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La stratégie du joueur d'échecs. par ins174 le  [Aller à la fin] | Actualités |
"Les joueurs d'échecs expérimentés et les novices se distinguent par leur découpage visuel de l'échiquier. Un grand maître d'échecs regarde "entre les pièces".

Petit résumé : Le regard des joueurs faibles passe d'une pièce à l'autre, ils ont besoin de tout observer pour savoir si la situation est dangereuse. Les experts, au contraire, fixent davantage le centre de la zone. Ils identifient visuellement des schémas de jeu globaux qu'ils ont déjà stockés en mémoire.
En gros, des schémas consistant en "chunks", groupements de pièces (2 à 5 maximum) liées par des caractéristiques fonctionnelles, et des "templates" (jusqu'à une douzaine de pièces) identifiés comme des "structures" contenant des informations sur aussi bien le passé d'une position que sur le "potentiel" de celle-ci.
Ce serait surtout grâce aux "templates" que l'expert peut orienter plus rapidement et avec moins d'efforts son jugement.

A lire dans Cerveau & Psycho n° 1, en kiosque actuellement.

Egalement dans le même n°, et je trouve la coïncidence amusante :
Les raisons de la colère. A en croire l'étude du cerveau et des comportements, il serait bon de laisser la colère s'exprimer plus souvent.

Kaspi l'aurait-il lu ? ;o))



et alors ? 


ins174, le
PS : j'ai oublié de citer les auteurs André DIDIERJEAN, Vincent FERRARI et Evelyne MARMECHE.

ouimais : "et alors" quoi ? Lis l'article ou pose des questions précises. ;o)


bon, mais ça on le sait depuis 1966, non ? ,o))

Sinon "Stratégie des joueurs d'échecs" ??? Tu veux dire "perception visuelle et raisonnement chez les joueurs d'échecs" ???


en effet tout cela est bien connu.. Pour ce qui est de Kasparov, il y a une différence entre laisser sa colère s'exprimer et manquer de classe...


Bon, dans les Archives on retrouve en 1943 : le texte d'Amédée Ponceau. Il parle de "vision panoramique" du joueur et de "spectacle(s)" sur l'échiquier. Est-ce que les "chunks" et autre "templates" font radicalement avancer le "schmilblick"? Bon, ça c'était pour donner de l'eau au moulin d'Yvap ;o)))

Le texte dont voici un extrait est sur mjae.com (of course) :

"Voici donc, semble-t-il, le point décisif. Le joueur non automatique est le perpétuel inventeur d'un ordre stratégique dans lequel prend place chaque coup joué, sans que ce coup à lui seul constitue jamais la stratégie totale. Ce sont d'autres coups antérieurs ou bien seulement pensés tout d'abord pour être ultérieurement exécutés, qui lui donnent ou promettent de lui donner l'efficacité. A cette stratégie, l'automate ne peut jamais opposer que des déclenchement spasmodiques, à effets limités. Il sera fatalement acculé tôt ou tard à des situations non susceptibles d'être compensées ou redressées par un seul coup joué. Car la partie se joue coup par coup. Pour opposer à une stratégie, c'est d'une autre stratégie qu'il faut soi-même disposer. Encore, par stratégie, devons-nous entendre moins un dispositif fixé d'avance et immuable qu'une action susceptible de s'infléchir à chaque coup dans un sens différent de son action initiale."

Qu'exige cette action ? Que le joueur s'inspire du spectacle offert à chaque instant par l'échiquier, qu'il passe du spectacle à une façon nouvelle de "penser la partie", à ce que nous appelleront nouvelle structure, nouveau concept; enfin que, de cette structure, il engendre une représentation future, en route vers la solution."


ins174, le
Vi vi ! peut-être était-ce soupçonné ... par introspection et seule réflexion philosophique, Mais ... ! cela restait discutable et peu, sinon pas du tout, argumenté concrètement.
L'important est que cela est maintenant confirmé par des expériences donnant des résultats quantifiés, basées entre autres sur le suivi en temps réel du regard comme sur les capacités à mémoriser des structures.
Tout cela étant enfin mesurable, ce qui n'était pas le cas précédemment, et qui change tout de même les choses car cela devient tout de même un peu plus "scientifique" ! non ? ;o)



ins174, le
PS : Le titre de ce fil est le titre de l'article ... dans la revue, pas le mien.


OK, juste une précision : "Vi vi ! peut-être était-ce soupçonné ... par Yvap par introspection et seule réflexion philosophique". Je précise :

- il y a déjà une EVIDENCE là-dedans, c'est que le rapport perception visuelle/raisonnement est essentiel dans ce jeu. Plus que l'odorat ou le toucher. Ben oui ;o)))

- il y a des propos de Marcel Duchamp très intéressant sur cela. Rien d'étonnant si l'on considére (déjà) qu'il était peintre.

