Je le donne sous forme d'article car il s'agit d'une prouesse allucinante...
Le vainqueur est une fois de plus MICHEL CAILLAUD. L'énoncé (double) est le suivant : "A) Mat aidé en 2. B) Ajouter une pièce : mat aidé en 2". Contrairement au concours classique (pas de jugement à faire) il me faut ici justifier le choix de cette composition parmis d'autres essais excellents. La première originalité du travail de Michel est un "jeu apparent", c'est à dire qu'il y a un mat aidé en 2 à faire avant même l'ajout. Et la solution est loin d'être triviale : l'AR donne 6 derniers coups blancs possibles. Eliminer les trois prises dxe4 fxe4 et fxg4 demande déjà un "double comptage" des prises assez subtil (l'idée majeure est que h7 est très loin...). Eliminer ensuite e2-e4 et e3-e4 est basé sur le fait que dans ce cas, le dernier coup noir est g2xh1F (une autre subtilité)... Bref, le seul coup blanc possible dans la position avant ajout est g2-g4. Ce qui donne la solution : 1) fxg3 ep Dxb3
2) Fg1 Dxg3 #. On en arrive maintenant à l'ajout. L'idée première est que ajouter une pièce au hazard "casse" la possibilité g2-g4, qui ne peut pas fonctionner avec plus de matériel (encore une subtilité !). Il faut donc trouver un ajout qui "redonne de la souplesse". La seule possibilité est d'empêcher que le Fh1 soit de promotion, donc de créer un échec à la découverte. Et l'incroyable se produit avec l'ajout (unique !) suivant : TNc3 !! La position est alors atteignable avec l'AR -2) Tf3 c3 -1) e2-e4. Et la solution (radicalement différente de celle avant l'ajout) est alors 1) fxe3 ep + f3
2) Dxg4 Dxg4. Les mots me manquent pour qualifier un tel exploit...
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