|
| Je viens de lire ''Le Joueur d'Echecs de Zweig'' par Ta***4081 le
[Aller à la fin] |
| Actualités | |
J'ai adoré ce roman et je me pose la question suivante:
J'ai quelques points en commun avec cette pathologie, cette drogue que sont les échecs. Les échecs me permettent de "quitter" ce monde, et j'ai souvent un véritable besoin de jouer.Heureusement, il m'arrive encore de profiter d'autre chose (velo, campagne,..), mais il est vrai que les échecs sont le jeu idéal pour ceux qui ont une tendance à l'isolement. Je préfère de loin une bonne partie, qu'un repas ennuyant en famille. Sur 100 joueurs, combien sont accros d'une manière un peu ou très pathologique ? Sommes-nous tous un peu fous ? :-)
|
|
|
Non Taxi,tu n'es pas seul... Tu ne t'appelerais pas Jeff par hasard?
|
|
|
oui les échecs, c'est une drogue. Je suis d'accord là-dessus. mais heureusement, j'ai d'autres drogues: la femme qui partage ma vie, la littérature, l'écriture, les voyages. Disons que je suis pour la polydépendance...
|
|
|
Moi je commence mon profil par "joueur regulier mais plus toxico" ...mais je crois que d'ici peu je vais revenir a "joueur toxico" ;-)By the way, il faut ABSOLUMENT que tu lises "la defense Loujine" de Nabokov, qui est bien meilleur que le bouquin de Sweig, qui decrit avec plus de vraisemblance l'univers des echecs, et justement la folie qui l'accompagne
|
|
|
un peu deg comme folie chez Nabokov !
|
|
|
Sujet intéressant auquel je répond tout de suite OUI! Je me suis rendu compte qu'au fil des ans le jeu a pris de plus en plus de temps et d'inportance dans ma vie, et que je ne peut pas m'en passer (évidemment je n'y ai jms été vraiment forcée mais bon...) Cela dit, pour des "bons" joueurs, comprenant le jeu, cela me semble plutot normal (je parle pour les 2000 et plus) mais moi je m'étonne encore de mon cas, où mon niveau peu élevé (env. 1500) m'entraine malgré tout dans une certaine dépendance du jeu... Voila tout, et je ne pense pas être la seule d'ailleurs...
|
|
|
The Queen's Gambit est un autre livre sur les échecs. Le livre est écrit par quelqu'un qui connait le sujet. C'est l'histoire d'une orpheline, sorte de Judit Polgar avant l'heure, et de son ascension.
|
|
|
Je m'interre aussi au film la défense Loujine, mais je ne l'ai pas encore trouvé en DVD zone 2. Et peut-être le livre (merci fraste02).Pour répondre à Dulovitch, non, je ne m'appelle pas Jeff.Je reste anonyme, par choix, mais je ne profiterais pas de cet anonymat pour manquer de respect, je vous rassure :-)Au plaisir de vous lire
|
|
|
l'avis d'un psy Etant marié à une psy et joueur d'échecs, j'ai quelques explications qui sont le fruit de plusieurs heures de discussion sur le sujet. D'une part, il convient de savoir si l'on est plus joueur que joueur d'échecs. Dans ce cas, le jeu est un monde de refuge où l'on vient chercher sa dose d'anti-dépressuers, une intensité qui nous rappelle que l'on existe face à des angoisses de mort acquises depuis l'enfance.Le joueur d'échecs est aussi rationnel, voire intelligent. Le jeu serait peut-être un moyen de se rassurer sur sa valeur, notamment sur son intelect par rapport aux autres et à leur regard (celui de ses parents en particulié). l'esprit de compétition nécessaire est une bonne illustration de sa valeur par rapport aux autres.En ce qui me concerne, c'est bien mes complexes et mes difficultés relationnelles qui m'ont amené à devenir un bon joueur d'échecs en investissant du temps et de l'énergie. De plus, cela me procure ma dose de sensations fortes pour combattre des anxiétés profondes (de l'enfance bien sûr).Je suis sûr que beucoup se reconnaîtront dans mon portrait..
|
|
|
un peu tous malade ou un peu tous fou ?
|
|
|
Se poser ce genre de question , ca revient a dire qu on ne l est pas , non ?
