shirov. On perd sans avoir forcement mal joue.
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Je croyais que c'était Kasparov qui disait Je déclare de ne jamais avoir perdu contre quelqu'un de malade, tant qu'il est vrai que les excuses de mes adversaires sont pitoyables...
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Il y a une part de chance aux échecs comme dans tous les autres sports.
La force des champions, c'est de ne jamais attribuer une défaite à un autre facteur qu'à eux-mêmes. C'est comme ça qu'ils peuvent se remettre en question de manière permanente et continuer à s'améliorer même s'ils sont déjà les meilleurs de leur discipline. Un sport comme le tennis est frappant de ce point de vue. Les joueurs (N°1 ou 2 mondiaux) reconnaissent souvent que leur adversaire a mieux joué s'ils ont été battus. Et ne cherchent que rarement dans la force du vent, la tension de la raquette ou la décision de l'arbitre les raisons d'une défaite.
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ládversaire est parfois plus fort mais ca ne se voit pas si souvent que ca, j'entends par la que c'est rarement flagrant, car la plupart des parties d'amateurs sont gagnees de facon assez miserable, c'est a celui qui fait l'avant-derniere boulette. Mais qu'est-ce que ca peut bien faire, la facon dont l'adversaire se console? Ok, c'est un peu desagreable, et alors?
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Pourquoi c'est désagréable...? Parcequ'on aimerait tellement que notre adversaire nous dise:
"J'étais en pleine forme, cela fait trois semaines que je me prépare pour cette rencontre, j'ai analysé ton style de jeu avec mon équipe de secondants, j'ai même engagé un diététicien, un préparateur physique... Tu as joué brillament, tu as déjoué tous mes plans, je suis impressioné par ton talent, ton savoir et ta créativité... Vraiment je t'admire!".
Au lieu de ça, ayant l'impression d'avoir attrapé un brochet, on se rend compte qu'on avait un goujon malade au bout de l'hameçon... C'est dûr les échecs...
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effectivement Brochet Philippe 2385
Goujon Antoine 1860
Goujon Francis 1590
Tu as raison, c'est plus facile.
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:-)
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pas mal, celle là !
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ca me fait penser ... ... a une anecdote lue dans la biographie de Tal dont les ennuis de santé l'ont un moment empêché de jouer. Apres une grave opération la rumeur de sa mort circule : il dément en annonçant "la rumeur concernant ma mort a été largement exagérée". Puis il s'engage au tournoi de Tbilisi en 69,juste un mois après. Contre Suetin ou il gagne en sacrifiant sa dame et il conclut : "Pas mal, pour un mort". ref : The life and games of Mikhael TAL, excellent !!!
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Tiens... J'avais vu la phrase "la rumeur concernant ma mort a été largement exagérée" attribuée à Paul McCartney.
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je confirme que ça m'a plutôt l'air d'être du McCartney à moi aussi...
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en quelle année McCartney l'a-t-il prononcée ? passque si c'est dans le bouquin de Tal...
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J'ai cherché un peu plus et apparemment ce serait Mark Twain qui en serait l'auteur original. McCartney et Tal n'auraient donc fait que plagier Twain... bouh les vilains ! :)
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ça dépend Twain a écrit ça en quelle année ?
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Magic Tal Quand on connaît les énormes ennuis de santé qu'il a eus, on ne peut qu'admirer encore plus son génie, son humour et son humilité. On n'ose imaginer les parages supplémentaires qu'il aurait atteint sans ses ennuis. Michka, tu nous manques.
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Miles-Timman Une anecdote de tonton Pessoa :
Un jour que Tony Miles était atteint d'un terrible lumbago, il dut affronter Jan Timman allongé à plat ventre sur une table qui surplombait l'échiquier. Pas dépourvu de ressource et malgré la souffrance, le regretté Tony remporte la partie. Puis il demande à son adversaire :
- Est-ce que ma position t'a gêné ?
Et Timman de lui répondre :
- Non, c'est plutôt ma position qui m'a gêné...
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Rumeurs "les rumeurs concernant ma mort...", je la connaissais attribuée à Brassens. Si Mark Twain l'a dit après lui, non seulement c'est un sale copieur, mais en plus c'est un fieffé menteur.
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lol, pessoa pour l'anecdote, Tony Miles a joué (et gagné) TOUT le tournoi de Tilburg 1985 dans cette position, ce qui a un peu énervé Kortchnoi et Huebner, ses co-vainqueurs. Là on peut dire que Miles en a ch..., autant physiquement que psychologiquement, car il y a eu des tas d'embrouilles, de discussions, de trucs très déstabilisants. Mais pas avec Timman.
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Précision : Tal cite la phrase mais l'attribue comme étant d'un "célèbre humoriste". Ce qui ne résoud pas le problème de qui l'a dite en premier, au moins on sait que ce n'est pas Tal. Je crois que c'est mark Twain mais je ne suis pas certain ... En tout cas il est l'auteur de la maxime suivante qui mettra tout le monde d'accord :
Lorsque quelque chose a été dit et bien dit, n'aie pas de scrupules. Prends-le et copie-le
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par ailleurs ... ... Tal avait un sens de l'humour qu'on retrouve moins fréquemment chez Kasparov ou Kramnik non ?
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Twain voilà ce que j'ai trouvé:
While living in Europe at the end of the 19th century, American writer MARK TWAIN discovered that at least one U. S. newspaper had reported his death. Somehow information in a letter about one of Twain's dying relatives got twisted around, the paper reported Twain dead and eventually word crossed the pond. Twain sent a telegram to the editor, contributing what was to become one of his most famous quotes: "The report of my death is greatly exaggerated." Twain died in 1910.
En gros, donc, Mark Twain vivait à Londres et un de ses cousins avait failli mourir, bref, un fameux journal de NY enquaêtait sur le sujet en croyant que c'était lui (il était très célèbre) et Twain a envoyé un télégramme au rédacteur en chef contenant la fameuse citation.
Par contre, tant en ce qui concerne Twain que Tal ou Brassens, je crois que la nouvelle est désormais confirmée, malheureusement, comme quoi il n'y a pas de fumée sans feu, et si c'est dans le journal (a fortiori a la télé), c'est que ça doit être vrai quelque part. CQFD.
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au passage je suis tombé sur la citation suivante, désolé pour le côté morbide:
A belief in hell and the knowledge that every ambition is doomed to frustration at the hands
of a skeleton have never prevented the majority of human beings from behaving as though
death were no more than an unfounded rumour.
Aldous Huxley
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merci IDFX :-) Pour ces précision. En conclusion dans la même veine une petite citation apocryphe (disons adaptée au contexte) : "On a beau dire, on a beau faire, on trouve de moins en moins de joueurs qui ont battu "Emmanuel Lasker.
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