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Oui, tout cela est très bien et je suis persuadé que l'on pourrait multiplier ce genre d'intervention (pourquoi pas d'ailleurs, ça peut donner des idées) mais ma question est autre. Des pédagogues se sont-ils penchés sur l'apport du jeu d'échecs dans l'apprentissage des autres disciplines scolaires ? Qu'en ont-ils conclu ? J'ai animé un club d'échecs dans un athénée (l'équivalent de vos collège et lycée) durant plusieurs années. Bien entendu, ne participaient à cette activité facultative (et organisée en dehors des cours, l'école ne faisant que prêter un local) que des élèves désireux de le faire, soit une trentaine, de 15-16 ans en moyenne. J'en avais quelques-uns dans mes classes et jamais je n'ai constaté d'effet "jeu d'échecs" sur leur travail dans ma branche. Mes collègues, interrogés, étaient du même avis. Sauf peut-être, je pense à un cas particulier que j'ai déjà évoqué sur ce forum, par l'effet de valorisation de soi induite par de bons résultats devant l'échiquier. Ceci dit, cet effet pouvait fort bien s'obtenir avec n'importe quelle activité parascolaire et n'a rien à voir intrinsèquement avec le jeu d'échecs. Tout comme d'ailleurs l'éveil de la curiosité intellectuelle, mentionné par Yvap. Non, ce que j'aimerais trouver, c'est un protocole de recherche du type : groupe témoin (sans jeu d'échecs) et groupe expérimental (avec formation au jeu) et mesure des performances scolaires avant, pendant et après l'apprentissage du jeu. D'autres questions fondamentales se posent, j'y viendrai, mais celle-ci me semble prélable.
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