|
|
|
Ref regardmabelrobe Et dans l'autre cas?
|
|
|
fou , moi ? c'est sur et quand je joue , je joue pour "tuer le père" , car faire mat ,c'est illustrer le complexe d'Oedipe
|
|
|
Ma psy n'arrive pas bien à comprendre cette passion.Faudra que je lui apprenne à jouer :-)En tout cas merci pour vos avis
|
|
|
|
Je viens de retrouver ce fil qui parlait de ce bouquin : ... à l'époque j'avais posé la question de savoir s'il était vraiment pertinent de pouvoir devenir le meilleur joueur d'Echecs au monde en raison des conditions extrêmes vécues par le personnage ? Clique ici pour le fil sur cette question posée à FE.
|
|
|
Bah, moi je joue le plus lorsque les choses bougent un peu trop dans ma vie. D'un coup, le monde prend la taille de 64 cases, dans lequel les problemes n'ont plus trop d'importance. Bref, je me refugie dans ce monde rationnel lorsque les solutions rationnelles manquent dans le vrai monde. Une forme d'auto-rationnaliser une forme de schizophrenie sous-jacente sans doute. Baba, psy a 2 sous...
|
|
|
:-) J'aime beaucoup les explications de babaorum et de regardmabelrobe. Cependant je ne crois que l'on puisse differencier les echecs d'autres hobbies. Chacun son truc pour s'echapper.
|
|
|
fous nous ???????? Non, je dément ! o)))
|
|
|
Joli Paolo !!! ;o)
|
|
|
Et ça tombe pile, Taxi ! Tu peux lire avec intérêt sans le dernier numéro d'Europe-Echecs ce que pense Jacques Attali de Nabokov, Zweig et autre Fischer... Il parle notamment de cette forme de dépendance psychique que tu évoques, et qui est selon lui au coeur de la nouvelle de S. Zweig : "En plus, la métaphore du joueur d'Echecs se situe sur un bateau, donc sur un lieu de voyage, mais sur un lieu autiste et il y a certainement aussi une annonce du danger du jeu d'Echecs, c'est à dire un danger d'enferment, de départ dans la virtualité..." Maintenant, Zweig et Nabokov sont datés, et il n'est pas sûr que ce "culte de l'autisme" célébré (à leurs dépens, hélas), par tant de joueurs d'échecs dans un passé récent, soit toujours d'actualité ! Hors les échecs, il y a la vie ! Et je partage l'avis de maleealori lorsqu'il dit qu'il est pour la polydépendance... @+
|
|
|
Ben On est tous accros à quelque chose; sa famille; ses enfants; son job; en fait sa passion.Si on prends l'exemple des sportifs (à n'importe quel niveau) ils sont accros aussi. Vive la passion !Pour ma part, j'ai connu les echecs à 17 ans, et malgré un break de 15 ans , j'ai rechuté dans le "vice" je joue sur internet environ 60 heures par mois, et cette année je reprends la licence. Et surtout j'ai tjrs ma femme avec moi et mes enfants. L'amour est tjrs vainqueur !!Eric
|
|
|
Attention ! En tant qu'expertdu joueurd'Echecs de Zweig, je me permet de rappeler qu'il ne faut surtout pas limiter son itéret à la folie de MrB. Il y a beaucoup plus dans ce bouquin !
|
|
|
Sans avoir l'expertise de MrB, il me semblait aussi que c'était plus un livre sur le totalitarisme que sur les échecs... C'est pr ça que les joueurs d'échecs ont tendance à préférer "La défense Loujine", qui semble plus "réaliste" parce que traitant vraiment de la "folie" d'un joueur d'échecs, pas de celle d'un mec qui sort d'une prison nazie (bon, qd je commence à mettre des guillemets partt, c'est que je dis n'importe quoi, donc je m'arrête)...
|
|
|
non , c'est très juste "le joueur d'échecs" est un livre sur le totalitarisme, et on sent que Stefan Zweig n'y connait rien en matière d'échecs et que c'est plutôt sa propension à servir d'exutoire que le jeu lui-même qui l'intéresse. C'est un bouquin à lire indéniablement, mais pas pour l'aspect échiquéen. Du même, je préfère "24 heures de la vie d'une femme" qui parle d'autres joueurs invétérés, ceux des casinos.
|
|
|