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| encore les ordis... par kaktus le
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On débat souvent de l'influence des ordinateurs sur le JPC et les bouleversements incontestables qu'ils ont apporté.
Mais, on n'évoque jamais leur éventuelle influence sur le jeu classique.
Pourtant, on ne peut plus lire une analyse d'un GMI sans que celui-ci ne dise pas au moins une fois " d'après Fritz...".
Par ailleurs, il devient courant de voir des GMI affirmer après une partie avoir toute la partie dans leur base de données.
Inversement, quand je parcours de vieux livres échiquéens, en particulier sur les ouvertures, écrits juste avec "leur bite et leur couteau", je suis très impressionné par la rareté des erreurs (pour les bons livres).
Aussi, je me demande si l'ordinateur n'a pas une influence négative sur le niveau de jeu réel des joueurs actuels, en réduisant leurs capacités d'analyse personnelle et de créativité, au profit de leurs capacités de mémorisation.
D'ailleurs, dans la hiérarchie mondiale, la plupart des joueurs sont des "anciens" formés à l'école classique sans ordinateur ( Tal, Kasparov, Fisher, Spassky ont atteint le haut du pavé au détriment des quadragénaires de l'époque bien plus tôt il me semble).
En clair, si les parties deviennent théoriquement meilleures, les joueurs ne sont-ils pas en fin de compte moins bons ( si on arrivait à leur oter toute théorie, leurs parties seraient-elles si bonnes ?) ?
Déjà, Spasky admirait Fisher qui ne pouvait compter que pratiquement sur lui même, alors que lui profitait de recherches "secrètes" de l'Ecole soviétique ce qu'il considérait comme un avantage considérable, alors, les jeunes champions biberonnés au ordi sont-ils aussi bons que leurs prédécesseurs ?
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de toute façon pour devenir GMI,il faut avoir une forte capacité de calcul,et être précis.
Les ordis ne sont qu'un outil.Si un utilisateur d'ordi joue contre un non utilisateur,les chances sont égales,s'ils ont le même niveau.
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Comme au Tour de France Avant l'invention du dérailleur, les cyclistes étaient beaucoup plus fort.
Maintenant, il suffit d'un petit geste pour changer de braquet. Ca fausse complètement la course
D'ailleurs c'est ridicule, un Tour de France en trois semaines. Avant l'invention de la roue c'était du vrai sport. En plus dans la forêt il y avait des bêtes sauvages qui bouffaient la moitié des participants au Tour de pas loin de la Neander.
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Faut pas se facher lefouduroi : je n'attaque pas les ordinateurs :)
Je me demande juste si les joueurs qui se sont formés complètement à la main, et les joueurs qui ont toujours bossé avec des ordi n'ont pas une façon profondément différente de comprendre les échecs, ou si simplement ça leur permet juste d'apprendre plus vite.
En math, par exemple, je constate que les élèves ne connaissent plus les méthodes de calcul mental vu qu'ilsne s'en servent plus depuis les calculatrices, or celles-ci permettent de bien comprendre la numération, plus tard le calcul littéral, et ainsi de suite par une réaction en chaîne, quand is arrivent à la topologie ou d'autres structures abstraites, certains nagent complètement car toutes les bases précédentes étaient appliquées mécaniquement sans réellement être comprises.
La question de savoir si bosser dès le début avec les ordis modifie pas profondément l'approche du jeu me semble légitime.
En particulier, je trouve troublant qu'aucun jeune joueur ne soit parvenu à chatouiller le trio Kaspi-Kramnik-Anand depuis une quizaine d'années.
Ce n'est peut-être qu'un effet des tournois fermés, mais quand même, où sont (et qui sont d'ailleurs) les 10 deniers champions du monde junior ?
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Humour ;-)
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En math, par exemple, je constate que les élèves ne connaissent plus les méthodes de calcul mental...
Il y a une nouvelle d'Asimov sur le sujet.
L'histoire d'un gars qui gagne une guerre en réinventant le calcul mental
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Contamination ou enrichissement ? Bonjour,
Telle est la question ... Tous les GMI travaillent et préparent leurs parties avec les meilleurs programmes, donc l'influence est considérable.
L'entraînement à la tactique et à la défense s'en trouve lui aussi très influencé, mais l'esprit humain conserve encore une certaine marge pour ce qui concerne la stragégie de jeu.
Il faut garder confiance dans la créativité humaine, même s'il est certain que le jeu de plus en plus stéréotypé de bon nombre de GMI "respire" la pratique intensive des programmes, et même s'il est certain aussi que bon nombre de parties entre programmes sont elles-mêmes d'une grande créativité (notamment lorsque les powerbooks sont désactivés).
En fait l'homme et la machine s'influencent mutuellement, pour le meilleur et le pire.
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