- Enfin ce constat on est amené à le faire, dans la pédagogie, lorsqu'on essaie de faire progresser un débutant : OK il y a les micro-problèmes tactiques ici ou là sur l'échiquier mais si tu veux gagner tu dois te poser la question : que faire à plus longue échéance ; et là il ne s'agit plus de regarder la seule confrontation directe entre un fou et un cavalier mais de considérer l'échiquier plus en globalité pour se diriger vers un choix : bon j'attaque le roque parce que ceci ; tiens il menace de tout balancer sur mon roque alors je riposte au centre ; tiens il se concentre sur l'aile-dame est-ce que je défends sur ce terrain ou lance une contre-offensive, etc. Cela, on peut le retrouver dans tout un tas de domaine pour sûr. Et on retrouve l'alternance tactique/stratégie.

Bon maintenant, c'est pas encore avec cela qu'on devient GMI. ;o))


ins174, le
Hé hé ! bien sûr ! ... bon, le titre de leur article n'est pas très approprié je suis d'accord.
Il ne s'agit pas en effet de "stratégie" mais bien sûr d'analyser des modes de fonctionnement du cerveau et d'intégration des données par celui-ci.


ins174, le
PS : au lit l'Emile ! il est tard ! ;o) 


La quantification du nombre de pièces n'est pas négligeable à mon avis. Celà pourrait très pragmatiquement aiguillerles cours d'échecs. On ne cherchera pas à faire rentrer dans la tête d'unélève un schéma inexploitable 'physiquement'.


Autre impact très concret sera certainement l'inspiration qu'en tireront les concepteurs de logiciels...


ins174, le
et pas seulement d'échecs ... ça touche évidemment aux problèmes de reconnaisance de formes, et pas seulement visuelles.
"F.Gobet a récemment montré que lors de l'acquisition du langage, certains motifs sonores de la voix pourraient être regroupés à la façon des chunks".

Donc aussi à la robotique ! ;o))


Reconnaissance sonore et compréhension du langage seraient intimement liées ? Ca semble pas évident au premier abord...


ins174, le
Oh que si ! ... Comment décrypter un langage -- sonore s'entend, sans jeu de mot ! ;o) -- si déjà la reconnaissance des phonèmes utilisés ne peut se faire de façon précise.
On ne parle pas ici de la structure logico-sémantique du langage, c'est autre chose, une autre étape, ultérieure.

Mais il faut bien que l'auditeur puisse "reconnaître" comme appartenant au langage certaines "structures sonores" parmi les sons qu'il entend. C'est effectivement une question d'apprentissage. Et on sait que celui-ci se fait de manière naturelle (s'intègre au cerveau, celui-ci se "modelant" en fonction des stimuli reçus) dans la petite enfance. Au-delà d'un certain âge il n'est pratiquement plus possible d'apprendre une langue sans accent car le cerveau s'est "fixé" sur certaines "formes" et se recale automatiquement sur celles-ci.

Un exemple que je connais bien : En japonais il n'existe pas de phonème ou plutôt de "consonne" correspondant au "R" et au "L" bien distincts comme en français. Il n'y a qu'un seul son intermédiaire (pour nous français), une sorte de R mouillé.
De cela vient la difficulté pour les japonais pratiquant le français, même vivant ici depuis longtemps, 20 ou 30 ans comme ma femme ou des amis (même traducteurs professionnels comme certains), de faire la distinction sonore entre les deux. Leur cerveau se "recale" sur le "chunk" sonore appris dans leur enfance et ils hésitent sur le mot.
Bien sûr, si le contexte et le vocabulaire qui est le leur le permet, le sens se dégage et le bon mot est sélectionné, mais les confusions sont fréquentes et ils sont souvent obligés de demander de préciser s'il s'agit d'un mot ne faisant pas partie de leur vocabulaire, peu courant, particulièrement pour les noms propres.
Comment distinguer "pallier" de "parier" ou "élection" de "érection" lorsque votre cerveau "entend" une seule et même forme ?


"La région a eu une belle élection" :o) Ok yvap alors je reformule ma question :
Y a-t-il un lien entre l'identification des phonèmes et lastructure logico-sémantique ? Quand je parle de lien je m'interroge sur l'imbricationde fonctions neuronales.
Etant donnée la grande connexité fonctionnelle qu'il y a entre ces 2aptiudes, je ne serais pas étonné de voir un recouvrement partiel descentres de traitement. Pure hypothèse de ma part !

Comment ça Reyes ça n'a rien à voir avec les échecs ? :o)


ins174, le
Certainement ... dans les langues utilisant soit des "particules" pré ou post "signifiants" telle le japonais justement (post), soit le français avec les conjuguaisons et accords qui dans les deux cas changent la sonorité globale des mots et indiquent certaines notions, sujet, complément, passé, futur, pluriel, volition, etc ...

Donc ces "agrégats" sonores sont bien porteurs de sens, comme pour le GMI les "agrégats" ou "configurations" de pièces le sont également.

Ouf ! Reyes est rassuré ! ;o)


reference Salut Yvap. Si la psycho aux echecs t interesse la reference est le bouquin des docteurs Gobet et De Groot: Perception and Memory in chess datant de 1996. Edite par Van Gorcum


ins174, le
Merci Gobel est effectivement cité dans la bibliographie de l'article, mais pour des articles plus récents (2001).




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